blog du Npa 29, Finistère

jeudi 17 juin 2010 (14h18)
De Bigoudène
Vous avez lu (ou entendu, même sur TF1...) que le gouvernement va franchir un pas de plus dans son dessein d’étrangler les moins favorisés d’entre vous ; (TF1 ne le dit pas tout à fait comme ça mais il est toujours possible de se renseigner auprès de son voisin qui, lui, écoute France Culture)
Les bla-blas sur l’allongement inéluctable de la durée de vie, basés sur des chiffres datant de plusieurs années et qui ne tiennent pas compte de la réalité de la vie des personnes actuellement en retraite ou y parvenant ne trouvent pas de contradicteurs : les élus de la pseudo opposition ignorent, tout comme ceux de la majorité, les conditions subies par les enfants nés avant la guerre dans les familles à moyens limités. La faim subie pendant la croissance ne garantit pas de finir centenaire !
Les mêmes et leurs rejetons ont eu droit à toutes les saloperies vendues dans les grandes surfaces à partir des années 60 et aux produits miraculeux de l’agriculture intensive. Et voilà qu’ils
ne peuvent même pas espérer devenir nonagénaires !
L’heureuse génération dite du "baby-boom" a bénéficié des conditions de travail de la période des "trente glorieuses" : mise en place des 3/8, même pour produire des biscuits et autres
inutilités ; Vlan, 7 à 8 ans d’années de vie en moins ! ça réduit l’espérance à 80 ans !
Il ya eu des particulièrement gâtés : ceux travaillant au milieu de l’amiante ou autres produits reconnus maintenant hautement pathogènes (il y en aura d’autres...)
Bingo, on descend à 70 de moyenne dans ces catégories.
Parallèlement, vous avez ceux ayant pratiqué des métiers à grande production de stress, exemple le contremaître d’usine, entre le marteau et l’enclume qui se fait engueuler et par ses anciens
copains de "classe ouvrière" et par sa hiérarchie. Vous avez aussi les masos qui ont choisi l’enseignement, l’éducation spécialisée ou les soins en psychiatrie etc. à forte proportion de
maladies cardio-vasculaires et de suicides. La moyenne de leur durée de vie chute notablement.
Si on enveloppe tout ça dans les conditions générales de durée du transport, du bruit dans certains quartiers et leurs conséquences, on va finir par mourir avant d’avoir commencé à demander son bilan retraite !
S’il n’y avait que cet argument-là à opposer aux copains de Sarkozy, cela suffirait à mettre à bas leur projet. Mais il y aussi tous les arguments économiques.
Voir la bonne presse... Là je n’ai pas trop le courage de développer... je veux profiter de ma retraite une petite heure de plus !
De : Bigoudene
jeudi 17 juin 2010