En Inde, la question du nucléaire est actuellement à l'origine du plus long mouvement de contestation depuis la lutte pour
l'indépendance.
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Alors que le gouvernement indien a décidé d'augmenter la production nucléaire du pays, l'état du Tamil Nadu est depuis un an le théâtre de nombreuses manifestations.
Au grand dam des riverains et des pêcheurs du coin, une centrale nucléaire doit bientôt y être inaugurée. Plusieurs pays se disputent le marché indien. Le 28 décembre, le président russe Vladimir
Poutine doit venir assister à l'inauguration de cette installation munie du plus gros réacteur du pays. Un reportage de David Muntaner.
Inde : la population massivement mobilisée contre le nucléaire
Tout en félicitant Arte pour ce reportage remarquable, qui permet de découvrir une mobilisation antinucléaire massive... et massivement ignorée par les «
grands médias », on regrettera la conclusion, si pessimiste, et le titre : ce ne sont pas « les antinucléaires » qui sont mobilisés, mais la population, les gens, les citoyens.
Rappelons aussi que, s'il s'agit en l'occurrence de la centrale de Koodankulam, construite par les Russes, la France atomique ne saurait être absente lorsqu'il s'agit de mentir, imposer,
détruire, contaminer, à grands renforts de forces « anti-émeutes ». Il y a ainsi déjà eu un mort et des milliers de personnes arrêtées parmi les innombrables citoyens qui
veulent courageusement empêcher Areva de construire des réacteurs à Japaitur (une zone ultra-sismique, autrement ce n'est pas marrant).
Bien sûr, le modèle choisi est l'EPR, le réacteur le plus cher et le plus dangereux du monde (c'est dire). Mais, comme EDF et Areva sont incapables de construire leurs
propres EPR (tant ce réacteur est complexe et archaïque, avant même d'entrer en service, cf http://reacteur.epr.free.fr ), il
est peu probable d'en voir en Inde. Ou ailleurs. Tant mieux.