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blog du Npa 29, Finistère

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Japon: l'Observatoire du nucléaire

RTL : http://bit.ly/fj2u84

 

Nucléaire : une réunion ministérielle
organisée en urgence à Paris… pour
protéger l'industrie nucléaire

 
L'Etat pronucléaire craint que le drame en cours dans une centrale
japonaise n'amène la population française à rejeter l'énergie nucléaire

 
 
 
L'Observatoire du nucléaire estime que le réunion ministérielle organisée en urgence aujourd'hui même à Paris, suite au drame en cours au Japon, vise avant tout à protéger les intérêts de l'industrie nucléaire française.
 
En effet, à la lumière du très grave accident nucléaire en cours au Japon, il est évident que la question qui se pose est "Peut-on continuer à vivre avec le danger nucléaire ?".
 
Car, faut-il le rappeler, la France compte pas moins de 58 réacteurs nucléaires et des centaines d'autres usines de l'industrie atomique.
 
Or, depuis 40 ans, les différents gouvernements ont imperturbablement soutenu l'atome. Et M. Sarkozy est assurément le Président le plus pronucléaire que la France ait connu.
 
De fait, avec cette réunion ministérielle organisée avec EDF, le CEA et Areva, les ministres pronucléaires Eric Besson (industrie) et Nathalie Kociusko-Morizet (écologie) visent avant tout à "rassurer la population" et lui demander de faire confiance au nucléaire français.
 
Or, les mythes du nucléaire s'effondrent les uns après les autres :
 
- le prix de l'électricité s'envole
- les otages retenus au Niger rappellent que le nucléaire n'apporte aucune indépendance énergétique (puisque 100% de l'uranium "français" est importé)
- le drame japonais rappelle que la "sûreté nucléaire" n'existe pas
 
La réunion ministérielle organisée aujourd'hui est donc un véritable contre-feu pour essayer de désamorcer toute revendication citoyenne de remise à plat de l'option nucléaire imposée en France depuis 40 ans.

 


Observatoire du nucléaire - Communiqué du samedi 12 mars 2011

  

Japon : un des pires accidents
nucléaires de l'Histoire et un
possible nouveau Tchernobyl


- La pression monte dans les enceintes de confinement des réacteurs accidentés
- La rupture de l'enceinte de confinement entraînerait un nouveau  Tchernobyl
- L'option nucléaire doit être mise en accusation… y compris en France


 

Comme prévu dès hier par l'Observatoire du nucléaire, la communication des autorités concernant le nucléaire était fausse (autant dire mensongère). Il est désormais avéré que la situation est critique dans un réacteur japonais (à Fukushima) : le refroidissement est défaillant et une fusion du coeur est en cours. 


La fusion du coeur est le plus grave accident qui puisse arriver dans une centrale nucléaire.


 Il est désormais probable que c'est un véritable Tchernobyl qui a lieu... pour le moment à l'intérieur de l'enceinte de confinement (une grosse cloche de béton qui recouvre le réacteur).

 Le nuage radioactif est donc actuellement retenu mais la fusion fait monter la pression, ce qui menace de faire voler en éclat l'enceinte de confinement : ce serait alors un nouveau Tchernobyl.

 Pour faire baisser la pression intérieure et tenter d'éviter le pire, les "responsables" de la centrale n'ont d'autre option que… de rejeter une partie des gaz radioactifs à l'extérieur de la centrale ( !), mettant en danger de contamination la population japonaise.

 Cette situation est comparable à celle qui a eu lieu aux USA en 1979 à Three miles island. A la suite de cet accident qui avait frôlé le pire, les autorités de tous les pays nucléarisés - dont la France - avaient juré que les enseignements avaient été tirés.

 Il faut savoir que le réacteur accidenté est parfaitement comparable à la plupart des réacteurs en service dans le monde et en particulier en France.

 Les gouvernements des pays nucléarisés ne vont plus pouvoir éluder la seule question qui mérite d'être posée : faut-il sortir du nucléaire ? Et la réponse ne pourra être que "Oui… et au plus vite !"



11 mars 2011 - Communiqué de l'Observatoire du nucléaire

 

Grave accident nucléaire en cours au

Japon : un "Tchernobyl" japonais
possible, la population évacuée...

 

 

- La communication rassurante des autorités japonaises et de l'industrie nucléaire est dérisoire

- Personne n'a tiré les enseignements du séisme du 16 juillet 2007 qui a endommagé la plus grande centrale nucléaire du monde située... au Japo

- L'industrie nucléaire mondiale n'a pas tiré les enseignements de l'accident de Tree Miles Island (USA) en 1979

 

 

 

Un séisme de grande ampleur a frappé aujourd'hui le Japon. Les mouvements de sol et le tsunami généré ont d'ores et déjà causé de graves dommages. Hélas, au risque naturel s'ajoute le risque industriel et particulièrement le risque nucléaire.

 

A cette heure, il est bien sûr trop tôt pour connaître l'état des dégâts occasionnés par ce séisme dans les centrales nucléaires japonaises, mais il est d'ores et déjà avéré que plusieurs centrales ont été arrêtées en urgence et, de plus, deux centrales seraient actuellement touchées par des incendies.

 

Si l'on ne peut évidement qu'espérer que la situation n'aboutisse pas à une catastrophe nucléaire, il est clair que personne ne peut à cette heure prétendre que la situation est sous contrôle : de fait, la communication rassurante des autorités japonaises et de l'industrie nucléaire, selon lesquelles il n'y aurait "aucune fuite radioactive", est dérisoire et relève de la désinformation et de la méthode coué.

 

En effet, chaque fois qu'une situation grave s'est produite dans une centrale nucléaire, quel que soit le pays concerné, les autorités ont d'abord prétendu que tout allait bien, espérant cacher à l'opinion la gravité réelle des dommages et des conséquences.

 

C'est d'ailleurs ce qui s'est passé au Japon même le 16 juillet 2007 lorsque la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa a été sérieusement secouée par un séisme. Une fois passé le temps des déclarations rassurantes, les autorités avaient bien été obligées de reconnaître qu'il y avait eu des fuites radioactives et de graves dommages.

 

D'ailleurs, 3 ans et demi après, 5 des 7 réacteurs de cette centrale n'ont pas redémarré. Et les évènements d'aujourd'hui montrent l'irresponsabilité de la remise en service des deux autres réacteurs.

 

Le Japon - et aucun autre pays nucléarisé, à commencer par la France - n'a pas tiré le seul enseignement évident du séisme de 2007 : il faut fermer le plus vite possible, et définitivement, les réacteurs nucléaires. Sous peine d'aboutir bientôt à une catastrophe nucléaire, en espérant qu'elle ne soit pas en cours actuellement au Japon.

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