blog du Npa 29, Finistère

Kaliningrad est un « oblast » (une région) de la Russie, dont la particularité est d'être aussi une exclave (isolée de la «
mère patrie »), située entre la Lituanie et la Pologne. Du temps de l'URSS, la continuité territoriale était assurée (par les pays Baltes), ce qui n'est plus le cas désormais.
Du coup, Kaliningrad est une enclave russe dans le territoire de l'Union européenne, et un site stratégique... surtout quand les différents pays voisins tergiversent. Ainsi, les pays
Baltes et la Pologne hésitent depuis des années à construire, ensemble ou séparément, une centrale nucléaire.
Malins comme ils sont, les Russes ont donc décidé de prendre tout le monde de vitesse en construisant un réacteur à Kaliningrad, afin de faire des profits en vendant à leurs
voisins indécis l'électricité dont ils ont besoin. Mais les voisins en question, qui n'ont déjà pas de bonnes relations avec les Russes, apprécient peu la plaisanterie et annoncent qu'ils
n'achèteront pas cette électricité-là !
Pas de quoi refroidir le lobby nucléaire... français : la Société générale veut participer au financement du projet et, Alstom étant pressenti
pour fabriquer les turbines, l'État français envisage de garantir cette exportation par la Coface (Organisme public de garanties à l'exportation) : si le projet coule
financièrement, c'est l'argent public français qui paiera Alstom !
Les Amis de la terre et Greenpeace dénoncent à juste titre cette opération grotesque, avec toutefois une erreur d'analyse en regrettant que «
le design de ces réacteurs n'ait pas été analysé par une autorité de sûreté indépendante dans l'Union Européenne » et en parlant de « sûreté nucléaire à deux vitesses ».
Comme si un réacteur d'Areva visé par l'ASN française pouvait être moins dangereux qu'un réacteur russe !
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Carte édifiante : http://bit.ly/ZhOfS9
Communiqué Amis de la terre / Greenpeace : http://bit.ly/13FW7DL