Ces actes portent en eux-mêmes les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et constituent une défense des droits de l’Homme : droit de vivre en famille, à la scolarité, au travail, à la sécurité, à la santé…
Le 12 mars 2011, environ 200 manifestants se rassemblaient à l’appel du RESF à l’aéroport de Marignane pour protester contre l’expulsion d’un père comorien de trois enfants scolarisés à Marseille.
Leur détermination permettait finalement qu’une famille ne soit pas démantelée et ce père retrouvait femme et enfants le soir même.
Pour cela, ils encourent jusque 750€ d’amende chacun « pour ne pas s’être soumis au dispositif d’inspection filtrage en vigueur » !!!
La décision revenant in fine au Préfet, cette affaire ne constituerait-elle pas un ultime coup bas préfectoral avant un départ annoncé ?
Nous dénonçons ces méthodes qui visent à réprimer l’action citoyenne et spontanée d’un quartier, d’une école, d’une communauté, de militants associatifs, syndicaux et politiques.
Nous demandons l’arrêt immédiat de la procédure contre ces militants des droits de l’Homme et contre toutes les personnes poursuivies en raison de leur soutien aux Sans-Papiers.