blog du Npa 29, Finistère
Par le Mardi, 25 Décembre 2012
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Comme chaque 24 décembre, avant le réveillon, le CRACPE (Collectif de résistance aux centres pour étrangers) a donné rendez-vous devant le centre fermé pour étrangers, à Vottem (Liège).
Avec nos bougies, nous y avons éclairé la face la plus honteuse de la politique belge en matière d’asile et d’immigration : les centres fermés pour étrangers où sont détenues des personnes « criminalisées », alors qu’elles sont simplement « sans-papiers », c’est-à-dire sans titre de séjour ; les expulsions violentes qui se poursuivent quotidiennement.
Prenant la parole devant les grilles du centre fermé, notre camarade France Arets, animatrice du CRACPE, a jeté un coup de projecteur sur cette politique de la Belgique : « En ces temps où les raisons de fuir la guerre, les dictatures, les persécutions, la misère, les catastrophes climatiques, ne font que s’intensifier à l’échelle de la planète, c’est une politique de non-accueil qui est menée en Belgique.
Le gouvernement actuel a même décidé d’intensifier la politique dite de retour, c’est-à-dire en réalité d’expulsion. Alors que la xénophobie reprend vigueur, à nous de nous mobiliser pour une politique d’asile et d’immigration qui respecte les droits humains : droit d’asile, liberté de circulation, droit de vivre en sécurité ».
« Libérons les paroles des enfermés de Vottem ».
C’est ainsi que France a lu une communication poignante, bouleversante, des détenus du centre fermé de Vottem. Une communication qui ne peut nous laisser indifférents et qui nous pousse à la résistance, la solidarité, la mobilisation.
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