Communiqué du NPA
mercredi 12 mai 2010
Comme tous les ans, le 17 mai, la journée internationale de lutte contre l’homophobie permet de mettre en lumière les crimes et les inégalités que subissent les
personnes LGBTI à travers le monde.
Ces dernières années, l’émergence de mouvements d’émancipation dans de nombreux pays du monde a donné une visibilité à ces luttes vitales contre la répression, les
violences et la criminalisation des pratiques homosexuelles et de la transidentité.
Il est donc très important d’engager la discussion sur le type de solidarité que nous pouvons mettre en place avec ces combats. A l’heure de la mondialisation
armée, cela implique de refuser l’instrumentalisation de nos combats par les rhétoriques du « choc des civilisations ». La lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie n’est pas
soluble dans les logiques guerrières et « civilisatrices » des Etats impérialistes !
Mais cela implique également de regarder ce que nous devons faire concrètement, ici en France. Dans un contexte de crise du capitalisme, les vieilles recettes
racistes et populistes sont réactivées : les gouvernants cherchent à diviser la population, à opposer français et immigrés.
Pour nous la régularisation de tou-te-s les sans papiers est aussi une revendication féministe et LGBTI. De la même manière,
la casse des services publics et la remise en cause des droits sociaux
font resurgir les discours de revalorisation de la famille comme cadre de solidarité « naturelle ».
En tant que personnes LGBTI, nous sommes en première ligne face à ces régressions, à l’heure où le Vatican réactive ses rhétoriques homophobes les plus
réactionnaires. Enfin, alors que le ministère de la santé se targue hypocritement de vouloir « dépsychiatriser » la transidentité, l’émergence d’un mouvement autonome et déterminé des personnes
trans, à travers l’AG trans d’avril dernier, est un encouragement pour nos luttes !