blog du Npa 29, Finistère
2012 s'est terminée dans l'euphorie pour les riches et les patrons :
la Bourse a clôturé l'année avec 15 % d'augmentation en moyenne pour les actions du CAC 40. Renault frôle carrément les 50% de bonus, la Société Générale les 63%. Le Conseil Constitutionnel, ce ramassis de vieux réactionnaires, a annulé la timide mesure de taxation à 75% des revenus au-dessus de 1 million d'euros prise par le gouvernement Hollande-Ayrault. Par contre, sans vergogne, il a validé le crédit d'impôts de 20 milliards donnés aux entreprises.
Pour les salariéEs, les milieux populaires, dès le 1er janvier, 2013 s'annonce comme une nouvelle année de galère, de racket avec les augmentations des tarifs du gaz, de l'électricité, de la redevance audiovisuelle, des transports urbains... entre autres !
Pourtant il devait y avoir « du changement »...
En fait, depuis le mois de mai, c'est une terrible continuité malgré les changements de tête à l'Elysée et à Matignon. Une preuve de plus avec l'exercice habituel « des vœux du président ». On n'en attendait pas grand-chose, on n'a pas été déçus. Beaucoup d'autosatisfaction et une feuille de route pour 2013 tout à fait dans la suite de 2012. Pour répondre à la « crise historique», le président a validé ses grandes décisions de l'année passée : maîtrise des dépenses, mise en place du pacte de compétitivité, soi-disant maîtrise de la finance, le tout évidemment dans un « esprit de justice »...
Hollande est formel : « Nous avons engagé le redressement ». Il n'est pas sûr que les millions de chômeurs, les salariéEs licenciéEs ou à l'emploi menacé comme à PSA ou à ArcelorMittal ou les sans papiers de Lille en grève de la faim partagent son appréciation. Renvoyant sans honte dos-à-dos la « peur du licenciement» des salariés et la soi-disant « peur de l'embauche » des employeurs, Hollande se réfugie derrière le « tout pour l'emploi, la compétitivité et la croissance » pour mieux faire passer sa politique d'austérité. Soyons-en assuré, « le cap est fixé» ! Et quoi qu'il en dise, ce n'est pas l'inversion de la courbe du chômage qui nous attend...
Nous pouvons inverser la tendance !
2013 doit donc être l'année des mobilisations unitaires pour faire reculer ce gouvernement, le Medef et les classes dirigeantes : pour l'emploi et l'interdiction des licenciements, pour réquisitionner les entreprises qui mettent les salariéEs à la rue et les logements vides laissés à la spéculation, contre les politiques sécuritaires et xénophobes - notamment au côté des sans papiers - pour l’égalité intégrale, que ce soit le droit au mariage pour touTEs ou le droit des vote des immigréEs aux élections, ou encore pour l’abandon pur et simple du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes...
Prenons nos affaires en main,
comptons sur nos propres forces et engageons notre camp social sur le chemin des contre-offensives sociales et politiques.