blog du Npa 29, Finistère

Personne parmi les travailleurs de l'usine PSA d'Aulnay ne peut se faire d'illusions.
Si la direction du trust a convoqué deux réunions exceptionnelles du comité central d'entreprise, les 12 et 25 juillet, c'est pour annoncer la fermeture prochaine de l'usine.
La richissime famille Peugeot comme la direction savent parfaitement que la suppression de 3 600 emplois dans cette usine, à laquelle il faut ajouter la disparition d'une dizaine de milliers d'autres chez les sous-traitants, aura des conséquences catastrophiques dans ce département de Seine-Saint-Denis où le chômage est déjà élevé et la pauvreté grandit, où les quartiers populaires se transforment en ghettos, où les jeunes sont sans espoir de trouver un emploi digne de ce nom.
« C'est la crise, les voitures se vendent plus mal », affirme la direction de PSA. Mais, comme l'ont montré des documents rendus publics il y a un an par la CGT, le projet de fermer l'usine d'Aulnay a été conçu il y a plus de trois ans. À une époque où les voitures se vendaient d'autant mieux que les constructeurs bénéficiaient de ce cadeau qu'était la « prime à la casse ». Grâce en plus à un cadeau de trois milliards de l'État, les affaires de PSA allaient tellement bien que le groupe continuait à s'enrichir malgré la crise. Il avait tout de même commencé à se débarrasser en douce de travailleurs, aggravant les cadences pour ceux qui restaient.
Cela est d'autant plus révoltant que les propriétaires multimilliardaires du trust privent les travailleurs qui les ont enrichis de leur emploi et de leur salaire, les seules choses qui leur permettent de vivre. C'est du banditisme de grand chemin !