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blog du Npa 29, Finistère

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Planning familial

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Planning familial : un gynécologue aurait postulé
vendredi 04 février 2011

Kerigonan, l'un des deux centres brestois, est fermé par le conseil général pour cause affichée de pénurie médicale. Mais une association connaît un médecin qui aurait été candidat...

Le conseil général ferme Kerigonan, l'un des deux centres brestois de planification et d'éducation familiale. Raison invoquée : la pénurie médicale. Aucun candidat pour succéder au médecin parti en retraite il y a deux ans (O.-F. de samedi). « Faux ! » selon le Mouvement français pour le planning familial.

Samedi, cette association d'informations sur le droit des femmes et la sexualité a reçu l'appel « révolté » d'une médecin gynécologue. « Vers le milieu de 2008, elle avait déposé une demande d'emploi pour un poste en septembre. Mais, le 27 mai, le Département a décliné son offre ! » Le départ en retraite de Kerigonan « était pourtant en cours ». La médecin avait exercé dans des centres de planification en région parisienne.

 

La réponse fut : « Aucun poste correspondant à vos compétences n'est actuellement à pourvoir. »


Le Planning familial demande à l'assemblée départementale de revenir sur sa décision. « L'État déjà se désengage. Mais si le conseil général fait de même sur une de ses missions, on ne comprend pas ! »


Kerigonan avait accueilli 300 personnes l'an passé, 1 200 il y a deux ans. Celui de l'hôpital, qui est financé indirectement par le Département, a reçu 3 200 consultantes en 2010. Mais, celui de Kérigonan, situé dans le pôle de santé de la Ville, rue Alexandre-Ribot, aurait des atouts. « Les personnes précaires iront moins facilement à l'hôpital. »

 

L'association met aussi en cause le centre de l'hôpital. Dont « l'hospitalisation systématique, la veille de l'intervention, » des mineures en cas d'IVG (Interruptions volontaires de grossesse), sous « anesthésie générale »... alors que « l'anesthésie locale est possible », et que « les femmes majeures rentrent le matin et ressortent le soir ».


Rassemblements le 9


Le centre serait « fermé le samedi », et « le midi ». Les femmes de plus de 21 ans ne pourraient y consulter pour contraception (stérilet ou implant) alors que la mission de ces centres est d'accueillir de « 15 à 50 ans ». « Et qu'il faut de 6 à 9 mois pour obtenir un rendez-vous chez un gynécologue en ville. »


Mercredi 9, à 18 h, le Planning organise deux rassemblements : place de la Liberté, à Brest ; et place de la Résistance, à Quimper, car il craint aussi que l'un des deux centres y soit en sursis avec son médecin sur le départ en retraite. Une pétition sera à signer.


Pierre Maille, président du conseil général, rétorque : « Je ne peux répondre comme cela. Je n'ai pas connaissance de tout le dossier. » Pour lui, la problématique n'est pas spécifiquement brestoise. « Avec les mêmes moyens, nous voulons un traitement équitable sur l'ensemble du Finistère. Nous réfléchissons à l'ouverture d'une antenne à Lesneven. » Une réunion de travail est prévue la semaine prochaine avec le Département, l'hôpital et les associations.

 

Laurence GUILMO
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