blog du Npa 29, Finistère
Samedi, cette association d'informations sur le droit des femmes et la sexualité a reçu l'appel « révolté » d'une médecin gynécologue. « Vers le milieu de 2008, elle avait déposé une demande d'emploi pour un poste en septembre. Mais, le 27 mai, le Département a décliné son offre ! » Le départ en retraite de Kerigonan « était pourtant en cours ». La médecin avait exercé dans des centres de planification en région parisienne.
La réponse fut : « Aucun poste correspondant à vos compétences n'est actuellement à pourvoir. »
Le Planning familial demande à l'assemblée départementale de revenir sur sa décision. « L'État déjà se désengage. Mais si le conseil général fait de même sur une de ses missions, on ne comprend pas ! »
Kerigonan avait accueilli 300 personnes l'an passé, 1 200 il y a deux ans. Celui de l'hôpital, qui est financé indirectement par le Département, a reçu 3 200 consultantes en 2010. Mais, celui de Kérigonan, situé dans le pôle de santé de la Ville, rue Alexandre-Ribot, aurait des atouts. « Les personnes précaires iront moins facilement à l'hôpital. »
L'association met aussi en cause le centre de l'hôpital. Dont « l'hospitalisation systématique, la veille de l'intervention, » des mineures en cas d'IVG (Interruptions volontaires de grossesse), sous « anesthésie générale »... alors que « l'anesthésie locale est possible », et que « les femmes majeures rentrent le matin et ressortent le soir ».
Rassemblements le 9
Le centre serait « fermé le samedi », et « le midi ». Les femmes de plus de 21 ans ne pourraient y consulter pour contraception (stérilet ou implant) alors que la mission de ces centres est d'accueillir de « 15 à 50 ans ». « Et qu'il faut de 6 à 9 mois pour obtenir un rendez-vous chez un gynécologue en ville. »
Mercredi 9, à 18 h, le Planning organise deux rassemblements : place de la Liberté, à Brest ; et place de la Résistance, à Quimper, car il craint aussi que l'un des deux centres y soit en sursis avec son médecin sur le départ en retraite. Une pétition sera à signer.
Pierre Maille, président du conseil général, rétorque : « Je ne peux répondre comme cela. Je n'ai pas connaissance de tout le dossier. » Pour lui, la problématique n'est pas spécifiquement brestoise. « Avec les mêmes moyens, nous voulons un traitement équitable sur l'ensemble du Finistère. Nous réfléchissons à l'ouverture d'une antenne à Lesneven. » Une réunion de travail est prévue la semaine prochaine avec le Département, l'hôpital et les associations.