blog du Npa 29, Finistère
Ils veulent frapper fort. Et s’organisent en coulisses pour envoyer un signal à François Hollande. Le 12 février, au moins un millier de salariés visés par des plans sociaux (Sanofi, Fralib, Faurecia, Virgin, Pilpa…) devraient se regrouper à 8h30 à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), devant le siège de l’entreprise Goodyear. Un geste de solidarité envers les 1173 employés de l’usine d’AmiensNord, qui apprendront officiellement ce jour-là la fermeture de leur site lors d’un comité central d’entreprise (CCE).
Des plans sociaux qui s’accumulent, des salariés qui s’impatientent devant l’impuissance des pouvoirs publics… en alerte, les services de police craignent une «
radicalisation » de certains groupes de manifestants. Si la préfecture de police assure ne pas avoir reçu « d’alerte spécifique » quant à la journée du 12 février, d’autres sources émanant du
renseignement confirment la « préoccupation » des services. Une note envoyée mercredi par le directeur de la sécurité publique sur les « orientations stratégiques 2013 » des RG place d’ailleurs «
le domaine économique et social » en première position des priorités en matière de renseignement et ordonne « d’anticiper les mobilisations, les risques d’incidents et les éventuelles menaces sur
l’outil de production en cas de radicalisation d’un conflit ».
Le NPA appelé à participer
C’est ce qui pourrait se passer avec Goodyear, en passe de devenir le nouveau symbole social de la lutte des salariés pour préserver leurs emplois. Déjà, le
collectif contre les licenciements boursiers a répondu présent. Mardi, il a rassemblé près de 700 salariés devant le ministère du Travail. Cette fois-ci, ils devraient être encore plus
nombreux.
Les salariés de dizaines d’autres entreprises — la plupart du temps des adhérents CGT — devraient rejoindre le mouvement. « On en est encore qu’aux prémices, assure
Marie Lecomte, aux commandes de l’organisation. Mais on devrait être plus de 1000 personnes minimum. Le mouvement va encore s’élargir. » Chez PSA, par exemple, on s’interroge sur l’opportunité de
manifester. Marie Lecomte dit aussi être en contact avec Philippe Poutou, du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), qui lui a répondu qu’il allait appeler ses troupes à rejoindre le
mouvement.
Pour l’instant, les organisateurs assurent que la manifestation se fera uniquement devant le siège social de Goodyear… sans débordement dans la capitale, toute
proche. Jean Mangin, de la CGT ArcelorMittal de Florange, qui fera le déplacement, prévient toutefois : « C’est vrai que dans ce genre d’action on ne sait jamais comment cela peut se passer.
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Commentaire: Le NPA soutien à fond, mais ce sont les entreprises en lutte qui décident!