blog du Npa 29, Finistère
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24 janvier 2013 à 11h26
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À la veille d'un CHSCT (*) extraordinaire qui se tiendra cet après-midi à 14h, le sous-officier des pompiers de Quimper poursuit sa grève de la faim. Un mouvement entré, hier soir, dans sa troisième journée.
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«Ce n'est pas suffisant», martelait, hier, Gérald Cozian, le secrétaire adjoint du syndicat CGT des pompiers. À l'issue d'une
première réunion convoquée en urgence, au lendemain du début de la grève de la faim d'un sous-officier, les représentants du personnel ont redit leur exigence: «Ne plus avoir affaire à l'ancien
chef de centre». Remplacé lundi soir à son poste de chef de centre, l'officier désavoué par ses hommes conserve sa fonction de chef de groupe et continue, à ce titre, à exercer ses fonctions dans
les locaux du centre de secours. Une situation qui a conduit le chef d'équipe dans l'attente d'une révision de sa notation, à poursuivre son action, à l'abri d'un camping-car stationné dans la
cour du centre de secours.
Suivi médical
Hier, dans l'après-midi, le sous-officier a reçu la visite de la commission d'enquête mise en place à la suite du signalement de danger grave et imminent. Une
première phase de recueil de témoignages doublée du suivi médical du gréviste de la faim. Il sera suivi chaque jour à deux reprises par un médecin du Sdis. «Tout cela rentre dans un processus
normal pour un agent qui se retrouve dans cette situation», commentait, hier soir, le colonel Candas, directeur du Service départemental d'incendie et de secours. Dans la matinée, son
vice-président en charge des relations humaines, Raynald Tanter, avait reçu les délégués du personnel pour évoquer la procédure. «Nous suivons la situation de
très près», indiquait, hier, l'élu.
Témoignages de sympathie
La principale décision aura été de décider de la tenue d'un CHSCT extraordinaire qui se tiendra aujourd'hui, à 14h, au siège quimpérois du Sdis. «Un élément
essentiel de la discussion et du dialogue», pour le directeur du Sdis. Comme pour les collègues du sous-officier. Ils se rassembleront cet après-midi devant le Sdis. Comme ils le font désormais
depuis deux soirées, à l'entrée du centre de secours, autour d'un feu. «C'est, pour nous, une manière supplémentaire d'alerter les Quimpérois. Les témoignages de sympathie sont nombreux. Les gens
estiment que ce n'est pas normal d'en arriver là», soulignait, hier soir, un pompier quimpérois.
* Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail.
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