blog du Npa 29, Finistère
Le Forum social mondial (FSM), né des violentes manifestations organisées contre une réunion de l'Organisation mondiale du commerce,
en 1999, à Seattle, se retrouve pour cinq jours à Porto Alegre (Brésil), qui avait accueilli la première édition, en 2001. Il se tient en parallèle au Forum économique mondial de Davos, se
voulant le contrepoint de cette réunion du gotha politique et économique dans la station de ski des Alpes suisses. Les 20.000 à 30.000 militants attendus doivent participer à plusieurs centaines
d'événements, conférences, rencontres en tous genres sur le thème «Un autre monde est possible».
«Définir quel monde nous voulons»
Les fondateurs du FSM estiment que, depuis l'époque du néo-libéralisme triomphant de la fin des années 1990, leurs idées ont progressé, en voulant pour preuve l'intervention massive des États
pour contrer la crise ou la mobilisation pour l'environnement. Mais, en dix ans, le mouvement s'est aussi usé. «Le Forum social mondial a mis au premier plan la nécessité de changer la culture
politique et économique dominante. Maintenant, nous devons définir quel monde nous voulons», selon l'un de ses fondateurs, le brésilien Candido Grzybowski. «En 2001, nous étions les seuls à dire
que la mondialisation n'accouchera pas d'un monde meilleur. Aujourd'hui, nous devons défier de manière plus tranchante la culture encore hégémonique du marché», a souligné, pour sa part,
l'Italienne Rafaella Bolini.
Un rapprochement avec les politiques fait débat
Un autre fondateur du Forum social, le Français Bernard Cassen, suggère, de son coté, un rapprochement avec les politiques, une stratégie que de nombreux activistes critiquent. Selon lui,
l'alternative est de «construire des ponts avec les forces politiques et les gouvernements progressistes qui mettent en pratique les mesures imaginées au Forum». Le président brésilien Luiz
Inacio Lula da Silva est attendu à Porto Alegre, une visite habituelle pour l'ancien leader syndical, qui doit se rendre dans la foulée au Forum concurrent de Davos. D'autres dirigeants de la
gauche radicale latino-américaine pourraient faire une apparition, dont Hugo Chavez (Venezuela), Fernando Lugo (Paraguay), Evo Morales (Bolivie) et Rafael Correa (Équateur).
Commentaire:
Le débat qui a fini par casser Attac France est de retour! Nous sommes pour l'indépendance des mouvements sociaux envers les partis et les gouvernements (même et
surtout de gauche).