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blog du Npa 29, Finistère

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Quimper Logement. Avis de réquisition au Braden (Le Tél)

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16 janvier 2013 à 08h30 - Réagir à cet article

 

Pas de pied-de-biche sorti, hier, au Braden. Une trentaine de militants et sympathisants du collectif «Urgence un toit pour tous!» Cornouaille ont émis un simple «avis de réquisition». Parmi eux, le porte-parole du Droit au logement.


«Nous voulons montrer, par cette action, qu'il existe des locaux inoccupés, en bon état, comme celui-ci qui sert de débarras à l'Opac, alors que des demandeurs d'asile ou Français de souche vivent dehors ou sont mal-logés». Vive expression d'Édouard Ryckeboer, hier au coeur du Braden, rue de l'Ile-d'Houat, où une trentaine de militants et sympathisants du collectif «Urgence un toit pour tous!» Cornouaille ont émis «un simple avis de réquisition».

Trois propositions


«La Ville de Quimper a fait trois propositions à la préfecture pour des conventions de mises à disposition. Il y a la ferme du Braden, où vivent sept demandeurs d'asile, où la ville a mis l'eau et l'électricité et qu'on nous demande d'évacuer à défaut de mise aux normes», relate Michel Kernaleguen. «Et puis il y avait une maison, route de Brest, que la préfecture a jugée trop dangereuse car près de la rue. Enfin une autre, route de Douarnenez, où la mise aux normes coûterait 100.000 €, nous assure-t-on», poursuit ce porte-parole du collectif.


«Nous avions rendu public en octobre le cas de Natacha, une jeune femme enceinte.

 

Elle loge depuis dans un hôtel à 30 € par jour la chambre en moyenne. À trois, ça fait 2.790 € par mois. C'est bien plus que les T 3 à 574 € par mois trouvés sur le Bon coin. La preuve que l'État ne recherche ni la solution la plus pérenne ni la moins chère», insiste Michel Kernaleguen. Les militants du collectif entendent «continuer à faire pression sur les autorités pour que les lois concernant le logement soient appliquées».


Citant l'urgence, il rappelle qu'à Quimper peu de migrants ont besoin d'être hébergés.

 

«Douze personnes y étaient domiciliées comme demandeuses d'asile entre janvier et juin 2012. On pourrait les recevoir mieux que nous ne le faisons», assure le porte-parole. Un autre porte-parole, celui du Droit au logement, est venu soutenir hier la mobilisation quimpéroise. «La vacance de logements en France n'a jamais été aussi élevée, avec 2,450 millions de logements libres. Ca devrait nous permettre de régler une partie du problème de sans-abrisme», a commenté Jean-Baptiste Eyraud. «Le nombre de sans-abri a doublé ces dix dernières années, les prix des loyers et de l'immobilier ont flambé. Il faut impérativement que le gouvernement s'engage sur la voie des réquisitions ou des mises à disposition de biens vacants», a-t-il insisté.

«Droit fondamental»


«Il faut que le gouvernement respecte les droits des plus vulnérables, jusqu'au logement, c'est dans la loi; qu'il applique la loi au logement opposable; enfin la loi de réquisition contre la vacance. Huit pour cent de logements vacants, c'est trop!», poursuit le militant du Dal. «Le droit au logement est fondamental, car sans logement on n'est plus dans la société. Il faut passer de la parole aux actes. C'est pour ça que nous soutenons tous les mouvements de mobilisation citoyenne en faveur de réquisitions par la loi», signifie-t-il. Comme hier, en douceur, à Quimper, où cinq Arméniens cherchent, par exemple, depuis deux mois, une vraie solution d'hébergement.

  • Bruno Salaün
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