blog du Npa 29, Finistère
Les attentes des enseignants étaient grandes après les élections présidentielles et législatives.
Après 5 années d’un sarkozysme ravageur qui a laissé l’école de la république exsangue, tous espéraient que cette refondation annoncée serait LA réforme, celle qui changerait l’école enfin, qui la sortirait de l’ornière libérale pour en faire une école moderne, renouant avec les sources de l’école du peuple pour tous, des pédagogies émancipatrices et les aspirations du 21e siècle. Au fil des déclarations, des concertations, les enseignants ont vite compris qu’ils allaient être exclus encore une fois de toute participation à l’évolution de leur métier. La refondation n’est plus qu’un vague replâtrage, l’idéologie de la performance et du chiffre va continuer à sévir, l’élève n’est toujours pas au centre du système.
Où était l’urgence ?
Pourquoi cette urgence à se précipiter sur le changement des rythmes scolaires ? N’y avait-il pas d’autres urgences : revaloriser les carrières, changer les programmes, assurer une formation initiale digne de ce nom… les chantiers essentiels ne manquaient pas !
Les rythmes de l’enfant, un écran de fumée ?
Peillon nous a enfumé à grands coups de communication médiatique et de concertations pipées : le lobby du tourisme garde la main sur le rythme scolaire annuel. Restent la semaine et la journée. La montagne a accouché d’une souris : un retour à la semaine de 4 jours et demi et 24 heures de classe, plus 4 heures d’APC, dont PEUVENT bénéficier les élèves. C’est ça l’allègement de la journée de l’élève dont Peillon se faisait le Chevalier Blanc ? Le Conseil Supérieur de l’Education a rejeté ce texte bidon, aucune organisation des représentants des personnels n’ayant voulu la voter ! Sud Education a voté contre.