Des responsables syndicaux de quatre pays d'Afrique de l'Ouest (de la CSA du Sénégal, la CSTB et la CSA du Bénin, la CGTB du Burkina Faso et la CGTM et la CLTM de Mauritanie), ainsi que de la CGT
de France, se sont réunis à Dakar du 17 au 19 novembre pour débattre et échanger leurs expériences dans la défense des droits des migrants.
Ces syndicats africains ont apporté leur soutien et salué le combat des 5 000 grévistes d'Ile-de-France, en grève depuis sept semaines pour obtenir leur régularisation et leurs droits de
salariés.
Ils ont dénoncé les accords « de gestion concertée des flux migratoires et de co-développement » entre la France et leurs pays, qui conditionnent les aides au développement à la collaboration
policière de ceux-ci afin de faciliter les expulsions venant de France. Le Mali, qui pour le moment refuse de signer une telle convention, est menacé de ne plus recevoir d'aides humanitaires venant
du gouvernement français.
Ces responsables syndicaux ont également dénoncé la politique dite « d'immigration choisie », organisée uniquement en fonction des besoins de l'économie et de la société françaises sans tenir
compte des besoins des pays d'origine.
Ces responsables syndicaux ont interpellé publiquement leurs gouvernements respectifs demandant que ceux-ci interviennent auprès de l'État français afin que les revendications des travailleurs sans
papiers soient rapidement satisfaites.