Pas un jour sans une nouvelle annonce de fermeture d'entreprise, de plans de
licenciements, de suppressions d'emplois.
Après PSA, Doux, Fralib, Air France, Sodimedical, Pétroplus et tant d'autres c'est Arcelor-Mittal qui a officialisé
lundi l’arrêt définitif des deux hauts-fourneaux et de l'aciérie de Florange. 629 personnes vont être envoyées directement chez Pôle Emploi, sans compter les sous-traitants et les intérimaires
déjà « remerciés » depuis plus de 14 mois d'arrêt du site. Après avoir réalisé 4.2 milliards d’euros de bénéfice nets au cours des 18 derniers mois, Mittal peut se permettre de jeter
ses salariés comme des malpropres .
Hollande, Montebourg, assez de baratin !
Montebourg, le ministre « du redressement productif » s'est fait chahuté lors de sa visite à Florange. Les
salariéEs du groupe ne sont pas dupes. Après son aveu d'impuissance quant à la fermeture de PSA Aulnay, le gouvernement tente de jouer la montre en promettant un repreneur pour
Arcelor.
Mais si le gouvernement voulait vraiment défendre les salariéEs, il s'y prendrait tout
autrement...
en commençant par interdire les licenciements et réquisitionner ces entreprises ! Quand on a toutes les clés du
pouvoir cela est possible à condition de ne pas caresser les patrons dans le sens du poil en proposant de faire baisser le coût du travail avec des accords de « flexibilité » ou de
« compétitivité ». Baisse des effectifs, mobilité interne forcée, suppression de RTT... en échange de déclarations bidon sur le maintien de l'emploi.
Une complicité qui ne s'arrête pas là puisque Hollande annonce des hausses d'impôts même pour les ménages modestes, et
des coupes claires dans des budgets comme celui de la santé et de la culture. Il veut nous faire payer la crise !
Faisons converger toutes les résistances
Dimanche dernier, plus de 60 000 personnes ont manifesté à Paris contre le traité européen d'austérité. C'est le premier réveil de la rue contre la
politique anti-sociale de ce gouvernement qui veut appliquer les mêmes recettes que celui qui l'a précédé. La veille, plusieurs centaines de salariéEs de Ford-Bordeaux, en lutte depuis des années
contre la fermeture de leur usine ont envahi le Mondial de l'automobile pour y semer un joyeux bazar.
Samedi 6 octobre une manifestation nationale pour la défense du droit à la santé aura lieu à Paris, en réponse aux plans convergents qui détruisent
les services publics de santé et rendent de plus en plus difficile l’accès aux soins.
Mardi 9 octobre, des appels à la grève sont lancés dans la filière automobile et dans d'autres secteurs professionnels pour manifester au Mondial de
l’auto le matin, avant de rejoindre la manifestation parisienne pour l’emploi en début d’après-midi.
Réussir ces nouvelles échéances de mobilisation nous permettra de construire le rapport de force indispensable pour s’opposer efficacement à la
politique de ce gouvernement qui, décidément, n’est pas le nôtre.