blog du Npa 29, Finistère
NB : des extraits tirés de la première partie de cette interview ont été publiés par l’hebdomadaire TEAN en date du 9 octobre 2012. http://www.europe-solidaire.org/spi...
Dans la nuit du 3 au 4 septembre 2012, une femme a été violée en Tunisie par deux policiers avec la complicité d’un troisième policier, qui a éloigné son compagnon et l’a racketté. Le Ministère de l’intérieur a immédiatement déclaré que la victime avait été surprise dans une « situation indécente », justifiant ainsi le crime commis. Un juge d’instruction l’a ensuite convoquée pour atteinte à la pudeur !
Où en est l’affaire du viol au niveau judiciaire ?
Ahlem Belhadj : Cette affaire est extrêmement symbolique de la violence envers les femmes, surtout en matière sexuelle. Ce viol honteux et inadmissible a été effectué par des flics qui étaient sensés protéger cette jeune femme, qui de victime, s’est retrouvée accusée pour « atteinte à la pudeur » !
Le message est clair : on veut faire comprendre aux femmes victimes de viol que si elles portent plainte, elles risquent de se retrouver elles-mêmes accusées.
Grâce au courage de cette femme et de son ami, ainsi qu’à une très grande mobilisation de la société civile, des associations de femmes et de simples citoyen-nes, le Président de la république s’est excusé officiellement au nom de l’Etat tunisien. Il a promis la possibilité que ce second procès soit classé. Mais ce n’est pas encore fait, et nous restons mobilisé-es.