blog du Npa 29, Finistère
À l’invitation du mouvement Rezistans ek Alternativ, Daniel Tanuro, ingénieur agronome belge, spécialiste des questions environnementales et du réchauffement planétaire et marxiste écologiste, vient d’effectuer un bref séjour à Maurice. Fondateur de l’ONG Climats et Justice Sociale, Daniel Tanuro est également l’auteur, entre autres, de L’impossible capitalisme vert publié aux éditions Les empêcheurs de penser en rond. Nous vous proposons l’essentiel de l’interview, très politique et très écologique, qu’il nous a accordée avant de quitter Maurice, lundi dernier.
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On vous présente comme un ingénieur agronome qui est également un écologiste marxiste. Est-ce compatible ?
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Daniel Tanuro – Tout est dit dans votre question. Je suis un ingénieur agronome de formation, devenu très vite un militant écologiste. J’ai compris très tôt que les problèmes environnementaux étaient le fait du mode de développement d’un certain type de système économique. Je suis devenu un militant engagé pour changer ce système, et en cours de route j’ai découvert le marxisme, que j’ai étudié du point de vue de la crise environnementale.
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Qu’est-ce qui prime chez vous ? Le combat écologique ou la réflexion marxiste ?
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Pour ma part, les deux ne font plus qu’un et je suis extrêmement sensibilisé et inquiet de la dégradation de l’environnement. Climats et Justice Sociale, l’ONG que j’ai contribué à fonder, s’occupe essentiellement de ça. Selon moi, il n’y a plus aujourd’hui une véritable frontière entre les problèmes environnementaux et les problèmes sociaux, et la question des changements climatiques en est l’illustration. Au rythme actuel, on est parti pour une hausse de température de quatre degrés ou plus d’ici la fin du siècle. Cela veut dire une hausse du niveau de la mer d’un mètre ou plus. Cela veut dire le déplacement de millions d’êtres humains à travers le monde, en Égypte, en Inde, en Asie, dans des dizaines d’îles et des villes construites sur la mer.
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