blog du Npa 29, Finistère
Trois questions à...
David Redouté, vice-président de Div Yezh Breizh
Pour ouvrir une classe franco-bretonne à Kerargaouyat, il faut un minimum de quinze élèves. Et ce avant le 10 janvier, date de clôture des inscriptions. Où en êtes-vous ?
Avant les vacances, cinq enfants étaient préinscrits. Ce chiffre n'a pas augmenté. Mais on ne désespère pas d'ouvrir cette classe pour la rentrée 2012. On continuera de prendre des inscriptions même après le 10 janvier ! En septembre, il y a toujours des ajustements. S'il y a vingt inscrits, l'Éducation nationale devra les prendre en compte.
Comment expliquez-vous cette relative frilosité des parents ?
Il y a plusieurs explications. Notamment une publicité tardive. Même si nous avons déposé la demande d'ouverture il y a un an, la réunion publique n'a eu lieu qu'en novembre. Et les parents ne pensent pas forcément à l'inscription de leur enfant au premier trimestre ! Ils le font plutôt en février ou mars. Mais nous sommes confiants. Le nombre total de Finistériens scolarisés en classes bilingues publiques a augmenté de 8 % l'an passé. À Brest aussi, à l'école Jaquard, la filière bilingue compte aujourd'hui 92 élèves, soit 20 % de plus.
Quels sont les intérêts de cet enseignement (50 % en français, 50 % en breton) ?
Le bilinguisme précoce est une gymnastique intellectuelle. Il permet ensuite d'apprendre d'autres langues plus facilement. C'est aussi une histoire de tradition. C'est intéressant d'apprendre la langue de sa région. Cela permet notamment de parler avec les anciens.
Commentaire: Le NPA soutient le droit des parents à voir leurs enfants recevoir un enseignement bilingue s'ils le souhaitent.