blog du Npa 29, Finistère
17 décembre 2010 -
«François Goulard, le maire de Vannes, doit vendre le terrain à l'association culturelle des musulmans de Vannes. Il est hors de question qu'une municipalité prenne en charge un terrain destiné à édifier un lieu de culte. L'association des musulmans de Vannes a les financements pour acheter ce terrain».
Les mots de Pierrick Le Guennec, président du groupe de la Libre Pensée, à Vannes, sont sans équivoque. Le groupe rejette le bail qui
pourrait être signé entre la Ville et la communauté musulmane, en vue de la construction du centre cultuel. Le terrain, d'une superficie de 1.500m², était mis à disposition de la communauté
musulmane maghrébine de la ville dans le cadre d'un bail emphytéotique de cinquante ans, moyennant un loyer symbolique d'un montant annuel de 4.000 euros. «C'est une question de bon sens. Il ne
s'agit pas d'une question de musulmans, il s'agit d'une question de culte. À partir du moment où l'État prend en charge les religions, on n'est plus dans un État laïque mais multiconfessionnels»,
lâche Pierrick Le Guennec. Un recours vient donc d'être déposé, par la Libre Pensée, devant le tribunal administratif de Rennes contre la délibération du conseil municipal de Vannes autorisant la
conclusion de ce bail.
La mosquée actuelle dans une cave
Quoi qu'il en soit, la mairie de Vannes n'est pas décidée à reculer dans ce projet. «L'actuelle mosquée se trouve dans une cave, qui a été incendiée. Ce n'est
pourtant pas un luxe. Ce sont des conditions de rassemblement indignes. On ne peut pas les laisser dans ces conditions-là. Il y a une location avec option d'achat sur plusieurs dizaines d'années.
De toute façon, pour le moment, l'association des musulmans n'a pas le financement pour acheter du foncier à Vannes», explique-t-on à la mairie. En ce qui concerne le recours devant le tribunal
administratif, la mairie indique que «le recours ne donnera rien, sauf s'il y a un revirement de situation nationale. Dans ces cas-là, ce sont toutes les mosquées françaises qui sont
visées».
Note: Il sera intéressant de voir quelle position sortira du congrès du Npa sur cette question.
Il est de notoriété que les musulmans sont visés dans notre société et par ce gouvernement. Est-ce du racisme ou de "l'islamophobie" comme on nous pousse à l'admettre. Faut-il devenir des défenseurs d'une religion particulièrement opprimée?
Faut-il admettre que l'argent public aide à sortir le culte musulman des caves? Les cultes établis (et en perte de vitesse) ne pourraient-ils pas aider les musulmans en leur cédant des bâtiments?
L'église catholique a déjà répondu en Espagne: pas question de partager une partie de l'impôt religieux obligatoire: si l'état veut aider les musulmans qu'il crée un autre impôt! Et toc!
Il ne reste donc qu'à laisser le culte le plus dynamique (qui part avec un sacré handicap face à l'empire foncier gigantesque des cathos) se débrouiller. Ce que dit la Libre Pensée c'est "ils n'ont qu'à se cotiser".
Or fauchés comme le sont les immigrés, c'est les obliger à aller quémander des dons auprès... des extrémistes d'Arabie Saoudite ou d'ailleurs. Et pareil pour la
formation de imams: qu'ils se débrouillent et aillent apprendre la charia "républicaine" au Caire! ( Ce n'est pas une blague).
Entre d'une part une droite libérale, qui a favorisé de tout temps l'église catholique (voir dernier vote du "pompage" de 4 millions d'euros du bubget de l'éducation publique au profit du privé par le sénat) et qui maintenant aide le culte musulman victime de discrimination et d'incendies.
Et d'autre part les défenseurs d'une laîcité intransigeante qui ne sert que contre les musulmans,
la Libre Pensée se trouve (bien malgré elle bien sûr) sur le même terrain que le FN.
Ouille ouille ouille!