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blog du Npa 29, Finistère

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Energie solaire. La filière dans le brouillard

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/energie-solaire-la-filiere-dans-le-brouillard-17-12-2010-1150774.php

 

17 décembre 2010 - 

 

Depuis le 10 décembre, tous les projets photovoltaïques de plus de trois kilowatts sont suspendus. EDF n'a plus obligation de racheter l'électricité. Les responsables des PME de l'Ouest de cette filière énergétique ont décidé de constituer un collectif pour se défendre.


 

>> 6.822 installations dans l'Ouest
>> "C'est l'arrêt de mort de certaines entreprises"


«Une mesure radicale et prise sans concertation.» Comme tous les acteurs de la filière, Frédéric Fabre, directeur des opérations chez Sillia, une entreprise de Lannion (22) qui fabrique des panneaux solaires, s'insurge contre la décision de suspendre pendant trois mois les aides aux installations photovol-taïques. Pourquoi cette décision qui ne concerne pas, il faut le préciser, les particuliers? Pour le gouvernement, «il y a nécessité de remettre à plat le système de soutien public à la production d'énergie solaire».

Revenir à «une croissance raisonnable»

En clair, les aides aux installations coûtent trop cher et commencent à peser trop lourd sur la facture d'électricité des ménages qui les paient via la Contribution au service public de l'électricité (CSPE). Une contribution qui permet de compenser le coût de l'énergie solaire pour EDF, qui a obligation de la racheter à un prix largement supérieur au prix du réseau. Autre argument avancé: les objectifs fixés par le Grenelle de l'Environnement, au rythme où se développe l'énergie solaire, seraient atteints dès 2011 au lieu de 2020. Il y a donc lieu de revenir à «une croissance raisonnable». Troisième argument: les aides actuelles financeraient le développement de l'industrie chinoise, dont les panneaux solaires sont de plus en plus importés. Si les industriels et les agriculteurs ne rejettent pas forcément en bloc ces arguments, tous considèrent que la brutalité de la décision équivaut à leur couper les ailes en plein décollage. «Beaucoup de nos collègues sont découragés, ils avaient des projets, et maintenant, ils sont en pleine incertitude. Pour eux, le photovoltaïque est un stabilisateur de revenus», observe le Finistérien Pascal Chaussec, président de l'APEHA (Agriculteurs producteurs d'énergie photovoltaïque associés).

Plus de transparence

Même chose pour les baisses successives des prix de rachat de l'électricité. «On comprend la nécessité de baisser les crédits d'impôts et les tarifs de rachat pour limiter la spéculation, mais il nous faut de la lisibilité», insiste Frédéric Fabre. Une position qui est aussi celle de l'AIPF (Association de l'industrie photovoltaïque française) qui estime qu'une centaine d'entreprises pourraient faire les frais de ce moratoire de trois mois. Ce que réclame également une grande partie des acteurs de la filière, c'est plus de transparence. Pour Pascal Chaussec, «il faut ouvrir la liste des projets en attente de raccordement». Histoire de savoir qui est vraiment derrière ces projets. D'aucuns assurent que sur les quatre gigawatts en attente, 50% sont le fait d'EDF Énergies renouvelables qui «veut imposer ses centrales au sol et qui, sur la quasi-totalité de ses installations, pose du panneau chinois».

Des milliers d'emplois à la clé

Lundi prochain doit se tenir une première réunion de concertation pour examiner les conditions de sortie du moratoire. «Il faudra mettre les choses sur la table et bien montrer que ce ne sont pas les agriculteurs qui sont en cause dans cette envolée des demandes de raccordements», souligne Pascal Chaussec. De leur côté, les industriels demanderont des mesures qui permettront de continuer à développer la filière française. «Pourquoi pas des tarifs de rachat différents selon l'empreinte carbone du panneau», fait valoir Frédéric Fabre. Ce qui aurait comme conséquence de réduire le nombre de ceux importés de Chine. Mais c'est surtout un cadre pérenne et des tarifs qui ne changent pas en permanence que réclameront les in

dustriels.    Avec à la clé des milliers d'emplois.

 

 

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