blog du Npa 29, Finistère
23 juillet 2012 à 12h23
Le gouvernement japonais et la compagnie d'électricité Tepco ont ignoré le danger lié à l'énergie nucléaire, ce qui a rendu possible l'accident à la centrale Fukushima Daiichi en mars 2011. C'est ce qu'affirme le rapport final de l'exécutif sur la catastrophe.
Lire également
Retour sur la catastrophe de Fukushima
Centrales nucléaires. "Fukushima
est devant nous"
"Le problème principal provient du fait que les compagnies d'électricité, dont Tepco, et le gouvernement n'ont
pas perçu la réalité du danger, car ils croyaient au mythe de la sécurité nucléaire, au nom duquel un accident grave ne peut se produire dans notre pays", ont expliqué les membres d'une
commission d'enquête désignée par le gouvernement.
Les auteurs, dont des ingénieurs, chercheurs et juristes, ont rendu un volume de 450 pages à l'issue d'entretiens avec 772 personnes impliquées avant ou pendant
l'accident, dont Naoto Kan, Premier ministre au moment de la catastrophe.
"Une gestion de crise déficiente"
A l'image d'un précédent rapport, commandé par
le Parlement et rendu début juillet, le texte publié ce lundi critique en des termes assez virulents tant le régulateur public que la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), gérant la centrale Fukushima Daiichi.
Non seulement, les autorités et Tepco n'ont pas pris de mesures suffisantes pour empêcher cet accident, intervenu
après un séisme de magnitude 9 et un tsunami géant qui a submergé les installations, mais leur gestion de la catastrophe a laissé à désirer. Il pointe ainsi un "certain nombre de problèmes
internes à Tepco, comme une gestion de crise déficiente, une structure organisationnelle peu adaptée aux situations d'urgence et une formation
insuffisante du personnel en cas d'accident grave".
Une "confusion" entretenue par le gouvernement
Le rapport accuse aussi Tepco d'avoir traîné des pieds "pour identifier les causes de
l'accident", ce qui empêche l'industrie nucléaire nippone de tirer les conclusions adéquates. La compagnie d'électricité continue ainsi de prétendre que rien ne laissait penser qu'un séisme et un
tsunami aussi importants frapperaient le nord-est du Japon.
Enfin, le rapport critique les interventions directes du Premier ministre et de son équipe dans la gestion opérationnelle de l'accident : "Elle a fait plus de mal
que de bien, car cela a pu entretenir la confusion, empêcher de prendre des décisions importantes et entraîner des jugements erronés".
Commentaire:
Dans la vidéo, encore la thèse du tsunami, or la centrale a été touchée AVANT par le tremblement de terre, et çà...