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blog du Npa 29, Finistère

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Lannion. 2.500 manifestants pour l'emploi en Trégor (Le Tél + OF)

17 février 2013 

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Hier matin, environ 2.500 manifestants ont défilé dans les rues de Lannion (22) pour rappeler que le Trégor « est toujours debout », malgré les plans sociaux (Alcatel-Lucent en tête) qui menacent l'économie locale.

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Hier, de 10 h à midi, environ 2.500 personnes se sont retrouvées le long des quais du Léguer, pour défiler ensuite dans les rues de Lannion, avec en bouche, maints slogans anti licenciements, et une devise : « Oui, le Trégor est toujours debout ».

 

Frappés par le nouveau plan de restructuration d'Alcatel-Lucent (140 des 861 emplois sont sur la sellette), heurtés par la hausse du chômage dans le bassin de vie (+ 11,3 % en un an) et émus par la kyrielle de PME menacées ou fraîchement liquidées (AEG Power Solution, Trégor Plastiques Industrie, JLG Immo, Petibon, Capey Connect, PECI...), les manifestants ont renoué avec les grands rassemblements protestataires ayant marqué l'histoire sociale de la Telecom Valley bretonne.

 

Certes, l'affluence d'hier n'a aucune commune mesure avec la manif de 1996 (20.000 personnes) et est encore assez éloignée des coups de semonce de 2002, 2003 et 2007 (de 5.000 à 6.500 manifestants). Pour autant, la mobilisation d'hier montre que le territoire qui a perdu plus de 8.000 emplois depuis l'explosion de la bulle télécom, n'est pas encore complètement résigné.

Un emploi perdu trois de détruits

Un motif de satisfaction pour l'intersyndicale CFDT-CFE/CGC-CGT-FSU-Solidaires-UNSA et le collectif Trégor debout qui jouaient gros et craignaient de n'avoir plus les moyens de rassembler suffisamment pour peser dans le débat. Derrière ces organisateurs un brin soulagés, de nombreux élus du territoire (le maire de Lannion, la députée Corinne Erhel, le sénateur Yannick Botrel...), la poitrine ceinte de leur écharpe tricolore, ont appuyé le mouvement, battant le pavé symboliquement. Idem d'une flopée de citoyens qui ont bien compris qu'un emploi perdu sur le plateau télécom, c'est « trois emplois induits détruits », comme l'ont martelé les syndicats.

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Arnaud Morvan
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