blog du Npa 29, Finistère
L'Association pour la sauvegarde de l'enfance du Finistère a, parmi ses établissements, un centre de formation en travail social (Ites : Institut pour le travail éducatif et social). La première pierre d'un nouvel établissement a été symboliquement posée, hier, sur la zone de Cuzon à Quimper, au lieu-dit Moulin-du-Loc'h. C'est Michel Morin, vice-président du Conseil régional, chargé de la formation initiale, professionnelle et de l'apprentissage, qui a manié la truelle.
Ouverture en septembre
Des locaux de 650 m2 accueilleront les étudiants. Entre 200 et 300 personnes par an seront formées ici en tant qu'aides médico-psychologiques, auxiliaires de vie sociale, assistants familiaux, assistants maternels, moniteurs d'ateliers... Coût de l'investissement : 1,2 million d'euros financés par emprunt et grâce aux fonds propres de la sauvegarde de l'enfance. L'ouverture est prévue en septembre. Une partie du bâtiment est déjà sortie de terre.
250 salariés
L'Ites est présent à Quimper depuis 1992, suite à une délocalisation. « Nous louons des bureaux mais ces locaux sont devenus trop petits », affirme le président de l'association, Pierre Cocquebert. Cette nouvelle implantation garantit une démarche qualitative. » Sur place, 42 salariés seront présents. L'Association pour la sauvegarde de l'enfance emploie, au total, 250 personnes dans le Finistère. Le premier Ites a été créé en 1969 à Brest.
Manifestation
A la marge de cette cérémonie, une soixantaine de manifestants ont débrayé hier à l'appel de la CGT et de la CFDT. Parmi les slogans : « La sauvergarde de l'enfance, ce n'est pas la sauvegarde de nos emplois ». Sur une banderole, on peut également lire : « Plus de locaux, moins de personnels. Quelle qualité de formation pour le travail social ? » Les manifestants protestent contre le reclassement de 3 à 4 salariés (sur 42) à l'Ites de Quimper. « On diminue la masse salariale car le budget prévisionnel est en déficit, affirme un syndicaliste. Et nos conditions de travail ? » Ils lancent un appel à la Région et au conseil général : « Nous sommes inquiets concernant la préservation de nos emplois. L'avenir des établissements oeuvrant dans le secteur de la sauvegarde est incertain. Comment remplir correctement nos missions ? »