blog du Npa 29, Finistère

À Athènes, Strauss-Kahn est venu en distributeur de bons et de mauvais points.
Présentant le FMI comme le « médecin » de la Grèce, il a déclaré devant une commission parlementaire que le programme de réformes était « en bonne
voie » mais qu'il fallait « aligner les salaires sur la productivité pour renforcer la compétitivité des entreprises ». Et comme celle-ci a diminué de « 25 % ces cinq
dernières années »... la conclusion était imparable : il fallait baisser les salaires. Il n'a pas oublié une petite touche sociale, en recommandant aux Grecs de « faire payer davantage
les plus riches » et à l'État d'être plus efficace.
Pendant son discours au Parlement, des manifestants proches du Parti Communiste criaient « Dehors FMI, UE ». La prestation de Strauss-Kahn a été
diversement appréciée, même parmi les parlementaires et ministres. Il a écourté sa visite.
S.M.