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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 13:38
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REGIONALES -

 Les trois formations politiques en tête des sondages (1), Europe Ecologie, Majorité Présidentielle et Parti Socialiste (sans compter la liste “Nous te ferons Bretagne”), se présentent toutes en Bretagne comme d’ardents défenseurs de la langue bretonne et comptent chacune leur lot de candidats bretonnants. Pas sur cependant que celà se révèle déterminant pour attirer les suffrages.

Pour Guillemin Matthieu, co-directeur de la campagne de Bernadette Malgorn, “la liste de la majorité présidentielle peut s’enorgueillir de présenter neuf candidats réellement bretonnants sur les quatre départements administratifs de la région, tous en position éligible “.


Au PS, Jean -Yves Le Drian est allé chercher une figure de la défense de la langue bretonne: Léna Louarn, présidente de l’office de la langue bretonne, pour lui offrir une 11ème place sur sa liste dans le Finistère.

Europe Ecologie, qui accueille en Bretagne des conseillers sortants de l’Union démocratique bretonne (UDB) et des militants de Breizhistance (ex-Emgann), offre également une grande visibilité aux candidats parlant le breton. Ainsi, sur chaque liste départementale, l’une des trois premières places est occupée par un bretonnant.


La culture bretonne et le rattachement de la Loire-Atlantique aux quatre départements de la Bretagne administrative font également recette chez la plupart des candidats. Pourquoi tant de sollicitude?


D’après les derniers recensements, la Bretagne ne compte que 206 000 locuteurs bretons, soit un peu plus de 5% de la population totale (4 300 000 habitants). Mais plus de 60% des personnes maîtrisant cette langue ont plus de 60 ans et, classée en danger par l'Unesco, elle perd environ 10.000 locuteurs chaque année et est aujourd’hui menacée d’extinction. Celà expliquerait-il un regain d’intérêt pour cet idiome?


Toujours est-il que le nombre de personnalités sachant manier le breton et inscrites sur les différentes listes n’a jamais été aussi important. Fanch Broudic, journaliste et chercheur, les a recensées sur son blog Langue Bretonne. D’après ses observations et les commentaires laissés par des blogueurs, les locuteurs bretonnants éligibles représenteraient plus de 10% des effectifs. Une grande première. Olivier Le Moign, directeur scientifique de l’Office de la langue bretonne, est le premier surpris.


C’est vrai que c’est nouveau mais, cette année, la mise en avant de la langue bretonne devrait arriver en cinquième position dans les programmes, après les questions liées à l’emploi et le développement durable”, relativise t-il.


Serait-ce au final un regain d’intérêt pour la langue bretonne qui aurait propulsé des personnalités bretonnantes au premier plan ou un simple argument électoraliste? La présence de bretonnants sur les listes va t-elle réellement rapporter des voix? Nous avons interrogé sur ce thème 46 personnes au hasard le dimanche 7 février, à la bibliothèque des Champs-libres, à Rennes. Pas un panel représentatif donc. Mais tout de même suffisant pour prendre le pouls de la capitale bretonne sur cette nouvelle tendance.


Résultat: la moitié des sondés est née en Bretagne or seulement huit affirment que la présence de personnalités bretonnantes sur les listes peut influencer leur vote. Une grosse majorité (28 personnes) s’estime indifférente à l’argument bretonnant mis en avant. On rétorquera que l’Ille-et-Vilaine n’est pas un territoire dédié au breton mais plutôt au gallo. Que la population des villes est moins sensible à la langue bretonne que le monde rural.


Reste que ce petit sondage donne une idée de la portée réelle de ce thème sur l’électorat. Si elle n’est pas un gage de victoire, la mise en avant de la langue bretonne et de personnalités bretonnantes pourrait bien cependant faire basculer une élection “à la marge”. C’est du moins ce qu’écrivait déjà Fanch Broudic après les élections législatives de 2002.


Toutes les élections, dit-on, se gagnent à la marge, soulignait t-il. Paradoxalement, en ce début de 3ème millénaire, la langue bretonne qu’on ne parle presque pas pendant une campagne électorale pourrait faire gagner ou perdre une élection”.

A vérifier les 14 et 21 mars prochains pour ces régionales...

Arnaud Eyssautier

(avec Pierre-Henri ALLAIN)


(1) D’après une enquêtre TNS-Sofres réalisé à l’échelon national

(Cet article a d'abord été rédigé dans le cadre d'un atelier de l'Institut d'Etudes Politiques (I.E.P.) de Rennes auquel ont participé début février quatorze étudiants en master de journalisme. Il a ensuite été retravaillé et réactualisé pour les besoins de Libérennes. Un quatrième et dernier sujet sera publié vendredi)


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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 13:32
SITEDASTUM-copie-1


Samedi 30 janvier à 17h
D'ar Gwener 29 a viz Genver da 5e
Salle des fêtes / Sal ar Gouelioù

Cavan / Kawan (22)

RENCONTRE SUR LE PATRIMOINE CULTUREL IMMATERIEL

EMGAV WAR AR "PCI / GLAD DRE GOMZ"


La France a ratifié en 2006 la Convention de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel adoptée par l’UNESCO en 2003. Conscients des nouvelles perspectives qu’ouvre cette convention, Dastum (Centre d’archives du patrimoine oral de Bretagne)  et l’IRPa (Institut régional du patrimoine) organisaient à Rennes en décembre 2008 les Rencontres du Patrimoine culturel immatériel de Bretagne.


Ces journées rassemblèrent plus de deux cents personnes et bénéficièrent de l’apport de nombreuses personnalités parmi les élus, les représentants de l’Etat, la communauté scientifique et les acteurs culturels de Bretagne. Suite à ces rencontres, un groupe de travail piloté par Dastum s’est constitué et invite aujourd’hui toutes les associations et personnes œuvrant autour du patrimoine culturel immatériel en Bretagne à signer un appel commun à la reconnaissance de celui-ci. Le texte de cet appel est disponible sur le site de Dastum (www.dastum.net).

 

musique203.jpg


Depuis l'automne 2009, ces signataires multiplient les rencontres dans les différents pays et secteurs de Bretagne afin de présenter leur démarche aux associations et acteurs culturels. La rencontre de CAVAN du 30 janvier fait ainsi suite à une première rencontre à Quimper le 19 septembre dans le cadre des journées du Patrimoine et à une seconde à Ploërmel le vendredi 13 novembre.


Reprenant les principes énoncés dans la convention de l’UNESCO, l’appel à la reconnaissance du patrimoine culturel immatériel demande aux élus d’inscrire dans leurs orientations politiques la mise en œuvre en Bretagne historique de cette convention. Il s’agit aussi d’un texte où les acteurs culturels signataires se situent comme partenaires des politiques publiques les concernant et défendent l’égalité des valeurs patrimoniales, qu’elles soient matérielles ou non. Ces acteurs s’engagent par ailleurs à créer des groupes de travail pour l’inscription d’éléments patrimoniaux bretons sur les listes représentatives de l’UNESCO.

E 2006 eo bet sinet gant Bro C'hall an Emglev evit sovetaat ar "PCI/Glad dre Gomz", emglev bet savet e 2003 gant an UNESCO. Dre ma vez sachet hor preder hag hor labour war hentoù nevez gant an emglev-mañ, eo deuet ar soñj gant Dastum hag an IRPa (Institut régional du patrimoine) aozañ un Emgav e miz Kerdu 2008 e Roazhon evit klask gwelout asambles petra a dalvefe an emglev-se evit Breizh. Ouzhpenn daou c'hant a dud a oa bet bodet evit klevet preder pennoù bras (dilennidi, tud ar Stad, skiantourien, tud eus bed ar sevenadur e Breizh) hag evit eskemm war kement-mañ. Ur bodad-labour a oa bet savet gant Dastum da heul an Emgav-mañ evit kenderc'hel gant ar preder. Ur galv a zo bet savet gante evit ma vefe diwallet ouzh ar "PCI / Glad dre Gomz" e Breizh : an dud a labour war an dachenn-se a c'hall lenn ha sinañ ar galv-mañ en ur vont war lec'hienn Dastum (www.dastum.net).

 

musique209


Abaoe diskar-amzer 2009, e vez klasket gant ar bodad-labour aozañ emgavioù e kement bro e Breizh evit displegañ preder an UNESCO ha kinnig ar galv d'an dud a labour evit hor sevenadur. An emgav a vo e Kawan a deu war-lerc'h un emgav kentañ e Kemper (d'an 19 a viz Gwengolo e-keñver deizioù ar Glad) hag un eil e Ploermel (d'ar gwener 13 a viz Du).


Ar galv savet evit ma vefe diwallet ouzh ar Glad dre gomz e Breizh a zo diazezet war ar pennreolennoù a vez kavet e-barzh Emglev an UNESCO hag e c'houll gant an dilennidi sentiñ ouzh an Emglev-se ha lakaat an Emglev-se war-wel en o folitikerezh e Breizh a-bezh. Ar galv a lak ivez an dud ho deus sinet da vezañ keñvererien da vat gant an dilennidi war an dachennoù a denn d'ar sevenadur ha d'ar glad dre gomz. An dud-se a dalc'ho gant al labour boulc'het gant ar bodad-labour evit ma vefe degemeret gant an UNESCO skouerioù talvoudus eus pinvidigezh Glad Breizh war o rolloù.

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 08:56
jeudi 10 décembre 2009 Ouest France

Langues_de_la_France1.gif

Il n'y aura pas de loi sur le sujet. Éric Besson, ministre de l'Identité nationale, n'en veut pas.

Elle faisait partie des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy. Christine Albanel, ex-ministre de la Culture, voulait la mettre en chantier « en 2009 ». La loi supposée fixer un cadre de référence pour les langues régionales est mort née. Curieusement, ce n'est pas le ministre de la Culture qui l'a enterrée, mais Éric Besson, ministre de l'Identité nationale, répondant, mardi, à une question d'une députée socialiste de la Gironde.

Au lendemain de la visite en Bretagne du commissaire européen Léonard Orban, venu défendre « la richesse de la diversité linguistique », l'annonce ministérielle fait l'effet d'une douche froide chez les défenseurs de la langue bretonne...


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Commentaire: Si l'on comprend bien, ni les cultures immigrées, ni les langues régionales ne font partie de l'identité nationale "correcte", seul le christianisme, et encore, catholique apostolique et romain, semble trouver grâce aux yeux de ces étranges "républicains laïques".



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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 08:51

Quand tout va mal, en France, que fait-on ?


Quand le chômage explose, que les suicides se multiplient dans les entreprises, que les scandales se succèdent en haut lieu, que les mensonges d’État rendent incrédule la Terre entière, que la discorde s’insinue jusque dans les antichambres du pouvoir, que fait-on ?


Eh bien, on ouvre un « grand débat sur l’identité nationale ». Ou, si vous préférez, on s’en prend aux Arabes.


Je sais bien, il ne faut pas le dire ainsi, ni aussi crûment. D’autant plus que les « Arabes » sont aujourd’hui parfois maliens ou roms ou afghans… Mais, au fond, c’est bien de cela qu’il s’agit.


En annonçant, lundi, le prochain lancement d’un « grand débat » dont l’agora sera la préfecture et la sous-préfecture, Éric Besson entreprend une opération de diversion somme toute classique.


On se souvient de la douloureuse affaire du voile islamique en 2003 et 2004. Encore avait-on circonscrit l’offensive à l’école. L’entreprise, cette fois, est de plus grande ampleur.


Il ne s’agit plus de faire la leçon à quelques adolescentes, mais d’apprendre à être de bons Français à des femmes et des hommes de tous âges, et souvent éprouvés par la vie.


Le débat, nous dit-on, sera alimenté par un rapport parlementaire sur le « respect des symboles de la République ». Le ministère de M. Besson précise que la question « Qu’est-ce qu’être Français aujourd’hui ? » devra être posée « à chacun ».


L’opération ne serait pas à l’évidence motivée par des arrière-pensées aussi sordides, que notre curiosité serait mise en éveil. Oui, qu’est-ce qu’être Français aujourd’hui ?


Nous avons hâte de le savoir. Et de connaître celui qui va nous le dire avec assez de morgue pour croire en une réponse instituée. Comme il se doit dans tout bon débat national, « des propositions seront soumises, en particulier sur la place des symboles nationaux ».


Nous citons toujours ici le communiqué officiel du ministère, lequel nous fournit un début de réponse : il y aura par exemple« obligation pour l’ensemble des jeunes Français de chanter, au moins une fois par an, l’hymne national ».


Être Français, ce sera ça ! On pourra allégrement trahir ses amis, instrumentaliser le racisme, jouer avec les peurs et les fantasmes de ses contemporains, collaborer idéologiquement avec l’extrême droite, fouler au pied ses engagements de jeunesse, à condition de chanter une fois par an la Marseillaise.


Si l’on s’y prend bien, on peut, en une ou deux générations, construire une nation de parfaits salauds, dépourvus de toute morale personnelle, mais connaissant admirablement notre hymne national.


Et, bien plus vite que cela, la France peut devenir un fortin hérissé de chevaux de frise, une machine à expulser et à exclure, un pays gorgé de suffisance et de nationalisme.


Et que fera-t-on des « mauvais Français », ceux qui répondront mal aux interrogatoires identitaires ou qui chanteront fauxla Marseillaise ? Dans quelle catégorie administrative va-t-on les répertorier si, par malheur, ils ne peuvent être rien d’autre que français ?


M. Besson croit-il que les « collabos » de 1940 n’étaient pas instruits de ce civisme que l’on enseignait aux blouses grises de la Troisième République ? Croit-il que les tortionnaires de la bataille d’Alger ignoraient la Marseillaise ?


Ou bien les valeurs de la résistance, et parfois de l’insoumission, lui paraissent-elles inférieures à celles qu’il se pique d’imposer ? Évidemment, tout cela serait ridicule si ce n’était dangereux.


Le problème n’est pas que des historiens et des sociologues réfléchissent à la question. Inutile donc, pour mieux se vautrer dans le piège tendu par la droite, d’invoquer, comme le fait une certaine gauche, les mânes de Fernand Braudel ou de Marc Bloch.


Leur pouvoir d’historien était strictement d’analyse et de description. Ils n’étaient pas sous-préfets et n’affrétaient pas de charters. Le problème est, comme le dit Patrick Weil, lui-même historien, que « ce n’est pas au pouvoir politique de décréter ce qu’est être Français ».


Mais, me direz-vous, je me donne bien de la peine pour répliquer à une manipulation dont les ficelles sont énormes. La vérité du « grand débat » de M. Besson ne tient-elle pas dans son calendrier : lancement le 2 novembre, conclusion et « colloque de synthèse » début février ? Nous serons alors à un mois des régionales. Les musulmans auront été sommés d’abjurer quelques-unes de leurs croyances ou de leurs pratiques.


Le « communautarisme » aura été dénoncé. L’« autre » aura été jeté en pâture à l’opinion, qui aura réappris à avoir peur de tout ce qui ne lui ressemble pas.


Et si la mèche prend, on aura relégué à l’arrière-plan la crise et le chômage assez de temps pour franchir l’échéance électorale. On peut évidemment envisager le problème sous ce seul aspect. Celui du cynisme d’une équipe toujours prête à brûler son « Reichstag ».


Mais on peut aussi penser qu’il y a plus grave : un nationalisme de conviction qui hante une partie de la droite sarkozienne. Lorsqu’il affirme qu’il faut défendre « la douce France »créée par Charles Trenet en 1943, Frédéric Lefèbvre, porte-parole de l’UMP, ne se trompe ni de symbole ni d’époque.


 

 Par Denis Sieffert 
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 13:54


Cars ami,
Chers amis,


Fau plus balança, fau plus bataia, fau plus esita ... ! (
Regardas lou doucumen estaca)
Auvergnas, daufinen, gascoun, lengadoucian, limousin, prouvençau ... Devèn ana à Carcassouno lou 24 d’óutobre manifesta pèr nosto lengo, pèr i’assegura un aveni dins sa diversita, "chasco varieta estènt l'espressioun pleno e entiero de la lengo qu'eisisto qu'au travès de si coumpausanto".

Nous an di que li lengo regiounalo soun un patrimòni, alor anen à Carcassouno demanda de dre e de mejan pèr apara aquéu patrimòni e assegura sa trasmessioun i generacioun que vènon.
Devèn èstre noumbrous, noumbrous mai-que-mai, pèr moustra au gouvèr que sian testard e que se countentan pas que de proumesso ...!
Anen O, pèr la lengo d’O !

Poudès veni emé li drapèu que voulès, emé li pancarto e bandeirolo que voulès, l’impourtant sara de moustra que sian NOUMBROUS e determina fàci à-n-un gouvèr que nous óublido e nous mespreso !

Sabès pas trop coume faire pèr ana à Carcassouno, demandas-me li rensignamen ... Pode peréu vous manda l’aficho pèr internet ...



Chers amis,

Il ne faut plus balancer, il ne faut plus bricoler, il ne faut plus hésiter ...!
Auvergnats, daufinois, gascons, languedociens, limousins, provençaux ... Nous devons aller à Carcassonne le 24 octobre manifester pour notre langue, pour lui assurer un avenir dans sa diversité,
"chaque variété étant l’expression pleine et entière de la langue qui n’existe qu’à travers ses composantes".

On nous a dit que les langues régionales sont un patrimoine, alors allons à Carcassonne demander des droits et des moyens pour défendre ce patrimoine et assurer sa transmission aux générations futures.
Nous devons être nombreux, extrêmement nombreux, pour montrer au gouvernement que nous sommes têtus et que nous ne nous contentons pas que de promesses ...!
Anen O, pèr la lengo d’O ...!

Vous pouvez venir avec les drapeaux que vous voulez, avec les pancartes et banderoles que vous voulez, l’important sera de montrer que nous sommes NOMBREUX et déterminés face ? un gouvernement qui nous oublie et nous méprise !

Vous ne savez pas trop comment faire pour vous rendre à Carcassonne, demandez-moi les renseignements ... Je peux aussi vous envoyer l’affiche par internet.

Lou Baile
Jan-Marc Courbet

FELIBRIGE - Lou Baile - Jan-Marc Courbet - "la Respelido" - camin de la rèino - 84500 Bollène - Tel : 04 90 30 41 39 - http://www.felibrige.org



La manifestation de Carcassonne sera sans aucun doute sympathique et colorée, mais elle sera revendicative avant tout.


1-) La situation dans laquelle est maintenue la langue d’oc est inacceptable.


                Elle est scandaleuse au regard des déclarations et promesses qui ont    été faites mais aussi au regard de la constitution telle qu’elle a été modifiée en juillet 2008.

Si ça continue la reconnaissance des langues dites régionales comme patrimoine de la France risque de déboucher sur un enterrement.

Un patrimoine linguistique cela s’entretient par une politique linguistique ambitieuse qui a pour but de faire en sorte que la langue soit plus parlée, plus écrite, plus utile dans les relations sociales.


3) Que font les collectivités ?


Certaines régions font un peu, certains départements et certaines communes aussi ; mais ce n’est pas suffisant. Nous ne voulons plus de lignes budgétaires misérables. Nous voulons une politique linguistique ambitieuse

Quant aux collectivités qui ne font rien elles participent par leur passivité à la destruction de la langue d’Oc qui est le bien commun de tous ceux qui vivent dans les pays d’Oc.


4) Le service de public de radio et de télévision


réduit chaque année la place accordée à la langue d’oc. C’est le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel qui le constate. La radio publique Radio France réduit la place de la langue parlée et même celle des chansons en lengo nostro.

Nous voulons une radio et une télévision en langue d’oc financée par des fonds publics. Nous payons une redevance : elle doit servir à tous.


5) L’enseignement de l’occitan-langue d’oc est sinistré.

Dans les collèges et les lycées tout d’abord, rares sont les endroits où l’offre est vraiment organisée.

L’enseignement de notre langue est systématiquement dévalorisé. La mort de l’enseignement de la langue d’oc serait-elle programmée. ?

La mise en place de classes bilingues dans l’enseignement public est trop compliquée et ne tient pas assez compte de la demande des parents. Il y a trop de niveaux administratifs qui ont un pouvoir de blocage

l’information donnée aux parents est largement insuffisante pour ne pas dire souvent inexistante

Pour les écoles Calandreta qui enseignent par immersion, chaque jour nous amène des exemples de difficultés qui entravent leur développement.


6) Nous sommes à six mois des élections régionales.


Les candidats doivent s’engager sur la mise en place d’une politique interrégionale en faveur de la langue d’oc en relations avec les institutions qui représentent les gascons du Val d’Aran et les provençaux de la Région Piemont en Italie


7) En défendant notre langue avec toutes ses variantes, nous défendons la diversité linguistique et culturelle, notre démarche s’inscrit dans le refus de l’uniformisation, de la globalisation ; dans la volonté de promouvoir une façon de vivre originale, une civilisation.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 10:33

lundi 20 juillet 2009 par Comité de Salut Public (voir liens)



Peu de gens savent que le thème du Film est de Denez Prigent (pas du trad une composition) et que Saddam l'avait fait distribuer à ses soldats, pas pour la gwerz bretonne, mais pour voir une défaite des USA!

Mot breton (pluriel : gwerzioù) signifiant « ballade », « complainte ». Dans la musique bretonne, la gwerz est un chant racontant une histoire, depuis l'anecdote jusqu'à l'épopée historique ou mythologique. Les gwerzioù illustrent des histoires majoritairement tragiques ou tristes.

La gwerz se caractérise par une mélodie parfois monotone, et de nombreux couplets, le tout en langue bretonne. L'interprétation fait la part belle à la voix, même si les gwerzioù récentes incluent quelques instruments discrets.

Un des plus célèbres interprètes actuels de gwerzioù est Denez Prigent.



Vu hier La chute du faucon noir (Black hawk down) de Ridley Scott, et ce film fut un très agréable moment de détente, agrémenté de ci de là de rires bon enfant devant la magistrale dérouillée que prennent les troufions US. Après tout, il n'est pas fréquent de voir les ricains perdre - au cinéma du moins-, autant goûter le spectacle avec jubilation.

En 1993, c'est l'immense bordel dans une Somalie livrée aux seigneurs de guerre qui organisent la pénurie alimentaire de la population. Les ricain décident de capturer celui qui tient Mogadiscio et expédient des Forces spéciales et des Rangers par hélico au coeur de la ville. Et là, c'est le drame : deux hélicoptères seront abattus par des roquettes, et toute la ville insurgée tombe sur le dos des pioupious coincé en plein enfer urbain, avec des milliers de Somaliens très très vénères qui les encerclent. Pour plus de détails sur le déroulement des évènements, voir ici. Et ce fut un gros échec pour l'US Army, du genre qui laisse des traces durables et aboutira à une complète redéfinition de sa stratégie urbaine, laquelle sera expérimentée grandeur nature au Moyen-Orient quelques années plus tard.

Revenons au film qui narre cette cruelle mésaventure.
Lequel visuellement envoie un peu le bois, et c'est le moins qu'on puisse dire. D'une durée de 2h20, celui-ci se compose de deux parties bien distinctes : 20 minutes de présentation des personnages et de la situation ( en gros : "Kids, on est là pour apporter la Démocratie et le cheeseburger à ces connards de nègres, Ouha !"), et 2 heures de baston non-stop dans les rues de Mogadicsio. 2 heures de ratatatatatatatatata, de baoum, de "mediiiiiiiic !!!!!", de ka-poum ka-poum ka-poum, de bang bang, d 'encore de ratatatatatatatatata, de "Fuck il en sort de partout !", de "On va pas te laisser tomber, kid, tiens le coup, pense à ta maman dans sa ferme du Minnesota !", ratatatatatatatatata, again, ka-poum ka-poum ka-poum ratatatatatatatatata, de "Mais putain qu'est-ce qu'ils foutent les hélicos ??", et tiens, une bonne couche de ratatatatatatatatata y'en a un peu plus j'en remet quand même.

Arf.

Tu sors de là, t'a envie de te laisser pousser les cheveux et de te rouler nu dans l'herbe, tellement t'en peux plus, dis.
Ensuite, c'est éprouvant, quelque peu, certes. Mais t'en a quand même vachement moins chié que les mecs dans le film, hein. Parce eux ils ont morflé, fouyouyou, t'aurais pas aimé être à leur place, ah ben non alors. Et puis ils ont vu leurs potes mourir. L'horreur. Au ralenti, en plus, avec de la musique vachement mélancolique et tout et voir les boys crever sous le soleil avec des vocalises d'une sous Lisa Gerrard en fond sonore et des gros plans sur les visages convulsés - mais braves, le soldat ricain crève avec un rictus de douleur mais reste courageux dans l'agonie -, putain comment c'est poignant...
Autrement plus en tous cas que ces centaines de connards de nègres décanillés à la Browning calibre .50 façon Doom, qui eux se contentent de crever bêtement en essayant de retenir leurs intestins. Blaireaux, va. Savent même pas mourir dignement, ces cons, et ils clamsent sans ralentis ni musique en plus. Aucune classe.

Et non, évidemment, je n'exagère nullement : le Blanc - le contingent ne comprend qu'un seul Noir, mais plus vraiment Noir puisque intégré aux Forces De La Démocratie, donc un peu Blanc, quoi - meurt dans des violons, il a droit à ces potes qui le pleurent - au ralenti -, c'est d'ailleurs parfaitement interminable et complaisant, le Nègre lui tombe comme mouches sous les balles US et franchement on s'en fout un peu, merde, en plus il est musulman, on s'est compris.

Le générique de fin nous apprend que 19 morts chez les ricains font pièce à plus d'un millier chez les Somalis. Si on fait le calcul d'un film de 140 minutes consacré à ces 19 cadavres, on obtient un plus plus de 7 minutes par bonhomme. Ensuite, n'est-ce pas, à ce compte là, on aurait dû faire un autre film de plus de 116 heures pour les nègres...

On aura compris qu'on peut donc regarder La chute du faucon noir avec tout du long un petit sourire de satisfaction, parce que voir l'impérialisme s'en prendre plein la gueule à ce point c'est quand même drôlement amusant. Et ça change. Il parait que quand il est projeté dans les territoires occupés, les gens applaudissent à la fin. Mais peut-être pas dans le sens voulu par Jerry Bruckheimer...

Il ne me reste donc plus qu'à voir un autre film rigolo sur la victoire de Dien Bien Phu - et ce n'est pas une coquille, puisqu'il s'est bel et bien agi de la victoire des courageux Viet-Minh sur les troupes d'occupation française, comme quoi l'Histoire c'est d'abord une question de point de vue, n'est-ce pas - et je pense que ma joie sera à mon comble.
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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 09:43


Le programme et la grille horaire 2009

22 au 29 août 2009 : les peuples du Caucase


Télécharger le programme et la grille horaire des films.


16 pages pour découvrir toute la programmation 2009...

Télécharger le pré-programme 2009.


La grille horaire des films et des rencontres :

Télécharger la grille horaire.


Gouel ar filmoù Festival de cinéma de Douarnenez • 13 rue Michel Le NOBLETZ, BP 206 - 29172 Douarnenez • fdz@wanadoo.fr • Tél. 02 98 92 09 21
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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 19:01
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