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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 10:47

Périls de guerre ? Ce qui se cache derrière le conflit entre les Etats-Unis et la Corée du Nord

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Pablo Stefanoni


Les tensions entre le programme nucléaire de la Corée du Nord et la « communauté internationale » ont provoqué une nouvelle escalade rhétorique de la part du régime de Pyongyang.


Aujourd’hui, le conflit se concentre dans la zone d’activité de Kaesong, où des milliers d’ouvrier du nord « socialiste » travaillent pour des entreprises du sud capitaliste. Ce complexe industriel, inauguré en 2004 et situé à 10 Km à l’intérieur de la Corée du Nord permet au régime « communiste-monarchique » du jeune Kim Jong-un de récolter quelques 1,5 milliards d’euros par an. En outre, cette coopération avec le sud capitaliste – grâce aux bas salaires du nord – lui permet, bien que de manière encore insuffisante, de ne pas dépendre à 100% de son voisin chinois. Si la nouvelle élite de Pékin méprise le régime nord-coréen, elle continue momentanément à le soutenir pour des raisons de stabilité politique dans la région et cela protège le régime nord-coréen contre toute attaque de la part des Etats-Unis.


Plusieurs rapports et quelques rares photos sur le régime de Pyongyang montrent que la situation s’est assez améliorée par rapport aux pénibles années 1990, quand des milliers de nord-coréen sont mort à cause de la famine. Comme le relate le livre « Cher leader. Vivre en Corée du Nord », de Barbara Demick - écrit sur base de témoignages de réfugiés qui ont fuis au Sud -, cette crise a ouvert plus d’espace pour le marché que ce que l’on croit. Derrière le discours héroïque/délirant du régime, de nombreux Coréens participent à des marchés locaux et mettent en œuvre leurs habilités mercantiles. Et la contrebande par la frontière chinoise (téléphones portables, séries télévisées du Sud et autres produits « subversifs ») rompt partiellement l’isolement brutal de la population.


Aujourd’hui, c’est Kim Jong-un, qui a récemment fêté ses trente ans, qui dirige le gouvernement de la République Populaire Démocratique de Corée. Cependant, nombreux sont ceux qui pensent que derrière ce jeune formé en Suisse se trouve Jang Sung-taek, numéro deux de la puissante Commission Nationale de Défense et beau-frère du dirigeant Kim Jong-il, décédé fin 2011 en passant le flambeau à son fils. Ce dernier incarne la troisième génération dans cette succession dynastique qui a commencée avec Kim Il-sung, héros de la résistance anti-japonaise et figure prometteuse du « socialisme international » qui a fini par construire un culte de la personnalité propre aux empereurs divinisés.


Certains estiment que les menaces de guerre actuelles sont destinées à unifier sans fissure les Nord-Coréens derrière le jeune leader, récemment marié. La Corée du Nord, par la politique du « Songun » (priorité à l’armée dans la « construction du socialisme »), a pratiquement donné tout le pouvoir aux militaires et depuis des décennies, ses citoyens vivent dans un climat belliqueux permanent. Aujourd’hui, la ligne est : totalitarisme politique et zones franches économiques articulées avec le capitalisme global. L’une de ces activités est l’industrie des dessins animés, comme le raconte le canadien Guy Delisle dans sa bande dessinée « Pyongyang », réalisée après avoir passé plusieurs jours dans la capitale nord-coréenne.


Tout cela n’absout nullement l’impérialisme et ses agressions envers la Corée du Nord, ni le régime sud-coréen, dépendant des Etats-Unis pour sa sécurité et assez autoritaire. Il ne s’agit pas du clivage simpliste entre « communisme » et « démocratie ». Mais cela ne doit pas occulter le despotisme délirant des Kim ni les souffrances de sa population. Au final, les menaces de ce royaume d’ermites servent avant tout à obtenir des prébendes du monde capitaliste, y compris alimentaires. Quelque chose de bien plus humiliant que ce que les héritiers de Kim Il-sung (et la gauche stalinienne résiduelle) sont prêts à reconnaître.


Source :
http://www.vientosur.info/spip.php?article7844
Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

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http://www.avanti4.be/analyses/article/perils-de-guerre-ce

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 13:51

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Tomi Mori

 

La grève des dockers de Hong Kong se prolonge depuis plus d’une semaine et promet de durer. Les travailleurs s’affrontent à Li Ka-shing, qui est considéré comme l’homme le plus riche d’Asie et propriétaire de l’entreprise qui administre le port de Hong Kong.


Depuis le 28 mars, plusieurs centaines de travailleurs ont commencé à camper sur les docks de Hong Kong pour exiger une augmentation de 100 HKD (plus ou moins 13 dollars nord-américains) par tour de 8 heures, ce qui représente 20% d’augmentation. Ils dénoncent le fait que depuis 2003 les salaires n’ont pas été augmentés et qu’ils sont aujourd’hui inférieur à ceux de 1997.

 

Les conditions de travail sont pénibles et certains sont obligés de travailler 24 heures d’affilée. Le coût de la vie à Hong Kong est élevé et l’inflation affecte le pouvoir d’achat des salariés.

 

Le patronat, les entreprises Wing Fung Forwarders et la Containers Service Limited, qui opèrent pour le compte de la Hutchison International Terminals, qui administre les docks, refuse de céder et n’offre qu’une misérable augmentation de 5%.

 

Les travailleurs sont désormais empêchés, par sentence judiciaire, d’entrer dans les terminaux de débarquement et se concentrent dans la rue, à proximité de l’entrée. Les combatifs dockers agitent leurs banderoles et scandent leur cri de guerre : « Nous allons lutter jusqu’à la fin ».


Cette lutte vise directement Li Ka-shing, considéré comme l’homme le plus riche d’Asie et le propriétaire de l’entreprise qui administre le port. Le port de Hong Kong est l’un des importants au monde et Li Ka-shing contrôle 70% du trafic de chargement de la ville. Le port de Hong Kong est l’un des principaux points d’entrée et de sortie des produits avec la Chine. La grève, qui n’affecte pas toutes les entreprises sous-traitantes du port, provoque d’importants retards dans les chargements.

 

La grève bénéficie du soutien de la population et des activistes socialistes et révolutionnaires qui se mobilisent pour contribuer à faire plier l’un des hommes les plus puissants d’Asie. Des étudiants et des activistes récoltent des vêtements, des sacs de couchage et de l’eau pour les grévistes. La Confédération des syndicats de Hong Kong a lancé un fonds de grève pour soutenir la lutte des dockers.

 

D’après un article de Tomi Mori publié dans « Esquerda.net ». Traduction pour Avanti4.be.
http://www.esquerda.net/artigo/hong-kong-uma-semana-de-greve-nas-docas/27372

Signez la pétition de soutien aux dockers !

http://www.avanti4.be/actualite/article/hong-kong

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 14:54

 

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 15:20

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Transports jeudi 04 avril 2013
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La compagnie Air France a été condamnée jeudi à Bobigny pour avoir discriminé une passagère, militante pro-palestinienne, qui avait été débarquée d’un avion pour Tel-Aviv au motif qu’elle n’était ni Israélienne ni juive.

 

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« Le tribunal déclare la société Air France coupable du délit de discrimination », a déclaré la juge Nabila Mani-Saada. Air France devra payer 10 000 € d’amende et verser 3 000 € de dommages et intérêts et frais d’avocat à la passagère.

Lors du procès le 17 janvier, Mme Ankour avait reçu le soutien du parquet, qui avait estimé qu’il s’agissait d’une

« discrimination caractérisée ».


Attestation de non-embarquement


Horia Ankour, une élève-infirmière de 30 ans, souhaitait se rendre en Israël le 15 avril 2012 pour participer à une opération « Bienvenue en Palestine ». Alors que l’avion s’apprêtait à décoller de l’aéroport de Nice, une préposée d’Air France était venue lui demander si elle avait un passeport israélien et si elle était juive. Devant sa réponse négative, Air France lui a fourni une attestation de non-embarquement.

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http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Air-France-condamne-pour-discrimination-contre-une-passagere-pro-palestinienne_6346-2180048-fils-tous_filDMA.Htm

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 10:51

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C’est sur France 2 que le sort du Mali a été décidé par François Hollande. Une attitude qui a tout de la Françafrique.

Lors de son grand oral sur France 2, François Hollande a émis deux signaux contradictoires à propos de la crise malienne et, plus largement, de l’approche de la France vis-à-vis de l’Afrique. D’un côté, le président français a voulu se démarquer de la Françafrique, en niant l’implication de son pays dans le choix du futur président du Mali. De l’autre, le même François Hollande se dit ”intraitable” en ce qui concerne le respect du chronogramme électoral qui doit, selon lui, impérativement déboucher sur la tenue d'une élection présidentielle d’ici à la fin du mois de juillet 2013.

C’est à n’y rien comprendre.
Car on peut bien se demander où est passée la souveraineté du Mali, quand c’est le président français qui annonce que ceci ou cela doit obligatoirement se faire dans le pays ! Cette approche infantilise les institutions et le peuple maliens. Leur sort est décidé à Paris et annoncé sur France 2. A l’évidence, la différence avec un certain passé regrettable est mince. Le fait que la France veuille retirer ses soldats est à la limite compréhensible. Mais cela ne veut pas dire que ce soit une bonne idée car, de toute évidence, le pays est loin d’avoir été pacifié... Contrairement à ce qu’en pense François Hollande, selon lequel "tous les objectifs sont atteints”.

Mais on comprend qu’englué dans une spirale de baisse de sa popularité le numéro un français veuille jouer sur toutes les cordes pour essayer de remonter cette pente particulièrement raide. Par ailleurs, si l’Afrique elle-même veut continuer à se percevoir comme souveraine, il faut qu’elle arrête d’implorer l’aide des autres, même quand il s’agit de défendre l’intégrité territoriale de ses propres Etats.

Mais ce qui est totalement inadmissible, c’est bien le fait que François Hollande estime que l’intervention de ses troupes dans la crise malienne lui donne le droit de traiter le Mali comme s’il s’agissait d’une province française.

Or, c’est bien ce que le président français a fait hier lors de son intervention télévisée. Il ne s’est pas contenté de donner son avis sur la tenue de la présidentielle. Il a aussi déclaré que cette dernière devait impérativement se tenir au mois de juillet ! Que le Mali et le peuple malien soient prêts ou non, là n’est pas, pour lui, la question. Peu importe les conséquences. Il veut les élections d’ici à la fin juillet, et c’est tout ce qui importe pour lui.

En s’exprimant ainsi, il ne parle pas en tant que président d’un pays ami. Il prend plutôt la place de Dioncounda Traoré [président du Mali par intérim], de toute l’élite politique et de la société civile. Aussi, qu’il ne se fatigue pas à nier le choix que la France fera sur l’un des candidats. Parce que, quand on est capable d’imposer au peuple d’un pays – a priori – souverain sa propre volonté, on ne s’empêche en principe pas de choisir celui qui occupera le fauteuil présidentiel. Fouler au sol la dignité de tout un peuple est autrement plus grave que de s’immiscer dans un processus électoral qui, quoi qu’il arrive, est toujours sujet à une certaine manipulation.
Or le point de vue de François Hollande n’est pas du tout isolé. Il s’agit d’une approche murie, dans la mesure où précédemment le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait donné des injonctions semblables. Les adieux à la Françafrique ressemblent à des vœux pieux.

http://www.courrierinternational.com/article/2013/04/02/le-mali-une-province-francaise-comme-les-autres

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 09:26

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Mercredi 13 mars a eu lieu le procès de deux camarades de Combat Ouvrier, organisation trotskyste antillaise, membre comme Lutte Ouvrière de l'UCI (Union communiste internationaliste).

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Il s'agit de deux étudiants : Sony Laguerre et Raphaël Cécé. Ces deux camarades sont par ailleurs animateurs du journal étudiant et lycéen Rebelle ! Ils sont accusés pour l'un de « coups et blessures » et pour l'autre de « menaces » sur policiers, lorsque les agents de la compagnie d'intervention de Pointe-à-Pitre ont chargé un rassemblement pacifique devant le commissariat de Pointe-à-Pitre, le 18 mai dernier.


Ce jour-là, à l'appel de Rebelle !, une cinquantaine de jeunes s'étaient regroupés pour soutenir l'une de leurs camarades convoquée au commissariat. Depuis deux ans, les jeunes de Rebelle ! sont harcelés par les proviseurs, qui déposent plainte contre eux pour des peccadilles. En fait, c'est non seulement le ton persifleur et contestataire du petit journal lycéen qui les gêne, car il dénonce les fréquents abus d'autorité, mais aussi les opinions politiques révolutionnaires et anticapitalistes qu'il affiche.


Mercredi 13 mars donc, 200 personnes s'étaient regroupées devant le tribunal de Pointe-à-Pitre:

 

une centaine de lycéens, d'étudiants, de parents et d'amis, mais aussi une centaine de militants de la CGTG et de travailleurs en lutte venus faire entendre leurs revendications et soutenir la liberté d'expression de la jeunesse.


Au son des slogans des jeunes de Rebelle !, des militants de Combat Ouvrier et des tambours de la CGTG, le procès s'est étalé de 8 h à 18 h sans qu'aucune preuve de culpabilité n'ait été apportée – et pour cause ! Cela n'a pas empêché le procureur de réclamer quatre mois de prison avec sursis pour Raphaël et d'imposer à Sony un choix empoisonné entre de la prison ferme ou sept mois de sursis avec 105 jours de travaux d'intérêt général. Le juge a sommé Sony de choisir tout de suite entre les deux, et ce avant même que ses avocats n'aient eu la parole. Sony, bien sûr, a affirmé que ce choix était inacceptable vu qu'il est innocent. Le verdict a été renvoyé au 17 avril prochain.


Voilà bien le type de justice qui été dénoncé toute la journée au micro et aussi en chansons devant les portes de « leur » tribunal.

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Pierre JEAN-CHRISTOPHE

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http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2330&id=39

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 14:48

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Le NPA condamne l'envoi en République centrafricaine (RCA) de deux cents soldats français supplémentaires, qui s'ajoutent aux cent-quatre-vingts envoyés en janvier dernier et aux quatre cents déjà présents auparavant.


Il condamne le meurtre par l'armée française de deux Indiens et les blessures infligées à neuf ressortissants indiens et tchadiens à l'aéroport de Bangui lundi 25 mars. Mais si les autorités françaises ont tenu à présenter leurs excuses, elles ne comptent pas rompre avec leur politique néo-coloniale, ni présenter leurs excuses aux peuples de Centrafrique pour le soutien qu'elles apportent depuis plus de cinquante ans aux régimes dictatoriaux.


Depuis 2003, l'armée française s'est engagée aux côtés du général putschiste François Bozizé et de son parti unique, le KNK. En 2006 et 2007, elle a pris part, aux côtés des Forces armées centrafricaines, aux combats et aux massacres de populations civiles. Elle a pris part à la répression contre toute opposition démocratique au régime de Bozizé.


La rapidité de l'offensive de la Séléka, coalition hétérogène de groupes rebelles, qui a pris les armes le 10 décembre 2012, montre la fragilité du régime et du processus de paix parrainés par la France.

 

L'ancienne puissance coloniale a beau jeu, désormais, de condamner « le recours à la force ». Elle a également beau jeu, comme au Mali ou en RDC, de se cacher derrière de prétendues « forces africaines », en réalité totalement inféodées à l'impérialisme français.


Son seul souci reste de protéger ses intérêts et ses ressortissants en RCA. Il s'agit notamment du projet d'exploitation d’uranium de Bakouma par Areva, des mines de diamants et des marchés publics détenus par des multinationales françaises.


Comme au Mali, au Niger et dans toute l'Afrique, la France, son armée et ses entreprises doivent partir et laisser enfin aux peuples d'Afrique le droit de gérer eux-mêmes leur avenir.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 12:33

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Le 25 mars, cela fera 100 jours que Sombath Somphone a disparu après avoir été l'une des principale figure du Forum populaire Asie-Europe (AEPF), réuni à Vientiane en octobre dernier.

Il est demandé que des coups de téléphone répétés et des envois de fax multiples soient assurés ce jour, pour  faire savoir à l'ambassade du Laos dans le maximum de pays, notre mobilisation en sa défense.

Pour info, voir sur ESSF:
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?mot8798

Ambassade du Laos:

Tél: 01 45 53 02 98

Fax: 01 47 27 57 89

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 11:49
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Entretien. Mardi 12 mars, le gouvernement français a annoncé un prochain passage de relais à l’ONU, avec un probable vote en avril d’une résolution sur une dite «  opération de maintien de la paix  ». En attendant, les opérations militaires continuent… Rencontre avec Mohamed Diarra, responsable de la section France du parti malien Sadi (Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance).

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Paul Martial – Peux-tu nous présenter Sadi  ?

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Mohamed Diarra – Sadi est un parti créé en 2001. Avant cela, c’était une association fondée en 1996, qui a évolué en parti politique. Ce parti se situe clairement à gauche, particulièrement actif dans la vie politique malienne et dans l’opposition face aux pouvoirs qui se sont succédé. Depuis 2002, Sadi se présente aux élections.

Son militant phare est le docteur Omar Mariko élu député en 2007. Au mois d’août 2012, après le coup d’État, alors que le mandat de l’Assemblée nationale est arrivé à terme, au titre de la Constitution puisque un mandat ne peut pas être prolongé, il a donné sa démission.


Quelles sont d’après toi les causes de la crise au Mali  ?


Sadi ne cesse de dénoncer la corruption, les privatisations, les malversations, la collusion de certains politiques et militaires avec le trafic de drogue au nord du pays. Le problème du nord a toujours été récurrent. Nous avons tiré la sonnette d’alarme lorsque la guerre de Libye a commencé, guerre que l’on a publiquement dénoncée. Nous avons dit que notre pays serait la prochaine cible de l’impérialisme.


Donc, face au drame malien, nous n’avons pas arrêté de dénoncer cet impérialisme. Vu le taux d’analphabétisme au Mali, le niveau de méconnaissance de la vie politique, c’est un combat qui est très difficile. Ajoutons le travail de sape des médias au service du néocolonialisme…


Avant même que des islamistes ne débarquent au Mali, Sadi a défendu une solution malienne, même s’il devait y avoir la guerre, mais les impérialistes et leurs alliés de la Cedeao ont tout mis en œuvre pour que l’armée malienne ne résiste pas. Ils ont bloqué la livraison d’armes dans les ports de la région, ils ont créé des dissensions, des conflits internes en son sein afin qu’elle ne puisse pas remplir sa mission régalienne qui est la défense de l’intégrité territoriale du Mali. En fait, au nord, l’armée malienne a été abandonnée et livrée à elle-même.


Et quand l’intervention militaire est arrivée à un moment où la population souffrait, Sadi a dénoncé tout cela, mais on ne pouvait pas aller à l’encontre de la volonté des populations qui étaient contentes de la libération.


Peux tu faire un point sur la situation  ?


Les populations sont les premières victimes. Les Touaregs constituent la majeure partie des réfugiés. Cette population a dû fuir le Mali parce qu’elle a peur d’être assimilée par l’armée malienne aux terroristes et à des djihadistes. Quand j’entends dire que le MNLA se bat pour instaurer un État de l’Azawad avec les Touaregs, je pense que le MNLA aurait pu faire l’économie de cette guerre. La population au nord est dans sa grande majorité formée des Songhaï, les Peuls, et ceux-ci n’aspirent qu’à une chose, le retour de la paix et à leur vie d’avant. On peut résoudre ce problème du nord du Mali dans une décentralisation très poussée avec des transferts de compétences, transfert de ressources de l’État pour essayer de déconcentrer l’État central.


La France a fait le boulot le plus facile pour l’instant car elle n’a fait que repousser les djihadistes qui ne sont pas défaits. Ils sont dans les grottes, dans les montagnes du massif de l’Adrar des Ifoghas le long de toute la frontière avec l’Algérie.


Quelle est votre analyse sur les djihadistes  ?


Les djihadistes sont alliés avec les impérialistes, voire soutenus, ils ont les mêmes objectifs qu’eux, souvent ils travaillent ensemble. On pouvait très bien faire l’économie de cette guerre, en faisant pression sur leurs bailleurs de fonds que sont le Qatar et l’Arabie Saoudite à travers leurs mécénats. Ces pays sont des alliés stratégiques (et économiques) de la France, celle-ci aurait pu intervenir pour qu’ils arrêtent de cautionner et d’aider les djihadistes.

Nous avons toujours été contre une intervention militaire étrangère parce qu’on sait quand cela commence, mais on ne sait jamais quand cela se termine. Les djihadistes et le MNLA ont, à un moment donné, été des alliés, ils ont combattu ensemble l’armée malienne, donc on ne sait même plus qui est qui. La France demande aux autorités maliennes de discuter avec le MNLA et on ne sait pas où cela va nous mener.


Dans cette situation il y a des débats à l’intérieur de la gauche française sur la revendication du retrait des troupes françaises du Mali. Qu’en penses-tu  ?


Notre position est claire, c’est avant tout une solution malienne. On voulait une armée malienne assez forte, qui soit aidée. Son armement date des années 60 et pour se battre, il faut avoir des armes. Pendant un an de crise, la France n’a rien fait pour aider cette armée malienne, elle a plus créé de problèmes.


Au Mali, il y a eu tellement de hargne médiatique à l’égard de ceux qui sont contre l’intervention française au Mali que le débat n’est pas possible. Les opposants n’ont pas le droit à la parole, ils se font traiter d’apatrides, de rebelles du sud. Tout ce qui va à l’encontre de cette intervention militaire française ne passe plus dans les médias. Vu la souffrance de nos populations à cause des djihadistes, nous n’avons pas condamné l’intervention. Mais cette intervention est loin de résoudre le problème de l’effondrement de l’État. En plus, elle a permis de conforter un système, celui-là même qui a mis le Mali en lambeau.


Un pays comme le Mali a besoin d’une guerre contre la pauvreté pour qu’il y ait à manger pour tout le monde.

 

La guerre contre la misère, la pauvreté, la maladie, le manque d’éducation, cela doit être la préoccupation majeure de toutes les populations. Pour le Mali, la situation est grave, entre les forces djihadistes d’un côté et les forces néocolonialistes de l’autre.


Propos recueillis par Paul Martial

 

* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 187 (21/03/13).

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:02

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Brest. Un rassemblement contre la répression politique à Djibouti

Faits de société samedi 16 mars 2013

Ce samedi 16 mars, place de la Liberté, une trentaine de personnes se sont rassemblées pour dénoncer la répression politique qui s’exerce à Djibouti.

 

La manifestation a été organisée par le tout nouveau Collectif breton pour la démocratie à Djibouti, créée cette semaine, « dans l’urgence ». « Nous demandons le respect des droits de l’homme, la libération des prisonniers politiques, et l’instauration d’une vraie démocratie ».

 

Fin février, des élections législatives se sont déroulées.

 

Elles ont abouti à la victoire contestée du parti présidentiel, le Rassemblement populaire pour le progrès, à la tête du pays depuis 1977. « Depuis, des opposants sont arrêtés ou même tués. Il faut que ça s’arrête ! ».


Les membres du collectif sont : Europe Ecologie-Les verts, la Gauche Anticapitaliste, le NPA, le Parti Communiste, Solidaires, l’UDB, l’Université européenne de la paix. Mais il est ouvert à toute organisation soutenant les revendications de l’Union pour le salut national, une coalition des partis d’opposition de Djibouti.

 

Contacts : amigoabdourahman@yahoo ; fr ou kervern.alain@wanadoo.fr

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Brest.-Un-rassemblement-contre-la-repression-politique-a-Djibouti_40779-2174037------29019-aud_actu.Htm

 

 

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