Vendredi 20 novembre 2009

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Les articles que nous présentons dans cette double page illustrent les diverses attaques contre le service public d’éducation que le gouvernement est en train de mener.


Elles ont en commun la rentabilisation et la réduction des garanties que le service public offre, malgré ses défauts, aux élèves, à leurs parents et aux personnels. Nous évoquons aussi brièvement des pistes pour que l’école change en positif.


Lorsque l’on prend connaissance de l’ampleur des remises en cause, opérées ou en préparation, on s’étonne de constater qu’aucune action significative n’a été menée depuis la rentrée. Ce manque de réaction syndicale est inquiétant.


Dans ce contexte, la grève du 24 novembre peut constituer le point de départ d’un renouveau de l’action. À condition qu’elle débouche sur un plan de mobilisation impliquant une reconduction rapide. Au contraire de l’an dernier, où il a fallu attendre deux mois après une mobilisation réussie pour repartir à l’action.


Pour le moment, cette grève rassemble la FSU – qui en est à l’initiative–, Sud-Éducation et la CGT. Le même jour aura lieu la grève intersyndicale pour la défense du service public de la poste, occasion de la convergence espérée.


En effet, face à la détermination des gouvernants, il faut une réaction combative, comme celle des lycéens qui firent reculer Sarkozy-Darcos sur la réforme des lycées l’an dernier et unitaire comme lors de la mobilisation pour la poste début octobre.


Tous ensemble de la maternelle à l’université : grève nationale dans l’Éducation mardi 24 novembre !

L’école dont nous ne voulons pas

L’enfant est sommé de «réussir», d’être le meilleur. Le système impose à l’enfant de faire mieux que son voisin, comme si l’éducation se résumait à un entraînement sportif. L’idée même que l’école du quartier forge une culture commune et une éducation à vivre ensemble s’efface dans ce système, qui s’attaque à l’idée d’un progrès qui permet à tous d’avancer, mais pas d’un même pas.


La télé sort chaque jour des exemples pour matraquer cela: trois jeunes de Montfermeil vont à Sciences Po? Mais en même temps, il faut maintenant avoir Bac + 5 pour devenir instit. Il y a 50 ans, avec le brevet, on se faisait payer trois ans d’études pour être instit, ce qui a aidé des milliers de jeunes d’origine populaire.


Face à la promotion constante de l’ambition personnelle, il faut restaurer la coopération, le bien-être des enfants, l’entraide, le refus de l’orientation avant 18 ans, l’ouverture d’une école commune refusant le tri social et la sélection actuels.

Nous devons porter le projet d’une école émancipatrice, qui pourrait nous guider vers d’autres pratiques, afin de permettre aux enfants d’apprendre sans se soumettre et sans concurrence entre eux.

Haro sur la laïcité

Sarkozy a défini sa conception d’une «laïcité» ouverte dans ses discours : «la catholicité au-dessus des autres religions …, le curé au-dessus de l’instituteur, l’enseignement privé au-dessus du public…»


Fin septembre 2009, une proposition de loi dite Carle « tendant à garantir la parité entre les écoles publiques et privées sous contrat d’association lorsqu’elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence » a été votée par l’Assemblée nationale.


Le principe de «parité» entre école publique ou privée, inscrit dans la loi pour la première fois, n’a aucun fondement juridique et participe de fait au démantèlement du service public. Cette nouvelle concession faite au privé institue une obligation de financement sans accord préalable de la commune de résidence.


Pour le public, un accord préalable de ladite commune doit répondre à des critères dérogatoires définis. Pour le privé, on oblige, sans autorisation préalable, les mêmes communes de résidence à prendre en charge les exigences des parents, qui refusent le service public et scolarisent leurs enfants dans le privé hors commune.


Par ailleurs, le projet de budget 2010 prévoit la suppression de 1400 emplois (au lieu de 2800 en proportion) dans le privé et 14000 dans le public.

Pour la défense du service public d’éducation, nous devons exiger «une seule école, l’école publique laïque et gratuite!»

Une école de genre

Les médias répétant à l’envie, avec raison, que les filles réussissent mieux que les garçons à l’école, on peut se demander alors pourquoi les rôles s’inversent dans la vie courante… Les inégalités flagrantes d’orientation et de socialisation l’expliquent.


Les statistiques notent une division sexuée des filières, parfois criantes. En classe de première, les filles représentent 97% des effectifs de la filière sanitaire et sociale et ne sont que 6% à suivre l’option Informatique et systèmes de production.


Le même problème existe en filière professionnelle, où la répartition filles-garçons est pourtant presque équitable : les filières du service sont constituées à 70% de filles, contre 13% pour les filières de production.


Ainsi, le cliché essentialiste visant à accorder aux filles les qualités nécessaires pour travailler dans le secteur tertiaire est alimenté par l’orientation sexuée des élèves.


De manière générale, et ce depuis la maternelle, l’école reproduit les genres comme elle reproduit les inégalités sociales: certains manuels scolaires véhiculent encore l’image de la femme au foyer, et même les programmes incitent à ne parler que des «grands Hommes de l’Histoire».

Quelle est notre part de responsabilité en tant que parent-e-s, enseignant-e-s, militant-e-s?

Surveiller et punir

La question de la sécurité revient faire l’actualité avec la mise en place des «équipes mobiles de sécurité» dans les établissements scolaires.


La polémique masque pourtant une réalité déjà bien en place avec la multiplication des caméras dans les établissements, le retour à l’ordre et un contrôle social de plus en plus étroit, sur le plan idéologique, avec le formatage des esprits, et sur le plan juridique, avec la répression et la criminalisation des jeunes.


Les affaires Tristan Sadeghi (menace de refus de réinscription) et Lou Jatteau (traîné devant les tribunaux par sa proviseure) sont là pour en témoigner. Avec le retour de l’autorité non pas des savoirs mais du maître, cette mise au pas de la jeunesse se poursuit au sein même des classes. Le fichage des élèves dès le plus jeune âge (Base élève, livret de compétence) ainsi que la traque aux sans-papiers participent de cette nouvelle mission de contrôle dévolue à l’école.


Alors que l’on supprime des milliers de postes dans l’éducation, le tout sécuritaire ne peut répondre à l’urgence sociale et remet en cause la mission même de l’école. Ni «sanctuaire», ni prison: celle-ci doit au contraire s’ouvrir au monde et aux autres et refuser la logique de la peur.

Les statuts ? Aux oubliettes !

L’objectif du gouvernement est de privatiser tout ce qui peut l’être, de profiter des départs en retraite pour engager une réduction drastique du nombre de fonctionnaires, de transformer les établissements en structures autonomes et concurrentielles (demain maîtresses de leurs «ressources humaines» – vocable qui indique bien que les salariés ne sont qu’une marchandise sur le marché du travail –), de faire exploser la précarité (payer moins pour faire travailler plus). Pourquoi donc s’encombrer de ce satané statut de la Fonction publique?


En 2003, les agents ont été priés (sans ménagement) d’aller voir du côté de la territoriale. Les enseignants n’auront pas trop de temps pour attendre. Au banc d’essai (et au ban de Pécresse), l’enseignement supérieur. La loi LRU permet aux universités, désormais simples entreprises, de «manager» à leur guise.


La fameuse «mastérisation» de la formation des enseignants des premier et second degrés sera d’abord une fabrique de précaires, permettra ensuite de se passer tout simplement du recrutement par concours… Et ciguë de l’été sur le gâteau: la loi de mobilité instaure le fonctionnaire jetable!

Après le passage d’Attila Sarkozy, l’emploi public ne repousse pas… Il est temps d’arrêter les barbares!

Orientation et sélection

Dans le système scolaire français, les trois voies de formations (enseignement général, technologique et professionnel) ne sont pas considérées également. L’orientation est d'autant plus souvent synonyme d’échec qu'elle intervient plus tôt!


La fin du collège dit «unique» a de ce point de vue renforcé cette orientation par l’échec. Ainsi, on envoie vers l'enseignement professionnel celles et ceux qui «ne peuvent pas suivre» et qui ne sont pas «faits» pour l’école (l’école est-elle faite pour eux?).

L'orientation se fait aussi par défaut.


De nombreux jeunes sont orientés vers des filières qu’ils n'ont pas choisies, simplement parce qu’il y avait des places libres ou parce qu’elles offriraient des «débouchés» (mais en cette période de crise, l’argument devient difficilement vendable), sans tenir compte des goûts des élèves ni de leurs motivations.


Ce n’est bien sûr pas le personnel chargé de l’orientation qui est en cause, mais bien la conception même du système éducatif et son organisation. Ce n’est d'ailleurs pas un hasard si, dans le projet de réforme des lycées, le service public d’orientation est remis en cause au profit de la généralisation de plateformes numériques qui, elles, ne risquent pas de discuter avec les jeunes!


Et l’orientation en cours de cursus, sous prétexte du «droit à l’erreur» et à la «réorientation», risque de conduire à l’éviction vers la voie professionnelle des élèves les plus fragiles et de renforcer le tri social.

Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : EDUCATION
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Vendredi 20 novembre 2009
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Depuis début octobre, une importante mobilisation étudiante se déroule en Autriche.


Le 22 octobre, à l’issue d’une manifestation contre le processus de Bologne1 et la soumission du système universitaire aux lois du marché, les manifestants ont décidé d’occuper jour et nuit le grand amphithéâtre de l’université de Vienne.


Ce mode d’action, fréquemment utilisé dans d’autres pays, était nouveau pour les étudiants autrichiens, réputés «sages». La nouvelle de l’occupation s’est répandue comme une traînée de poudre dans le pays et les étudiants ont occupé les plus grands amphithéâtres d’Innsbruck, Graz, Linz et Salzbourg.


Ils refusent l’application de la réforme bachelor2/master, les amphis surchargés, la marchandisation de l’Université, l’introduction de droits universitaires et la sélection à l’entrée de certaines filières. Pour eux, toutes ces mesures visent à accentuer encore la sélection sociale dans les universités.


Les occupants ont reçu le soutien du syndicat des professeurs d’université. Les étudiants refusent aussi la précarisation croissante du personnel technique, administratif et des chercheurs.


Le gouvernement de coalition SPÖ et ÖVP (sociaux-démocrates et chrétiens-sociaux) a répondu aux étudiants qu’il n’avait pas d’argent, tout en accordant cependant 40 millions d’euros aux universités, somme bien insuffisante, en regard des milliards qu’il a su trouver pour «sauver» les banques.


Le mouvement ne s’essouffle pas et cherche à rallier d’autres couches comme les éducatrices de jardins d’enfants, qui se battent depuis des mois pour obtenir de meilleures conditions de travail. Le 12 novembre, une manifestation a réuni, dans le centre de Vienne, étudiants et métallos.


À l’étranger, la solidarité s’organise déjà, comme à Budapest et en Allemagne. En Allemagne, un mouvement d’occupation d’universités s’étend de jour en jour à Heidelberg, Munich, Münster, Potsdam et Berlin.


Ce mouvement qui gagne l’Allemagne va s’amplifier jusqu’au 17 novembre, déclaré journée nationale de grève dans toutes les universités allemandes ainsi que dans d’autres pays d’Europe.


En Allemagne, en Autriche, comme dans tous les autres pays européens, la volonté d’imposer les lois du marché à l’université est inacceptable.


Gérard Torquet


1. Lors de la conférence de Bologne, en juin 1999, 29 pays européens lançaient un processus visant à construire un espace européen de l’enseignement supérieur. Cette unification sert de prétexte à la mise en place de réformes libérales.

2. Licence.

Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Jeunesse
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Vendredi 20 novembre 2009
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En Tunisie comme au Maroc, une vague de répression de grande ampleur frappe tous ceux qui veulent faire entendre une voix discordante ou oppositionnelle.


Le président tunisien Ben Ali, conforté par la mise en scène de sa «réélection» comme dictateur, intensifie la pression de sa police sur le pays. Alors que la télévision et la presse sont entre ses mains, il veut réduire au silence tous ceux qui cherchent à donner un point de vue indépendant du pouvoir.


La répression actuelle, si elle n’est pas nouvelle dans ce pays, est aujourd’hui officiellement justifiée et revendiquée par la dictature. Elle est large et systématique.


Qu’on en juge: les journalistes Taoufik Ben Brik et Zouhaïer Makhlouf sont écroués, la blogueuse Fatma Riahi a été interpellée et est poursuivie, les journalistes Mouazz Elbey et Slim Boukhdhir ont été agressés, les journalistes Lotfi Hajji et Mouldi Zouabi sont harcelés, Florence Beaugé, journaliste du Monde a été refoulée, la journaliste Manuela Gumucio a été expulsée, Mohammed Soudani, qui avait accordé une interview à une journaliste étrangère a été condamné à quatre mois d’emprisonnement.


La chaîne satellitaire El Jazira est censurée, les blogs (kitab.nl, moncefmarzouki.com, fatma-arabicca.blogspot.com, elclandestin.blogspot.com, rafiik.blogspot.com, dawwen.blogspot.com, etc.) sont effacés.


Les sites web nawaat.org et reveiltunisien.org sont piratés. Le numéro préélectoral du journal Ettarik Eljadid a été saisi et les locaux de Radio 6 assiégés.


Sans compter les mesures qui perdurent : privation de passeport pour le journaliste Slim Boukhdhir, le blogueur Mokhtar Yahyaoui. La fondatrice de Radio Kalima, Sihem Ben Sedrine, est déférée en justice, le journaliste Abdallah Zouari est banni au sud du pays, le journaliste Fahem Boukaddous est condamné par contumace et contraint à la clandestinité.


Le constat n’est guère plus riant au Maroc oùil ne fait pas bon évoquer la famille royale. Le véritable harcèlement du Palais témoigne de la crispation du pouvoir. Il a déclenché l'instrumentalisation de la machine judiciaire: emprisonnement, amendes, fermetures de locaux, saisie de publications...


En août, les revues Tel Quel et Nichane ont été sanctionnées pour avoir réalisé,en partenariat avec Le Monde, un sondage sur le bilan des dix ans de Mohamed VI. Bien que les résultats s'apparentaient à un plébiscite, 100 000 exemplaires ont été détruits et Le Monde interdit.


En octobre, Tawfik Bouachrine, directeur de Akhbar Al Youm, et Khaled Gueddar, caricaturiste, se sont vu infliger des peines de prison avec sursis et 270 000 euros d'amende, ce qui met la survie de leur journal en danger.


Ils sont condamnés pour un dessin portant atteinte à l'emblème du royaume et au cousin du roi. Le patron de l'hebdo Al Michaal a écopé d’un an de prison ferme, et trois mois pour deux des journalistes, avec amende, pour avoir évoqué l'état de santé du roi.


Pour atteinte àl'intégrité territoriale, le journaliste sahraoui Mustafa Abdedayem est détenu depuis octobre 2008. Les maltraitances subies en prison ont nécessité son hospitalisation à Tiznit. D'autres journaux sont asphyxiés financièrement par des amendes faramineuses pour n'avoir pas ménagé les puissants.


C'est en soutien de cette presse en danger que le collectif Maghreb Solidarité appelle à un rassemblement mercredi 18 Novembre, place de l'Opéra, à Paris.


Gisèle Felhendler (Maroc) et Luiza Toscane (Tunisie)

Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Internationalisme
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Vendredi 20 novembre 2009

Communiqué du NPA.

Le NPA s'élève contre les déclarations de Xavier Bertrand dans le numéro de La Croix du 19 novembre.


Opposé à l'adoption par les couples homosexuels motivée par les droits de l'enfant et la nécesité de repères stables, X. Bertrand tient des propos qui sont directement dictées par les réseaux religieux et qui relèvent d'un moralisme désuet ou d'une psychologie archaïque, à une époque où la famille est en pleine mutation.


Les modèles auxquels affecte de se référer le secrétaire général de l'UMP n'ont rien à voir avec ce que les femmes et les hommes, dans la diversité de leurs relations, inventent au jour le jour en dépit du poids des préjugés et des tabous.


Les droits de l'enfant, que Xavier Bertrand met en avant dans sa déclaration au journal La Croix, sont, aujourd'hui, mis en danger par une politique qui préfère instaurer un bouclier fiscal, qu'ouvrir des crèches, embaucher des enseignants et des personnels médicaux et sociaux dans les établisseements scolaires.

 

Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Atteintes aux libertés
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Vendredi 20 novembre 2009

Communiqué du NPA. .

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a déposé une plainte auprès du CSA contre le comédien François Cluzet, accusé de "désinformation" et d’"incitation à la haine".


Cette officine qui pourchasse toute prise de position contre la politique mortifère d’Israël tente d’imposer le black-out sur le scandale de l’emprisonnement de Salah Hamouri par l’occupant israélien demandant, entre autre, au ministre de l’intérieur de déchoir de sa nationalité française Salah Hamouri!


François Cluzet, en mettant sa notoriété de comédien au service d’une cause juste et étouffée, a agi en citoyen responsable et en intellectuel digne de ce nom.


Il a dénoncé sur France 2 à une heure de grande écoute, le scandale de la condamnation et de l’emprisonnement de Salah Hamouri citoyen franco-palestinien par un tribunal israélien illégal au regard du droit international puisque siégeant dans les territoires illégalement occupés.


Et surtout il a dénoncé le silence des media, et l’abandon du gouvernement français.


Le CSA saisi par ces apôtres de la négation des droits palestiniens peut et doit rejeter cette saisine liberticide. La télévision française n’est pas aux ordres d’un Etat «voyou» n’en déplaise au BNVCA.


Ce sont ces mêmes officines qui insulte le juge Goldstone et nient, si ce n’est justifient, les massacres de Gaza ou au Liban en 2006.


Le NPA poursuivra ses actions, avec l’ensemble du mouvement de solidarité pour la libération de Salah Hamouri. Tout comme nous assurons François Cluzet de notre entière solidarité.

 


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Vendredi 20 novembre 2009



Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : NPA
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Vendredi 20 novembre 2009


Rencontres avec Simone Bitton à l'occasion de la sortie de son nouveau film, Rachel

Le film enquête sur la mort de la pacifiste américaine Rachel Corrie, 22 ans, écrasée par un bulldozer israélien en mars 2003 alors qu’elle tentait d’empêcher la destruction de maisons palestiniennes.


A travers le destin tragique de Rachel, qui tenait un journal de voyage sous forme d’e-mails qu’elle envoyait à sa famille et à ses amis aux Etats-Unis, le film médite sur les thèmes de l’idéalisme, de l’engagement, de l’utopie politique.

Cinéphare et cinq salles du réseau, en partenariat avec L'Association du Cinéma indépendant pour sa Diffusion (ACID), vous proposent une série de rencontres autour du film.


La réalisatrice Simone Bitton participera à quatre d'entre elles et les associations France / Palestine et Peuples Solidaires seront parties prenantes des débats.

Les rencontres :

Samedi 21 à 16h00: La Salamandre, Morlaix en présence de Simone Bitton, avec Peuples Solidaires
Samedi 21 à 20h30 : L'Argoat, Callac, en présence de Simone Bitton
Dimanche 22 à 16h30 : Le Club, Douarnenez, en présence de Simone Bitton, avec France / Palestine
Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Internationalisme
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Vendredi 20 novembre 2009


Lundi 16 novembre, le Premier ministre australien a, au nom de l'État, présenté des excuses publiques aux 500 000 « enfants oubliés » placés dans des orphelinats entre 1920 et 1970. Il y a de quoi !

 Ces enfants, dont la plupart n'étaient pas des orphelins, avaient été arrachés de force à des familles jugées incapables de les élever. De plus nombre d'entre eux ont subi des sévices et tous ont eu à supporter humiliations et travail forcé.

Pire encore, certains d'entre eux étaient à proprement parler des déportés puisqu'ils faisaient partie des quelque 150 000 enfants, âgés de 4 à 13 ans, que la Grande-Bretagne a expédiés outremer entre 1930 et 1967.

Ces deux États, armés d'un mépris sans nom pour les familles pauvres dont ils prenaient les enfants, se sont ainsi autorisés à disposer comme bon leur semblait de centaines de milliers d'entre eux.



 Ce ne sont d'ailleurs pas les seuls : en 1960 et les années suivantes, la République française a enlevé 1 630 enfants réunionnais pour les placer dans des fermes de la Creuse, du Tarn et du Gers, aux bons soins de familles qui avaient besoin de bras.

La mode est aujourd'hui à la repentance. Le gouvernement britannique va à son tour demander pardon pour ces crimes vieux de quarante ans.

 Mais combien d'années faudra-t-il attendre et qui s'excusera pour les enfants d'Afrique ou d'Asie réduits aujourd'hui à la famine, ou qui travaillent avant l'âge de dix ans dans des conditions proches de l'esclavage ?

Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Jeunesse
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Vendredi 20 novembre 2009


Le rectorat de l'Académie de Poitiers a obéi au ministre de l'Éducation et décidé que le « Pass contraception » proposé par Ségolène Royal ne serait pas distribué aux jeunes filles mineures dans les établissements scolaires de la Région Poitou-Charentes.

Ce pass contraception devait comprendre des tickets pour une visite médicale, pour des analyses, un bon d'échange en pharmacie pour un moyen contraceptif et le droit à une visite de contrôle. Ce sont les infirmières scolaires qui auraient pu le distribuer.

Le ministre de l'Éducation, Luc Chatel, s'est insurgé contre ce projet qui aurait consisté, selon lui, à « se substituer au Planning familial, seul autorisé à prescrire des contraceptifs à un enfant mineur ».

 En réalité ce pass contraception ne prescrit rien, ce n'est qu'un « bout de papier qui donne accès, entre autres, à une prescription médicale » comme l'a dit la secrétaire générale du Planning qui a ajouté : « Personne ne marche sur nos plates-bandes ! »

Voilà pour Luc Chatel qui, un instant, s'était transformé en défenseur des prérogatives du Planning - ce qui ne manque pas de sel ! Surtout quand on sait que le mouvement en question, faute de moyens, a du mal à remplir son rôle et que le gouvernement, qui démantèle le système de santé, contribue à la disparition des centres d'IVG.

Mais ce coup de gueule ministériel plaira sans doute à la fraction réactionnaire de l'électorat, depuis toujours hostile à la libéralisation de l'avortement et de la contraception.

 Et les voix des bien-pensants comptent plus que le sort des adolescentes victimes d'une grossesse non désirée, faute d'avoir pu trouver, dans leur entourage, un appui ou des informations.
Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Féminisme
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Vendredi 20 novembre 2009


Un rapport de la Cour des comptes analysant les liens entre la politique de la Ville et celle de l'Éducation nationale dans les quartiers sensibles a confirmé ce qu'on savait déjà : l'assouplissement de la carte scolaire, c'est-à-dire la liberté accrue pour les parents de choisir l'école de leur enfant, a augmenté les inégalités entre les établissements, en particulier au niveau des collèges.

Dans les quartiers défavorisés, à partir de 2005, le gouvernement a fait grand bruit autour d'un programme dit « de réussite éducative » en dotant certains collèges d'un peu plus de moyens que les autres pour, selon lui, remédier à l'échec scolaire.

 Les établissements classés en zone prioritaire sont en effet ceux où les élèves cumulent les difficultés sociales et scolaires : en fin de collège, 50 % d'entre eux maîtrisent les compétences de base en français au lieu de 81 % pour des élèves hors éducation prioritaire et, en ce qui concerne les mathématiques, les taux sont respectivement de 69 % contre 90 %.

 Or, depuis l'assouplissement de la carte scolaire décidée en 2007, une grande partie de ces établissements se sont vidés : sur 254 collèges « ambition réussite », 186 ont perdu des élèves, et généralement ceux qui étaient le moins en difficulté.

Cette fuite vers les « bons » établissements a toujours été pratiquée mais l'obligation de rester sur son secteur géographique en limitait les effets. Xavier Darcos, ministre de l'Éducation en 2007, déclarait que la carte scolaire n'assurait plus « l'égalité des chances ». Il fallait agir pour renforcer la « mixité sociale » !

Le gouvernement a fait beaucoup de bruit autour des 3 % de boursiers supplémentaires venus des quartiers défavorisés pour étudier dans des lycées « d'élite » comme Henri-IV à Paris.

 Mais le résultat le plus clair a été la constitution progressive de « ghettos scolaires », selon le terme même du rapport de la Cour des comptes : certains collèges ont perdu jusqu'à 10 % de leurs effectifs tandis que d'autres en gagnaient jusqu'à 23 % ; et un responsable du syndicat du Secondaire, le Snes, parle même de 40 % de perte d'effectifs dans certains collèges.

Parler d'égalité des chances dans une société fondamentalement inégalitaire relève de la démagogie, et ceux qui nous gouvernent la pratiquent sans complexe.

 L'école n'échappe pas aux inégalités sociales. Dans les quartiers défavorisés les travailleurs n'ont ni les moyens financiers ni les moyens culturels de choisir où ils veulent vivre et scolariser leurs enfants.

 Remédier à cette situation supposerait qu'on consacre d'énormes moyens à la scolarisation dès le plus jeune âge pour compenser un peu les inégalités sociales.

 En réduisant le nombre de classes, en supprimant des milliers de postes d'enseignants, en travaillant à la disparition des maternelles, le gouvernement fait tout ce qu'il faut pour accroître les inégalités.
Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : EDUCATION
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Contact


Contactez le  NPA de Quimper


tel:  06 59 71 42 21


quimper.npa@gmail.com

Prochaine réunion
mardi 17 novembre
 à 18h30


Quimperlé:

Tous les deuxièmes
mardi du mois,
à 20 h 30,
salle Kerjégu
à Quimperlé

Informations






NOVEMBRE EN SOUTIEN
 À LA PALESTINE



Samedi 21 à 16h00:
RACHEL
à la Salamandre,
 Morlaix en présence de Simone Bitton,
 avec Peuples Solidaires

RACHEL
Samedi 21 à 20h30 :
 L'Argoat,
Callac, en présence de Simone Bitton


Le 22 novembre à Douarnenez
"RACHEL"
en présence de la réalisatrice

Le 24 novembre :  " cours public "  EN PALESTINE, LA CULTURE À L'ÉPREUVE DE L'OCCUPATION  "   Avec Norma Marcos , cinéaste palestinienne  .
A la fac Segalen Brest, à 18h

Le 28 novembre  ( 13h 19h), au Patronage Laïque du PILIER ROUGE à Brest 
l'AFPS 29N participe au " Marché de la Solidarité "

 Le 29 novembre, Journée internationale de solidarité pour la Palestine .  Au cinéma " les Studios " Brest 16H, film " La terre arabe", suivie d'un débat

 





Brest
Mercredi 25 novembre,
  journée internationale
des violences
 faites aux femmes,
  centre social de Kerangoff

 à 20h00





NON à la privatisation de la Poste!
Lancement de la carte postale en version électronique


http://www.referendumpourlaposte.rezisti.org/ 


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