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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 11:33
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Les arguments avancés pour justifier la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes ont du plomb dans l’aile, laissant apparaître la vraie nature du projet  : un vaste chantier d’urbanisation au seul profit des milieux d’affaires, des classes aisées, mené dans le cadre de la concurrence entre métropoles régionales.

 

Pourquoi construire un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes  ? Les promoteurs de ce projet contesté avancent plusieurs arguments pour en justifier la mise en œuvre. Des arguments qui méritent un examen approfondi, car ils s’avèrent souvent infondés. C’est notamment le cas de la saturation annoncée de l’aéroport actuel, Nantes-Atlantique. Tout démontre au contraire que sa capacité et sa sécurité sont assurées pour longtemps. Il vient même de recevoir un prix international, décerné par les compagnies aériennes.


Certes, en 1970, les organismes officiels promettaient à Nantes-Atlantique 10 millions de passagers à l’horizon 2000. On était alors dans les «  Trente Glorieuses  », période faste du capitalisme, avec des prévisions de trafic aérien très optimistes. Le sénateur gaulliste Chauty, futur maire de Nantes, promettait d’ailleurs pour son aéroport un trafic de fret digne d’un véritable «  Rotterdam aérien  »… Sauf qu’en 2011, seuls 3,2 millions de passagers ont été enregistrés à Nantes-Atlantique. Et le fret aérien y est toujours inexistant.


Les prévisions plus récentes sont plus sérieuses. Mais elles sont en trompe-l’œil  : l’augmentation constante du nombre de passagers constatée cache une quasi-stabilité des mouvements d’avion. Le remplissage de ces derniers est simplement meilleur… Avec 75 passagers par avion, Nantes-Atlantique est cependant encore loin de la moyenne française  : 90 passagers par avion. Et ce n’est pas un nouvel aéroport qui augmentera par miracle le trafic. Celui d’Angers, à 100 km de Nantes, reste désespérément vide, à 10 % de sa capacité. La plupart des autres aéroports en France sont largement sous-utilisés et subventionnés. «  Un aéroport répond toujours à un besoin, mais ne génère pas ce besoin  », avertit un pilote de Nantes-Atlantique [1].

Un aéroport à 3 milliards d’euros

Les perspectives de développement du trafic conduisent les pouvoirs publics à l’hypothèse haute de 9 millions de passagers… en 2065. Quand bien même ce serait le cas, cela ne condamnerait pas l’aéroport actuel. Ce dernier pourrait absorber ce trafic, en augmentant sa capacité. Un aménagement qui ne coûterait que 65 millions d’euros, à comparer aux 3 milliards d’euros que va coûter la construction du nouvel aéroport. Sans écarter pour ce dernier un déficit annoncé entre 90 et 600 millions par an.


La création d’emplois est l’autre grand argument avancé par les pouvoirs locaux. C’est aussi le plus scandaleux  :

 

non seulement il n’est pas sûr que le nouvel aéroport crée le moindre emploi, mais il en supprimera certainement  ! C’est le cas dans le secteur agricole, avec 600 emplois, directs et indirects, compromis par la construction de l’aéroport sur une zone cultivée. Les petits éleveurs de Notre-Dame-des-Landes ont été et restent les premiers mobilisés. Petits producteurs de lait, ils souffrent des conditions imposées par la Politique agricole commune (Pac) européenne, l’industrie agroalimentaire et la grande distribution. Leurs revenus tournent souvent autour du Smic et la réquisition des terres leur ôtera leur outil de travail.


Quant à la création annoncée de 3 500 emplois par le nouvel aéroport... Le site de Nantes-Atlantique accueille aujourd’hui 650 emplois directs et 1 000 emplois indirects. Comment croire que, par un simple transfert de l’aéroport, on puisse passer de 1 650 à 3 500 emplois  ? En revanche, l’avenir des 2 300 travailleurs de l’usine Airbus de Bouguenais, située près de l’aéroport actuel de Nantes, pourrait être menacé. Cette usine en utilise en effet les pistes et sa direction a d’ores et déjà annoncé qu’elle refuserait de les entretenir seule.

Emplois «  low-cost  »

Le développement du trafic aérien, si tant qu’il soit au rendez-vous, ne s’accompagnera pas non plus forcément d’emplois en nombre. Dans le secteur aérien, la création d’emploi dépend des lignes régulières et du fret. Or, ce secteur est en crise, les lignes régulières ferment et les grosses compagnies licencient. Et le fret est toujours resté inexistant à Nantes-Atlantique. En fait, le trafic augmente principalement grâce aux compagnies «  low-cost  », très peu créatrices d’emplois. «  Low-cost  » signifie «  à bas coût  »… Soit des salarié-e-s précaires, surexploités, trop peu nombreux, sans protection sociale, avec de bas salaires. Qui plus est, ces compagnies sont réputées pour extorquer des subventions publiques, en jouant sur la concurrence entre métropoles.


Restent enfin les emplois créés par la construction elle-même de l’aéroport.

 

Ils ne dureront hélas que le temps des travaux. S’il s’agit d’investir pour l’avenir ou de financer des emplois dans le BTP, autant privilégier la construction de lignes de train et de bus, d’écoles et d’hôpitaux, ou de logements accessibles, dont la population a vraiment besoin.


Face à la contestation, les pouvoirs publics et promoteurs du projet affirment qu’il sera neutre d’un point de vue écologique. C’est bien sûr faux. Le transport aérien est le plus coûteux qui soit du point de vue écologique  : il bat tous les autres modes de transport en termes de pollution et de production de CO2 par kilomètre et voyageur. Quant au fret, seuls certains usages (courrier, médicaments…) devraient être autorisés. Car acheminer par avion les civelles de l’estuaire de la Loire ou les aromates de Chine relève d’un gaspillage de ressources éhonté. Ironie de l’histoire, la zone d’aménagement différée (Zad), promise au saccage, a été préservée de l’artificialisation, qui grignote allègrement l’équivalent d’un département tous les sept ans. Dans l’attente du lancement des travaux, les 850 hectares de terres acquis jusqu’en 1988 par le Conseil général sur le site du futur aéroport ont en effet échappé au bétonnage. Jusqu’à aujourd’hui.


Cette zone naturellement humide de landes, bois et bocages abrite un remarquable écosystème et nombre d’espèces végétales et animales devenue rares. C’est ainsi que le très protégé triton crêté est devenu l’emblème du mouvement de contestation. Ce ne sont pas les mares creusées autour du futur aéroport qui compenseront la disparition de ce milieu naturel  : le gouvernement a même dû contourner sa propre loi sur l’eau pour les faire accepter.

Beaucoup de bruit pour rien

Enfin, la réduction des nuisances sonores est le dernier argument utilisé par les promoteurs du projet, notamment depuis que Jean-Marc Ayrault, alors député-maire de Nantes et patron du PS local, a décidé en 2000 le gouvernement «  gauche plurielle  » de Jospin à reprendre le projet d’aéroport alors en sommeil. L’actuel aéroport est en effet proche de l’agglomération en extension, et le plan d’exposition au bruit (PEB) limite l’urbanisation sur la trajectoire des avions. Passons sur le fait que les plans de vols, selon les contrôleurs et pilotes, auraient pu depuis longtemps être modifiés pour limiter les nuisances sonores. Passons aussi sur l’argument ridicule du bruit qui dérangerait… les oiseaux. En réalité, le périphérique fait plus de bruit que l’aéroport, et les oiseaux profitent des restrictions d’urbanisation.


Mais ce faux argument a le mérite de pointer le véritable mobile du projet, jamais mis en avant  : permettre l’urbanisation des zones proches de l’ancien aéroport. Il s’agit du «  grand projet de ville  ». L’équipe Ayrault a entrepris de faire de Nantes le cœur d’une métropole Nantes-Saint-Nazaire-Rennes et il lui faut du terrain à bâtir, que le déménagement partiel de l’aéroport fournirait. Il faut pour cela libérer les permis de construire sur l’Ile de Nantes, à Rezé, à Bouguenais. Ce n’est pas pour autant un projet pour loger les pauvres  : ces terrains et ces logements se vendront à prix d’or. Il correspond à une volonté politique de faire de Nantes une ville attractive pour les classes aisées  : les friches industrielles deviennent des centres culturels, on transforme le palais de justice en hôtel de luxe et les friches aéroportuaires abriteront de beaux logements pour ceux qui en ont les moyens. Quitte à renvoyer les populations plus défavorisées à la périphérie de cette mégapole.


L’objectif est d’attirer les sièges sociaux des entreprises  : la «  gauche plurielle  » et la droite locales semblent avoir pour seul projet de répondre à la logique de concurrence entre villes et régions européennes. A coups de subventions pour remplir l’aéroport et aménager les espaces publics. Quitte à vider les aéroports voisins et dépecer le tissu d’emploi des zones hors de son influence directe. Les écoles, les hôpitaux et les emplois attendront. «  Moi, ce dont j’ai besoin, c’est d’une ligne de car qui emmène mes petits-enfants à l’école, témoigne cette habitante de Notre-Dame-des-Landes, pas d’un aéroport.  » A qui profitera donc le nouvel aéroport  ? Pas à la population de la région, qui paierait la note d’un équipement dont elle n’a pas l’usage. Restent quelques patrons d’entreprises qui gagneront peut-être quelques heures pour leurs voyages d’affaires, en promettant que cet investissement d’aujourd’hui sera la croissance de demain… Et les groupes bétonneurs, gros consommateurs d’argent public.


Bertrand Achel et Claudine Jégourel


Historique

1963. L’État décide d’un aéroport pour la région Ouest.

1968. Choix du site de Notre-Dame-des-Landes, à 20 kilomètres de Nantes.

1974-88. Le conseil général acquiert

850 hectares de terres agricoles sur la zone d’aménagement différé (Zad). Mise en sommeil du projet.

2000. Relance du projet par Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes.

2008. Déclaration d’utilité publique.

2010. Choix du concessionnaire Vinci, travaux prévus pour janvier 2013.

16 octobre 2012. Opération «  César  » visant à expulser les opposants présents sur la Zad


Notes

[1] Lire la «  Notre-Dame-des-Landes : dans une lettre ouverte à François Hollande, un pilote annonce un fiasco pour le futur aéroport  » de Thierry Masson, disponible sur ESSF (article 27567) et initialement publié sur sur

www.bastamag.net


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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 11:18

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« Thatcher est morte, vive le thatchérisme ! », semblent s'écrier les élites néolibérales, au pouvoir ici et ailleurs, de droite comme de "gauche".

 

Evidemment, nous ne pleurerons pas pour notre compte celle qui – outre son soutien sans faille au général Pinochet et sa responsabilité dans la mort de Bobby Sands et de ses camarades – fut « le premier ministre le plus diviseur et destructeur des temps modernes » (Ken Loach). Mais il importe avant tout d’analyser le thatchérisme et son emprise contemporaine, pour en tirer des leçons politiques ; c’est à cela que s’emploie Fred Falzon dans la longue étude que nous publions ici.


Initialement parue en 2009 dans la version imprimée de Contretemps, elle porte sur les graves défaites subies par la gauche britannique, toutes tendances confondues, sous les gouvernements de Thatcher puis Blair. Il y développe notamment ce constat d'échec, ainsi que le renouvellement qu'ont alors apporté, dans ce contexte, les analyses du « thatcherisme » produites par Stuart Hall. Il revient plus loin sur les limites de ces analyses et, surtout, de leurs déclinaisons pratiques.

 

De manière rétrospective, le thatchérisme apparaît comme la première vague d’une déferlante néolibérale qui s’est abattue, depuis, sur l’Europe et le monde.

 

Si le mouvement altermondialiste a semblé représenter un défi sérieux à la mondialisation néolibérale, son essoufflement depuis 2004 remet en question la viabilité d’une alternative au modèle économique dominant.


Dans le contexte actuel, la notion gramscienne d’hégémonie a semblé retrouver de sa pertinence analytique précisément parce que le rôle historique du juggernaut1 néolibéral est de rendre irréversibles les transformations que son passage engendre sur le terrain.

 

La stratégie néolibérale sort des cadres traditionnels du consensus et de l’alternance démocratiques en ce qu’elle tente de rayer de manière historique toute possibilité d’opposition globale.


Stuart Hall a été l’un des premiers à avoir saisi la portée hégémonique du néolibéralisme à travers l’analyse de son précurseur thatchérien. Hall a rencontré alors une féroce opposition à gauche2. Pourtant, trente ans plus tard, et alors qu’en Grande-Bretagne onze ans de social-libéralisme ont succédé à dix-huit ans de néolibéralisme conservateur, le retour au pouvoir des conservateurs semble acquis, sous le regard impuissant de la gauche antilibérale.


Originaire de Kingston, Jamaïque, Stuart Hall est l’une des figures emblématiques du marxisme britannique. Il fut parmi les fondateurs de la New Left Review en 1960, qui contribuera à renouveler la pensée de gauche en Grande-Bretagne en adoptant une approche multicausale des questions sociales et une vision novatrice de l’intégration de la culture populaire et des questions ethniques dans le champ marxiste. Sa contribution sociologique n’est pas moins remarquable. Dans la droite ligne de ses analyses politiques, il est l’un des principaux animateurs du mouvement des Cultural Studies dans les années 1960 et 1970, contribuant au renouveau de la sociologie par une vision novatrice des relations entre pouvoir, identité et culture, exprimée notamment à travers la réception des nouveaux médias de masse.


Au fil de ses articles politiques écrits de 1979 à 2003, Stuart Hall apparaît comme le pronostiqueur avisé d’une possible reconquête, puis comme le spectateur impuissant de sa propre défaite.


Alors que le gouvernement Thatcher enchaîne, mandat après mandat, les victoires sociales et électorales, Stuart Hall adresse son diagnostic à une gauche en plein «traumatisme», selon l’expression de Ralph Miliband3, tiraillée entre accès de panique et excès de confiance. En ravivant le concept gramscien d’hégémonie, le sociologue avait pour ambition de renouveler la pensée à gauche dans ce qu’il percevait comme une crise historique de perspective. Il cherchait à replacer les stratégies antithatchériennes à l’intérieur d’une compréhension englobante des processus politiques et étatiques en cours dans la phase néolibérale et post-fordiste du capitalisme.


A l’heure où se développe un «thatchérisme à la française »4 et où la gauche s’interroge sur les moyens de contrer le sarkozisme, la publication en français des articles politiques de Stuart Hall a suscité un certain intérêt. La gauche française entend-elle tirer des leçons de la Grande-Bretagne ?

 

Si les récents commentateurs français ont vanté avec raison la fertilité et l’actualité des conceptions théoriques de Stuart Hall, une critique plus politique de leurs implications pratiques est rarement entreprise. La plus frappante de ces traductions pratiques est l’influence, mal assumée de part et d’autre, que les théories néogramsciennes ont exercée sur l’idéologie du New Labour blairiste.


Faut-il pour autant rejeter l’ensemble du concept d’hégémonie comme justification et fixation d’un état de domination que seules des forces institutionnelles déjà constituées pourraient faire fructifier ? La viabilité d’une stratégie hégémonique antilibérale fondée sur les théories néogramsciennes reste à déterminer. La publication française des articles politiques de Stuart Hall donne en tout cas l’occasion d’un retour critique sur une période charnière de l’histoire politique européenne, sur l’analyse de Stuart Hall et sur les réactions qu’elle a suscitées à gauche.

 

Face au bulldozer libéral, la gauche en panne


Les défaites successives de la gauche face au thatchérisme depuis 1979, puis la prise du pouvoir par le New Labour ont appuyé là où la gauche refuse aujourd’hui encore d’avoir mal. A la gauche réformiste, l’avancée inexorable du thatchérisme dévoila l’étroitesse de sa marge de manœuvre dans un monde post-keynésien et le caractère finalement éphémère du consensus social-démocrate d’après-guerre.

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 11:08

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Margaret Thatcher est morte. La politique qu’elle a menée comme premier ministre a ruiné les vies de millions de personnes. Maintenant, ses héritiers politiques tentent d’étendre les dégâts qu’elle a provoqués d’une manière dont elle a seulement pu rêver.

 

La grande tâche politique qui est devant nous tous est de nous assurer qu’ils échouent. Nous devons faire en sorte que l’héritage de Thatcher meure avec elle.


Parmi ceux qui pleurent la mort de Margaret Thatcher, il y a les banquiers et les spéculateurs en recherche du coup fumant qui peuplent la City. Elle a été la pionnière du "capitalisme de casino" néolibéral qui les a enrichis. Parmi ceux qui la pleurent, on trouve aussi les journaux de Rupert Murdoch, qui ont tant fait pour défendre ses valeurs pourries. Et les parasites à la tête des grandes entreprises qui se sont enrichis par la privatisation des services publics se souviendront sans aucun doute d’elle avec tendresse.


Beaucoup d’entre nous par contre ne pleurerons pas la mort de Thatcher.

 

Les millions de personnes qui ont perdu leur emploi au fur et à mesure que l’industrie se décomposait, que des secteurs entiers de celle-ci finissaient en ruine et que le chômage augmentait ne pleureront pas. Les ex-mineurs, leurs familles et leurs communautés qui ont combattu le gouvernement de Thatcher au cours de la grande grève de 1984-85 ne pleureront pas. Les familles de Liverpool qui ont combattu pendant 23 ans contre les silences et les dissimulations de l’establishment pour que justice soit rendue aux victimes de Hillsborough [1] ne pleureront pas.


Beaucoup d’autres - tous ceux qui rejettent l’idéologie de la concurrence où l’homme est un loup pour l’homme, le nivellement par le bas des salaires et des conditions de vie et la politique vicieuse du "diviser pour régner" qui les accompagne - ne pleureront pas plus le passage de vie à trépas de Margaret Thatcher.

La guerre de classe de Thatcher

La gauche est parfois décrite par les journaux de droite comme claironnant des appels à la « guerre de classe ». La vérité est que Thatcher a mené la guerre de classe pour les riches et les puissants, qu’elle a été la plus grande "guerrière de classe" de sa génération. Dès l’élection de son premier gouvernement en 1979, sa mission était de déplacer l’équilibre de la répartition de la richesse et du pouvoir, au détriment de la grande majorité de la population et au profit d’une élite fortunée. Elle a fait passer en force des politiques de privatisation et de déréglementation, elle a utilisé la peur du chômage pour mettre au pas ceux qui travaillaient et elle a fait entrer le marché dans les services publics.


Thatcher a attaqué toute une série de groupes de travailleurs et de leurs syndicats - depuis les sidérurgistes au début des années 1980 jusqu’aux ambulanciers à la fin de cette décennie, en passant par les mineurs, les imprimeurs et bien d’autres encore, dans un effort concerté visant à détruire la résistance de la classe ouvrière à son programme de droite. Elle voulait "libérer" les services publics afin que les riches amis des Conservateurs puissent en tirer profit. Elle a cherché à supprimer tous les obstacles à l’accumulation des richesses dans les mains de quelques-uns.


Thatcher a été plus qu’une simple figure de la politique nationale britannique. À l’échelle mondiale, elle est devenue - aux côtés du président américain Ronald Reagan - une icône pour le modèle néolibéral. Son amitié avec le général Pinochet - qui a supervisé le massacre de milliers de militants de gauche afin que les sociétés multinationales puissent piller les ressources de son pays et exploiter ses travailleurs - était célèbre. Thatcher était une porte-parole enthousiaste pour les programmes du FMI imposés aux pays en développement, ouvrant leurs marchés aux puissantes multinationales occidentales et vendant aux enchères leurs ressources publiques.

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 10:59

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Mais ce n’est pas le premier, et sûrement pas le dernier, de la Cinquième république.

À bas la république des riches et des puissants !

Au-delà des malversations et des mensonges des hommes politiques, de l’aveuglement de bon nombre de journalistes et des commentateurs politiques, cette affaire nous rappelle que ce régime a toujours été au service des plus riches et des puissants.


Avant de devenir ministre du budget, Jérôme Cahuzac était un homme d’affaire spécialisé dans la chirurgie esthétique. Il fait partie de ces nombreux entrepreneurs qui fraudaient le fisc en planquant leur argent en Suisse ou autres « paradis fiscaux ».


Ces mêmes hommes d’affaires, entrepreneurs, politiciens et journalistes nous expliquent que l’État dépense trop et qu’il faut réduire. Encore des mensonges ! De l’argent, il y en a : les grandes entreprises n’ont jamais fait autant de bénéfices, les milliardaires n’ont jamais été aussi riches et nombreux... Mais les richesses n’ont jamais été aussi mal réparties.


Si l’État est en déficit, ce n’est pas parce qu’il dépense trop : les dépenses sont stables depuis plus de trente ans (autour de 23 % du PIB). C’est parce que depuis des dizaines d’années, des milliards sont offerts aux plus riches en exonérations et réductions d’impôts et de cotisations sociales.


Ces cadeaux n’empêchent ni les licenciements, ni la hausse du temps de travail et des cadences, ni l’évasion fiscale... Chaque année, 600 milliards d’euros sont endormis ainsi grâce à la fraude fiscale des grands capitalistes soit dix fois le budget de l’Éducation nationale et quinze fois les intérêts de la dette de l’État !

Ce gouvernement n’est pas le nôtre ! Luttons contre sa politique d’austérité !

Nous devons refuser que nos conditions de vie et notre avenir soient bradés au nom des restrictions budgétaires. Dans les universités, déjà en déficit pour la moitié d’entre elles, le gouvernement annonce une coupe de 100 millions d’euros !


Ils nous demandent de nous serrer la ceinture alors qu’ils planquent des milliards dans des comptes secrets ! Refusons cette logique qui vise à faire payer la crise à celles et ceux qui n’en sont pas responsables, les jeunes, les classes populaires, les salariés !


Il faut des mesures de ruptures démocratiques, comme le contrôle et la possibilité de révoquer les élus, leur rémunération au niveau du salaire moyen de la population... En nous battant nous pouvons imposer la levée du secret bancaire, l’ouverture des livres de compte dans les entreprises pour récupérer l’argent là où il est pour augmenter les salaires et financer les services publics. Il faut réquisitionner les banques et les grandes entreprises qui licencient alors qu’elles font des profits.


Tant que la majorité de la population ne prendra pas ses affaires en mains, les mêmes voleurs et menteurs dirigeront toujours l’économie et la société. Ce gouvernement n’est véritablement pas le nôtre. Pour leur reprendre ce qu’ils ont volé, il faut nous organiser et lutter tous ensemble pour dégager sa politique.

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http://npa.jeunes.free.fr/spip.php?article1247

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NPA QUIMPER - dans NPA
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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 10:51

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Santé mardi 09 avril 2013
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Une délégation du Comité de défense des urgences du Smur et des services afférents de l’Hôtel-Dieu de Pont-l’Abbé a été reçue, ce mardi 9 avril, par l’Agence régionale de santé (ARS), à Quimper.

 


Le comité de défense des urgences du Smur et des services afférents de l’Hôtel-Dieu de Pont-l’Abbé a sollicité, la semaine dernière, un entretien avec l’Agence régionale de santé (ARS). Une délégation de quatre personnes a été reçue ce mardi 9 avril.

 

Une trentaine de personnes les a accompagnées devant l’institution. Ils craignent, à terme, la suppression des urgences et du Smur à Pont-l’Abbé, à la suite du déplacement, en 2014, des actes opératoires à Quimper.

 

Le 29 mars, la direction de l’hôpital et les élus du Pays bigouden se sont engagés sur ce maintien. « L’assurance des élus ne nous suffit plus. L’ARS et le ministère de la santé doivent prendre une décision », confient aujourd’hui les militants du comité.


7 200 signataires de la pétition


« Si nous n’obtenons pas gain de cause aujourd’hui, poursuivent-ils, nous pourrons nous rendre à l’ARS de Rennes. Nous déciderons de nos prochaines actions lors d’une réunion d’information. » La pétition pour le maintien des urgences réunit aujourd’hui 7 200 signatures. « Il y a une vraie prise de conscience des habitants. On veut garder notre hôpital », glissent-ils en conclusion.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Pont-l-Abbe.-Le-comite-de-defense-des-urgences-recu-par-l-Agence-regionale-de-sante_40820-2181749------29232-aud_actu.Htm

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 10:38

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Musique mercredi 10 avril 2013
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Initié par un collectif d’étudiants brestois, le « fest-stourm », fest-noz en soutien à la résistance contre l’aéroport de Notre Dame des Landes, est organisé vendredi 12 avril, salle des conférences de l’hôtel de ville, place de la Liberté, à Brest.

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« Voilà un demi-siècle que ce projet d’aéroport international pour le grand ouest, 1 600 hectares au cœur du bocage nantais, à Notre-Dame-des-Landes, a été lancé, écrivent les organisateurs du fest-stourm. Son passage en force du projet provoque aujourd’hui un nouveau bras de fer entre opposants et partisans. Voilà six mois que la ZAD, la Zone à Défendre, est occupée militairement, la lutte est arrivée à un tournant décisif. Nous, opposants du pays breton à ce projet, avons décidé d’organiser ce fest-noz pour soutenir cette lutte, la faire connaître comme l’aider financièrement. »


Au programme du fest-stourm :


Breudeur Guillou à 20 h 30, Hamon Martin Quintet à 21 h 15, Startijenn à 22 h 45, Rhapsoldya à minuit.


Des collectifs comme 44BZH, Antifa, SLB, seront présents, « afin de sensibiliser et de fédérer certaines luttes convergentes ». Un stand d’information et de soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes sera ouvert : vente de t-shirts, badges, BDs, stickers.


Les fonds récoltés seront reversés aux organismes cordonnant les actions : l’ACIPA, les collectifs de soutiens locaux, la Legalteam, les médecins de la ZAD… Le public pourra confier aux organisateurs le matériel qu’il souhaite faire parvenir aux occupants de la ZAD, « Zone à Défendre ».


Vendredi 12 avril, de 20 h 15 à 1 h, salle des conférences de l’hôtel de ville, place de la Liberté, à Brest. Participation : 5 €.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Brest.-Fest-stourm-vendredi-soir-place-de-la-Liberte_40779-2181932------29019-aud_actu.Htm

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Commentaire: Ce ne serait pas entrée rue Glasgow?

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 10:28

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Social mardi 09 avril 2013
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Environ 300 manifestants, ce mardi matin à Lorient.

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Essentiellement des personnels de la fonction publique: ils ont répondu à l'appel national des syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires. Le cortège s'est arrêté, vers 11 h 30, devant la permanence du député socialiste Gwendal Rouillard, rue de l'Assemblée nationale, en centre-ville.

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Des slogans ont résumé les arguments de ceux qui protestent contre le projet de loi, en cours de vote, qui à leurs yeux va «dynamiter le code du travail».

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Environ-300-manifestants-a-Lorient-pour-defendre-les-droits-au-travail_40811-2181656------56121-aud_actu.Htm

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 10:20

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Social mardi 09 avril 2013
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Près de 200 personnes ont répondu, ce matin, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires du Trégor à se mobiliser contre le projet de loi « sécurisation de l’emploi ».

 

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L’accord national interprofessionnel (Ani) doit en effet être adopté par l’Assemblée nationale aujourd’hui. Parti du quai d’Aiguillon un peu avant midi, le cortège s’est rendu symboliquement devant la permanence de la députée Corinne Erhel, aux cris de « Non, non, au projet de loi Ani », avant de passer devant la sous-préfecture. Il s’est dispersé devant la Poste vers 12 h 45.

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Prochaine étape de la lutte : une conférence animée par Daniel Lemoine, inspecteur du travail et syndicaliste, sur le thème : « Sécurisation de l’emploi ou sécurisation des licenciements ? ». Ce sera vendredi 12 avril à 18, au centre Savidan.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Emploi-150-a-200-personnes-ont-manifeste-a-Lannion_40805-2181686------22113-aud_actu.Htm

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 10:16

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Social mardi 09 avril 2013
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À l’appel des organisations syndicales de Guingamp CGT, FO, FSU et Solidaires, une trentaine de personnes s’est retrouvée à 17 h 30 devant les bureaux de Pôle Emploi, rue du 41e-RI à Guingamp, afin de protester contre l’accord interprofessionnel sur l’emploi débattu à l’Assemblée nationale.

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Après une journée de mobilisation dans différents lieux du département, les opposants ont choisi le site de Pôle Emploi à Guingamp pour sa force symbolique. « Tous ceux qui vont perdre leur emploi à cause de cet accord viendront ici », relève Brigitte Jacob, secrétaire départementale de la FSU. Dans une courte allocation, elle a rappelé les raisons pour lesquelles CGT, FO, FSU et Solidaires avaient refusé de signer : « Cet accord est un véritable dynamitage du code du travail. »

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Guingamp-22-.-Manifestation-devant-Pole-Emploi-contre-l-accord-de-flexi-securite-_40798-2181846------22070-aud_actu.Htm

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 09:55

admr

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10 avril 2013 

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Le tribunal de grande instance de Quimper a prononcé, hier, la mise en redressement judiciaire de l'ADMR (Aide à domicile en milieu rural) de Concarneau, pour une période de six mois avec poursuite d'activité.

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Me Merly, du Selarl Ajire, est nommé administrateur judiciaire et Me Soret, mandataire judiciaire.

Dès l'annonce de cette décision, le comité d'entreprise (CE) et les salariés ont vivement réagi.

 

Ils se disent « stupéfaits d'apprendre le recrutement par Me Merly de Pierre Kerhoas au poste de directeur de l'association sachant que Monsieur Kerhoas était le directeur financier de la Fédération, liquidée il y a un an ».

 

Le CE et l'ensemble des salariés « s'interrogent sur les motivations de l'administrateur judiciaire ».

 

Le comité d'entreprise a donc « décidé de se faire assister par le cabinet Sécafi dans l'examen des comptes et l'appréciation de la situation de l'association, notamment dans le cadre du redressement judiciaire », explique-t-il. L'avenir de l'ADMR de Concarneau, la plus importante du réseau finistérien, est incertain depuis son placement sous administration judiciaire, le 19 février dernier. Elle compte aujourd'hui de 95 à 100 salariés.

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http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/admr-concarneau-six-mois-pour-redresser-la-barre-10-04-2013-2064657.php

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