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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 12:01

 bombe atomique1

Michel Rocard*, qui n'a pourtant rien d'un révolutionnaire, a lancé l'idée de renoncer au budget de la force de dissuasion nucléaire pour faire des économies et équilibrer le budget.

 

L'entretien de cette arme coûte en effet plus de 3 milliards d'euros par an au budget de l'État, sur les plus de 31 milliards consacrés chaque année au budget de la Défense.


La réaction de Hollande ne s'est pas fait attendre : il a répondu depuis le Brésil qu'il n'en était pas question. Le nouveau président a beau parler de la nécessité d'équilibrer au plus vite le budget de l'État, dans le but de rassurer les spéculateurs sur les capacités de remboursement de l'État français, il n'est pas prêt pour autant à tailler dans le budget de l'armée. En fait, durant la campagne présidentielle, le candidat Hollande avait déjà évacué l'idée de réduire le budget de la Défense et il avait même montré aux hauts gradés qu'il entendait leurs demandes en reconnaissant qu'il faudrait intégrer « les renouvellements d'équipements et les modernisations indispensables » dans la loi de programmation militaire 2014-2020.


Il faut dire que ces factures d'équipement militaire astronomiques ne permettent pas seulement de mettre du baume au cœur des galonnés de l'armée, elles représentent un fructueux marché pour certains industriels. Pour ne prendre qu'un exemple, la dissuasion nucléaire est en partie aérienne et ce sont des avions Rafale qui sont prévus pour embarquer l'arme nucléaire.

 

Supprimer la force de dissuasion nucléaire aurait donc des répercussions sur les commandes de Rafale et sur le chiffre d'affaires de son fabricant Dassault, industriel connu pour sa carrière politique à droite, mais dont l'entreprise a dans le passé toujours pu compter autant sur les pouvoirs de gauche que de droite pour son carnet de commandes.


Sur la question du budget militaire, et sur bien d'autres, Hollande ne se distingue en rien de son prédécesseur.


Stéphane FORT

 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2291&id=6


* Commentaire: Rocard prérend depuis que c'était une boutade.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 10:55
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Créé le 26-06-2012 à 20h01 - Par Donald Hebert
Malgré la suppression du bouclier fiscal à 50%, le fisc devra rembourser plus d'argent à l'héritière de L'Oréal sous François Hollande que sous Nicolas Sarkozy. Explications.

Le fisc n'a pas fini de faire des chèques à Liliane Bettencourt. Avec le bouclier fiscal, mesure phare de Nicolas Sarkozy, Bercy avait fait en 2010 un chèque de 34 millions d'euros à l'héritière de L'Oréal.


La mesure, limitant à 50% le pourcentage global d'imposition d'un particulier et devenue symbole d'injustice, a d'ailleurs coûté 735 millions d'euros à l'Etat l'année dernière, a-t-on appris mardi 26 juin.


Mais malgré sa suppression, le ministère des Finances devra tout de même signer un chèque à Liliane Bettencourt. Et comme l'a rappelé le "Canard enchainé" en mars dernier, ce chèque sera d'un montant supérieur sous la présidence de François Hollande!

Un nouveau bouclier fiscal à 85%

Le nouveau président aurait-il décidé de trahir ses promesses de campagne ? Absolument pas. Au contraire, il prévoit une forte augmentation de la fiscalité pour les plus riches : une tranche d'imposition à 75% pour les revenus au-delà d'un million d'euros. C'est paradoxalement pour cela que le chèque sera plus important.


L'impôt, selon la Constitution, ne peut être confiscatoire. C'est pourquoi il a fallu introduire un nouveau bouclier fiscal, fixé cette fois à 85%.


Liliane Bettencourt devrait percevoir 150 millions grâce à ses participations dans L'Oréal. Elle devrait payer près de 112 millions d'euros d'impôts sur le revenu. Ainsi que 20,5 millions de CSG-CRDS et 42,5 millions d'ISF. Sans nouveau bouclier, la milliardaire devrait donc payer au total 175 millions d'impôts, soit 120% de ses revenus ! 


Grâce au nouveau plafond, elle ne paiera que 85% de 150 millions d'euros, soit 127,5 millions d'euros. Un montant qui augmente de fait le montant que l'Etat va lui rembourser : Bercy va devoir reverser la différence entre 175 (120% d'impôts) et 127,5 (85% d'impôts). Soit plus de 47 millions d'euros. 


Avec Sarkozy, elle aurait dû payer moins d'impôts : près de 125 millions d'euros. Et donc, le chèque de remboursement n'aurait été que de 50 millions.

 

Sur le même sujet

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20120626.OBS9686/le-futur-cheque-de-francois-hollande-a-liliane-bettencourt.html

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 10:45

 hierarchie.jpg

Le candidat-président l'avait promis, le ministre de l'Économie vient de l'annoncer : des patrons vont voir leur salaire plafonné.

 

Mais le plafond atteint une belle hauteur et ne concerne que quelques dizaines d'individus.

Le ministère de l'Économie intitule la mesure : Moralisation et encadrement des rémunérations des dirigeants d'entreprises.

 

Le titre est audacieux.


En fait la mesure concerne les mandataires sociaux, c'est-à-dire les dirigeants nommés par les conseils d'administration des entreprises publiques dont l'État est l'actionnaire majoritaire. Sont donc visés les présidents et autres PDG d'une cinquantaine d'entreprises détenues majoritairement par l'État, comme la SNCF, EDF, France Télévisions, la RATP et autres, et une vingtaine de leurs filiales.


Initialement, la rémunération de ces patrons devait être plafonnée à vingt fois le salaire le plus bas dans l'entreprise qu'ils dirigent. Finalement, ce plafond sera calculé sur la base de vingt fois le salaire moyen des 10 % des salariés les moins payés dans une quinzaine des plus grandes entreprises publiques. Le plafond s'est ainsi élevé pour atteindre la coquette hauteur de 450 000 euros par an, soit près de 27 fois le smic et non pas vingt fois comme l'électeur crédule aurait pu le penser.


À en croire les journaux économiques, une vingtaine de mandataires sociaux des grandes entreprises du public gagneraient plus de 450 000 euros par an et seraient donc sur la sellette.

 

Mais pas les hauts cadres de ces entreprises -- dont certains gagnent pourtant plus que leur patron -- car leur salaire est fixé par contrat de travail et le gouvernement se dit donc dans ce cas incompétent. Les entreprises publiques où l'État n'est pas majoritaire, telles que France-Télécom ou GDF, ne sont pas non plus concernées.

 

Pour celles-ci, le ministre promet de « donner des instructions fermes pour que soit portée la même exigence ». On imagine l'efficacité de telles promesses... Enfin, pour ce qui concerne les entreprises privées, ce même ministre nous assure de sa « conviction que cela inspirera l'assainissement de certaines pratiques ». Là, on entend carrément les grands patrons rigoler.


Pour sûr, si cela ne dépend que du gouvernement, les patrons ont encore de beaux jours, et de gros salaires, devant eux.

Sophie Gargan

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2290&id=10

 

Commentaire:

 

Lisez le "Canard Enchainé" cette semaine! Il donne des détails sur les salaires de ceux qui ne sont pas visés.

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 14:59
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Hollande est élu, le changement est donc pour maintenant. Mais d’après les annonces, il semble que cela ne passera pas par l’abrogation des contre-réformes imposées par Sarkozy.

«Français donnez une majorité au nouveau président, pour réussir le changement ! » Toute la campagne législative du Parti socialiste tient en cette formule. Mais quel changement ?


On pourrait bêtement penser que le changement commencerait par l’abolition de toutes les réformes de Sarkozy… Mais pas du tout ! La TVA sociale sera abrogée, et… ? C’est à peu près tout. Les réformes antisociales de la droite seraient-elles bonnes à prendre, tout compte fait, pour le PS ?


Hollande le confirme : il mènera une politique de rigueur.

 

Même si le PS met en scène toute une comédie de la « croissance » à relancer, à condition de trouver un accord européen en confrontation avec l’Allemagne, présenté comme un Himalaya à gravir. À les entendre, si la montagne accouche d’une souris, il faudra donc applaudir l’héroïque président… qui doit se féliciter du calendrier : le prochain sommet officiel des chefs d’État aura lieu après le deuxième tour des législatives.


Mais pour les gagner, il ne faut pas trop « désespérer Billancourt » et Hénin-Beaumont.

 

Alors que « l’espoir » est reporté à juillet, avec des négociations avec le patronat et les syndicats sur les retraites, et une réforme fiscale limitée, quatre mesures immédiates sont annoncées : la baisse de 30 % des rémunérations du président et des ministres, le droit de partir à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler très tôt (et ont toutes leurs cotisations !), le blocage du prix de l’essence pour trois mois, l’augmentation de 25 % de l’allocation de rentrée scolaire.


Plutôt maigre pour incarner le changement… Surtout que la reculade arrive déjà ! Le prix de l’essence, après avoir atteint des sommets, commence à redescendre un peu... Alors Michel Sapin, possible ministre de l’Économie (au moment où nous bouclons), estime que ce serait ballot de « bloquer des prix qui baissent » !

 

Quant au droit à la retraite à 60 ans, déjà réservé à une partie très minime des travailleurs, il serait encore plus limité que prévu, car les socialistes parlent désormais de trimestres « cotisés » et non pas « validés ». En clair : les périodes de congés maladie, de congé parental, les bonifications pour enfants, les périodes de chômage ne compteraient pas.

 

Ainsi la mesure « coûterait trois fois moins cher », selon Marisol Touraine, possible ministre des Affaires sociales.


La campagne socialiste aura donc la même saveur que celle des présidentielles, fade voire amère, surfant sur la détestation populaire du sarkozysme, et le « légitimisme » d’électeurs voulant donner les moyens de gouverner au nouveau chef… sinon le chaos !


Les traditionnels partenaires de l’ancienne gauche plurielle sont pourtant loin de se rebiffer. À une écrasante majorité le conseil national d’Europe Écologie-Les Verts a voté la demande d’avoir des ministères. Mais lesquels ? Apparemment tout sauf l’économie, et même pas un grand ministère écologiste (qui avalerait la pilule du nucléaire maintenu)… Plutôt des « ministères régaliens » (la Défense alors ?) selon le sénateur vert Jean-Vincent Placé. Les voilà donc enchaînés au char victorieux du PS.

Et le Front de Gauche ?


Il semble étrangement loin le temps où Mélenchon « était la tempête »… Les militants du Front de Gauche se souviennent, heureusement, qu’ils défendent la retraite à 60 ans à taux plein, le Smic à 1 700 euros, le rejet pur et simple du traité européen d’austérité. Mais les dirigeants du PCF n’excluent pas officiellement d’entrer au gouvernement.

 

Sans doute pas pour réellement y aller… mais ce vague est fait pour montrer, au moins le temps de l’élection, qu’ils sont plus dans la majorité que dans l’opposition.

 

On voit resurgir une foultitude de petits notables, de conseillers régionaux, de vice-présidents de conseils généraux, de présidents de communautés d’agglomération, d’adjoints au maire de tout poil, parfois des « braves gens » (pour parler le Mélenchon) solidaires des luttes de leur coin, souvent des bureaucrates gris muraille de collectivité territoriale. Des candidats qui nous chantent : transformons l’essai pour le changement, portons un fort groupe Front de Gauche à l’Assemblée, qui pèsera pour élaborer de bonnes lois (avec les socialistes ?!).


« Ni dans la majorité ni dans l’opposition » comme le dit Mélenchon. Mais où alors ?


Il faudra bien pourtant résister à l’austérité de gauche, et aller le chercher nous-mêmes, le changement, camarades !


Yann Cézard

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:05
manuel-v.jpg Dessin: Fañch ar Ruz

mercredi 16 mai 2012, par Alain Gresh

 

Non, Manuel Valls, le nouveau ministre de l’intérieur, ne fera sans doute pas de déclaration sur l’inégalité entre les civilisations.

 

Il ne faudrait donc pas lui faire de procès d’intention. Il faudrait se garder de toute caricature.


Le problème est que Manuel Valls est sa propre caricature, même s’il s’abstiendra, du moins faut-il l’espérer, d’affirmer comme son prédécesseur qu’il y a trop de musulmans en France. C’est tout de même lui qui, se promenant sur un marché de sa bonne ville d’Evry, le 7 juin 2009, interpellait ses collaborateurs : « Belle image de la ville d’Evry… Tu me mets quelques Blancs, quelques White, quelques Blancos ! »


Manuel Valls ne représente pas grand-chose dans son parti : il n’a récolté que 5,7 % des voix lors de la primaire d’octobre 2011.

 

Il est vrai que cet admirateur de Dominique Strauss-Kahn et de Tony Blair aurait sans doute plus sa place au Nouveau centre ou au Modem de François Bayrou, dont il reprend les thèses économiques et sociales. Nicolas Sarkozy avait tenté de le débaucher en 2007 et Martine Aubry lui avait écrit une lettre ouverte en juillet 2009 : « Si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste. »


Mais Valls a su faire le bon choix : rester au PS tout en combattant tous les principes de la gauche et, finalement, accéder à un poste où il pèsera lourd dans les choix gouvernementaux des prochains mois sur la sécurité, l’immigration, l’islam. Concédons-lui donc le fait qu’il est un habile politicien, mais mettons entre parenthèses l’idée qu’il serait de gauche.


C’est sur le terrain de la sécurité que Valls a voulu se faire un nom, en montrant que la gauche pouvait être aussi répressive, voire plus, que la droite.

 

Il a multiplié les articles et les livres sur le sujet, dont Sécurité, la gauche peut tout changer (Editions du Moment, Paris, 2011). Cet ouvrage rend un hommage appuyé et répété aux forces de l’ordre, sans jamais évoquer les violences policières, les jeunes assassinés dans les quartiers, les procès de policiers qui débouchent toujours sur des non-lieux.

 

En revanche, il est impitoyable avec le terrorisme, ayant été l’un des seuls socialistes à exiger l’extradition de Cesare Battisti. Et aussi avec les délinquants, ces classes dangereuses dont la bourgeoisie a toujours eu peur. Valls ne regrette-t-il pas, dans son livre, que la gauche n’ait pas assez rendu justice à Clemenceau, l’homme qui n’hésitait pas, entre 1906 et 1908, à faire tirer sur les ouvriers au nom, bien sûr, de l’ordre républicain ?


Lors du soulèvement des banlieues de 2005, il a été l’un des trois députés socialistes à ne pas voter contre la prolongation de l’état d’urgence, une décision qui ramenait la France à l’époque de la guerre d’Algérie. En octobre 1961, s’il avait été ministre de l’intérieur, Valls n’aurait certainement pas hésité à faire appliquer l’ordre républicain à tous ces Algériens qui osaient défier le couvre-feu (lire Sylvie Thénault, « L’état d’urgence (1955-2005). De l’Algérie coloniale à la France contemporaine : destin d’une loi »)…


Pour Valls, la violence dans nos villes « augmente de manière constante » depuis plus de trente ans. Il reprend les arguments de son ami Alain Bauer (lire Les marchands de peur. La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire), l’homme qui a imposé à la gauche comme à la droite le thème de l’insécurité — avec l’aide active du Front national et de Jean-Marie et Marine Le Pen.

 

Conseiller de Sarkozy, Bauer est aussi proche de Manuel Valls car, pour lui, la sécurité n’est ni de gauche ni de droite (l’économie non plus, sans doute...).

 

Et personne ne sera trop regardant sur les médecines du docteur Bauer, l’homme qui propage la peur dans les villes et en profite pour leur vendre, à travers sa société AB conseils, et à prix d’or, les remèdes à l’insécurité. Un peu comme si un responsable de l’industrie pharmaceutique établissait les prescriptions pour les malades...


Nous ne reviendrons pas ici sur la critique détaillée de ses théories de la sécurité. Laurent Mucchielli, l’un des meilleurs spécialistes de la question et qui est plusieurs fois cité de manière élogieuse par Valls, a un diagnostic ravageur (« La posture autoritaire et populiste de Manuel Valls », Lemonde.fr, 5 juin 2011).

 

Critiquant Sécurité, la gauche peut tout changer, qui vient alors de sortir, il fait deux remarques :


« La première est que M. Valls n’a pas un niveau de connaissance suffisant des problèmes. Nous l’avons vu, son diagnostic est globalement plutôt superficiel. Ses propos ressemblent étrangement aux discours de certains syndicats de police et parfois même d’un certain café du commerce. La violence explose, les délinquants rajeunissent sans cesse, il n’y a plus de valeurs et plus de limites, la justice ne fait pas son boulot, on les attrape le soir ils sont remis en liberté le lendemain... etc. En cela, M. Valls est proche d’un certain terrain politique : celui des plaintes de ses administrés, des courriers de protestation reçus en mairie, des propos entendus en serrant des mains sur le marché le samedi matin ou encore de ce que lui racontent les policiers municipaux de sa ville.

 

Mais il est totalement éloigné de ce que peut-être le diagnostic global d’un problème de société et l’approche impartiale d’une réalité complexe. Telle est sans doute la condition ordinaire d’un responsable politique de haut niveau, dont on imagine l’agenda très rempli. Mais l’on attendrait alors de lui qu’il ait l’intelligence de comprendre les biais et les limites de sa position pour s’entourer de personnes capables de lui donner le diagnostic de base qui fait ici défaut. Encore faut-il toutefois le vouloir et ne pas se satisfaire de ce niveau superficiel d’analyse, au nom d’une posture volontairement très politique pour ne pas dire politicienne. C’est la deuxième hypothèse. »


Voici donc pour la compétence du nouveau ministre de l’intérieur.

 

Par ailleurs, poursuit Mucchielli :


« C’est bien une posture politique qui irrigue fondamentalement la pensée de Manuel Valls, une posture politicienne même dans la mesure où elle vise manifestement à se distinguer en politique, en particulier vis-à-vis d’autres personnalités du parti socialiste. Cette posture, on la retrouve d’abord dans les pages consacrées à une sorte d’éloge de l’ordre comme “socle des libertés” (p. 58), comme on la retrouve à la fin du livre dans l’éloge de « l’autorité » qui serait aujourd’hui « bafouée » et « attaquée de toutes parts » (p. 156-157). De nouveau, c’est exactement aussi la posture qui traverse toutes les lois votées ces dernières années par ses adversaires politiques. »


Valls n’est pas seulement un défenseur de la sécurité, mais aussi un contempteur du communautarisme et un pseudo-partisan de la laïcité (c’est évidemment tout à fait par hasard que les cibles de ses attaques sont les populations des quartiers populaires).


On ne compte plus les exemples de ces attaques contre un soi-disant communautarisme, c’est-à-dire contre les musulmans, de sa volonté d’interdire à un Franprix de ne vendre que des produits halal — aurait-il interdit des magasins qui ne vendraient que des produits casher ? — à l’affaire de la crèche Baby Loup et au licenciement d’une employée qui portait le foulard.

 

Après l’absurde décision de Nicolas Sarkozy d’interdire à des théologiens musulmans d’intervenir au congrès de l’UOIF, il a fait de la surenchère, non seulement en approuvant la décision mais en écrivant :


« Tariq Ramadan, leader européen de l’Internationale des Frères Musulmans, présenté par ailleurs comme un “intellectuel” muni d’un passeport suisse, doit s’exprimer le week-end prochain à Bagnolet. Il propagera les mêmes idées extrémistes que ceux qui ont déjà été interdits de territoire français. »

 

Quelques jours plus tard, le candidat Nicolas Sarkozy à son tour, mettait en doute les qualités d’intellectuel de Tariq Ramadan. Quant à ces déclarations sur les idées « extrémistes » défendues par Ramadan, il devrait plutôt lire ses textes et écouter ses interventions.


On ne peut s’étonner alors que Manuel Valls fasse l’éloge du dernier livre de Hugues Lagrange, qui met en avant l’origine culturelle des immigrés pour expliquer les difficultés de l’intégration — rappelons que le même argument culturel était avancé pour expliquer les difficultés des immigrés juifs d’Europe centrale, italiens ou portugais à s’intégrer dans les années 1930, 1940 ou 1950 (lire Gérard Mauger, « Eternel retour des bandes de jeunes », Le Monde diplomatique, mai 2011). Aucune idée de droite n’est vraiment étrangère à M. Valls.


Une dernière question : Manuel Valls est aussi signataire d’un appel indigne appelant à poursuivre les militants qui prônent le boycott des produits israéliens.

 

Parmi eux, Stéphane Hessel ou Alima Boumediene. Que fera le ministre de l’intérieur, alors que plusieurs de ces militants ont été relaxés par la justice, mais que certains restent poursuivis ?


Ajout 17 mai. Voici comment le pourfendeur du communautarisme parle :


« Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël » (vidéo). Imaginons un responsable français ayant épousé une femme d’origine algérienne ou marocaine et disant « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté musulmane et à l’Algérie (ou au Maroc). »

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 13:30

 

Daily-Cartoon-20120516

 

À peine la passation de pouvoir effectuée, Hollande doit rencontrer Merkel dans le cadre de l’Europe et Obama pour l’Otan. Il devra alors décider quelle politique il compte mettre en œuvre.

Cette fois, il n’y aura pas d’état de grâce, les événements se précipitent. Dès avant sa prise de fonction le 15 mai, Hollande a déjà reçu Van Rompuy, le président de l’UE et Juncker, le président de l’Eurogroupe et le soir même du 15 mai, il sera à Berlin avec Merkel.


Puis le 18, il sera à Washington avec Obama, et le 20 à Chicago au sommet de l’Otan. Cela devrait amener des clarifications nécessaires sur la politique, économique et internationale, étroitement liées, que son gouvernement va conduire et permettra de sortir des discours abstraits sur austérité et croissance ainsi que de la comparaison hasardeuse entre l’élection de François Hollande et l’arrivée de Roosevelt et du New Deal.

Règle d’or


Tout le monde sait qu’en Europe l’année 2012 va être très difficile en ce qui concerne la croissance et donc l’emploi et les revenus de la majorité des populations. Par exemple, pour la France, l’Insee a publié le 15 mai la croissance trimestrielle du PIB : +0, 9 % au 1er trimestre 2011, puis +0, 0 +0, 3, +0, 1 et +0, 0 au 1er trimestre 2012. Mais malgré cela, les libéraux qui dirigent l’UE ont sermonné Hollande : une seule politique possible, l’austérité, symbolisée par le pacte budgétaire et la prétendue « règle d’or ».

 

D’abord Merkel, puis la commission, puis le président de la BCE et même celui de la banque centrale allemande, la BundesBank. Ce dernier a argumenté contre les quelques augmentations de dépenses publiques annoncées dans le programme électoral de François Hollande :« combattre les dettes par les dettes, cela ne marche pas », mais on peut lui répondre facilement que « combattre l’austérité par l’austérité, cela ne marche pas non plus », comme on le voit depuis deux ans.

La pression de marchés


Car la crise est loin de s’apaiser. Après l’annulation d’une partie de la dette grecque, les « marchés financiers » maintiennent la pression. Et «on » envisage une sortie de l’euro, ce qui ne serait une solution ni pour la Grèce ni pour l’Europe. Après la Grèce, l’Espagne est maintenant en première ligne. Malgré un gouvernement conservateur qui accentue les programmes d’austérité et malgré les 1 000 milliards accordés par la BCE aux banques européennes (notamment espagnoles), plusieurs de ces dernières sont au bord de la faillite et une vient d’être « nationalisée » (puisqu’elle a subi les plus grosses pertes !).

Luttes contre l’austérité


Face à ces politiques menées par des fanatiques, pour la plupart non élus, de l’austérité et des « réformes », quelles sont les forces disponibles ? Elles s’expriment déjà par les défaites électorales récentes des gouvernements pro-austérité en France et en Grèce, et le recul sévère dimanche 13 mai de la CDU de Merkel en Rhénanie-Westphalie. De même les peuples islandais et irlandais continuent de refuser de payer la crise dans les référendums qui leur sont proposés. Mais les bulletins de vote seront certainement insuffisants s’ils se tournent vers les sociaux-libéraux. Rappelons-nous que dans les années 1980, dans l’Europe des quinze, il y avait douze gouvernements « socialistes » qui ont mis en place les politiques européennes actuelles.


Pour mettre fin à ces politiques d’austérité et imposer l’annulation de la dette publique, la seule façon de gagner, ce sera par les mouvements sociaux et leur convergence. Depuis plus d’un an, les Indignés manifestent en Grèce, en Espagne, en Italie. Il faut que les électeurs de « la gauche de la gauche », notamment en France et en Grèce, se transforment en manifestants. Il faut que le mouvement syndical européen, qui il y a plus d’un an avait produit une belle déclaration antiaustérité, s’engage effectivement dans une vraie bataille. Une première échéance européenne de rassemblement pour cette lutte aura lieu les 18 et 19 mai avec les diverses interventions (conférences et ateliers) contre les politiques d’austérité de la Troïka (UE, FMI, BCE), et surtout une manifestation le samedi 19 mai à Francfort, siège de la BCE (voir Tout est à nous ! du 26 avril et du 10 mai).


Nous sommes les 99 % !


Jacques Cherbourg

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 12:03
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Dix ans après le gouvernement Jospin et même dix-sept ans après la fin du mandat de Mitterrand, la gauche revient au pouvoir.  Le moins qu'on puisse dire est que Hollande a peu promis. Surtout si on compare son programme à celui de Mitterrand en 1981.


Mais du programme à sa mise en œuvre, il y a parfois loin et comme le montrent les articles de ces pages, pendant les trois périodes où le PS a dirigé le pays, il a doucement évolué de la social-démocratie vers le social-libéralisme.

 

Lire la suite ici

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 11:48
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Mathieu Deslandes | Journaliste Rue89

Le jour de son investiture, le jeudi 21 mai 1981, François Mitterrand s’était rendu au Panthéon. Il s’était incliné sur les tombes de Jean Jaurès, Victor Schœlcher et Jean Moulin.


Mardi 15 mai 2012, François Hollande a décidé de rendre hommage à deux autres figures : Jules Ferry et – parité oblige ? – Marie Curie.


Echaudés par cinq années de détournements des grandes figures du roman national par Nicolas Sarkozy, les historiens font désormais preuve d’une grande vigilance devant les usages publics de l’Histoire.

« Quelle andouille inculte a conseillé François Hollande ? », a ainsi bondi Christian Delporte, professeur à l’université de Versailles-Saint-Quentin, en découvrant le programme du nouveau Président.


Rue89 : Pourquoi les hommages aux grands hommes prévus par François Hollande vous mettent-ils en rogne ?


Christian Delporte : C’est le choix de Jules Ferry qui pose problème. Certes, tout personnage historique est ambivalent. Jules Ferry est une star des livres d’histoire scolaires, c’est un choix totalement cliché : François Hollande veut rendre hommage au père de l’école laïque obligatoire, j’ai bien compris le message.


Mais de ce fait, Hollande rend aussi hommage à un chantre de l’impérialisme colonialiste qui déclarait à la Chambre des députés : « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures ! »

Quitte à choisir un personnage historique, autant en retenir un qui ne prête pas à polémique.


Qui, alors ?


Clemenceau, par exemple. Il a l’inconvénient d’avoir été récupéré par la droite mais pour parler de laïcité, il est parfait. Et c’est lui qui avait répondu à Jules Ferry sur la politique coloniale, en 1885 : « Non, il n’y a pas de droit des nations dites supérieures contre les nations inférieures. »


Mais avec Clemenceau, on perd la dimension scolaire, sur laquelle le nouveau Président veut manifestement insister. Est-ce que Jean Zay, salué par Hollande pendant sa campagne, aurait fait l’affaire ?


Jean Zay risquait de susciter une autre polémique. Sous le Front populaire, c’est avec lui que le ministère de l’Instruction publique s’est transformé en ministère de l’Education nationale. Ce qui est très différent.


Le choix de Marie Curie est-il moins critiquable ?


Marie Curie n’a jamais eu véritablement de positionnement politique. A la fois immigrée et scientifique, elle a tous les avantages. C’est un personnage consensuel, quoiqu’un peu attendu.


Quel casting aurait été original ?


Je crois qu’on ne peut plus rien faire de très original. François Mitterrand a dévasté le terrain en célébrant tous ceux qui pouvaient l’être. Quand on veut être consensuel et prudent, on retombe vite sur les grandes figures incontestées de la République.


Pendant toute sa campagne, François Hollande a répété sa volonté de rassembler. Qui pouvait incarner cette idée ?


Quand il est question de rassemblement, on pense tout de suite aux grandes figures de la Résistance. Mais dans un hommage à Jean Moulin, on aurait vu la répétition de Mitterrand.


Restait l’hommage possible à une collectivité, le Conseil national de la Résistance. Au moment où notre modèle social est menacé, ça aurait eu du sens.


Avez-vous identifié « l’andouille inculte » qui a pu conseiller Hollande ?


Non !

 

http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/05/14/hollande-rend-hommage-un-chantre-du-colonialisme-232160

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 13:20
blog -nucleaire facon Hollande jeudi 3 mai 2012 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 147 (03/05/12)

 

La fin de campagne de Hollande ne surprend pas. Le candidat PS se garde bien de faire la moindre promesse pour son possible quinquennat.

Au moment où Sarkozy dérive et délire à l’extrême droite, Hollande se dit « confiant » et « cohérent ». Autrement dit, il se prépare tranquillement à gagner au centre et gouverner à droite.

Encore un procès d’intention envers « le candidat de toute la gauche », comme il se présente lui-même ? Lisons plutôt ce qu’il dit dans le Parisien du samedi 29 avril. C’est à l’image de toute sa campagne.

 

Finance

 
Sur d’éventuelles réactions de la finance à son élection : « Il faudra simplement être clair, comme je le suis, vigilant, sérieux sur nos engagements. Pour être transparent, j’ai annoncé que je demanderai à la Cour des comptes un audit des finances publiques réelles et déterminerai si des corrections sont nécessaires. » Chirac avait fait cela en 1995 pour expliquer que la « fracture sociale » devrait attendre pour être réduite…

 

Hollande insiste :

 

« Je veux connaître la situation dont nous hériterons pour que les Français soient éclairés. Les derniers mois de campagne coûtent généralement cher aux comptes publics compte tenu des promesses qui aboutissent parfois à des distributions dispendieuses. » Après nous avoir promis de ne rien nous promettre, il dit maintenant qu’il effacera dès le 7 mai les promesses qu’il ne fait pas !

 

Sur « la règle d’or budgétaire inscrite dans la Constitution » : « Je n’y suis pas favorable. Une telle règle ne doit pas figurer dans la Constitution, mais dans une loi organique qui pourrait être votée dès juillet. »
Sur le Smic : « Un coup de pouce est nécessaire, il est attendu. » Mais : « Son ampleur doit être limitée compte tenu de la situation économique, notamment celle de beaucoup de petites entreprises. »

 

À la question : « Pour créer 60 000 postes dans l’Éducation nationale, où baisserez-vous les effectifs ? » Il répond : « Il y aura effectivement une stabilité globale des effectifs de la fonction publique. La règle aveugle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux sera terminée. » Et à la question : « Dans quels ministères les effectifs baisseront-ils ? » : « Nous avons trois priorités : l’éducation, la justice, la police et la gendarmerie. Les autres ne sont pas prioritaires. » Comme le disait le socialiste Hamon pendant les primaires, les créations de postes de profs et de policiers seraient bien financées par des suppressions de postes d’infirmières.

Cas par cas


Que les électeurs de Bayrou se rassurent donc : Hollande n’est pas plus à gauche que le Monsieur Plus de la rigueur budgétaire ! Mais que les électeurs du FN se rassurent aussi : sur la sécurité et l’immigration, il est désormais presque plus à droite que le Béarnais !

 

« Aujourd’hui il existe déjà des régularisations au cas par cas : 30 000 par an. Je ne dis pas pour autant que ce sont des régularisations massives ! Prétendre que le cas par cas appliqué partout selon les mêmes critères dans toutes les préfectures serait un changement de nature, c’est faux. Ce changement apportera plus de transparence, plus de justice mais n’entraînera pas plus de régularisations qu’aujourd’hui. Ce sera le même ordre de grandeur. Simplement les critères seront appliqués partout de la même manière. Ces critères seront : la durée de séjour qui ne sera pas abaissée, la situation de famille, le travail. »

 

Même ordre de grandeur ? Hollande refuse ici de donner un nouveau coup de hache dans le droit d’asile ou le regroupement familial, au contraire de Sarkozy. Mais il ressert en même temps la cuvée Sarkozy… 2007 de « l’immigration choisie ». Sur RTL : « en période de crise la limitation de l’immigration économique est nécessaire ». Il propose que le Parlement fixe chaque année des quotas d’immigration de travail, et précise qu’on devrait sans doute passer de 30 000 (aujourd’hui) à 20 000 visas de ce type.

Austérité


Reconnaissons-lui une vertu : il est encore plus clair que ses prédécesseurs impétrants socialistes à la présidence. Il mènera une politique d’austérité, fera payer la crise aux classes populaires, maintiendra la chasse à l’immigré, ne fera rien contre les licenciements et les bas salaires.
Le 6 mai, chassons Sarkozy. Mais de toute façon, le 7 mai, le combat continue.

 

Yann Cezard

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 12:29
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À l’évidence, François Hollande émerge comme le grand vainqueur de ce 1er tour.

 

Fait sans précédent sous la 5è République, l’ex-premier secrétaire du PS devance le chef de l’État en titre. On pourrait aussi rappeler que jamais un candidat PS n’avait été en tête au 1er tour à Paris... En fait, on voit avec le tableau ci-dessous qu’avec la candidature Hollande, le PS retrouve le niveau électoral des années Mitterrand, ce qui n’est pas rien.

Résultats du candidat PS au 1er tour présidentielle (% exprimés)


2012 (Hollande) 28,63 %
2007 (Royal) 25, 87 %
2002 (Jospin) 16, 18 %

1995 (Jospin) 23, 30 %

1988 (Mitterrand) 34, 11 %

1981 (Mitterrand) 25, 85 %

1974 (Mitterrand) 43, 25 %
 

Ceci étant, il faut pousser l’analyse plus avant.

Sociologie...


Sociologiquement, un sondage Ifop « sortie des urnes » est instructif. Hollande réaliserait son meilleur score chez les diplômés de l’enseignement supérieur (34 %) et le pire chez les non-diplômés (21 %). Le socle électoral du candidat social-­libéral, ce sont bien les couches supérieures du salariat.


En ce qui concerne le cœur de la classe ouvrière, il est évident que Mélenchon et Le Pen ont âprement disputé cet électorat au candidat socialiste : 50 % des non-diplômés auraient voté Le Pen et 16 % pour le candidat du Front de Gauche.


Le cas du Pas-de-Calais, département populaire et socialement sinistré, est significatif. L’extrême droite y progresse : la décrue du vote UMP profite d’abord au FN (de 13 à 20 % des inscrits entre 2007 et 2012) et de façon beaucoup plus limitée aux candidats situés à gauche du PS (avant FdG). Par contre, la progression de Hollande par rapport à S. Royal est limitée – de 20, 57 à 23, 07 % des inscrits.

Le prix d’une campagne


Candidat surprise du PS après que le directeur du FMI (tout un symbole !) n’a pu le « représenter », Hollande s’est évertué à ne rien promettre et s’en est tenu à surfer sur le rejet profond de Sarkozy dans le pays.
Il l’a fait au nom d’un parti qui occupe certes la place de la social-démocratie, mais dans un rapport de plus en plus éloigné de la classe ouvrière. Rares sont encore les militants authentiques dans ce parti de professionnels de la politique institutionnelle qu’est désormais le PS social-libéralisé.


Dans ces conditions, rien de surprenant à ce que les couches les plus menacées par la crise capitaliste ne se retrouvent que modérément dans la campagne fade menée par Hollande. En ce sens, le vide de la campagne socialiste n’est pas pour rien dans le score du FN (on notera d’ailleurs qu’une fraction non négligeable des électeurs de Le Pen voteront contre Sarkozy le 6 mai).

Perspectives

 
Tout indique que Hollande peut gagner le 6 mai, il faut s’en féliciter – chasser Sarkozy est évidemment indispensable.
Mais tout indique aussi que de larges masses d’électeurs populaires utilisent le vote Hollande sans réelle adhésion à l’orientation politique du candidat. On notera l’absence de scène de liesse à l’annonce des résultats du 1er tour...


Dans le cas (probable) de la victoire de Hollande le 6 mai, il est donc évident que celui-ci ne pourra gouverner sans nouer des relations étroites avec les forces qui gardent un pied dans le monde du travail, les quartiers – le PS seul ne suffira pas. C’est ainsi que doit être comprise son annonce de conférence sociale (pour les directions syndicales) ou ses appels du pied au Front de Gauche.


Pascal Morsu

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