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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 11:10
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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 13:12

Photo : Sandra Moulin   Par Nolwenn Weiler (23 mai 2011)


Shinpei Murakami est paysan. Ses terres, situées près de la centrale de Fukushima, ont été contaminées par la radioactivité. Il a été contraint de tout abandonner, y compris son projet d’écovillage. Militant contre le nucléaire, il est venu en France, avec Toshihide Kameda, lui aussi agriculteur, pour développer des échanges entre paysans d’ici et de là-bas. Mais aussi pour dénoncer les mensonges de Tepco et l’abandon par le gouvernement.

 

Shinpei Marakami et sa famille habitaient depuis 9 ans dans un coin de campagne japonais vert et légèrement vallonné. Ancien coopérant, notamment en Thaïlande, convaincu par l’opportunité de l’agriculture biologique, il a mis en place une ferme quasi-autosuffisante. « Le lieu comptait un restaurant entièrement approvisionné par les produits de la ferme où nous cultivions du riz, du blé et des légumes. On fabriquait du pain et livrait une trentaine de paniers de produits de la ferme par semaine. » Après 7 ans d’installation et de dur labeur, le projet venait de boucler sa première année avec un bilan économique positif. Une seconde famille devait venir s’installer, pour lancer le projet d’éco-village auquel Shinpei Marakami songeait depuis toujours.

 

Mais la catastrophe nucléaire du 11 mars a transformé ce petit paradis auto-géré en enfer. Iitaté, la commune sur laquelle est installée la ferme, fait partie de la zone interdite. Celle où l’on ne peut plus vivre pour cause de radioactivité trop élevée. Shinpei Marakami et sa famille sont partis à peine 24 heures après le tremblement de terre, anticipant les ordres d’évacuation du gouvernement japonais. « Quand la terre a tremblé, j’étais occupé à monter une charpente avec mon stagiaire, décrit Shinpei Marakami. J’ai tout de suite senti que c’était très sérieux, à cause de la longueur des secousses. Quand ça s’est arrêté, j’ai fait le tour des bâtiments. Maison, dépendances, restaurant... Tout a tenu bon ! » Le tsunami ne les a pas touchés non plus.

 

Mensonge organisé


Finalement, ce 11 mars, il s’est couché plutôt soulagé. Songeant à l’organisation du lendemain. Il faudrait qu’il aille vers la côte, amener de quoi manger aux personnes sinistrées. « Ce genre de catastrophe naturelle valorise une ferme autonome comme la nôtre. Finalement, nous ne manquions de rien. » Il a été réveillé en pleine nuit par sa femme, accompagnée de leurs trois enfants, lui disant qu’il fallait fuir immédiatement. « Elle revenait de chez des amis très impliqués dans le mouvement anti-nucléaire local. Les infos qu’ils avaient étaient beaucoup moins rassurantes que celles que Tepco et le gouvernement japonais voulaient bien donner. »

 

À la radio, Shinpei Marakami avait entendu qu’en cas de tremblement de terre, la centrale s’arrête immédiatement. Il a donc été obligé d’admettre qu’on leur mentait. Même s’il le soupçonnait fortement, et depuis longtemps. « Depuis 1986, date de la catastrophe de Tchernobyl, je suis impliqué dans le mouvement anti-nucléaire. Je sais qu’un cœur de centrale peut fondre. Et exploser. J’ai toujours été terrorisé par cette éventualité, explique-t-il. Mais au fond, je voulais croire les propos rassurants de Tepco et du gouvernement. Notamment sur le fait que la technologie japonaise valait mieux que celle de la Russie. »

 

Tout quitter, terres et maison


« On nous a toujours dit que c’était 100% sous contrôle », reprend Toshihide Kameda, paysan lui aussi. Militant dans les réseaux anti-nucléaire depuis longtemps, et président de Nôminren, la confédération des paysans de Fukushima affiliée à Via campesina, qu’il a cofondé il y a 20 ans. « Je suis aujourd’hui très en colère, d’avoir été victime de négligences, alors que nous avions prévenu que cela arriverait, dit-il. Nous avions exigé une surveillance renforcée de la centrale en raison des annonces de séismes et de tsunami. Tout cela est inadmissible. » Maraîcher, il cultivait en bio des terres qui appartenaient à sa famille depuis plus de 100 ans. Il s’est finalement résolu à tout quitter, le cœur déchiré. Ne sachant pas quand il pourrait revenir... pour simplement passer, équipé d’une combinaison, récupérer quelques effets personnels. Parce qu’il n’est, quoi qu’il arrive, plus question d’y vivre, encore moins d’y cultiver quoi que ce soit.

 

Résister au désespoir semble difficile. Admettre qu’une terre dont on prend soin depuis des années est totalement perdue, à cause d’un accident prévisible, est infiniment douloureux. L’un de ces paysans déracinés depuis le 11 mars n’a pas supporté le deuil de sa terre, et de son métier. Il s’est suicidé. Mais ni Tepco, ni le gouvernement ne semblent s’en préoccuper. Des dizaines de milliers de personnes évacuées de la zone interdite continuent à dormir dans des grands gymnases. Sans savoir ce qu’il adviendra dans l’avenir. Et quand les paysans sont allés les voir pour savoir ce qu’il fallait faire avec les bêtes abandonnées dans cette zone contaminée, chacun a renvoyé la responsabilité à l’autre.

Les paysans ont donc pris eux-mêmes la décision de retourner tous les deux ou trois jours nourrir les animaux. Pour éviter qu’ils ne crèvent et créent des épidémies. Il fallait traire le lait inconsommable et le jeter ensuite. À même la terre, puisque son évacuation n’était évidemment pas prévue. « Aujourd’hui, tout est anéanti », reprend Shinpei Marakami. « On essaie d’inventer d’autres projets agricoles ailleurs. On est venu en France rencontrer d’autres citoyens, pour réfléchir à des fermes d’échange. Mais nous ne savons pas vraiment ce qu’il faut faire. À part abandonner le nucléaire. De ça, nous sommes absolument certains. » Les décideurs japonais ne semblent pas sur la même longueur d’onde. L’abandon du nucléaire n’est pas pour demain. Même si à Fukushima, la situation va de mal en pis. On vient en effet d’apprendre que les cuves en inox, dernier rempart entre les barres d’uranium en pleine fusion et l’extérieur sont

devenues de véritables passoires.

 

Nolwenn Weiler

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:45
Anti Nuc 005
Dernière modification : 18/05/2011 
L'opérateur Tepco a reconnu le 12 mai que le cœur des réacteurs 1, 2 et 3 de la centrale de Fukushima Daiichi avait fondu quelques heures seulement après le tsunami. Une révélation des plus inquiétantes pour certains experts du nucléaire.
Par Charlotte BOITIAUX 
 

Les médias français n’en parlent presque plus et pourtant, les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi s’aggravent de jour en jour. L'opérateur japonais Tepco, en charge de la centrale nucléaire de Fukushima, a déclaré le 12 mai  que le combustible nucléaire des réacteurs 1, 2 et 3 avait vraisemblablement fondu, faute d'avoir été immergé dans l'eau durant plusieurs heures après la catastrophe du 11 mars.

D’après ces déclarations, qui ont fait suite à de nouvelles mesures effectuées sur le site, le phénomène se serait produit après que le refroidissement du réacteur a été coupé par le tsunami. Les barres de combustible, totalement ou partiellement fondues, auraient suinté vers le fond de la cuve. Cette dernière n’aurait pas résisté et se serait alors fissurée.

 

"Un pic de cancers dans les années à venir"


L’annonce de Tepco, intervenue 69 jours après la catastrophe, passe mal auprès des experts. "La situation est beaucoup plus grave que ce que Tepco et l'agence de sécurité nucléaire japonaise ne l'ont laissée paraître", déclare Harry Bernas, directeur de recherche au CNRS. "Des mesures - encore incomplètes - publiées ces jours-ci- prouvent qu'en perçant leurs barrières de sécurité, des éléments hautement radioactifs se sont non seulement échappés dans l'air et l'océan, mais ont également pollué les nappes phréatiques", s’inquiète le chercheur. "Reste à savoir maintenant à quel degré de gravité nous sommes confrontés".

 

L’irradiation quotidienne et permanente émanant des réacteurs de Fukushima va inexorablement contaminer les sols japonais et surtout, remonter dans la chaîne alimentaire via les produits de la mer, consommés massivement par la population nippone. "Il est évident qu'un pic de cancers va se déclencher dans les années à venir dans la région autour de Fukushima", explique Stéphane Lhomme, le président de l'Observatoire du nucléaire.

Selon Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace France, l’ampleur de la catastrophe était pourtant prévisible. "Il était évident que les cœurs avaient fondu après être restés plusieurs heures sans être refroidis. Tepco n’a simplement pas voulu dire la vérité en étant sous les feux des médias", explique-t-elle. "J’hésite entre les mots ‘malhonnêteté’ et ‘incompétence’ à leur égard".

 

"Des délais qui n’ont aucun sens"


De son côté, Tepco se veut le plus rassurant possible. Aucun changement n’est prévu dans leur calendrier de sortie de crise présenté le 24 avril. "Nos objectifs ne changent pas", a assuré Sakae Muto, le directeur général adjoint de Tepco lors d’une conférence de presse, la semaine dernière.

 
Cliquez pour agrandir l'image

Les travaux mis en place par l’opérateur se poursuivent donc comme prévu et Tepco continue de tabler sur la réduction des fuites radioactives d’ici à juillet et sur une stabilisation de la température des réacteurs d’ici à janvier 2012.

Un calendrier absurde selon par Harry Bernas. Pour lui, "ces délais n’ont aucun sens (…), les réacteurs numéro 1 et 2 sont de véritables passoires. L'eau de refroidissement les traverse. Plus de cent cinquante mille tonnes de cette eau devenue très radioactive devra être évacuée et traitée rapidement. La situation reste instable. Au total, il faudra plusieurs décennies avant de mettre un terme à cette catastrophe", conclut-il.

 
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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 09:21
Changeons d’ère, sortons du nucléaire !
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Au niveau mondial, le nucléaire est une énergie totalement marginale, puisqu’il ne représente que 2,4 % de la consommation d’énergie. En France, le nucléaire représente environ 15 % de la consommation d’énergie. Plusieurs études démontrent qu’il est possible de sortir du nucléaire, en France, en Europe et au niveau mondial. Elles présentent des scénarios détaillés, qui reposent sur des solutions et des technologies disponibles. En savoir plus...
Sortir du nucléaire, c’est nécessaire...
Le nucléaire est polluant et dangereux pour la santé. Toutes les installations nucléaires rejettent en permanence de la radioactivité dans l’air et l’eau. Le nucléaire porte atteinte à la santé des travailleurs du nucléaire et des populations riveraines. En savoir plus...
Le nucléaire provoque inévitablement des catastrophes majeures. La catastrophe de Tchernobyl continue de tuer. En 25 ans, elle a fait un million de morts ! Et la catastrophe de Fukushima au Japon vient tragiquement rappeler que le risque zéro n’existe pas. En savoir plus...
Le nucléaire produit des déchets radioactifs ingérables, qui s’entassent par milliers de tonnes. Certains restent dangereux pendant des siècles, voire des centaines de milliers d’années. En savoir plus...
Le nucléaire permet la prolifération des armes atomiques. C’est le même procédé que permet d’enrichir l’uranium pour en faire du combustible ou des bombes. Développer le nucléaire civil est donc la voie royale pour des pays comme l’Iran qui veulent se doter d’un arsenal nucléaire. En savoir plus...
Le nucléaire est un gouffre financier. Depuis des décennies, le nucléaire est sous perfusion constante de financements publics astronomiques. Et nous devrons bientôt payer les coûts cachés du nucléaire : la "gestion" des déchets radioactifs et le démantèlement des réacteurs se chiffreront en centaines de milliards d’euros. En savoir plus...
Le nucléaire empêche de lutter efficacement contre le changement climatique. Le nucléaire accapare des investissements publics colossaux, qu’il détourne des vraies solutions : les économies d’énergie et les énergies renouvelables. De plus, les centrales sont vulnérables face aux inondations, sécheresses, incendies, … En savoir plus...
Le nucléaire n’est pas compatible avec la démocratie. La décision de développer le nucléaire a été prise sans jamais consulter les citoyens. De plus, l’industrie nucléaire est opaque et emploie des méthodes anti-démocratiques (lobbying, espionnage, …) pour influencer les décisions politiques et étouffer les critiques des écologistes. En savoir plus...
Le nucléaire ne permet pas d’assurer notre indépendance énergétique. La France importe 100% de son uranium. Notre pays importe de grandes quantités d’électricité en hiver, et consomme plus de pétrole par habitant que la moyenne de nos voisins européens ! En savoir plus...
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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 09:19

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À l’attention de M. Yasuo SAITO, Ambassadeur du Japon en France


Votre Excellence,

 

En France comme en Allemagne, 20 mSv/an est le seuil maximal d'irradiation recommandé pour "les personnes affectées à des travaux sous rayonnements ionisants", c'est-à-dire pour les travailleurs du nucléaire. Au Japon, la loi sur les normes du travail interdit aux personnes de moins de 18 ans de travailler dans ces conditions. De plus, les nourrissons et les enfants sont plus vulnérables que les adultes aux effets sanitaires néfastes de la radioactivité.

Or, le 19 avril 2011, le gouvernement japonais a décidé de relever de 1 mSv/an à 20 mSv/an la norme de radioprotection pour les écoles de la préfecture de Fukushima. Permettre que des enfants soient exposés à de telles doses de rayonnements est révoltant et inhumain.

 

Nous condamnons fermement cette décision intolérable. C’est pourquoi, M. Saito, nous demandons instamment l'annulation immédiate de cette décision du gouvernement nippon autorisant l’exposition des enfants japonais à des doses de radioactivité pouvant atteindre 20 mSv/an.


Actuellement, 75 % des écoles élémentaires et intermédiaires de la préfecture de Fukushima présentent des niveaux de contamination tels qu'elles relèvent de « zones de contrôle des rayonnements » (0,6 microSv/h ou plus). Pire encore, 20 % des écoles relèvent de « zones individuelles contrôlées sur l'exposition » (2,3 microSv/h ou plus) et présentent une situation radiologique extrêmement dangereuse.

 

Aucune dose de radioactivité n'est inoffensive. La très officielle Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR) admet elle-même que « toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique ». Les normes d'exposition ne correspondent en aucun cas à des seuils d'innocuité scientifiquement fondés ; elles définissent seulement des niveaux de « risque admissible ». Admissible par qui ? Par ceux qui décrètent les normes, ou par ceux qui les subissent en pratique?

 

M. Saito, à ce jour, les nombreuses associations japonaises * qui se sont élevées contre cette décision n'ont eu aucune réponse tangible à leurs questions : pourquoi, comment et par qui cette décision a-t-elle été prise?

Ces questions sont aussi posées par M. Toshisô Kosako, qui a démissionné le 29 avril de son poste de conseiller spécial du Premier Ministre japonais en matière de protection contre la radioactivité. Lors d'une conférence de presse, le professeur Kosako, en larmes, a déclaré qu' "il est tout à fait inacceptable d'appliquer une telle limite de dose à des enfants en bas âge, et à des élèves de classe primaires, et il est urgent de revenir sur cette décision".

 

Votre Excellence, nous demandons instamment que le gouvernement japonais annule immédiatement la décision autorisant l'exposition des enfants à des doses d'irradiation pouvant atteindre 20 mSv/an, et prenne au contraire toutes les dispositions nécessaires pour les préserver de l'exposition à la radioactivité.

Nous demandons également que le gouvernement japonais rende public sans délai le nom des experts qui ont avalisé cette décision inhumaine.


Votre Excellence, nous espérons que vous mettrez tout en œuvre pour que votre gouvernement fasse droit aux demandes légitimes des associations japonaises * - des demandes qui sont aussi les nôtres. Nous vous prions de croire, M. Saito, à notre haute considération, ainsi qu'à notre vigilance quant aux mesures prises par le gouvernement japonais pour protéger ses citoyens.

Nous adressons nos pensées solidaires et notre soutien au peuple japonais dans les terribles épreuves qu’il affronte aujourd’hui.

* Pétition lancée par les associations Green Action, Greenpeace Japan, Citizens' Nuclear Information Center, Citizens Against Fukushima Aging Nuclear Power Plants (Fukuro-no-Kai), Osaka Citizens Against the Mihama, Oi, and Takahama Nuclear Power Plants (Mihama-no-Kai), Friends of the Earth Japan. Voir : http://fukushima.greenaction-japan.com/ et http://blog.canpan.info/foejapan/daily/201104/24. Voir aussi l'appel au secours lancé par le collectif japonais des Mères réunies pour Sauver les Enfants des Radiations : http://mscr2011.jugem.jp/?eid=4.


Déjà 17745 signataires... et vous ?
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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 11:13

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 08:54


Par Ch.L  

Y.Le Bloa

Selon l'Observatoire du nucléaire, le faible débit des rivières menace le bon fonctionnement des centrales nucléaires.
Si la sécheresse persiste, 44 des 58 réacteurs nucléaires français en bord de rivières risquent de devoir être arrêtés, avec un risque de black out électrique, estime l'Observatoire du nucléaire dans une analyse publiée le 12 mai.
 Vidéo
 
  • Centre : procédure sécheresse/centrales nucléaires
    Centre : procédure sécheresse/centrales nucléaires
    Voir la vidéo


En région Centre, si les quatre centrales ligériennes stoppaient leur activité, ce serait 20% de la puissance électrique française qu'il faudrait trouver ailleurs.

Certes, sur la Loire, les barrages de Villerest et de Naussac sont en mesure de procéder à des "lâchures" pour faire remonter le débit du fleuve et assurer le bon fonctionnement des centrales de Belleville, Dampierre, Saint Laurent des eaux et Chinon. Mais leurs réserves cumulées de plusieurs dizaines de millions de m3 ne sont pas infinies.

Toujours selon l'Observatoire du nucléaire (organisme de veille nucléaire indépendant) " un accident nucléaire grave est aussi possible : même arrêté, un réacteur doit être refroidi et une fusion de coeur peut se produire si le débit d'une rivière est trop bas pour assurer ce refroidissement minimal ".

Les pouvoirs publics, eux, se veulent rassurants.
Si effectivement il est possible que des baisses de production d'électricité se produisent en cas de sécheresse persistante, le scénario d'un niveau de la Loire si bas qu'il mettrait la sécurité des centrales en question est "un scénario hautement improbable".

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 13:05
Gaz-de-schiste2

Par Maxime Combes (10 mai 2011)


La proposition de loi sur l’interdiction de l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste, et l’abrogation des permis de recherche [1], sera présentée en urgence à l’Assemblée nationale, mardi 10 mai. Cette loi est le résultat d’une mobilisation citoyenne qui n’a cessé de s’étendre depuis un peu plus de 4 mois, refusant de se satisfaire d’une mission d’études, d’un faux moratoire et de simples annonces gouvernementales.

 

Le texte qui sera présenté est pourtant en net retrait par rapport aux propositions de lois initialement déposées par les députés et sénateurs. La Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire l’a profondément remanié. On est loin aujourd’hui du texte initial : l’article 2 prévoyait l’abrogation pure et simple des permis délivrés jusqu’ici. Il a été remplacé par une procédure donnant la part belle aux industriels, et la décision finale au ministère de l’Industrie. Lequel est favorable à l’exploitation des gaz et huiles de schiste.

 

La récente publication du rapport d’étape de la mission d’étude, véritable plaidoyer pro-exploration et exploitation, et la montée au créneau des lobbys gaziers et pétroliers ont largement contribué à édulcorer le texte. Ainsi affadie, la loi cherche-t-elle à éviter un véritable débat sur les choix énergétiques de la France ? Une manière opportune de faire retomber les mobilisations citoyennes, à moins d’un an de la présidentielle et des législatives de 2012.

 

Du côté des collectifs citoyens anti-gaz et huiles de schiste, les effets d’annonces ne trompent pas. Soutenus par des associations, ils se sont donnés rendez-vous le mardi 10 mai à 11 h devant l’Assemblée nationale. L’objectif ? Accroître la pression sur les députés et obtenir le retrait des permis d’exploration « sans aucune compensation pour les industriels » et « l’interdiction ferme et définitive de l’exploration, y compris expérimentale, et de l’exploitation des gaz et huiles de schiste, aussi bien en France qu’à l’étranger par les filiales d’entreprises françaises ». Alors que les prises de conscience et mobilisations citoyennes contre les gaz de schiste se multiplient à l’échelle de la planète et que le slogan « ni ici, ni ailleurs ! » fait tâche d’huile, il serait regrettable que la loi annoncée fasse « pschiste »...

Maxime Combes

Notes

[1] « interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique »

Lire aussi :

http://www.bastamag.net/

 

Planete89

Pluies d'oiseaux morts : la faute aux gaz de schiste ? (Rue 89)

On cherchait une explication à la mort de 19 bovins en Louisiane en avril 2009, ou aux pluies d'oiseaux qui ont soulevé bien des interrogations aux Etats-Unis en janvier 2011. Un éminent chimiste et toxicologue suggère une explication qui selon lui tient la route : un méfait des fameux gaz de schiste. C'est la première fois qu'un chimiste et toxicologue reconnu Lire la suite

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 12:57
tu-vois-mon-fils
5 mai 2011

• Un séisme a gravement endommagé la centrale nucléaire de Fukushima Daïchi au Japon • C’est un drame humanitaire et écologique aux conséquences imprévisibles • Les accidents majeurs de « Three Mile Island » en 1979 et de Tchernobyl en 1986 n’ont pas servi de leçon ! • Ces catastrophes confirment que le risque « zéro » n’existe pas • La sortie du nucléaire mérite un débat au niveau national • La fédération SUD se prononce pour une sortie la plus rapide du nucléaire •


La situation au Japon

La centrale nucléaire de Fuskushima Daiichi a été très fortement endommagée lors du séisme et du tsunami du 11 mars. Les pannes du système de refroidissement ont causé la surchauffe d’au moins quatre réacteurs, une surpression et des explosions. Le réacteur n°3 était chargé à 30% de combustible MOX, un mélange d’uranium et de plutonium retraité 5 à 7 fois plus toxique qu’un combustible nucléaire classique.

 

L’exploitant privé Tepco, premier producteur mondial d’électricité, a refusé de noyer immédiatement les six réacteurs. Ce qui aurait permis d’éviter tout risque de fusion des cœurs. Il a délibérément choisi de préserver des équipements, dont il n’avait plus d’as-surance pour des dommages depuis août 2010. Ainsi, la fusion du combustible nucléaire s’est engagée avec pour conséquence l’émanation de taux importants de radioactivité dans l’air mais aussi dans la mer.

Des dizaines de milliers de personnes ont été évacuées dans un périmètre de 20 km autour de la centrale. Certes, la violence du séisme et du tsunami a été exceptionnelle. Mais on sait aussi que la Tepco a rogné en permanence sur les investissements, même pour la sécurité. Elle a caché depuis des années des incidents sur ses réacteurs.

 

L’Agence de sûreté nucléaire japonaise a classé dernièrement l’accident de Fukushima au niveau 7, soit le même degré de gravité que la catastrophe de Tchernobyl. Le Japon compte 55 réacteurs nucléaires (dont 17 gérés par la Tepco).

Transparence et débat démocratique

Depuis l’accident de « Three Mile Island » (1979), aucune centrale nucléaire n’a été construite aux Etats-Unis, mais ils ont continué à exporter leur technique. A partir de 2008, le programme nucléaire a été relancé. C’est ainsi qu’une trentaine de projets est programmée aujourd’hui dont 4 EPR en coopération avec AREVA.

L’après Tchernobyl (1986) avait ralenti au niveau mondial l’industrie de l’atome. Mais, avec la crise écologique, le gouvernement français a confirmé l’importance de la filière nucléaire en la présentant comme une « alternative » aux énergies responsables des gaz à effet de serre.

 

La France avec ses 58 réacteurs produit 80% de son électricité, loin devant, les autres pays européens. Le nucléaire français s’est imposé comme une idéologie et est devenu une fierté nationale notamment avec l’EPR. La France exporte sa technologie partout et Sarkozy ne manque jamais, en bon VRP, l’occasion de vanter “l’excellence de la technicité française”.

Lors de sa visite à la centrale de Gravelines, début mai, il confirme : « pendant 50 ans, nos prédécesseurs ont investi dans cette économie et il faudrait parce qu’il y a eu un tsunami, au Japon, qu’on remette en cause ce qui fait la force de la France, la fierté, l’indépendance de la France ? Ce serait un choix irréfléchi et déraisonnable ».

Nous sommes l’un des rares pays à concentrer autant nos sources d’énergie. EDF et Areva gèrent le nucléaire et un début de privatisation est amorcé dès 2004 quand EDF devient société anonyme. AREVA est le numéro 1 mondial du processus de retraitement et de production de MOX. 38 réacteurs dans le monde sont chargés en MOX dont 21 en France.

Nos centrales ne sont pas à l’abri d’un accident majeur. Le conseil municipal de Strasbourg vient d’ail- leurs de demander l’arrêt définitif de la centrale de Fessenheim, construite en même temps que celle de Fukushima et située sur une faille sysmique ! En Allemagne, 23% de l’électricité provient du nucléaire et personne ne s’éclaire pourtant à la bougie !

La catastrophe de Fukushima relance le débat sur notre possibilité de se passer du nucléaire.

 


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Les débats syndicaux ne sont pas toujours faciles sur le « nucléaire » et Sud Energie n’échappe pas à cette règle. Mais la catastrophe de Fukushima Daiichi a interpellé fortement ces militant-es et travailleur-ses des centrales : ils peuvent être exposés demain aux mêmes risques que leurs collègues japonais. Leur solidarité est sans réserve.

Sud Energie revendique l’ouverture immédiate d’un débat démocratique national sur l’énergie nucléaire en but d’un référendum, l’arrêt définitif de construction de nouvelles centrales, un moratoire sur le chantier EPR de Flamanville, la re nationalisation d’EDF/GDF/AREVA et l’arrêt de toute exportation de centrale par les entreprises françaises.

Il faut sortir du nucléaire, en trouvant le juste milieu : fermer immédiatement les centrales de plus de 30 ans, c’est 22 centrales sur les 58 existantes ; les garder jusqu’à 60 ans c’est prendre un risque.

 

Points essentiels du débat, c’est la reconversion des travailleur-ses du nucléaire, la garantie d’accès à l’électricité pour tous-tes avec des énergies alternatives.



Les travailleur-ses du nucléaire

En France environ 30 000 sous-traitants, les « nomades du nucléaire », travaillent à l’entretien, la maintenance, les réparations, les décontaminations des centrales. Le recours aux intérimaires est en forte augmentation (de 20 à 80% en 5 ans) et date des années 1980. Il devait alléger la masse salariale permanente d’EDF, rabaisser les coûts de production dans un domaine de plus en plus concurrentiel et surtout faire tourner le personnel de la maintenance, le plus exposé aux radiations, sans être trop regardant sur les règles de sécurité. Pour EDF, ce personnel in- visible ne rentre pas dans les statistiques en cas d’accident ou de maladie professionnelle comme le cancer. En théorie, chaque salarié est équipé d’un dosimètre et ne doit pas dépasser la dose annuelle maximum de 20 millisieverts. Il doit aussi intervenir dans des conditions bien précises (arrêt de la tranche au moment de l’interven- tion…).

Pour cacher une dose de radioactivité supérieure à la norme, nombreux sont ceux qui ne contrôlent pas systématiquement l’irradiation à l’aide de leur dosimètre. De plus, ces intérimaires de la sous-traitance changent d’employeurs tous les 2 ou 3 ans. Le suivi médical n’est, par conséquent, pas facile, voire inexistant, ainsi que les tenues de protection, les outils, l’expérience et les formations. Une étude de l’Inserm sur les salariés du nucléaire démontre que les sous traitants recevaient 80% de la dose collective annuelle enregistrée sur les sites et que les doses individuelles moyennes mensuelles de présence en zone irradiée étaient 11 à 15 fois plus élevées que celles des agents EDF. Au nom de la concurrence, la sécurité des travail- leurs extérieurs est non seulement mise en danger mais aussi non assurée.

Le nucléaire propre et sûr n’est aujourd’hui qu’un mythe.

Et les alternatives ?

La catastrophe de Fukushima repose la question de la sortie du nu- cléaire. SUD PTT est favorable à une sortie progressive avec le démantèlement des centrales, la reconversion des travailleur-ses du nucléaire et le développement de l’électricité avec les énergies renouvelables. Les alternatives existent. C’est la sobriété et l’ef- ficacité énergétiques pour réduire les besoins. La sobriété vise à supprimer les gaspillages aussi bien collectifs qu’individuels (ex : les vitrines des commerces éclairées toute la nuit). L’efficacité fait référence à l’amélioration de l’isolation des bâtiments (in- dustriel, collectif et individuel), aux moyens de transport et équipements du quotidien moins « énergivores ».

 

A cela doit s’ajouter le développement massif des énergies renouvela- bles. Elles peuvent remplacer progressivement les énergies fossiles (pétrole) et fissiles (nucléaire) et ainsi faire disparaître à terme les énergies polluantes et risquées. Les énergies renouvelables sont multiples. L’hydraulique, déjà en cours avec de grandes infrastructures, est limité en développement. L’éolien représente un potentiel important qui demande une politique d’investissement conséquente. Le solaire ther- mique (production d’eau chaude) et plus encore le solaire photovoltaïque (production d’électricité) avec les sur- faces de toitures disponibles présentent de fortes possibilités de production d’énergie. Il existe aussi la biomasse, l’énergie de la mer (courant et vague) et enfin la géothermie déjà en exploitation dont le potentiel est très important.

 

Une politique globale de développement de ces énergies est indispensable et doit inclure investissements, recherche, amélioration des technologies et aides aux particuliers.

Des propositions dans nos secteurs

La Poste et France Télécom doivent participer à l’amélioration de l’efficacité énergétique par la réhabilitation des bâtiments en matière d’isolation. Les deux groupes doivent également participer à l’essor des énergies renouvelables, notamment par des programmes d’installation de panneaux solaires photovoltaïques sur les bâtiments, partout où cela est possible. Pour le secteur télécom, un seul réseau mobile partagé par tous les opérateurs avec des antennes mieux réparties permettrait de limiter la puissance et la nocivité avec une meilleure couverture.

On peut douter de la volonté de nos entreprises. Par exemple, La Poste privilégie le transport du courrier par la route et rallonge les kilomètres parcourus pour une lettre en créant les plateformes industrielles courrier (PIC). Il en va de même des fermetures de bureaux de poste et des petits sites de France Télécom, suite à ses réorganisations, qui obligent les usagers et les salarié-es à faire des kilomètres supplémentaires.

 

Défendons le travail
et les services de proximité !


* Sud PTT. Fédération des activités postales et de télécommunications
25/27 rue des Envierges 75020 paris
Tél : 01 44 62 12 00 - Fax : 01 44 62 12 34
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mardi 16 avril

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Quimper Gourmelen

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vendredi 19 avril

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  Concert à Lannion

 

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Dimanche 28 avril

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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