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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 10:32

manifestants-hopital-SUD

 

Une journée nationale de manifestations est organisée samedi 2 avril  pour le droit à la santé pour tous.

 

Cette manifestation est importante au moment où la sécurité sociale est remise en cause, avec des assurances prêtes à se partager le gâteau.

 

Les fermetures de services se multiplient, la concurrence public-privé s'accélère dans les hôpitaux et le secteur médico social commence à être soumis à la concurrence aussi.

 

Bref, il est temps de bouger...


Départ en car, de Quimper (9H30 C.H.I.C hôpital Laënnec quimper, parking de l’héliport) 

 

Départ de Carhaix et Concarneau également. 

Manifestation prévue 

14h00

devant l’ARS à RENNES


 


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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 11:54

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Par Sophie Chapelle (17 mars 2011)


Les Français ont plus de pesticides et de PCB dans le sang que les Américains et les Allemands.

 

C’est ce qui ressort d’une étude de l’Institut national de veille sanitaire (InVS). Les concentrations biologiques de différents polluants – métaux, pesticides et PCB – ont été mesurés sur un échantillon de près de 5.000 personnes représentatif de la population. L’étude révèle que 90% de la population est contaminée par les organophosphorés, des pesticides utilisés en milieu agricole depuis les années 1970. Peu connus et pourtant largement répandus, les pyréthrinoïdes ont également été retrouvés à des taux élevés dans l’organisme des Français. Ces insecticides synthétiques sont largement utilisés dans l’agriculture, l’horticulture mais aussi comme insecticide d’intérieur ou pour la protection des textiles.

 

Les niveaux de PCB observés dans les organismes des Français demeurent très élevés. Utilisés comme isolants dans l’industrie jusqu’en 1987, les PCB se sont accumulés dans les sols et les eaux, et se retrouvent aujourd’hui tout au long de la chaîne alimentaire. Pour l’association Générations Futures, cette étude démontre « une contamination généralisée des organismes des Français par des produits dont beaucoup sont des cancérigènes suspectés et/ou des perturbateurs endocriniens ». L’association demande aux pouvoirs publics de « tout mettre en œuvre pour réduire de manière importante l’utilisation de pesticides en France ». Elle exige en particulier le bannissement de l’incinération des déchets, source importante de pollution par les PCB.

Sophie Chapelle

 

L’intégralité de l’étude de l’InVS est en ligne ici.

 

 

t/http://www.bastamag.net/

 

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:38

 

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, cent mille molécules chimiques ont envahi l'environnement, et plus particulièrement l'alimentation.
Des résidus de pesticides subsistent sur les fruits et légumes, des additifs alimentaires sont intégrés dans les plats préparés, et les emballages en plastique sont monnaie courante. Parallèlement, au cours des trente dernières années, les cancers, les maladies neurologiques telles que Parkinson ou Alzheimer, et les troubles de la reproduction ont considérablement augmenté dans les pays développés.
Existe-t-il un lien entre cette inquiétante évolution et le déferlement des substances chimiques dans nos assiettes ?

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 10:52

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  Le 15 mars, sur ARTE à partir de 20H40 et vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas. Ce reportage est  interdit par l'AFSA, pas recommandé par votre médecin, l'INRA et Roseline Bachelot, censuré par les laboratoires SERVIER.

   
J'ai le plaisir de vous informer que le film "Notre poison quotidien " sera diffusé le  15 mars 2011 sur ARTE, à 20 heures 40.


Je commence aujourd'hui une série de papiers qui vont expliquer la démarche que j'ai suivie pour réaliser cette longue enquête qui m'a conduite dans six pays européens (France, Italie, Allemagne, Suisse, Grande Bretagne, Danemark), aux Etats Unis, au Canada, au Chili, et en Inde.


Pourquoi cette enquête ?

Alors que je travaillais sur le passé et le présent peu glorieux de Monsanto et que je découvrais comment depuis sa création au début du XXème siècle la firme n'a cessé de cacher la haute toxicité de ses produits , je me suis posé trois questions:

- Est-ce que le comportement de Monsanto constitue une "exception" dans l'histoire industrielle ?

- Comment sont réglementés les 100 000 molécules chimiques qui ont envahi notre environnement depuis la fin de la seconde guere mondiale ?

- Y-a-t il un lien entre l'exposition à ces produits chimiques et "l'épidémie de maladies chroniques évitables" que l'Organisation mondiale de la santé OMS) a constatée surtout dans les pays dits "développés" ( les termes que j'ai mis entre guillemets sont ceux utilisés par l'OMS )?

Consciente que le champ d'investigation était très vaste, j'ai décidé de ne m'intéresser qu'aux seuls produits chimiques qui entrent en contact avec notre chaîne alimentaire du champ du paysan (pesticides) à l'assiette du consommateur (additifs et plastiques alimentaires).

Avant d'entreprendre mon nouveau tour du monde, j'ai réalisé un long travail de recherche préparatoire qui a consisté à lire de nombreux livres (une centaine, essentiellement anglophones), rapports, études scientifiques et j'ai rencontré des experts (toxicologues, biologistes, représentants des agences de réglementation), soit directement lors de rendez-vous personnels ou lors de colloques spécialisés. J'ai aussi consulté les archives d'organisations internationales comme l'OMS ou le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) qui dépend de la première.

Des infos
http://robin.blog.arte.tv/category/notre-poison-quotidien/

Marie-Monique Robin

Et pour illustrer et vous couper l'appétit : la " Recette de la tarte aux cerises "

Voici, la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d'une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu'à l'usine agro-alimentaire. Bon appétit !

Histoire de la Pâte

Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d'un fongicide avant semis.

Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides selon les années, 1 traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d'éviter la verse et 1 dose importante d'engrais: 240 kg d'azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l'hectare, tout de même !

Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone , puis arrosés au chlopyriphosméthyl .

Pour la mouture ,

La farine reçoit du chlorure de nitrosyl , puis de l'acide ascorbique , de la farine de fève, du gluten et de l'amylase .

Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l'amidon est blanchi au permanganate de potassium .

Pas de pâte sans corps gras. Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme l'hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type lécithine.

Histoire de la Crème

La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des oeufs, du lait, et même de l'huile.

* Les oeufs proviennent d'un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des :

- antioxydants (E300 à E311) ,

- arômes ,

- émulsifiants: alginate de calcium,

- conservateurs : acide formique,

- colorants : capsanthéine,

- agents liants: lignosulfate

- et enfin des appétants : glutamate de sodium , pour qu'elles puissent avaler tout ça.

Elles reçoivent aussi des antibiotiques , bien entendu, et surtout des anticoccidiens . Les oeufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants , des agents actifs de surface comme l'acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.

* Le lait provient d'un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :

- antibiotiques : flavophospholipol (F712) ou monensin-sodium (F714)

- antioxydants : ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine (E324),

- émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène glycol (F496),

- conservateurs : acide acétique, acide tartrique (E334), acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284),

- composés azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803),

- agents liants : stéarate de sodium,

- colorants : F131 ou F142

- et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, comme le glutamate de sodium .

Les huiles, quant à elles, ont été :

- extraites par des solvants comme l'acétone ,

- puis raffinées par action de l'acide sulfurique ,

- puis lavage à chaud,

- neutralisées à la lessive de soude ,

- décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium

- et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc .

- Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine .

La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l'acide alginique (E400).

Histoire des Cerises

(complété d'après des éléments de "Aromathérapie" Jean Valnet 1990, Maloine)

Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années.

* Les cerises sont :

- Décolorées à l'anhydride sulfureux

- et recolorées de façon uniforme à l'acide carminique ou à l'érythrosine.

- Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d'aluminium

- et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).

Elles sont enfin enduites d'un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur bonne dose d'engrais et de pesticides . Ce sucre est extrait par :

- défécation à la chaux et à l'anhydride sulfureux,

- puis décoloré au sulfoxylate de sodium,

- puis raffiné au norite et à l'alcool isopropylique.

- Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.

Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d'ajouter un parfum artificiel alimentaire . Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l'odeur à partir d'éléments artificiels issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles- par économie d'échelle - en comparaison du parfum naturel de fruit.

L'exemple développé est ici la cerise, mais de tels composés servent à recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d'ananas, de framboise, de miel, de caramel, de muguet.. etc.

* Le parfum artificiel de cerise se compose donc des molécules synthétiques (donc à la stéréochimie inversée ) suivantes :

- Acétate d'éthyle

- Acéthyl méthylcarbinol.

- Butyrate d'isoamyle

- Caproate d'éthyle

- Caprylate d'isoamyle

- Caprate d'ethyle

- Butyrate de terpenyle

- Géraniol

- Butyrate de geranyl - acetylacetate d'ethyle

- Héptanoate d'éthyle

- Aldéhyde benzoïque

- Aldéhyde p-toluique

- Vanilline

- Essence artificielle d'amande amère SAP

- Essence artificielle de girofle Bourbon

- Essence artificielle de cannelle Ceylan

- Essence de lie de vin.

Ce texte, consacré à "la tarte aux cerises de supermarché" a été rédigé par Claude Bourguignon , un ingénieur agronome qui travailla à l'INRA, avant de quitter l'honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols, c'est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d'engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement ... morts. Tout ce qui fait la vie, et donc la qualité des terres, à savoir les populations microbiennes et fongiques, est détruit par les produits chimiques, conduisant à une perte des nutriments et à l'érosion des sols. Membre de la Société américaine de microbiologie - En France, il n'y a plus aucune chaire de microbiologie des sols, y compris à l'INRA ! -

Claude Bourguignon a créé avec sa femme le Laboratoire d'analyse microbiologique des sols, qui intervient dans de nombreux pays, pour aider les agriculteurs à retrouver la fertilité de leurs sols.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 11:29

 

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La santé de chacune et chacun passe par un service public de santé et des soins de qualité et de proximité avec des personnels en nombre et formés.


Arrêtons la casse de la santé!


Après des années d’une politique de réduction des moyens et de réformes successives, la mise en place par la loi Hôpital Patient Santé Territoire (loi BACHELOT) des Agences Régionales de Santé (ARS) accélère la privatisation de notre système de santé. Pour le service public cela se traduit par des fermetures de services, fusions d’hôpitaux et réductions de personnels... Cela aboutit à de véritables déserts médicaux, dans les secteurs urbains comme à la campagne. La permanence des soins est menacée. Pour les malades et leurs proches, les distances augmentent, avec tous les risques et les coûts supplémentaires que cela comporte.


Les directeurs des ARS, nommés par le gouvernement, sont des superpréfets sanitaires régionaux. Ils détiennent tous les pouvoirs pour organiserla santé dans son ensemble, en appliquant les directives gouvernementales. La représentation des usager-e-s, des salarié-e-s, des personnels et des élu-e-s est réduite. Planifiant la désorganisation et la réduction des soins publics, les ARS favorisent le transfert vers le privé lucratif des soins les plus rentables pour le plus grand profit des groupes financiers de la santé et de leurs actionnaires.


Le nombre de centres de santé, de services de PMI diminue, la médecine scolaire est en voie de disparition, la médecine du travail risque d’être totalement sous le contrôle du patronat…

Les maternités de proximité ferment les unes après les autres, et sont remplacées par des usines à bébés. Pour l’IVG, les objectifs sont aussi de concentrer leur pratique dans quelques centres, et le développement abusif de l’IVG médicamenteuse.

La psychiatrie peu à peu privée de ses moyens de soin devient un instrument de contrôle social s’appuyant sur le tout sécuritaire.


La sécurité sociale financée par les cotisations en fonction des revenus doit permettre à chacun de bénéficier des soins selon ses besoins: c’est un principe solidaire.

Arrêtons la casse de la sécu !


De nombreuses mesures ont fait reculer ce principe solidaire: forfaits, franchises, dépassements d’honoraires, pénalités, déremboursements... Ce qui reste à la charge des foyers ne cesse d’augmenter.

Tout cela pousse vers l’assurance privée individuelle celles et ceux qui en ont encore les moyens et c’est par millions aujourd’hui que des gens diffèrent ou renoncent aux soins.

Le gouvernement veut privatiser la protection sociale en favorisant la création d’un marché pour les assurances privées. Chaque annonce d’exonération de cotisation pour une entreprise ou un emploi, met à mal le financement solidaire de la sécurité sociale.

Le projet sur la dépendance prévoit l’obligation de souscrire une assurance individuelle privée dès l’âge de cinquante ans ce qui remet en cause le principe fondamental de solidarité.


****


48 Organisations associatives, syndicales et politiques nationales représentant usagers, personnels et élus :

AC-Action Consommation, AMUF-Association des médecins Urgentistes de France, ANCIC -Association Nationale des Centres d’Interruption de grossesse et de Contraception, ANECR -Association Nationale des Élus Communistes et Républicains, APPEL DES APPELS, ATTAC -Association pour la Taxation des Transactions Financières et pour l’Action Citoyenne, CADAC - Coordination des Associations pour le Droit à la Contraception et à l’Avortement, CEI-Coordination des Élèves Infirmiers, CGT-Confédération Générale du Travail (Comité Confédéral National), CGT Fédération Santé Action Sociale, CNAFAL-Conférence Nationale des Associations Familiales Laïques, CNCF-Collectif National Contre les Franchises, pour l’accès aux soins partout et pour tous et pour une sécurité sociale solidaire, CNDF-Comité National pour les Droits des Femmes, CNCDHMP-Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité, CNCDPSP-Convergence Nationale des Collectifs pour la Défense et la Promotion des Services Publics, EELV-Europe Écologie Les Verts, FE-Femmes Égalité, FSU-Fédération Syndicale Unitaire, EGSP-États Généraux du Service Public, ESS-Ensemble pour une Santé Solidaire, FASE-Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique, GU-Gauche Unitaire, LA-Les Alternatifs , LDH, ligue des droits de l’homme; LPF-Le Planning Familial, LSPM-La Santé n’est pas une marchandise, Les mutuelles solidaires; MAIS C’EST UN HOMME, MMS-Manifeste des Médecins Solidaires, M'PEP-Mouvement Politique d'Éducation Populaire, NPA-Nouveau Parti Anticapitaliste, PC-Parti Communiste, PCOF-Parti Communiste des ouvriers de France, PG-Parti de Gauche, PS-Parti Socialiste, RS-République et Socialisme, RESO-Résistance Sociale, SMG-Syndicat de la Médecine Générale, SNASS-CGT(ARS - Cohésion Sociale), SNPST-Syndicat National des Professionnels de Santé au Travail, SUD Santé Sociaux, SUD Union Fédérale Protection Sociale, UCMSF-Union Confédérale des Médecins Salariés de France, UFAL-Union des Familles Laïques , UNGMS-Union Nationale des Groupements Mutualistes Solidaires, UNRPA-Union Nationale des Retraités et Personnes Âgées, USP-Union Syndicale de la Psychiatrie, USS-Union Syndicale Solidaires, …

Le Pacte, approuvé à l'unanimité par les États Généraux du Service Public (Orly 29 et 30 janvier 2011) intègre désormais cet Appel du 2 avril 2011.

Environ 71 Syndicats, Sections, Comités et Collectifs "locaux" et régionaux :

ACT-UP Sud-Ouest, AFL-Association Familiale Laïque (Lure-Champagney), CGT AP-HP, Collectif Gironde COSS 33 - Coordination Santé Solidarité, Collectif Créteil (Mondor), Collectif Decazeville, Collectif Le Havre, Collectif Paris 20è/Tenon pour la réouverture du CIVG, Collectif Vire, Comité Albi, Comité Alès, Comité Ambert, Comité Aubagne, Comité Aubenas, Comité Belley, Comité Briançon, Comité Brive, Comité Carhaix, Comité Cavaillon, Comité Champcueil, Comité Charleville-Mézières, Comité Châteaudun, Comité Clamecy, Comité Clermont-de-L'Oise, Comité Cognac, Comité Concarneau, Comité Creil, Comité Die, Comité Douarnenez, Comité Gap, Comité Gérardmer, Comité GERS, Comité Gisors, Comité Haute Garonne, Comité Hennebont, Comité Ivry, Comité Lagny, Comité Lisieux, Comité Lure-Luxeuil, Comité Pontoise-Argenteuil-Bezons, Comité Luçon, Comité Manosque, Comité Mantes Cœur Hôpital, Comité Millau, Comité Moissac, Comité Montaigu, Comité Montluçon, Comité Niort-GARD-HP, Comité Paris Bellan, Comité Paris-Bluets, Comité 65 (Lannemezan, Lourdes, Tarbes), Comité de Ruffec, Comité Sables d'Olonne, Comité Saint-Affrique, Comité Thouars, Comité Toulouse, Comité Valréas, Comité Vouziers, EGSP 70 Haute-Saône, EGSP 69 Rhône-Alpes, EGSP 85 Vendée, MODEM 70, Mutuelles Solidaires de Vaucluse, Santé Droit pour Tous- Bordeaux, SUD Santé AP-HP, SUD Santé Dordogne, SUD Santé Sociaux Loire Atlantique, SUD Santé Sociaux 59-62 Nord PasdeCalais, …

Et diverses personnalités de mouvements et organisations non encore signataires :
David Bélliard-Alix Béranger auteurs «Pas coupables d'être malades», Jacques Cotta auteur de «Qui veut la peau des services publics», Pr André Grimaldi (CHU La Salpêtrière),

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 09:01

 




Une longue histoire sur laquelle les dirigeants de l'Union Européenne veulent revenir pour faire des “économies” au profit des plus riches.

De fausses gauches et de vraies droites, des Strauss-Kahn aux Sarkozy, des extrêmes droites aux droites extrêmes, la mode est à la casse de ce qui fut un long combat vers l'humanisation de nos sociétés sous divers prétextes, pendant que sont poussés en avant les prédateurs de l'assurance privée.

La résistance existe et peut repousser ces agressions qui cherchent à nous renvoyer vers le passé.

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 09:59

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Par Nolwenn Weiler (18 janvier 2011)


Insomnies, troubles cardio-vasculaires et maux de dos peuvent être directement liés à un nombre d’heures de travail trop élevé. C’est l’Institut fédéral pour la sécurité et la santé au travail (Allemagne) qui le souligne. En décembre, il publié la synthèse de quatre études (deux européennes et deux allemandes, dont l’une réalisée auprès de 50.000 salariés) récemment menées sur le sujet. Il apparaît très clairement que les personnes qui travaillent à temps partiel souffrent moins de troubles du sommeil que leurs collègues qui travaillent à temps plein (1/10 contre 1/5, voire 1/4 pour les salariés qui vont au-delà des 60 heures hebdomadaires).


Horaires flexibles et travail le week-end aggravent les risques. Et dès que la moyenne hebdomadaire dépasse le 39 heures, il devient difficile de concilier travail et vie privée. Bref, pour définir la durée légale du temps de travail, on ferait bien de mesurer ses impacts sanitaires et sociaux. Ce qui permettrait, au passage, et à long terme, de faire des économies. Puisque les effets imprévus mais quasi certains de l’allongement de la durée du temps de travail pourraient finalement se traduire par un absentéisme accru et une baisse de la productivité. Et dire que certains veulent augmenter la durée du travail et mettre fin aux 35 heures !

 

http://www.bastamag.net/

 


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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 14:42

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Ces derniers jours, la presse a apporté de nouvelles révélations concernant le médicament Mediator.

 

Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a organisé en urgence une nouvelle réunion d'experts. Et lundi 20 décembre, il a déclaré au journal Le Figaro : « Il y a de fortes présomptions de défaillances graves dans cette affaire. » C'est le moins que l'on puisse dire devant l'accumulation des faits, de plus en plus sordides.

Le Mediator est un médicament des laboratoires Servier mis sur le marché en 1976. Dans les années 1990 d'autres médicaments de la même famille ont été utilisés pour aider à maigrir, mais ils ont été progressivement interdits en raison de leurs effets secondaires cardiaques, rares mais graves. En 1997, le Mediator est resté le seul médicament de cette catégorie autorisé en France. Indiqué principalement pour les diabétiques en surpoids, dans les faits il devint un médicament largement prescrit pour tenter de perdre quelques kilos en trop. Cela permit aux laboratoires Servier d'encaisser un joli pactole : un milliard d'euros, selon le journal L'Usine Nouvelle.

Pourtant dès 1998, trois professeurs de médecine auraient écrit une lettre au directeur de l'Agence du médicament pour le mettre en garde contre son utilisation. Mais aucune mesure n'a été prise à ce moment. En 2006, alors que Xavier Bertrand occupait déjà le poste de ministre de la Santé, une commission de transparence de la Haute Autorité de santé aurait été clairement avertie de l'éventualité d'effets secondaires graves du Mediator, mais elle s'est contentée de demander une enquête complémentaire sur son efficacité. Dans les années suivantes, la Sécurité sociale aurait sanctionné de nombreux médecins. Ils avaient prescrit le Mediator pour aider à maigrir alors qu'il n'était pas autorisé dans cette indication.

Au final, depuis 1998, les avis émanant de commissions de l'État et de journaux médicaux se sont multipliés pour signaler le peu d'effet thérapeutique et les risques de ce médicament et recommander des recherches. Mais le Mediator a continué à être prescrit et même remboursé par la Sécurité sociale. Et cela aurait pu continuer longtemps si un médecin de l'hôpital de Brest n'avait décidé de mener une enquête locale dont les conclusions sont si accablantes que le Mediator a été enfin retiré du marché en novembre 2009.

Aujourd'hui que des enquêtes nationales ont été réalisées, simplement en étudiant les registres de la caisse nationale d'Assurance maladie, on considère que le Mediator pourrait avoir entrainé de 1 000 à 2 000 décès en trente ans. Cela pour un médicament dont l'efficacité semble complètement nulle.

Les scandales sanitaires, que ce soit celui du sang contaminé dans les années 1990 ou celui du Mediator aujourd'hui, montrent clairement que la priorité des ministres de la Santé est bien d'assurer les profits des trusts de l'industrie pharmaceutique. Aujourd'hui, Xavier Bertrand promet une plus grande transparence et toute la vérité. Mais qui peut le croire alors qu'il se garde bien de revenir sur son propre rôle en 2006 ou d'accuser directement les laboratoires Servier, qui sont bien le principal bénéficiaire et responsable de toute cette affaire.

Jean POLLUS

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 09:41

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Le plan secret du Medef pour dynamiter la Sécu Par Laurent Mauduit


« Confortons notre système d’assurance maladie » : il ne faut pas se fier au titre de l’étude confidentielle à laquelle le Medef est en train de mettre la dernière main dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012 et dont Mediapart s’est procuré une copie. Car, en réalité, c’est une implosion du vieux modèle social français, auquel la Sécurité sociale est adossée, que préconise le patronat français. Ce texte retient l’attention à un double titre : parce qu’il recommande une cascade de réformes sulfureuses ; parce qu’il a la franchise de dire haut et fort ce que le gouvernement met souvent en pratique mais sans oser le claironner sur les toits. Ce texte encore confidentiel, dont on peut prendre connaissance ci-dessous, se présente sous la forme d’un « projet de note », détaillant la « position du groupe travail Santé » du Medef, arrêtée au 2 novembre 2010.

 

Long de 23 pages, non comprises plusieurs annexes (notamment une annexe 1 qui présente un chiffrage de ces propositions), ce document a été élaboré sous la houlette de la Commission protection sociale du Medef. Elle est présidée par Jean-François Pilliard, délégué général de l’UIMM, la fédération patronale de la métallurgie. Les auteurs de la note ne sont pas identifiés (lire notre “Boîte noire” ci-dessous) ; on devine juste au détour d’un argumentaire que la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) a été représentée dans le groupe de travail, puisqu’il est fait mention d’une proposition défendue par elle. On peut toutefois raisonnablement penser que, outres les assureurs, toutes les autres fédérations patronales concernées (industrie du médicament, etc.) ont apporté leur pierre à ce travail.


On pourrait certes penser que ce genre de note un tantinet provocatrice est un grand classique du Medef, et de son ancêtre le CNPF, et plus généralement de la droite. Du célèbre rapport Piketty (rien à voir avec l’économiste, Thomas de son prénom) de 1965, jusqu’à la note d’aujourd’hui, en passant par une cascade d’autres études, dont celle d’un certain... Raymond Soubie, de juin 1993, intitulée Santé 2010, puis celle du même Raymond Soubie, en 1994, intitulée Livre blanc sur le système de santé et d’assurance maladie (écrite avec l’aide d’un jeune rédacteur dénommé... Martin Hirsch), l’assurance maladie a toujours constitué une sorte d’obsession pour le patronat. Trop coûteuse ! Assise sur des logiques trop collectives, trop solidaires et pas assez sur des logiques relevant du privé et de l’assurance !.. Cela fait des lustres que le patronat préconise des réformes profondes.


Mais cette note est empreinte d’un ton nouveau, encore un peu plus radical qu’à l’accoutumée, comme si le patronat avait le sentiment que l’assurance maladie, ébranlée au fil des ans par d’innombrables plans d’économies et de déremboursements, était à un point de bascule de son histoire et que le moment était venu de lui donner un coup de boutoir décisif. Le projet de note s’articule en effet autour d’une seule et unique question : « “L’Etat providence” tel que nous le connaissons depuis 1945 est-il encore soutenable dans les années à venir ? » Et la réponse, on la devine : c’est non ! Dans un néologisme anglo-saxon qui en langage patronal se veut moderne, cela revient à plusieurs reprises : « La soutenabilité du système d’assurance maladie en question. »


Le texte fixe d’abord comme ambition d’« engager une réflexion systémique ». « Il convient de conforter notre système de santé en y introduisant des réformes courageuses au plus tôt, sans doute après les élections présidentielles de 2012 », dit la note, qui recommande pourtant la mise en œuvre, si besoin, de certaines dispositions urgentes avant même l’échéance présidentielle. • Recentrer l’assurance maladie sur les risques lourds « Une réflexion systémique » : tout tient dans cette formule. Car si le patronat propose des mesures drastiques d’économies ou de réforme de la gouvernance de la Sécurité sociale, qui ne sont pas toutes outrancières, son premier souhait est d’inverser la logique qui régit l’assurance maladie, celle de la solidarité. Et puis surtout de recentrer l’assurance maladie sur des missions revues à la baisse, pour permettre aux systèmes de couvertures complémentaires, aux assureurs privés, de prendre le relais en de nombreux domaines. Ce n’est donc pas une contre-révolution radicale : la mise par terre de l’assurance maladie obligatoire (AMO) n’est pas suggérée. Mais la logique même du régime est contestée.


C’est écrit noir sur blanc dès le début du rapport, dans une « remarque liminaire » qui est très importante : « On constate un “étirement” croissant dans le temps entre les contributeurs et les bénéficiaires de l’AMO, ce qui est susceptible de mettre à mal le pacte républicain fondateur du système. L’AMO est aujourd’hui financée à 90% par les actifs et 10% par les retraités, alors que les prestations concernent 60% des actifs et 40% des retraités. » Le Medef s’indigne de cette situation, alors que... c’est le principe fondateur de la Sécurité sociale, qui repose sur la solidarité intergénérationnelle. Les actifs financent l’essentiel des cotisations, alors que les plus gros consommateurs de soins sont les plus jeunes et les plus âgés. Et c’est, encore plus nettement, le principe des retraites par répartition. Pour qu’on le comprenne bien, le Medef met même les points sur les “i” et, dans une note en bas de page, il pointe un déséquilibre qu’il semble juger insupportable, alors que c’est le cœur même de la Sécurité sociale qui le veut ainsi : « 5% des bénéficiaires concentrent 51% des dépenses et sont remboursés à 93% par l’Assurance maladie obligatoire. »


Pour inverser cette logique, le patronat avance donc une proposition majeure : recentrer l’assurance maladie obligatoire sur les risques les plus lourds, et faire basculer les autres risques sur les systèmes complémentaires facultatifs. « Le régime de base n’a ni les moyens ni le temps, ni la légitimité de tout entreprendre, explique la note. En visant l’intérêt général et en considérant l’urgence de la situation, il faut parvenir à une situation globale (régime obligatoire et organismes complémentaires) et sans doute élargir progressivement le champ des complémentaires », dit la note.


En quelque sorte, on abandonne à la Sécurité sociale les risques les plus coûteux et sans doute non solvables, et on bascule sur les complémentaires tous les autres. Vieux principe libéral : on socialise les pertes et on privatise les profits. C’est donc une santé à deux vitesses que préconise le patronat, avec une assurance maladie qui ne s’occuperait plus que des risques lourds. Et tous les autres risques seraient ouverts aux seuls assurés qui ont les moyens de prendre une couverture privée, ce qui permettrait au passage de faire entrer plus avant le privé, dans une logique de profit, dans le système. « Le régime général pourrait concéder au secteur privé, sur la base d’un cahier des charges, l’organisation d’un dispositif de télémédecine », dit ainsi la note, à titre d’exemple, avant d’ajouter : « Le secteur privé pourrait également participer à l’orientation médicale des assurés, ce qui correspond à une demande croissante de ceux-ci. Le régime obligatoire dispose de l’essentiel de l’information. Même s’il est possible d’imaginer que les complémentaires bâtissent leurs bases de données, il serait préférable que le régime obligatoire duplique ses bases et les rende accessibles au privé sous certaines conditions. »


Le patronat caresse l’espoir d’un « big bang » de l’assurance maladie, composé à terme de trois niveaux. Le premier niveau comprendrait une « assurance maladie obligatoire a minima » – on appréciera la formule « a minima » qui a au moins le mérite de dire les choses ; un deuxième niveau « comprenant une assurance maladie complémentaire (obligatoire ou facultative selon les versions) » et « un troisième niveau comprenant une assurance maladie supplémentaire libre ».


En clair, ne disposeront d’une couverture sociale large que ceux qui auront les moyens de se l’offrir, par eux-mêmes ou par le truchement de leur entreprise. Et tous les autres profiteront d’une couverture sociale réduite, notamment pour les risques les moins importants. • Transfert des autres risques vers les organismes complémentaires Le texte du Medef va même plus avant, détaillant ce que devraient être très concrètement les transferts « éventuellement au premier euro pour des champs de petit risque ou risque modéré ». Exemple avancé par la note : « Il paraît notamment judicieux de déplacer une partie des opérations de prévention et suivi des facteurs de risque notamment lorsque cela concerne des actifs, de l’assurance maladie obligatoire vers l’assurance maladie complémentaire. »


Cette contraction des missions de l’assurance maladie aux risques les plus lourds n’empêche pas le patronat de suggérer, même sur ce front, des mesures impopulaires qui, dans bien des cas, s’apparentent à une purge. Exemple : « La voie des franchises, dont on sait qu’elle est efficace, mériterait d’être approfondie, même si elle est mal tolérée par les Français. » Mais ce sont surtout deux grandes pistes d’économies que suggère le Medef : pour l’hôpital et pour les affections de longue durée. Dans le premier cas, la note préconise une extrême rigueur et ajoute que « les établissements doivent être mis en concurrence », sans préciser si la concurrence doit opposer les établissements publics hospitaliers entre eux, ou entre eux et les cliniques privées. Remettant en cause le fondement même de ce qui régit l’hôpital public, la note recommande, entre autres pistes d’économies, d’externaliser le personnel non médical. Dans le cas des affections de longue durée (ALD), le Medef est encore plus radical. Au travers d’une question, on devine sans peine la réponse : « Le problème des ALD est au cœur de celui de l’assurance maladie : pour résoudre le problème du déficit croissant, on ne peut pas ne pas se focaliser sur les ALD, et c’est une vraie question de société : le régime de base doit-il se focaliser sur les plus démunis ou sur les plus malades, ou bien doit-il appréhender l’ensemble des citoyens, l’ensemble des soins, mais en n’apportant qu’une réponse partielle (dans les deux cas en renvoyant le reste à charge aux citoyens et aux organismes complémentaires) ? »


La question reste ouverte, mais on devine donc la violence de la réponse qu’elle suggère : même pour les maladies les plus graves, il faut organiser l’avenir de telle sorte que l’assurance maladie universelle n’y apporte qu’une « réponse partielle », laissant le champ libre, pour ceux qui ont les moyens financiers, aux couvertures complémentaires ou aux assureurs privés. Si le sujet n’était pas si grave, on serait presque tenté de rire des propositions boutefeux du patronat parce que dans le même temps le Medef, qui a quelques grands laboratoires parmi ses adhérents et les géants de l’industrie pharmaceutique, préconise un moratoire de la rigueur quand il en va du... médicament ! « Tout ce qui pouvait être fait en matière de maîtrise a été fait », s’empresse-t-il de dire. Ben voyons ! On a eu peur pour eux... En passant, mais c’est évidemment tout sauf anecdotique, le patronat encourage le gouvernement à « endiguer l’explosion de l’aide médicale d’Etat, réservée aux immigrés en situation irrégulière » (ce qui a été fait, lire ici l’article de Carine Fouteau). Dans cet égoïsme social que manifeste le Medef, il n’y a pourtant rien de drôle. Car la nouvelle articulation qu’il préconise entre les régimes de base et les couvertures complémentaires remet en cause la vocation universelle de l’assurance maladie.


• Les ménages en sont de plus en plus de leur poche On aurait tort de croire qu’il ne s’agit que des divagations d’un syndicat patronal dont la parole n’engage que lui-même. Si ce rapport retient l’attention, c’est que, d’une certaine manière, il théorise ce que le gouvernement met en œuvre, mais sans vraiment oser le dire publiquement. Si l’on observe en effet ce que révèlent les évolutions statistiques contenues dans le dernier rapport des comptes de la santé pour 2009, que l’on peut consulter ci-dessous, le constat ne fait guère de doute : depuis 2004, la part des dépenses de santé prise en charge par les organismes complémentaires a fortement progressé, et les dépenses de santé à la charge des ménages, c’est-à-dire non couvertes par le régime de base ou les organismes complémentaires a, elle aussi, fortement progressé (lire en particulier les pages 9 à 11 du document ci-dessous – dans la pagination Scribd). Ce que révèlent les chiffres officiels est très clair, comme en atteste le tableau ci-contre : la part des dépenses de soins et de biens médicaux remboursées par le régime de base a décroché depuis 2004, tombant de 77,1% à 75,5%. Et, dans le même temps, la part de ces mêmes dépenses couvertes par les organismes complémentaires a continûment progressé, passant de 13,2% en 2004 à 13,8% en 2009. Quant au « reste à charge des ménages », comme disent les experts, il a sensiblement baissé, de 9,6% en 1995 à 8,3% en 2004.

 

Mais depuis il est vivement reparti à la hausse, remontant à 9,4% en 2009. Ce que préconise le Medef, les gouvernements successifs de Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et François Fillon l’ont déjà mis en œuvre : dans une logique d’asphyxie de la Sécurité sociale (voir notre article Vers une privatisation de la Sécurité sociale), les régimes de base déclinent tandis que le gouvernement organise la montée en puissance des organismes complémentaires et surtout des assureurs privés.

C’est donc ce mouvement de bascule que le patronat propose d’accélérer brutalement. Jusqu’à rompre le pacte social français, celui qui s’est noué à la Libération et dont la Sécurité sociale est la plus formidable des manifestations.


Source : http://siteinfosecusante.free.fr/spip.php?article1455

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 12:11

 

Par Nolwenn Weiler (14 décembre 2010)


Au moins deux millions de Français, notamment des salariés peu ou pas qualifiés, sont exposés sur leur lieu de travail à des substances cancérigènes. Et pas seulement à l’amiante. C’est le constat dressé par plusieurs études sur l’apparition des cancers en milieu professionnel. Un risque encore difficile à faire reconnaître par les entreprises et les pouvoirs publics. Les cancers professionnels sont pourtant en Europe la première cause de mortalité liée au travail.



M. Nahal n’a pas eu le temps de profiter de sa retraite. Il est mort bien avant d’un cancer du sinus maxillaire, sans doute causé par de multiples expositions professionnelles à des substances cancérigènes : fumées de soudage lorsqu’il était ouvrier métallurgiste chez Citroën, fumées d’essence et de diesel à son poste de gardien de parking, silice et amiante rencontrées en fonderie et dans le bâtiment, solvants chlorés à son poste de nettoyage des avions... Cette liste macabre a été reconstituée, au fil de longs entretiens individuels, par le Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle (Giscop 93).


Lutter contre l’invisibilité


Lancé en janvier 2001 à l’initiative de chercheurs, médecins de santé publique et de santé au travail, cliniciens, représentants de comités d’hygiène et de sécurité, le programme du Giscop consiste à reconstruire des parcours professionnels de patients atteints de cancer.

Les résultats de leur enquête, menée depuis 10 ans, décrivent une réalité peu connue, voire occultée : celle des cancers professionnels, qui sont, en Europe, la première cause de mortalité due au travail. « Les estimations que l’on a font état d’environ 5% de cancers ayant une origine professionnelle, mais ces chiffres sont en deçà de la réalité », estime Laurent Vogel, directeur du département santé et sécurité de l’Institut syndical européen. « D’abord, parce que les populations féminines n’ont pas, voire peu, été étudiées. Ensuite, parce qu’il est très rare que les médecins demandent à un patient atteint d’un cancer de retracer son parcours professionnel. Alors que le lieu de travail est un endroit où de nombreux salariés sont surexposés à des substances cancérigènes. »


Menée en France en 2003 par la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) et la DGT (Direction générale du travail), la dernière enquête Sumer montre que 13,5% des salariés français, soit 2.370.000 personnes, sont exposées à un ou plusieurs produits cancérigènes pendant leurs heures de travail. « Or, on sait que toute exposition à un agent cancérigène peut jouer un rôle dans l’initiation ou le développement d’un cancer » , détaille Annie Thébaud-Mony, directrice du Giscop. L’origine des cancers humains est imputable à un défaut de fonctionnement du cycle cellulaire. Tout agent cancérigène est susceptible ou non de perturber le cycle du développement cellulaire. Sachant que la maladie peut se déclencher des années après l’exposition à la substance cancérigène, il importe de tenir compte de la totalité des carrières. Ce que n’a pas fait l’enquête Sumer, qui ne traite pas des expositions aux substances cancérigènes dans la durée. Du fait de ce biais, le nombre des salariés exposés a sous doute été sous-estimé.


Sous-déclarations en nombre


L’enquête Sumer s’est de plus limitée à interroger les personnes en poste, alors que les sous-traitants et les intérimaires sont souvent les plus exposés, et les moins suivis. « Ce risque de perte de suivi des expositions s’aggrave avec la fragmentation des carrières. Qui est la condition de la majorité des salariés aujourd’hui. », s’inquiète Laurent Vogel. Dernier facteur d’invisibilité, pour les cancers professionnels : le phénomène, massif, de sous-déclaration. « Au minimum un cas sur deux ne serait pas reconnu. Ce qui prive de leurs droits les victimes ou leurs ayants droit et pèse sur la branche maladie de la Sécurité sociale, soulageant la branche AT-MP (accidents du travail et maladies professionnelles), laquelle est financée par les employeurs ! », rappelle Sylvie Platel, chercheur au Giscop. M. Nahal, est mort sans que le cancer dont il était atteint soit reconnu comme maladie professionnelle, malgré des demandes allant dans ce sens.


C’est que la polyexposition n’entre pas dans les tableaux de la Sécurité sociale. Les effets synergiques des cancérigènes sont pourtant reconnus comme facteur aggravant dans le développement de la maladie. « Le cancer professionnel type, pour les services de santé publique en général, c’est le mésothéliome, dû à l’amiante, explique Laurent Vogel. C’est monocausal. C’est simple. Dès que cela se complique, au niveau des causes potentielles, cela l’est aussi pour la reconnaissance comme maladie professionnelle. »


Hors amiante, pas de salut


Si le nombre de cancers professionnels reconnus par la Sécurité sociale a augmenté depuis les années 1990, cela concerne quasi exclusivement les cancers dus à l’amiante. « Nous espérions que l’amiante serait un précédent. C’est malheureusement devenu l’arbre qui cache la forêt, regrette Annie Thébaud-Mony. Le système de reconnaissance et d’indemnisation a isolé les malades de l’amiante – qui reste un risque redoutable – des autres personnes atteintes de cancer. » Un diagnostic que confirme le politologue Emmanuel Henry, qui a étudié la genèse de ce « scandale improbable » de l’amiante. Paradoxalement, en ayant été l’objet de dispositifs spécifiques, l’amiante, principal cancérogène professionnel actuellement, a de fait éclipsé les autres toxiques professionnels.

Et gare aux fumeurs. Si une personne atteinte de cancer fume ou a fumé, c’est automatiquement cette cause qui sera retenue, dans le déclenchement d’un cancer. « La pratique dominante c’est de considérer, à tort, qu’à partir du moment où il y a un risque personnel, c’est celui-ci qui l’emporte sur le risque professionnel », souligne Annie Thébaud-Mony.


Inégalités sociales face au cancer


Si elle rend compte imparfaitement de l’étendue du désastre, l’enquête Sumer, complétée par celle du Giscop, dit aussi une autre réalité, crue et douloureuse : ce sont essentiellement les ouvriers et les travailleurs les plus précaires qui, en France ou ailleurs en Europe, sont exposés et/ou atteints par ces cancers professionnels. 30% des ouvriers qualifiés sont ainsi exposés à des agents cancérigènes, et 22,5% des ouvriers non qualifiés, contre 11% des professions intermédiaires et 3% des cadres.


« Dans le Nord-pas-de-Calais, la mortalité par cancer des hommes âgés de 25 à 54 ans est plus élevée que dans les autres régions de France, mais dans des proportions très différentes, note Marie-Anne Mengeot dans son ouvrage Les cancers professionnels, une plaie sociale trop longtemps ignorée. Par rapport aux autres régions, la mortalité par cancer est supérieure de 9 % pour les cadres supérieurs, de 30 % pour les professions intermédiaires/artisans/commerçants, et de 60% pour les ouvriers/employés.


Et cette relation entre espérance de vie, cancer et statut social n’est pas propre au Nord-pas-de-Calais. « Dans tous les pays européens, les travailleurs manuels ont [entre 45 et 59 ans] un taux de mort prématurée, supérieur aux non-manuels, dans un rapport qui va parfois du simple au double. » Et si les disparités de consommation de tabac entre groupes sociaux existent, elles sont sans commune mesure avec les inégalités de cancers. « Chez les hommes, l’écart concernant la proportion de fumeurs est de l’ordre de 20% entre cadres et ouvriers. Mais l’excès de mortalité précoce par cancer chez les ouvriers par rapport aux cadres est de l’ordre de 200%. »


Des leviers pour agir


Il semble donc qu’il faille arrêter de se contenter de dire aux gens qu’ils ont trop fumé, qu’ils mangent mal ou ne font pas assez de sport... et mettre les employeurs face à leurs responsabilités. « L’enquête du Giscop montre à quel point les initiatives de prévention du cancer doivent être menées sur le plan professionnel, au moins autant que sur le plan personnel », reprend Laurent Vogel. Reconnue au niveau international et européen, la méthodologie du Giscop, gagnerait par ailleurs à être généralisée. Elle permettrait, selon Annie Thébaud-Mony, « d’identifier les substances cancérigènes auxquelles sont exposées les salariés et d’être une véritable outil de vigilance sanitaire ».


La substitution (remplacement des substances les plus nocives) et l’amélioration des protections collectives et individuelles (systèmes physiques de protections, masques, gants, etc.) peuvent être mises en place assez rapidement. À condition évidemment que les employeurs s’engagent davantage. « Jusqu’à quel point les autorités publiques sont-elles prêtes à intervenir pour faire pression sur les outils de production ? », interroge Laurent Vogel. « Pour l’instant, elles sont plutôt timides. » Cela semble tellement plus simple de soutenir la recherche d’explication génétique au cancer. Qui individualise les causes et responsabilités.


Les instances représentatives du personnel sont d’autres leviers pour agir sur cette problématique des cancers professionnels. Principalement les CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), légalement obligatoires dans les entreprises de 50 salariés et plus. « Cela suppose que les syndicats se les approprient, qu’ils y reprennent du pouvoir, en s’adossant à d’autres compétences », conseille Annie Thébaud-Mony. Mais l’importance est la même pour les représentants du personnel non syndiqués. Quoi qu’il en soit, le travail en collaboration avec les médecins du travail est primordial, de même que l’appel à des personnes ressources, tels les chercheurs du Giscop 93.


L’efficacité du travail qui peut être accompli au sein des CHSCT dépendra aussi de la capacité des syndicats à organiser les travailleurs. À s’emparer de cette injustice des cancers professionnels. Ils pourraient devenir « les acteurs des inventaires et évaluations des substances chimiques dans leur entreprise », suggère Marie-Anne Mengeot. Elle propose par ailleurs de mettre en pratique l’obligation de l’employeur de délivrer aux salariés une attestation d’exposition aux agents cancérigènes. La surveillance de santé post-professionnelle est une autre piste de suivi à mettre en place. Pour sortir les malades du travail de leur anonymat. Tout cela constituerait, selon elle, « un test important pour imposer un contrôle démocratique sur les choix de production ». Pour en finir aussi avec ce scandale sanitaire et social.


Nolwenn Weiler

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