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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 13:17
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Communiqué du NPA.

A la suite de leur condamnation pour le détournement, en 2005, en plein conflit social, du Pascal Paoli, A. Mosconi et F. Da Grégorio avaient reçu une convocation pour le prélèvement de leur empreinte génétique, convocation à laquelle ils n'avaient pa donné suite.


Aujourd'hui, à cause de ce refus, ils doivent comparaître devant le tribunal correctionnel de Bastia.


Le NPA est solidaire d'A. Mosconi et de F. Da Grégorio dans leur combat de syndicalistes du STC contre l'état français qui cherche à faire un exemple contre les militants, atyant participé au détournement du Pascal Paoli.

Solidaire de ceux qui refusent le fichage des militants, le fichage de la société, pratique qui se répand aujourd'hui.

 

En effet, des militants de l'UTG, en Guadeloupe, doivent également être traduits en justice, les 22 octobre et 5 novembre, à Pointe-à-Pitre, pour avoir refusé le prélèvement d'ADN.

Alors qu'en 2002, il y avait eu 30 000 pélèvements d'ADN, aujourd'hui, le million de prélèvement a été dépassé.


A l'occasion de ce procès, le NPA réaffirme son opposition au fichage et autres mesures réglementaires qui conduisent à ficher les militants, tous ceux qui s'opposent aux politiques libérales mises en oeuvre par le gouvernement, les pouvoirs publics.

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 08:37

Des pompiers éteignent une voiture en flammes, à Clichy-sous-Bois en novembre 2005 (Franck Prével/Reuters)

Dans « Opération banlieue », Hacène Belmessous évoque les risques d'une intervention militaire dans les cités. Entretien.

Depuis les émeutes de novembre 2005, l'Etat réfléchit sérieusement à faire intervenir l'armée dans les banlieues. Nicolas Sarkozy est pour, de nombreux officiers, notamment des gendarmes, sont contre. Ils le disent dans « Opération banlieue », un livre brûlot et très convaincant, signé du chercheur Hacène Belmessous. Un constat inquiétant, mais pas inéluctable. Interview et bonnes feuilles.


Rue89 : Quel est le point de départ de votre enquête ?


Hacène Belmessous : J'ai commencé par la politique de la ville, en me demandant : qu'est-ce qu'on vise à travers ces opérations de rénovation urbaine ? Pourquoi faut-il l'intervention d'un policier qui estime qu'il faut détruire telle barre et pas telle autre ? Pourquoi ces démolitions en masse ?

Avec le plan Borloo et la création de l'ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine), on dresse le constat de la fin de la politique de la ville initiée en 1975, qui ne marche pas. L'idée, c'était donc de comprendre ce qui se passe à travers la rénovation urbaine.


Avez-vous eu des difficultés à faire parler les acteurs de ces opérations ?


En fait, c'était compliqué de faire parler les « civils », plus que les militaires, les gendarmes ou les policiers. Les gens sentent que ce qui se joue, ce n'est pas une opération de rénovation urbaine, mais une mainmise policière. Je n'imaginais pas que derrière le discours du « renouveau » (cf. la campagne de Sarkozy et le plan « Espoir banlieues »), la police joue un rôle si important dans le conditionnement du territoire.


Pourquoi les militaires expriment-ils aussi ouvertement leur désaccord à l'idée d'intervenir en cas d'émeutes dans les cités ?


Ils sentent que quelque chose est en train de leur échapper. Quelque chose qui va à l'encontre de leur républicanisme. Par exemple, certains médias ont pointé en 2008 le glissement vers le concept de « sécurité nationale » dans le Livre blanc de la Défense. Ce texte marque une rupture par rapport au passé, avec des dispositions inquiétantes :

  • le contrat « 10 000 hommes » qui prévoit la mise à disposition de 10 000 soldats en cas de crise interne : pour faire quoi ?
  • la création du conseil de défense et de sécurité nationale, sous l'autorité du président de la République.

Aujourd'hui, si on envoie la troupe en Afghanistan, il y a un débat parlementaire. Il ne se passe rien si on envoie la troupe dans les banlieues.


Si c'est le cas, que se passera-t-il ?


L'armée se surajoute, en soutien, pour faire non pas du maintien de l'ordre, mais de la pacification.


Vous employez ce terme à dessein…


Lisez ce que dit le commissaire divisionnaire Christian Hirsoil, directeur départemental adjoint de la Sécurité publique de Seine-et-Marne (voir les bonnes feuilles page suivante). Il parle de commandos qui s'engagent « en profondeur » dans le quartier pour faire de l'observation. On peut aussi poser une section d'assaut en haut d'un immeuble pour contrôler l'espace.

Il existe un rapport de la société Eurocrise, réalisé à la demande de la DAS (dDlégation pour les affaires stratégiques), qui passe en revue ces possibilités. Cela montre qu'ils y ont réfléchi. Mon livre dit que l'Etat se prépare à une guerre dans les cités, pas qu'il va la faire.

Dans les années 90, on était dans du maintien de l'ordre, aujourd'hui c'est de la pacification. A Grenoble, l'été dernier, c'est une opération de pacification. Il y a un basculement. Quand l'armée doit-elle intervenir ? Le passage à l'acte a besoin d'un facteur déclenchant. Quel est-il ? La mort de policiers pendant des émeutes.


Comment expliquez-vous que les policiers et gendarmes parlent si librement ?


Le ministère de l'Intérieur m'a donné toutes les autorisations que je demandais. La seule question à laquelle je n'ai pas eu de réponse est : des responsables de Tsahal, spécialisés dans la guérilla urbaine, sont-ils venus à Paris après les émeutes de 2005 pour enrichir la réflexion des Français ?


On dirait qu'il y a un vrai consensus autour de cet enjeu dans la classe politique, à droite comme à gauche ?


Parfaitement. C'est d'ailleurs dramatique. Quel est le faux dilemme ? Ou vous êtes pour cette politique sécuritaire ou vous êtes pour la guerre civile, qui renvoie à l'angélisme sécuritaire de la gauche. Mais en 2002, Valls et Dray abondent dans le sens de Sarkozy.

La vision de Nicolas Sarkozy est une vision néolibérale du territoire : on casse le collectif au profit du projet individuel. Vous prenez le parti du bon camp : c'est diabolique et cynique, car les gens n'ont aucun choix. Enfin, la gauche du gouvernement a décidé de faire l'impasse sur ces quartiers.


Pourquoi ?


Cela tient à l'échec de 2002, à l'échec d'une certaine gestion municipale de la gauche. Ils ont abandonné le combat politique au profit de la logique sécuritaire. Cette gauche a un électorat dont le seuil de tolérance a fortement baissé.

Il y a aussi l'évolution de la guerre des idées. Dans les années 90, on parlait de « lepénisation » des esprits. Aujourd'hui, le dogme du différentialisme l'a emporté. La banlieue est un « brasier qui sert le pouvoir » m'a dit quelqu'un qui travaille dans l'antiterrorisme. Alors que ces territoires ne revendiquent que l'égalité. C'est le symptôme d'une France en guerre contre elle-même.


Vous ne craignez pas de faire de la prophétie autoréalisatrice en disant cela ?


Non, je ne fais que décrire un climat et des dysfonctionnements. On l'oublie, mais là où il y a de la médiation sociale, il y a des résultats : moins de délinquance, etc.


Vous souhaitez ouvrir un débat avec ce livre ?


Mon vœu, c'est que la politique menée dans ces quartiers soit discutée dans son ensemble, sur le plan urbain comme sur le plan de la sécurité. Sarkozy pense que la France crève de ses banlieues, moi je pense qu'elle crève de sa dépolitisation.


Ne craignez-vous pas que vos témoins, notamment les militaires et les gendarmes, risquent un effet boomerang pour les propos qu'ils tiennent ?


Ce qui honorifie une parole publique, c'est une parole qui se découvre. Par principe, je protège ceux qui doivent être protégés. Si on est dans une démocratie de l'autocensure, c'est que mon diagnostic est en-dessous de la réalité.

Photo : des pompiers éteignent une voiture en flammes, à Clichy-sous-Bois en novembre 2005 (Franck Prével/Reuters)

Lire les bonnes feuilles d'« Opération banlieue »

 

Note:

 

Karl Marx le disait déjà aux prolétaires anglais: ce que l'armée fait aux irlandais, elle vous le fera un jour! Dans le Nord de l'Irlande les militaires ont adapté les stratégies qu'ils employaient déjà en Afrique et Asie, reprises au Viet Nam: isoler les "populations" présumées saines, des meneurs.

 

Ce sont les militaires qui ont tracé les plans des quartiers catholiques: occupation des toits d'immeubles par des commandos, encerclement par des rues facilitant l'arrivée des blindés.

 

Lire les livres de Roger Faligot : "Guerre spéciale en Europe" et  "La Résistance Irlandaise". Maintenant c'est l'armée israëlienne qui a la plus grande expérience et quelle expérience! Normal que ce soit ceux-là qui entraînent les autres. Comme quoi, ce n'est pas que les jeunes de banlieue qui "exportent le conflit au Moyen Orient" !

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 13:48

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 12:53
Communiqué du NPA 44.

Soutien aux manifestants de Saint-Nazaire arrêtés, incarcérés après la mobilisation massive du 23 septembre contre la réforme des retraites.


Après le 29 janvier, le 19 mars 2009, le 23 septembre 2010, une justice à la solde du gouvernement veut casser le mouvement social et tente d'effrayer toutes celles et ceux qui rejoignent la mobilisation et permettent d'envisager son élargissement.


A la fin de la manifestation, qui avait réuni plus de 17 000 personnes, les forces de l'ordre ont répliqué massivement à quelques invectives en gazant la fin du cortège et en organisant ensuite une véritable chasse à l'homme dans les rues de la ville.


Les sommations inaudibles n'ont pas dispersé les milliers de manifestants qui étaient alors, selon la police, en « atroupement illicite ». 6 personnes ont été arrêtées au hasard, ont été jugées en comparution immédiate vendredi 24 dans un simulacre de procès où la justice expéditive envoie en prison des travailleurs, des militants syndicaux qui défendent leurs droits et leur avenir dans la rue , après quelques minutes de délibération, en souhaitant que cela serve d'exemple.


De la prison ferme pour avoir manifesté ! On ne peut que se révolter face à cette justice de classe, complètement inégalitaire qui protège les intérêts des capitalistes et condamne l'expression de notre exapération sociale.


Notre liberté fondamentable de manifester, de revendiquer d'autres réformes que la casse antisociale orchestrée par les sbires de Sarkozy est attaquée directement par ce verdict.


Nous affirmons notre solidarité avce ces travailleurs arrêtés et exigeons leur libération immédiate !


DéterminéEs à faire reculer le gouvernement, nous ne nous laisserons pas intimider : soyons encore plus nombreux-ses dans la rue les 2 et 12 octobre pour obtenir le retrait du projet de loi sur les retraites.

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 12:12
Justice mercredi 22 Le Télégramme

Le Conseil constitutionnel a censuré, mercredi, un article du Code des Douanes régissant les «retenues douanières», l'équivalent de la garde à vue, notamment en raison de l'absence d'un avocat pour assister la personne retenue pendant la phase d'interrogatoire.

 

Note: Ce n'est pas cela qui rendra son oeil à la jeune femme qui, maintenue en garde à vue pour quelques litres de "Lambig", n'a pu se rendre aux urgences, devant souffrir pendant des heures, et finalement perdre son oeil.

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 11:38
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Sur les neuf Sages du Conseil constitutionnel, cinq ont participé à l'élaboration d'une loi… dont ils valident aujourd'hui la constitutionnalité. Une infraction à la séparation des pouvoirs ? Un cas d'école : le Conseil constitutionnel vient de donner son aval à l'instauration d'un délit puni d'un an de prison à l'encontre des personnes refusant de se soumettre à un prélèvement ADN, délit créé par la loi du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure.


Les Sages avaient été saisis par un syndicaliste martiniquais qui, comme 500 personnes chaque année, refusait de se soumettre à ce type de prélèvement et avait décidé de s'en plaindre pour entrave à la liberté du travail.

Fait nouveau, le Conseil se prononçait dans le cadre de la « question prioritaire de constitutionnalité », qui permet à tout justiciable de saisir les Sages par le bais d'une action en justice.

Lorsqu'en juillet, le même Conseil avait déclaré inconstitutionnelle la garde à vue de droit commun, tout le monde avait applaudi la décision courageuse des Sages, qui osaient contredire le pouvoir en place.

Les Sages désormais juges et parties

Ce qui pose problème dans le cas présent c'est que cinq des neuf Sages (auxquels il faut ajouter les deux anciens Présidents, Giscard et Chirac, qui siègent rarement) ont déjà eu à se prononcer sur les prélèvements ADN dans le cadre de leurs anciennes fonctions :

  • Les sénateurs Michel Charasse (PS) et Hubert Haenel ont voté, le premier contre et le second pour la loi sur la sécurité intérieure, qui incluait le volet fichiers d'empreintes génétiques, en octobre 2002.
  • Le député Jacques Barrot (UDF) a voté cette loi en janvier 2003, pendant que Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale organisait les débats.
  • Pierre Steinmetz, directeur du cabinet de Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre a participé à la rédaction de la loi.

Ce temps est malheureusement révolu, et cela est dangereux.

Relisons ce qu'il y avait en filigrane dans les propos du Président de la république quand, à l'occasion de cette réforme de la question prioritaire de constitutionnalité, il souhaitait qu'il n'y ait « pas que des techniciens du droit » dans cette instance.

Quand le Président mettait en avant la « longue expérience parlementaire » et « l'équilibre et le réalisme des membres du Conseil » il n'avait sans doute pas vu venir un effet pervers, pourtant évident de cette réforme : en permettant aux Sages de se prononcer sur des lois qu'ils ont votées lorsqu'ils étaient parlementaires, ils deviennent à la fois juges et parties.

« Le doute sur l'impartialité », dit Strasbourg

Jusqu'ici aucun membre du Conseil constitutionnel n'avait eu à se prononcer sur un texte qu'il avait lui-même voté et pour cause, le Conseil ne se prononçait que sur les lois nouvelles.

La question que nous nous posons en tant qu'avocats est la suivante : cette pratique est-elle normale aux yeux de la Cour européenne des droits de l'homme ?

La jurisprudence de la Cour de Strasbourg sur l'impartialité des juges est assez limpide :

« Toute participation directe à l'adoption de textes législatifs ou réglementaires peut suffire à jeter le doute sur l'impartialité judiciaire d'une personne amenée ultérieurement à trancher un différend sur le point de savoir s'il existe des motifs justifiant que l'on s'écarte du libellé des textes législatifs ou réglementaires en question. » (CEDH, 8 février, 2000, McGonnell c/ Royaume-Uni).

Il s'agit là d'un rappel élémentaire du principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs dont Nicolas Sarkozy lui-même reconnaît, dans son discours du 1er mars 2010, qu'il est « indispensable à toute démocratie ».

Cette décision n'a pas vocation à rester un cas d'école, les nouveaux membres du Conseil constitutionnel étant des parlementaires de carrière. Il reste donc à espérer que ce dossier aboutisse sur le bureau de la Cour européenne des droits de l'homme.


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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 12:12


15 septembre 2010 - Le Télégramme


Hier matin, un conseil de discipline s'est réuni au Centre de gestion des Côtes-d'Armor, à Plérin, pour évoquer le cas de Natacha Aussibal.

 

Salariée et déléguée syndicale CGT de la Cidéral (Communauté intercommunale pour le développement de la région et des agglomérations de Loudéac), elle a été révoquée en juillet à la suite de la diffusion d'un tract syndical.

 

Une décision contestée devant le tribunal administratif de Rennes qui a donné raison à la salariée et obligé son employeur à la réintégrer. Hier, le conseil de discipline a statué à son tour sur le dossier et a contredit la sentence de la Cidéral en donnant, à la majorité, un avis défavorable pour une éventuelle sanction à l'égard de Natacha Aussibal. Une décision qu'attendait la quarantaine de personnes de la CGT et de la CFDT venues soutenir la salariée au Centre de gestion.

 

Mais le conseil de discipline ne donne qu'un avis et il appartient désormais au président de la Cidéral, Guy Le Helloco, de le suivre ou non (il s'est refusé à tout commentaire hier). En attendant, Natacha Aussibal n'a pas réintégré son poste. Elle perçoit son salaire mais est priée de rester chez elle. La Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) a également été saisie.

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 09:05

 

30 mai 2010 à 15h03 - Le Télégramme


Aujourd’hui, à l’entrée du salon du livre de Loudéac, les membres de la section Centre-Bretagne de la Ligue des droits de l’homme (LDH) distribuent des tracts. "Il s’agit de faire connaître notre jeune section, créée le 5 décembre, diffuser nos idées et faire connaître nos combats, et avoir un contact direct avec le public", explique sa présidente Michèle Paul.


La culture indépendante du pouvoir local ?


"Nous aurions préféré avoir un stand dans l’enceinte du salon pour y présenter nos publications. Mais l’office municipal culturel (OMC) nous l’a refusé. Car si le salon entend favoriser l’expression d’associations, il s’avère qu’il est organisé par l’office municipal culturel, dont le principal financier est la ville. Nous avons compris que, compte tenu du contexte actuel de plainte de la LDH contre le maire, la décision de ne pas donner une suite favorable à notre demande s’est imposée". Les membres de la section ajoutent : "Nous ne pensions pas qu’à Loudéac, la culture était si dépendante du pouvoir local…".


Des explications… compliquées


La section a ensuite sollicité, auprès de la mairie, un stand au forum des associations. "Dans un premier temps, il nous été a indiqué que cela n’allait sans doute pas être possible car le siège de notre section n’était pas à Loudéac. Évidemment ! Comme celle des Restos du cœur, par exemple, notre section dépend d’une association nationale dont le siège est à Paris. Par ailleurs, d’autres associations dont le siège se trouve dans des communes voisines y sont accueillies. Voyant que cet argument ne tenait pas, le bureau municipal a justifié ainsi son refus par le fait que l’espace dédié au salon était limité, avec des sollicitations croissantes. Les associations y participant en 2009 y sont privilégiées !"


Faut-il un salon "off" ?


"Nous ne comprenons pas. Ou alors, nous comprenons qu’à Loudéac, les associations créées après le forum 2009 ne pourront jamais y participer ? Nous pensions, naïvement, qu’un salon était fait, aussi, pour permettre aux associations de se faire connaître… Faut-il pour cela un salon "off" ?" Les membres de la LDH s’étonnent donc : "Partout ailleurs, en France, les sections de la LDH sont bien accueillies dans les salons du livre et les forums d’associations… Cela signifie-t-il que les droits de l’homme ne sont pas les bienvenus à Loudéac ? Enfin, nous tenons à préciser que nous n’avons distribué notre plaquette de présentation de la section qu’à l’extérieur du salon. Nous avons d’ailleurs été très bien accueillis par le public. Et nous avons veillé à ne pas en troubler le bon déroulement".


Le maire : pas question d’être pris en otage


À son arrivée, vers 11 h, le maire, Gérard Huet a eu une petite explication avec les distributeurs de tracts. Il a déclaré : "Sur ces documents, vous demandez la suppression du ministère de l’immigration. Le salon du livre, n’est pas un salon politique. Pourquoi pas les politiques pendant qu’on y est ? Il est dédié aux échanges culturels et à la littérature. Il n’est pas question d’être pris en otage. Nous veillerons, toujours, à la neutralité du salon du livre et n’accepterons aucune dérive". La présidente de l'OMC, Francine Gentilhomme, quant à elle, n'a pas souhaité faire de commentaires sur cette affaire.

 

Note: Le litige porte sur ce sympathique refus de marrier deux personnes car le maire estimait que c'était un marriage blanc.

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 07:48

Le volcan la Soufrière, en Guadeloupe (Sybarite48/Flickr)

 

Claude Allègre est un personnage imprévisible. Il n'a pas répondu en justice aux attaques particulièrement nombreuses sur son livre, se laisse comparer à Jean-Marie Le Pen, mais décide de poursuivre l'hebdomadaire Politis qui tire à 30 000 exemplaires pour une tribune parue en juin 2009 (oui, il y a presque un an), parce qu'elle évoquait l'affaire du volcan de la Soufrière, premier épisode de la guerre avec le célèbre vulcanologue Haroun Tazieff.


Tout juste nommé directeur de l'Institut de physique du globe, en 1976, Claude Allègre aurait surestimé le risque pour les populations voisines du volcan guadeloupéen, en demandant et obtenant leur évacuation… pour rien, puisque le volcan n'est pas entré pas en éruption.

La tribune dans Politis, signée par sept personnalités du monde économique et scientifique, met en cause l'éthique d'Allègre à travers l'épisode de la Soufrière, pendant lequel le scientifique a été accusé de manipulation de données.


Haroun Tazieff avait été condamné en 1990 pour diffamation pour avoir dit qu'Allègre avait inventé la présence de « verre frais » dans les cendres de l'éruption, dans le but de maintenir l'état d'urgence, plus favorable à l'octroi de crédits pour l'université.

Denis Sieffert, directeur de la publication de Politis, remarque que cet épisode volcanique est « fondateur dans la carrière de Claude Allègre, c'est le moment où il commence à prendre des libertés avec la science et à entrer en politique. »

Une affaire « relativement incompréhensible »

La tribune, publiée alors que le nom d'Allègre circulait pour une éventuelle nomination au gouvernement, termine par une mise en garde :

« Avant de nommer Claude Allègre à de hautes fonctions liées à la science, on voudrait se persuader que le président de la République n'a aucune crainte de voir son poulain verser à nouveau dans de semblables dérives… »

Claude Allègre n'hérite d'aucun maroquin ministériel mais publie en février un livre « L'imposture climatique » (Plon) dont les ventes sont estimées, au dernier recensement, à 130 000 exemplaires.

Cet opus donne lieu à un pamphlet du journaliste de Libération Sylvestre Huet : « L'imposteur, c'est lui - Réponse à Claude Allègre » (Stock), réponse méthodique à chacun des arguments du pourfendeur des thèses sur le réchauffement climatique. Le livre déclenche une pétition de centaines de climatologues qui en appellent à leurs tutelles pour faire taire le bruyant Claude Allègre.

Pour le directeur de la publication de Politis, Denis Sieffert, convoqué devant le juge jeudi dernier avec les sept signataires de la tribune, cette affaire est « relativement incompréhensible ». Le journaliste a deux hypothèses :

« La première, c'est qu'il ne nous aime pas depuis très longtemps, parce que sur les OGM, le nucléaire et l'écologie en général, on pense à l'opposé de lui et de ses thèses scientistes.

La seconde est que cette tribune lui a nui à un moment où il était ministrable, que Fillon et Sarkozy se sont dit en nous lisant “encore un personnage à emmerdement”. »

Allègre « n'est pas procédurier »

Claude Allègre n'a pas souhaité s'exprimer sur cette poursuite en diffamation et a laissé son attachée de presse en expliquer la logique :

« Les propos sur la Soufrière ont déjà été condamnés il y a bien longtemps. Politis a repris ces propos et Allègre a décidé de ne pas les laisser passer. Mais Dieu sait qu'il est pas procédurier, il est très au-dessus de ça, d'ailleurs les attaques sur son bouquin il s'en fout, il n'a pas de temps à perdre avec ça. »

Reste à comprendre pourquoi Claude Allègre n'a pas demandé de droit de réponse. A Politis, on s'étonne :

« Normalement, on commence comme ça et si on n'obtient pas gain de cause, on va en justice. »

La plainte a été déposée dans le délai des trois mois suivant la publication de la tribune, mais la procédure a été longue et les sept scientifiques et le directeur de la publication n'ont été convoqués en vue de leur mise en examen que ce mois-ci.

L'avocat de Claude Allègre, maître Michel Pezet, assure que son client « n'a rien contre Politis, le journal n'est que le support, il n'est pas dans la ligne de mire. » N'empêche qu'il pourrait être mis en danger s'il était condamné à de lourds dommages et intérêts. Et qu'il a du coup lancé une pétition de soutien, déjà signée par 5 000 personnes depuis jeudi (3750 visibles sur le site de la pétition, les autres en attente de validation).

Photo : le volcan la Soufrière, en Guadeloupe (Sybarite48/Flickr)

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 07:27
cagoulés qui essayent de faire dégénérer une manifestation : ce sont des policiers à qui le pouvoir fait jouer un rôle très dangereux

Montreal, Canada

d'étranges manifestants cagoulés qui essayent de faire dégénérer une manifestation :

ce sont des policiers à qui le pouvoir fait jouer un rôle très dangereux

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