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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 10:23
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Proposition de loi supprimant la binationalité, chasse aux migrants, refus du mariage homosexuel, fermetures de classes, alignement de la justice des mineurs sur celle des adultes : chaque semaine des annonces gouvernementales mêlent les idées les plus réactionnaires à la démagogie la plus effrontée.

Encore dix mois avant la prochaine présidentielle ! Dix mois, le temps va être long, surtout quand on voit l’agitation désordonnée qui s’est emparée du gouvernement et de sa majorité parlementaire. Un exemple parmi d’autres : Goasguen, député du 16e arrondissement, réclame que la France se préoccupe du sort du soldat Shalit, sous prétexte qu’il est franco-israélien, et dépose dans le même mouvement une proposition de loi qui doit mettre fin à la binationalité (surtout pour les personnes originaires du sud de la Méditerranée). Dans la même semaine, Sarkozy annonce un moratoire sur les fermetures de classes en primaire en 2012, mais sans remplacer les départs en retraite ni revenir sur les 1 500 suppressions décidées pour la rentrée 2011 ! Ben voyons !

 

Xénophobie et démagogie : voilà les deux mamelles de la politique gouvernementale pour les dix longs mois à venir. Les usines ferment, le chômage augmente comme la violence quotidienne, en particulier envers les jeunes et les immigrés. L’insécurité sociale progresse ? C’est la faute aux sans-papiers, aux resquilleurs de la Sécu et au laxisme hérité de Mai 68. La violence scolaire ? Pas de problème, le gouvernement met en place un nouveau dispositif de sanctions. Pendant ce temps, la mairesse UMP de Saint-Gratien (Val-d’Oise), en toute illégalité, refuse cantine et centres de loisirs aux enfants de réfugiés.

 

À grand renfort de médias, on nous annonce 20 milliards d’euros de fraudes sociales, mais on passe sous silence que l’essentiel – plus de 16 milliards – est dû aux patronat, notamment au travers du travail au noir, contre 3 milliards pour les prestataires d’allocations. Peu importe : ce sont les bénéficiaires du RSA et les accidentés du travail qui doivent être traqués et qui vont trinquer !

 

Le message est clair : plutôt que de vous indigner, de songer à vous rebeller, dénoncez votre voisin, le plus pauvre, le plus démuni, l’étranger ! Petit à petit, toutes les digues sont en train de lâcher et une odeur pestilentielle envahit l’atmosphère politique. Les premiers dégâts collatéraux ont été signalés : André Gerin, député PCF, a lui aussi sombré dans la xénophobie, pour le plus grand bonheur de la droite. Manuel Valls, maire PS d’Évry, rivalise de propos sécuritaires et racistes avec les porte-flingues gouvernementaux.

 

En l’espace de quelques années, la droite a réussi un véritable tour de force : transformer les opprimés et les déshérités en ennemis des classes populaires. La femme de ménage épuisée peste contre le RMIste du palier, l’ouvrier au chômage se met à haïr le travailleur étranger et le Rom pourchassé, et les militants syndicaux sont présentés comme des privilégiés. Pendant ce temps, on oublie la suppression de l’ISF et l’augmentation faramineuse des revenus des patrons et actionnaires du CAC 40. Et le gouvernement en rajoute, jouant sur les peurs et les incertitudes. Car ils sont prêts à tout pour conserver leurs postes et rester aux commandes d’un pouvoir qui défend les intérêts de leurs maîtres, les patrons et les banquiers ! Quitte à réveiller tous les vieux démons…

 

Il ne s’agit pas uniquement d’une stratégie électoraliste. La visée est plus profonde. Au cours des dernières années, par trois fois, de grands rassemblements de l’écrasante majorité des classes laborieuses se sont constitués : en 2005 à l’occasion du rejet du Traité constitutionnel européen, en 2006 à l’occasion du Contrat première embauche, et en 2010 dans le cadre du mouvement contre la réforme des retraites. Si les deux premiers furent des succès au moins partiels et momentanés, le troisième s’est soldé par un échec.

 

Car la bourgeoisie a bien défini la feuille de route du sarkozysme, à partir de 2007 : miner le processus de reconstruction d’une identité et d’une conscience de classe à même d’organiser et de rassembler les oppriméEs dans la lutte. Ce mandat a été clairement résumé dans la dénonciation du programme du Conseil national de la Résistance par l’idéologue du Medef, Denis Kessler, avec comme objectif le démantèlement des derniers acquis sociaux. Protégé par une Constitution ultra-présidentialiste et un système parlementaire particulièrement inégalitaire, et assuré de trouver une alternance sans risque avec un gouvernement à majorité socialiste, le pouvoir ne craint qu’une chose : la montée comme dans les pays arabes, en Grèce ou en Espagne d’une indignation qui ferait sa jonction avec le mouvement ouvrier. À nous de la construire !

 

Robert Klément

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 17:25

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 11:37

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 11:41

 



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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 11:39

 


« Le Pen dégage »
  • 27 juin, par POUTOU Philippe
    Après une conférence nationale tendue, Philippe Poutou succède à Olivier Besancenot comme candidat du NPA pour l’élection présidentielle. Inconnu du grand public, mal connu par une partie du NPA, cet ouvrier du secteur automobile, syndicaliste CGT et un temps à Lutte Ouvrière, doit désormais mettre le  (lire la suite.)
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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 11:38

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 10:57

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Myriam Martin & Christine Poupin. Enseignante et technicienne, ces deux militantes remplacent le facteur comme porte-parole du NPA.

 

Par LILIAN ALEMAGNA

 

«Il fallait deux femmes pour faire un homme.» La réflexion commence à les gonfler sévère… Depuis début avril, Myriam Martin, 43 ans, et Christine Poupin, 53 ans, remplacent Olivier Besancenot, 37 ans, qui occupait seul, depuis une décennie, le poste de porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), devenue en 2008 Nouveau parti anticapitaliste (NPA).

 

Cette blague, même lancée sous forme de boutade, «on nous l’a fait je ne sais combien de fois», fait mine de sourire, quoiqu’agacée, la plus jeune des nouvelles figures de la formation d’extrême gauche. «Le sexisme se fait souvent sur le ton de la boutade…», grince sa camarade. Mais s’il ne faut pas deux femmes pour faire un homme, il fallait bien deux militant(e)s, quel que soit leur sexe, pour faire un Besancenot. Surdoué politique, le facteur a tué le job. Double candidat à la présidentielle, lassé de la personnalisation autour de sa pomme, il a fini par réussir à refiler le mégaphone. Sans l’avoir souhaité, Martin et Poupin en ont hérité. Le NPA avait annoncé la parité : faute de mec qui fasse l’affaire, on a choisi une deuxième nana. «Autant deux hommes ça nous aurait choqués. Autant deux femmes non», dit Martin.

 

On a rencontré les deux femmes séparément. Pour Martin, c’était un mardi, dans une brasserie de la place Daumesnil dans le XIIe arrondissement de Paris, à quelques centaines de mètres d’un des locaux du NPA. Elle commande un suprême de poulet au curry. Cheveux noirs attachés par une barrette, yeux verts, veste en jean, collants blancs et minijupe noire, Myriam Martin est d’abord mal à l’aise, se grattant régulièrement en bas du cou et fuyant le regard avant de sourire, plus détendue. Avec Christine Poupin, c’était un lundi, dans un café place de la Nation. Chemisier orange, pommettes saillantes qui laissent échapper de jolies rides de cinquantenaire. «Non-professionnelle de la politique» revendiquée, elle se méfie, comme sa camarade, de l’exercice proposé.

 

Au moins, le NPA n’aura pas fait de la parité un simple prétexte. Les nouvelles porte-voix ont un brevet d’anticapitalistes confirmées. Issue d’une famille d’ouvriers de l’Aude dans le textile, d’un grand-père antifranquiste réfugié en France, Myriam Martin est professeure de lettres et d’histoire-géographie dans un lycée professionnel de Toulouse. Elle a fait ses classes en 1986, en pleines manifestations étudiantes contre la loi Devaquet, chez les Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR), à la faculté du Mirail. Mis à part une parenthèse entre 1997 et 2000 pour désaccords avec la ligne du parti, elle a toujours milité à la LCR, pour finir tête de liste dans sa région à chaque élection.

 

Trajectoire similaire pour Christine Poupin. D’une famille de gauche vendéenne avec des parents gérants d’un petit commerce, elle rejoint le petit groupe d’extrême gauche «Révolution», à son entrée à la fac de Nantes, avant de prendre sa carte à la Ligue en 1981. Elle déménage ensuite sur Rouen, travaille comme technicienne dans une boîte d’informatique industrielle, et finit, comme Martin en Midi-Pyrénées, chef de file LCR-NPA en Normandie où elle a été un temps élue conseillère municipale d’opposition dans sa ville de Sotteville-lès-Rouen.

 

Particularité : l’une et l’autre sont les seules têtes d’affiche d’un parti français à vivre et travailler loin de la région parisienne. Elles se voient tous les lundis sur la capitale. «On se répartit les tâches dans le temps et la géographie», explique Poupin. Points communs familiaux : elles ont toutes les deux un fils de 16 ans, un mari rencontré à la Ligue et se sont mariées «pour les impôts». Points communs politiques : les deux dames sont bien rouges. Toutes deux syndicalistes. On leur renvoie un SMS pour être sûr qu’elles sont bien à la CGT ?

 

Elles répondent en même temps : «Oui.» Toutes deux ont aussi été marquées par le tournant de la rigueur de Mitterrand en 1983 après avoir voté pour lui, péché originel pour des anticapitalistes hérissées par toute rose tendue. «On n’a pas compris que c’était la fin de quelque chose», dit Poupin. Au sein de la LCR, toutes deux ont été membres de la minorité «R», la même que Besancenot. La plus rude. Elles s’y rencontrent en 1994. «On les a bien écrabouillées. Elles étaient un peu trop à gauche…», rigole Frédéric Borras, autre Toulousain qui appartient à la direction du NPA. C’est lui qui recrute la jeune Martin et sa sœur jumelle à leur arrivée sur le campus. «La militante que j’ai connue à la fac avait une vraie sensibilité sur les combats de terrain, dit d’elle la communiste Marie-Pierre Vieu, ancienne leader de l’Unef à Toulouse et aujourd’hui conseillère régionale Midi-Pyrénées. C’est une fille honnête. Elle cogne. Elle a un côté suffragette, un peu psychorigide, mais c’est une fille bien.» Quant à Poupin, «c’est une militante sincère, bosseuse», poursuit Borras.

 

Discret sur ses deux remplaçantes, Besancenot dit juste qu’elles sont «d’excellentes porte-parole» et qu’il a «promis à l’une et à l’autre d’être autant que possible leur délégué du personnel dans le parti». On n’en saura pas plus… La stature acquise par le facteur colle aux basques des deux femmes. «On souffre forcément de la comparaison, dit Martin. Mais ce n’est pas un modèle. Je ne peux pas parler comme Olivier. Je ne sais pas faire.»«Je n’ai pas l’impression de succéder à Besancenot. Sa place dépasse le rôle de porte-parole», complète Poupin. Le deal entre elles et lui devait être : «Ok pour prendre la suite mais tu y retournes en 2012.»

 

Pour faire avancer un NPA bloqué, il les a laissées en plan, risquant de tout faire exploser. La candidature à la présidentielle ? Martin ? En traînant les pieds, elle aurait accepté le challenge mais fait aujourd’hui partie de la minorité du parti. Pourtant, «elle est d’une génération qui incarne plus le renouvellement que Christine, elle est plus en capacité d’aller dans les médias, les meetings», vante Frédéric Borras. Poupin ? Très peu pour elle… «J’aimerais bien qu’on trouve encore quelqu’un d’autre», dit-elle. Du coup, ce pourrait être… un homme. Philippe Poutou, 44 ans et ouvrier dans l’automobile. Le choix doit être entériné ce week-end.

 

L’équilibre compliqué trouvé avec Martin et Poupin illustre les difficultés de naissance du NPA. Sur le foulard, elles sont d’avis opposés. Martin juge le symbole contraire à ce que défend son parti. Poupin pense que seule la représentation aux élections d’une candidate portant un bout de tissu pose problème. Sur la stratégie, c’est l’inverse… Poupin estime que discuter avec le PCF et Mélenchon est une perte de temps. Martin craint, elle, un NPA «replié» sur ses éléments les plus révolutionnaires. Si les deux femmes réussissent à éviter la comparaison avec Besancenot, elles ne couperont pas aux dissonances de leur porte-voix.

En 4 dates

17 mars 1968 Naissance de Myriam Martin à Lavelanet (Ariège).

9 septembre 1957 Naissance de Christine Poupin à Cholet (Maine-et-Loire).

Avril 2011 Deviennent porte-parole du NPA.

26 juin 2011 Désignation du candidat NPA à la présidentielle.

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 12:12

 


par BFMTV
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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 12:10

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 12:09

 


par E_varlin
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