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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 08:55
Dimanche 27 Septembre 2009

Manifestation « algues vertes - urgence » à 15 heures à Hillion, près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), à l’endroit même où des milliers de mètres cubes d’algues vertes continuent de s’échouer, chaque jour.

 

Algues vertes. AE2D appelle à manifester le 27 septembre

2 septembre 2009 Le Télégramme


AE2D (Agir pour un environnement et un développement durables) appelle à une manifestation contre les algues vertes le dimanche 27septembre, plage de Grandville à Hillion (22).


L'association prévoit à cet effet un départ groupé de Brest. Dans un communiqué, elle explique: «Nous n'avons pas attendu la mort d'un cheval sur la plage de Saint-Michel-en-Grève ni la visite ministérielle sur cette même plage pour alerter sur les dangers des algues vertes.


Ces derniers mois, AE2D a écrit à deux reprises aux maires du Finistère pour les inviter à ne plus rendre d'avis sur les demandes d'extension d'élevages, en raison de la prolifération d'algues vertes sur le littoral». AE2D a également interpellé le préfet du Finistère sur les périmètres de protection des captages et des prises d'eau.


«En vain malheureusement, souligne l'association, puisque les avis favorables ont continué à être prononcés et les projets validés par l'État». Pour elle: «Les conséquences sanitaires et environnementales de la présence des algues vertes sont dramatiques et officiellement reconnues par l'État, mais les réponses curatives apportées ne permettront pas de les résoudre.


Seules des mesures préventives, telles que la réduction importante des engrais et effluents azotés épandus sur les sols, permettront de réduire les marées vertes.


De plus, la réduction de la pollution à la source est la meilleure garantie pour assurer la production d'eau potable de bonne qualité». Enfin, l'association rappelle que «la France risque d'être condamnée pour excès de nitrates dans neuf bassins-versants bretons et que les prélèvements ont été suspendus dans quatre captages d'eau brute hors normes».


Pratique Manifestation le dimanche 27septembre à Hillion(22). Départ groupé de Brest. Contact par courriel,


ae2d.29@gmail.com


 

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:41

Urgence climatique, justice sociale - Copenhague décembre 2009 (appel unitaire)

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Nous sommes à la croisée des chemins. Issu de l’activité humaine, dans le cadre d’un modèle de production agricole et industriel que les sociétés industrialisées ont mis en place et qui se répand sur l’ensemble de la planète, le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d'espèces.


D'ores et déjà, des populations entières sont affectées, en particulier les femmes, les peuples indigènes, les paysan-ne-s et, de façon générale, les plus défavorisés.


Face à cette crise écologique et sociale, mouvements sociaux, organisations écologistes, politiques et scientifiques du monde entier appellent à une action urgente et radicale.


Du 7 au 12 décembre prochains, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tiendra à Copenhague.


Elle doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012. 


Selon les climatologues, il faudrait que les pays industrialisés, premiers responsables de l’émission des gaz à effet de serre (GES), réduisent leurs émissions de 25 à 40 % d’ici à 2020 et de 80 à 95 % d’ici à 2050 (par rapport à 1990). Faire diminuer les émissions dans ces proportions est impératif pour limiter à 2°C la hausse des températures par rapport au niveau de l’ère préindustrielle.


Au-delà, l’emballement climatique se produirait. Il ne serait plus possible de maintenir une température vivable sur terre.


Les politiques actuelles sont dans l’impasse


Jusqu’ici, les mesures mises en œuvre et prévues par les différents États sont tout à fait insuffisantes. Les mesures que préconise notamment l’Union Européenne, qui n’envisage de réduire ses émissions que de 20 % en 2020, sont très en deçà des enjeux.


Et alors que leurs émissions de GES par habitant sont les premières au monde, la proposition des Etats-Unis (réduction de 5 % des émissions sur la même période) est, quant à elle, une véritable provocation vis-à-vis des autres Nations.


Les solutions proposées actuellement ne sont pas crédibles. Car elles reposent essentiellement sur les mécanismes de marché alors que la crise économique et financière a, une fois encore, montré leur incapacité à se substituer à l’action publique et collective.


La politique du « marché pilote » international de droits à polluer est clairement défaillante et les projets de l’Union européenne et des Etats-Unis en la matière relèvent du mirage idéologique.


Les fausses solutions sont également technologiques. Le nucléaire, outre qu'il s'agit d'une technologie porteuse de risques majeurs, ne peut être en aucun cas la solution : même un développement ambitieux du parc nucléaire ne réduirait les émissions de gaz à effet de serre que de façon très marginale.


Les agrocarburants industriels quant à eux posent de nombreux problèmes environnementaux et aggravent la crise alimentaire sans contribuer à la baisse des émissions.


Des mesures véritablement alternatives sont nécessaires


Les objectifs de réduction des émissions de GES à atteindre ne peuvent l’être que par l’adoption, par les collectivités, les pays et les ensembles régionaux, de mesures radicales et alternatives :


- Démocratisation de l’économie, qui doit être orientée vers la satisfaction des besoins sociaux et le respect des contraintes écologiques, et non par le profit à tout prix, par les diktats de la société de consommation et du productivisme ; cela implique le soutien aux circuits courts, à l’économie sociale et solidaire, au secteur coopératif ;

- Réorientation des investissements (notamment de recherche) vers les énergies renouvelables, la cogénération, l’efficacité énergétique et les projets écologiquement soutenables ; valorisation de la sobriété énergétique ;

- Reconnaissance et protection des biens publics mondiaux tels que l’énergie, le climat, les forêts, la terre et l’eau ; arrêt de la déforestation, protection des forêts primaires et des océans, et, de façon générale, défense de la biodiversité sauvage et cultivée ;

- Relocalisation des activités économiques, rapprochement des lieux de vie et de travail, maîtrise de l’urbanisation, développement des transports collectifs, limitation du transport aérien ; taxation juste et progressive, au niveau national et international, de l’énergie et des transports les plus polluants ;

- Retour à la régulation du commerce international, garantissant notamment la souveraineté alimentaire et le développement massif de l’agriculture paysanne, au Nord comme au Sud ;

- Promotion d’un modèle alimentaire alternatif au modèle des pays industrialisés (majoritairement à base de protéines animales) afin de pouvoir diminuer les surfaces cultivées pour l’alimentation animale, donc réduire les émissions de GES du secteur agricole ;

- Rénovation massive des bâtiments et promotion de la construction écologique.


La Justice climatique et sociale doit être au centre des politiques mises en œuvre


Les responsabilités historiques des pays du Nord et du mode de développement productiviste dans cette crise globale doivent être reconnues. La justice et l’équité exigent que soit réparée la dette écologique du Nord, a minima par l’annulation des dettes du Tiers-Monde.


Les transferts technologiques respectueux de l’environnement et des sociétés au Sud doivent être financés et l’aide publique au développement augmentée, sans que cela exonère le Nord de ses propres objectifs de réduction des émissions. Les réfugiés climatiques doivent être reconnus et accueillis.


Au sein de chaque pays, des mesures d’accompagnement et de justice sociale sont indispensables afin que chacun puisse faire face aux changements à opérer, en ayant la certitude que les efforts seront partagés par tou-te-s.


Il faut garantir un accès juste et équitable aux biens et services essentiels tels que l’énergie, qui ne doivent pas être laissés au marché mais faire l’objet d’une réappropriation par la société.


Une autre répartition des richesses doit permettre une transition solidaire vers des économies écologiques, au Nord comme au Sud. Le droit au travail pour tous est au cœur de cette répartition. C’est pourquoi un emploi décent permettant un revenu digne doit être garanti à chacun-e.


Les revenus financiers et du patrimoine doivent être lourdement taxés afin de dégager les moyens nécessaires à la transformation des économies.

La gestion des financements doit être démocratique et garantir la participation des populations locales.


Les sommes colossales investies dans le sauvetage du système bancaire montrent que les moyens financiers existent. Les mesures à prendre doivent être débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques publiques audacieuses, passant outre les intérêts des grands lobbies – notamment des hydrocarbures, et définissant une production industrielle axée sur les besoins et non sur le profit ainsi qu'une répartition plus juste des richesses naturelles et produites.


En France, nous appelons les associations de défense de l’environnement, syndicats, associations de solidarité internationale, organisations politiques, collectivités locales, et plus généralement tous les citoyen-ne-s à rejoindre la mobilisation internationale et à organiser des initiatives communes pour peser sur les décisions du sommet de Copenhague de décembre 2009.


Mobilisons-nous maintenant pour le climat et la justice sociale


Premiers Signataires :

Action Consommation, A.C.! Agir ensemble contre le chômage, Aitec - IPAM, Amis de la Terre, Attac, Bizi !, Confédération Paysanne, Ecorev', Fac Verte, FSU, Fondation Copernic, LDH, Mouvement de la Paix, MRJC, Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Sortir du nucléaire, Solidaires, Vélorution Paris Île-de-France, Zone d'Ecologie Populaire


Soutenu par :

Alter Ekolo, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Les Alternatifs, Les Verts, Parti de Gauche, NPA

 

"Les défis de Copenhague pour le climat" (par Ricardo Petrella, Libération du 29 juillet)

Le devenir de l’humanité et de la vie sur la planète va se jouer à la conférence des Nations unies à Copenhague (du 7 au 18 décembre), dans le cadre de la convention mondiale sur le changement climatique. Sur trois fronts, en particulier.


En premier lieu, sur la question de savoir si les pays riches du monde sont disposés à suivre les recommandations du Groupe intergouvernemental d’étude sur le climat (Giec), mis en place en 1992 par tous les Etats des Nations unies et qui constitue le plus grand exercice scientifique de prospective et d’évaluation sur le climat réalisé au monde jusqu’à présent.


Selon les travaux du Giec, l’humanité doit impérativement, d’ici à 2100, maintenir en dessous de deux degrés la hausse de la température de l’atmosphère terrestre, si elle veut éviter des catastrophes planétaires.


A cette fin, le Giec estime qu’il est indispensable que le monde diminue d’ici 2050 de 60 % les émissions de CO2 par rapport au volume des émissions de 1990 (80 % pour les pays riches et 20 % pour les autres).


Quant aux objectifs relatifs à une date plus rapprochée (2012 est devenue 2020), seulement quelques pays de l’UE (l’Allemagne surtout, la France…) continuent à déclarer qu’ils sont prêts à diminuer de 20 % leurs émissions par rapport à 1990.


Mais le 12 juin dernier, à Bonn, lors d’une réunion préparatoire de la conférence de Copenhague, le Japon a affirmé qu’il ne prévoit pas de diminuer ses émissions de plus de 8 %.


De leur côté, les Etats-Unis de la nouvelle administration Obama ont déclaré non seulement ne pas envisager une réduction de plus de 4 %, mais ne pas vouloir demander à la Chine de prendre des engagements quantifiés précis.


Un geste diplomatique qui en dit long sur l’espoir des Etats-Unis de ne pas devoir non plus se soumettre à des obligations chiffrées. Or, à Bonn, des pays comme la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud ont répété, non sans raison, que, tant que les pays industrialisés n’auront pas souscrit à la fourchette haute (- 40 % en 2020 par rapport à 1990) des réductions d’émissions préconisées par le Giec, ils ne signeront pas le futur traité et refuseront des objectifs de baisses de leurs propres émissions. Le défi est clair.


La responsabilité d’un tournant historique en faveur de la vie revient principalement aux pays les plus riches qui, depuis plus de cent ans, sont les plus gros consommateurs et gaspilleurs des ressources de la planète.


Le second front concerne les réticences croissantes de la part des dirigeants du monde à accepter de nouvelles régulations politiques publiques mondiales dans l’intérêt de l’humanité.


Loin de conduire aux grands changements dont on parle tant, les trois crises mondiales actuelles (la pauvreté de 3 milliards d’êtres humains, la crise économique et financière et la crise environnementale) ne provoquent aucun réel changement du système qui est à l’origine de ces crises. Ainsi, les préparatifs de Copenhague mettent-ils en lumière deux tendances préoccupantes.


Sur le plan de la coopération internationale, d’abord, on constate une forte régression. S’abritant derrière l’alibi des nombreuses difficultés qui empêcheraient de réaliser des accords mondiaux efficaces, chaque pays, les plus puissants en premiers, pense à sa propre sécurité économique, environnementale et énergétique, et à sortir de la crise dans les meilleures conditions pour lui-même, en particulier pour les groupes sociaux les plus avantagés.


Deuxième tendance : tous les dirigeants semblent désormais convaincus, au nord comme au sud, que la solution à la «crise mondiale» passe par la relance de la croissance de l’économie de marché, mais de couleur verte (voiture verte, énergie verte, maison verte…).


Nul ne saurait contester l’importance et l’urgence de «mettre au vert» nos économies. Colorer de vert le système économique sans modifier les principes et les modalités de fonctionnement qui sont à l’origine de la crise ne suffira pas. Avons-nous vraiment besoin de centaines de millions de voitures en plus dans vingt ans, même vertes ?


Dans quelles villes circuleront-elles ? Des millions d’habitations supplémentaires à énergie passive et active, à New York, Paris, Francfort, Osaka, Dubaï, Los Angeles… ne résoudront rien pour les milliards de personnes pauvres, sans eau potable ni services sanitaires, sans habitation décente, sans accès à la santé ni à l’éducation de base.


L’agence des Nations unies ONU-Habitat prévoit 2,4 milliards de personnes habitant des bidonvilles en 2030 par rapport au milliard actuel.

Le gouvernement danois a jugé opportun d’organiser à Copenhague (du 24 au 26 mai) un World Business Summit dans le but de s’assurer le soutien des entreprises et de la finance au succès de la conférence de décembre.


Les participants ont approuvé une déclaration «The Copenhague Call» dont les propositions sont toutes centrées sur la priorité à donner aux innovations technologiques.


Aucune référence n’est faite à des engagements précis de la part des entreprises concernant la réduction de leur consommation d’énergie et de leurs émissions de gaz à effet serre.


Le premier ministre danois a publiquement exprimé son soutien à ces propositions. Dans ces conditions, quelles chances pour d’éventuelles propositions contraires aux orientations et aux intérêts du monde des affaires ?


Enfin, troisième front, et pas des moins importants, celui de l’eau (et de la paix) dans le monde. D’après les travaux du Giec, les conséquences les plus graves du changement climatique concerneront l’eau.


A cause de la fonte des glaciers et des calottes polaires, l’eau douce deviendra toujours plus rare. En 2050, 60 % de la population mondiale risquent d’habiter dans des régions à forte pénurie d’eau.


Les travaux du Giec démontrent que les conflits entre pays et, à l’intérieur de ceux-ci, entre les différentes régions, se multiplieront autour de la propriété et des usages de l’eau. L’«or bleu» sera l’une des principales causes de guerres du XXIe siècle.


A l’heure actuelle, de façon assez paradoxale, l’eau ne figure pas à l’agenda des négociations de Copenhague. Seule y figure la question énergétique, le problème numéro un mondial uniquement pour les pays riches.


L’énergie post-pétrole a «vampirisé» les négociations sur le changement climatique. Il n’est pas possible de négocier l’avenir de l’humanité uniquement à partir de l’énergie sans prendre l’eau en compte (et donc l’alimentation, la santé…). Certains pays proposeraient que l’eau fasse partie de l’agenda pour le nouveau traité mondial. Il en va de la paix dans le monde et de la vie.


Par RICCARDO PETRELLA président de l’Institut européen de recherche sur la politique de l’eau (Ierpe), Bruxelles.

 

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:38


Après l'annonce de la mise en place de la taxe carbone dès 2010, le NPA dénonce cette fausse bonne idée qui constitue un nouveau piège pour la population, sans pour autant permettre d'amorcer une véritable réduction des émissions de CO2 efficace et urgente face au réchauffement climatique.


Cette augmentation des prélèvements fiscaux sur les consommations de pétrole, de gaz et de charbon, sera répercutée sur l’achat de carburant et de différents biens et services, et ponctionnera un peu plus les usagers sans permettre pour autant de changer fondamentalement les modes de consommation.


Dans le même temps, le choix d'exonérer l'électricité, produite par l'industrie nucléaire réputée (à tort) ne pas produire de gaz à effet de serre, l'exonération de certaines entreprises disposant de quotas gratuits sur le marché des droits à polluer européen, ainsi que le prix volontairement bas de la tonne de CO2 permettront aux entreprises de conserver leurs modes de production polluante.


Alors que le gouvernement multiplie les cadeaux aux entreprises (suppression de la taxe professionnelle, exonération des heures supplémentaires…etc), la taxe carbone est une nouvelle façon de faire payer aux salariés la facture de son irresponsabilité tout en préservant les profits des plus gros pollueurs.


Cette taxe n'est qu'un emplâtre qui masque la nécessité d'un véritable contrôle de ce que nous produisons et des modes de productions, la nécessaire recherche de la sobriété énergétique, la reconversion énergétique sans nucléaire, un plan de rénovation massif de l'habitat et la réorientation de nos modes de transport en développant des transports en commun gratuits.


Il n'y a rien de bon à attendre socialement et écologiquement de cette taxe carbone.


Le NPA appelle les personnes, associations, syndicats et organisations qui partagent cette position à se retrouver pour un front commun d’opposition et de propositions alternatives qui répondent enfin aux enjeux cruciaux en cette période.

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 15:39


La situation est désespérée, mais tout espoir n’est pas perdu si nous nous convertissons à la religion écologique : tel est en résumé le message diffusé par « Home ».


En une heure et demi d’images et de commentaires, le film d’Yann-Arthus Bertrand ne parvient pas à identifier la cause précise des dégradations environnementales. En fait, l’idée implicite est que cette crise est le résultat de la nature humaine, plus exactement des vices de notre espèce.

D’entrée de jeu, le commentaire affirme qu’Homo sapiens a dilapidé « l’héritage de quatre milliards d’années » d’histoire naturelle.


La crise écologique apparaît ainsi comme le juste châtiment de l’enfant trop gâté. Plus loin, le rôle clé de l’exploitation des combustibles fossiles est assez correctement mis en évidence, mais les raisons pour lesquelles la Révolution industrielle y a eu recours, et surtout les raisons pour lesquelles ces combustibles demeurent la source d’énergie par excellence du capitalisme, sont passées sous silence.


Pour « Home », l’exploitation frénétique des ressources n’est pas le produit de la course au (sur)profit : elle découle de la fâcheuse tendance du genre humain à vouloir travailler moins pour jouir plus de l’existence, qui entraîne prolifération de l’espèce et destruction des richesses naturelles.


Logiquement, « Home » reprend à son compte la fable de l’écocide, inventée par l’auteur à succès Jared Diamond. Diamond prétend que les Polynésiens, pour ériger des statues arrogantes, auraient ravagé l’écosystème de l’île de Pâques au point de faire sombrer leur civilisation dans la barbarie.


Cette théorie n’a plus guère de crédit parmi les spécialistes : certains soulignent que la civilisation pascuane a succombé sous les coups de boutoir des raids esclavagistes, d’autres précisent que les forêts de l’île n’ont pas été détruites par les habitants mais par les rats. Malgré tout, la fable a la vie dure.


Pour une raison idéologique : extrapoler de l’île à la planète permet de gommer les différences fondamentales entre les crises écologiques d’hier et d’aujourd’hui. Donc d’escamoter la responsabilité spécifique du capitalisme, alors que c’est précisément ce système productiviste qui nous menace. A cet égard, le commentaire de « Home » sonne comme un aveu : « (la théorie de l’écocide) n’est qu’une théorie parmi d’autres, mais c’est celle qui nous intéresse », dit Yann-Arthus Bertrand. Autant dire que ce film n’est qu’un morceau de propagande.


Propagande pour quoi, pour qui ? Pour le capitalisme ? En définitive, oui. Envoûté par les images, chaviré par l’énumération des catastrophes, le spectateur angoissé pousse un « ouf » de soulagement en apprenant à la fin que nos responsables prennent la mesure du défi.


Du Danemark à la Nouvelle Zélande, du Gabon aux Etats-Unis, du Costa Rica à l’Autriche, gouvernements et entreprises seraient de plus en plus nombreux à adopter les mesures qui s’imposent. Financé par le groupe capitaliste PPR (Conforama, Yves Saint-Laurent, GUCCI, FNAC,etc...) de François-Henri Pinault, le film se met lui-même en scène comme la manifestation exemplaire de cette prise de conscience des élites… qui montrent la voie à suivre.


(Achetez Gucci, mettez-y le prix, c’est bon pour la planète).

Mais gare au simplisme. L’emballage idéologique de l’opération mérite qu’on s’y attarde. « La Terre est un miracle, la vie reste un mystère » : l’une et l’autre sont souillées par les péchés capitaux, notamment la paresse, l’envie et la luxure.


Dès lors, le sort de la planète ne passe plus par des changements sociaux, structurels, mais par un examen de conscience – « acceptons de faire les comptes de tout ce dont nous sommes les seuls responsables » - débouchant sur une conversion individuelle à l’écologie : « Nous avons tous le pouvoir de changer », « Chacun peut agir, du plus pauvre au plus riche ».


A croire le film, il suffirait que nous (toujours « nous ») devenions des « consommateurs responsables » soucieux de « commerce équitable », pour que commence « une nouvelle aventure humaine fondée sur l’intelligence, la mesure et le partage ». Comme si le capitalisme connaissait d’autre intelligence que celle du profit, d’autre mesure que la démesure de la production, d’autre partage que celui que les exploités lui imposent par la lutte !

 

L’écologie de « Home » est une idéologie du consensus et du châtiment, aux relents religieux. Elle cadre dans une vaste offensive capitaliste visant à utiliser la menace environnementale comme levier pour restructurer le capital aux frais du monde du travail, tout en semant le désarroi au sein de celui-ci. Face à cette écologie de la soumission, une autre écologie est nécessaire. Une écologie de la révolte, où l’éthique féconde l’action collective en vue de la transformation sociale. Une écologie anticapitaliste. C’est le sens de notre combat écosocialiste.

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 15:36

« Si on veut être écologiste, il faut arrêter d’être benêt : leur souci ce n’est pas plus le climat que les inégalités et la misère » (par Laurence Lyonnais, commission écologie du NPA)

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Intervention de la Commission nationale écologie du NPA présenté par Laurence Lyonnais au meeting Université d’été à Port Leucate le 23 août 2009.


La semaine dernière, les négociations internationales de Bonn pour un nouveau traité sur le climat après celui de Kyoto se sont interrompues sur une impasse. Les 180 pays réunis à cette occasion doivent encore se retrouver au cours des prochains mois pour tenter de finaliser un accord lors de la conférence des Nations Unies pour le climat qui se déroulera à Copenhague du 7 au 18 décembre.


Il y a quelques semaines, un camp action climat a réuni des milliers de militant(e)s sur le site du projet démentiel d’aéroport à Notre Dame des Landes, près de Nantes. C’était une première en France. Les militantEs du NPA étaient présents et ont participé aux nombreux débats.


Le climat et l’urgence de le défendre semblent prendre de plus en plus de place dans l’actualité. C’est que la situation est grave : l’humanité est en passe de vivre la plus importante mutation de son environnement de son histoire. Et le risque existe que le dérèglement climatique soit trop brutal pour que l’action humaine ait le temps de le corriger. Nous avons deux générations pour agir.


Mais qu’est ce que ça signifie pour nous, pour les travailleurs-ses, les classes populaires ici et dans le monde entier. Le changement climatique a déjà des conséquences dramatiques. Les premières victimes sont et seront à l’avenir les populations déjà les plus vulnérables et les pays les plus pauvres : les catastrophes naturelles, les crises alimentaires vont se multiplier, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ».


Dans un monde de crises, la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère et la souffrance humaine vont devenir encore davantage le quotidien pour des milliards de personnes.


La réalité des modifications climatiques accélérées, et en particulier de la hausse générale des températures n’est plus à démontrer. Y a peut être plus que Claude Allègre qui a encore des doutes, mais c’est un cas désespéré... Ce n’est pas un événement hypothétique, c’est un phénomène qui est en cours.


Et même les dirigeants de ce monde sont en train de le comprendre. Mais avec quelles réponses... Aux Etats Unis, Barack Obama effectue un virage par rapport à l’administration Bush et mise sur une relance « verte » de la croissance de son pays.


Une loi est même en cours de discussion pour faire adopter un langage « simple » pour parler aux gens qui sont forcément limités, des énergies renouvelables et de la sauvegarde de la planète. En France, avec Sarkozy et sa vaste fumisterie du Grenelle de l’Environnement, on a droit à des mesurettes au mieux inefficaces mais au pire et le plus souvent tout à fait injustes, comme avec la taxe carbone.


Les ménages paient déjà plus de la moitié des taxes sur l’énergie alors qu’ils émettent 20% des gaz à effet de serre, bref, les plus pauvres paieront la facture tandis que les plus riches – les plus pollueurs, bénéficieront de remises d’impôts. Il est aussi question que la taxe carbone compense la suppression de la Taxe Professionnelle... C’est n’importe quoi.


Il en va de même partout où les capitalistes nous parlent d’environnement et font mine de s’intéresser à l’avenir de la planète. Au sein de l’Union Européenne, c’est un véritable marché des droits à polluer qui s’est mis en place, accentuant encore la domination et la dévastation des Pays du Sud. Ils ont inventé de nouvelles opportunités de business pour le secteur privé afin que celui-ci puisse continuer à faire d’énormes profits au détriment de la planète.


De la même façon, les solutions débattues au niveau des Nations Unies continuent d’autoriser les grands consommateurs d’énergie à polluer sans impunité à partir du moment où ils payent... En fait, le protocole de Kyoto et les mécanismes de marché qu’il met en place n’ont pas réussi à réduire les émissions de gaz à effet de serre ni même à ralentir les changements du climat.


D’après le Groupe International d’Experts pour le Climat, afin d’avoir une chance que le changement climatique ne dépasse pas +2°C en 2100, il faudrait que les pays industrialisés réduisent leurs émissions de 25% à 40% d’ici 2020 et que les émissions mondiales atteignent leur maximum d’ici 2015. Nous sommes à peine à la moitié de l’effort nécessaire de la part des pays industrialisés pour être dans les clous. Et les objectifs fixés par les USA et le Japon et aussi par l’Union Européenne sont en deça des mesures qui seraient nécessaires pour la majorité de la population. Et pourtant, quelques degrés suffisent à provoquer à l’échelle de la planète un changement radical de régime climatique. Et même si nous arrêtions les émissions de gaz à effet de serre immédiatement, les changements climatiques continueraient pendant plusieurs dizaines d’années.


Mais alors, qu’est ce qu’ils font les Grands de ce monde ? Si rien ne bouge vraiment c’est qu’ils ne le veulent pas. Si on veut être écologiste, il faut arrêter d’être benêt. Et bien se dire que leur souci ce n’est pas plus le climat que les inégalités et la misère. Leur souci, c’est le fric et tout est bon pour en faire.


Tous les milieux économiques sont convaincus que ce qu’ils appellent le développement durable (et qui a bien peu à voir avec une véritable écologie) ça peut être une formidable source de profits, et ils vont essayer de nous en faire bouffer à toutes les sauces, avec si possible au passage, une dose de culpabilité et d’individualisme.


Mais surtout, sans pouvoir résoudre véritablement les problèmes majeurs, historiques et inédits auxquels l’humanité se trouve confrontée. Le marché et la loi du profit sont strictement incapables de répondre au défi du changement climatique. Cette planète c’est la seule que nous avons, et ils sont en train de la détruire.


Contrairement à ce que certains écologistes sûrement bien intentionnés prétendent ce n’est pas « l’activité humaine » en tant que telle qui est responsable des mutations climatiques en cours : c’est un système dont le développement et les dégâts se sont accélérés sans commune mesure ces 60 dernières années.


Ce système, il vise à exploiter les deux seules sources de toutes richesses : la terre et les travailleurs. Ce système détruit nos vies et notre environnement, en organisant la concurrence généralisée, en légalisant la privatisation des biens communs, en recherchant le maximum de profits à court terme avec des crises de surproduction à la clé, en faisant régner la société de consommation en lieu et place de la solidarité et de la démocratie, en affamant au Sud et en gavant de malbouffe au Nord...


Le capitalisme ne produit pas pour répondre à nos besoins vitaux mais pour enrichir une minorité toujours plus riche et plus avide. La crise écologique et la crise sociale sont les deux facettes de cette même réalité.

Ils poussent l’indécence jusqu’à faire du business avec une catastrophe environnementale. Ce n’est pas le premier de leur méfait et ce n’est pas le dernier. Et il ne tient qu’à nous de les arrêter.


- Il n’y aura pas d’issue pour le climat et donc pour les peuples sans sortir du capitalisme.

- Il ne peut y avoir de solution écologique durable sans instaurer le partage des richesses. Il faudrait au minimum que ceux qui se glorifient aujourd’hui d’être tout repeints en vert en soit convaincus. Une solution écologique et sociale durable passe par l’unité des classes ouvrières et populaires ici et dans le monde. Solidaires des Indiens chassés par la déforestation, solidaire des paysans spoliés de leurs terres, solidaires des salariéEs du nucléaire et de la chimie frappés par les cancers, solidaires et en lutte aux côtés des ouvriers de l’automobile sacrifiés au prétexte de la crise actuelle et qui sont l’élément « moteur » d’une réappropriation sociale et sans compensations des profits du capital pour changer de mode de production et de transports. Voilà quelles sont nos causes, en tant qu’anticapitalistes, écologistes, internationalistes et révolutionnaires.


Cela implique de contester ce système tous ensemble, pied à pied, et aussi bien du point de vue social que du point de vue écologique. Cela veut dire nous donner les moyens collectifs de le renverser, en défendant un projet de société global, un projet révolutionnaire, appuyé sur des revendications transitoires comme par exemple :


- la défense des emplois, l’interdiction des licenciements et l’instauration de contrôle ouvrier et des populations sur les industries, en revendiquant la propriété des usines et des profits


- l’investissement et le développement de centaines de milliers d’emplois dans les domaines de la construction de logements accessibles, à faible consommation d’énergie ; dans le domaine des énergies renouvelables et des économies d’énergie, des services publics des transports...etc, sous le contrôle des travailleurs et de la population,


- des revendications internationales, pour l’aide active aux peuples à décider de leur destin, à contrôler leurs ressources, leurs terres et leur système de production.


Ces mesures doivent être débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques audacieuses, défiant les intérêts des grands lobbies, notamment ceux de la route et des hydrocarbures, et de tous ceux qui profitent ou se moquent de la poursuite des gaspillages et des hausses de prix qui en résultent. Elles doivent également écarter les fausses solutions comme la fuite en avant dans le nucléaire ou le développement des OGM et des agro-carburants.


Nos réponses anticapitalistes sont les plus efficaces climatiquement et socialement. Allier nos propositions dans un cadre global, c’est démontrer et diffuser largement la nécessité d’un projet de renversement du capitalisme.

Le contre sommet de Copenhague est une occasion de faire nôtre la mobilisation pour le climat, de lui donner toute sa nécessaire et puissante dimension anticapitaliste. En marge du sommet officiel du 7 au 18 décembre, il y aura un forum pour le climat avec des ateliers, des débats, puis la manifestation internationale du 12 décembre.


Nous appelons à une mobilisation large, à nous emparer de cette actualité pour créer des collectifs partout, animer des débats, et rendre visible notre détermination, à partir des préoccupations des classes populaires et sans attendre de miracles de la réunion des Grands de ce monde.


L’enjeu, c’est le développement d’un vaste mouvement mondial sur le changement climatique, unitaire mais indépendant des gouvernements et des multinationales. Les anticapitalistes doivent être à la pointe de sa mise en place, mais ils doivent aussi être son aile marchante.


Le climat est entre nos mains, c’est à nous de nous organiser, partout, localement et aussi dans la mesure du possible par des déplacements collectifs à Copenhague. Cette mobilisation doit être une étape dans notre projet écologiste et socialiste, un projet qui unit les intérêts des travailleurs et ceux du climat, un projet qui est le seul à même d’en finir vraiment avec le capitalisme et l’exploitation et de donner au monde l’espoir d’échapper à la barbarie.

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 09:34


Samedi 19 septembre 2009 à 15 h à l'Artus-ciné d'Huelgoat,
projection du film :
"RAS-Nucléaire rien à signaler"


suivi d'un débat sur démantèlement et risques sanitaires avec :
- Annie Thébaud-Mony, auteure des livres "l'industrie nucléaire, sous-traitance et servitude" et "Travailler peut nuire gravement à votre santé",
- Philippe Billard, décontamineur depuis 23 ans à la centrale de Paluel
- et Alain de Halleux, le réalisateur.

Au moment (octobre 2009) où EDF soumet à enquête publique le démantèlement immédiat de Brennilis, ce film interroge sur les questions de travail dans les centrales nucléaires et les questions de vie à proximité .

à 18 h la soirée se poursuivra au café-librairie de l'Autre-rive à Berrien avec un diaporama sur le démantèlement de Brennilis et/ou des vidéos sur le
travail en centrale nucléaire.

Organisé par les associations Sortir du Nucléaire Cornouaille et Vivre dans les Monts d'Arrée avec le soutien du réseau Sortir du Nucléaire


Pour en savoir plus sur le film "RAS-Nucléaire rien à signaler" qui est passé sur ARTE en mai 2009
http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=977741,day=5,week=23,year=2009.html

ou sur le site qui diffuse le DVD
http://dvdoc.be/cgi-bin/shop.pl?shop=1&extlink=3&sw=detail&id=49&lg=1

Contact Sortir du nucléaire Cornouailles : ccui@orange.fr

Fermons Fessenheim et sortons du nucléaire
Rassemblement européen les 3 et 4 octobre 2009 à Colmar (Alsace)
Informations, départs groupés et programme sur : http://www.fermons-fessenheim.org



Information relayée par le Réseau Sortir du nucléaire, Fédération de 800 associations - http://www.sortirdunucleaire.org

Consultez l’Agenda des actions organisées partout en France sur : http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?rubrique1
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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 09:34


Après la mort d'un cheval, le decès d'un conducteur de camion qui faisait des allers-retour pour rammasser des algues vertes!
Les usagers des plages de Douarnenez et de Crozon au Cap Sizun s'inquiètent.
Vendredi 11 septembre à 20h30

Conférence
Animée par Clause Lesné du CNRS et du département "Santé Publique" de l'Université de Rennes
Exposé sur les effets sur la santé de l'hydrogène sulfuré suivi d'un débat
ave Jean-Paul Guyomarc'h d'Eaux et Rivières
et Hervé La Prairie du réseau EcoNav
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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 10:31

Communiqué du NPA.

Sortie du chapeau de la commission Rocard cet été, la taxe carbone n'en finit pas de faire des vagues, y compris au sein du gouvernement et de l'UMP.


Au point que des responsables politiques des Verts et d'Europe écologie, au nom d'une soi-disant fiscalité écologique, se retrouvent contraints de témoigner en faveur de Sarkozy à l'issue de leur réception à l'Elysée.


Autant, il est juste d'avoir une politique pour lutter contre le réchauffement climatique et donc de prendre des décisions, autant la taxe carbone, telle qu'elle est envisagée aujourd'hui par le gouvernement, et quelle que soit la valeur attribuée à la tonne de CO2 est irrecevable.


Pour le NPA, mais aussi pour d'autres partis ou associations de consommateurs, il s'agit d'un hold-up fiscal qui ne dit pas son nom et qui va taxer uniquement les consommateurs, leur rendre encore plus onéreux l'accès à l'énergie et permettre au gouvernement de liquider la taxe professionnelle.


Madame Parisot, la présidente du MEDEF, a le culot, aujourd'hui, de réclamer un chèque vert pour les entreprises alors que beaucoup d'entre elles fortement émettrices de CO2 seront exclues de cette fiscalité au titre de la compétitivité économique.


Elles continueront à bénéficier du droit à polluer.

A qui fera-t-on croire que les salariés, les consommateurs de ce pays, exclus des choix économiques, ont vraiment le choix du mode transport que ce soit en milieu rural, en zone urbaine ou péri-urbaine alors que des lignes de chemins de fer sont fermées en régions, que les transports en bus ou en car sont notoirement insuffisants et inconfortables.


La taxe carbone, impôt supplémentaire pour les salariés et les consommateurs, ne doit pas voir le jour. Cette taxe carbone, non seulement est injuste socialement, mais de plus elle est inefficace car elle ne s'attaque pas à l'organisation capitaliste de la production et de la société, cause principale du réchauffement climatique.

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 08:57


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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 11:38

 
Il est injustifiable que les graves pollutions du nucléaire soient exonérées
La "Taxe Fillon" compromet l'objectif de 23% d'énergies renouvelables en 2020


 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce la "Taxe Fillon", un véritable dévoiement de la nécessité de taxer les énergies polluantes (nucléaire, pétrole, gaz, charbon). 

Telle que présentée par M Fillon, la "taxe carbone" est en toute simplicité une opération de soutien à l'industrie nucléaire française qui, il est vrai, est en pleine déconfiture (désastre du programme EPR, absence de solutions pour les déchets nucléaires, déficits colossaux et déroute d'Areva et EDF en bourse, etc)
 
Cette volonté de protéger l'atome est d'autant plus absurde que l'industrie nucléaire dans son ensemble, de la mine d'uranium au démantèlement des installations, ne génère pas seulement des contaminations radioactives mais émet aussi des gaz à effet de serre de façon non négligeable… et croissante (*)

Qui plus est, l'option "nucléaire + chauffage électrique", imposée en France, montre son absurdité tous les hivers : la consommation des convecteurs électriques est telle qu'il faut massivement importer de l'électricité produite par  des centrales thermiques (fuel, charbon). A l'arrivée, ce système produit de grandes quantités de déchets radioactifs ET de fortes émissions de CO2.
 
Le gouvernement français, contraint par l'opinion publique d'agir en faveur de l'environnement, utilise tous les subterfuges pour protéger le nucléaire qui est pourtant une des énergies les plus polluantes et la plus dangereuse.

Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que la France a un objectif impératif, fixé au niveau de l'Union européenne, de 23% d'énergies renouvelables en 2020. Pour atteindre cet objectif, il faut certes développer les énergies renouvelables, mais il faut aussi impérativement réduire le recours aux énergies non renouvelables… comme le nucléaire.

Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à se mobiliser les 3 et 4 octobre à Colmar (Haut-Rhin) pour obtenir la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille de France.
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