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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 11:10

Déclaration commune NPA - Fédération pour une alternative sociale et écologique

Le NPA et la Fédération pour une alternative sociale et écologique constatent que la situation sociale pour la majorité de la population se dégrade chaque jour.


L’ensemble du monde du travail est touché par la crise du capitalisme. Les jeunes, les femmes, les retraités, les précaires et les chômeurs en sont plus particulièrement les victimes. La logique de la rentabilité financière et productiviste met en péril la planète et l’avenir. Le NPA et la Fédération condamnent les licenciements quasi-quotidiens aujourd’hui et la politique de Sarkozy et de son gouvernement néolibéral et autoritaire. Ils dénoncent l’offensive antisociale qui se poursuit : travail du dimanche, départ à la retraite à 67 ans, privatisation de la Poste, diminution du droit d’accès aux soins, recul des droits des précaires et chômeurs, suppressions massives d’emplois dans la fonction publique… L’ensemble de la politique répressive accroît l’insécurité et fait reculer les libertés. Pourtant, de nombreuses luttes se font jour, en particulier dans les entreprises - Continental, Caterpillar, Goodyear, etc. - ainsi que beaucoup d’autres qui se battent pied à pied contre les licenciements. Dans les universités, les hôpitaux, des mobilisations fortes ont eu lieu tandis que le secteur de l’énergie a connu la plus longue grève de son histoire.


Le NPA et la Fédération pensent qu’il est urgent d’agir de façon unitaire pour préparer une contre-offensive, pour revendiquer le droit à un emploi stable et bien rémunéré pour toutes et tous, l’augmentation des salaires et de tous les bas revenus, mais aussi le refus catégorique du recul de l’âge de la retraite. Les deux organisations estiment que la construction d’une perspective politique ouverte par une gauche des ruptures est absolument nécessaire et contribuerait aux victoires du mouvement social.


Les deux délégations ont la même préoccupation de donner une expression politique à la colère sociale, aux mobilisations afin d’inverser les rapports de force entre le gouvernement, le patronat et les classes populaires. C’est dans cet esprit que, lors de cette rencontre, le NPA et la Fédération pour une alternative sociale et écologique ont également discuté des élections régionales de mars 2010. Pour les deux organisations, il est indispensable que la gauche radicale, anticapitaliste, de transformation sociale et écologique s’unisse lors de ces prochaines échéances électorales afin de défendre une véritable alternative.


Pour regrouper toutes les sensibilités anticapitalistes, le NPA et la Fédération interpelleront les forces écologistes. Ils pensent qu’ils peuvent avancer dans cette voie en constituant des listes unitaires indépendantes composées du PCF, du NPA, des forces écologistes antilibérales, du PG, de LO, de la Fédération, de militant-e-s associatifs et des quartiers.


Tirant un bilan critique des politiques défendues actuellement dans les régions, le NPA et la Fédération proposent que ces listes avancent un plan d’urgence social et écologique régional (refus de dilapider des fonds publics pour des « aides » sans contrôle social, développement des services publics, refonte des territoires en vue de mutualiser les richesses et les savoirs pour rompre avec logique de la concurrence et des normes de marché, réduction de l'empreinte écologique, développement de la démocratie, …).


Elles agiront pour porter en positif des exigences fortes pour des transformations profondes. Ces listes seront pour cela clairement indépendantes du PS et des listes centristes (écologiste ou pas).

Au second tour, ces listes unitaires auront la volonté de battre la droite et pour cela pourront être amenées à faire des « fusions démocratiques » des listes de gauche, sauf en cas de présence du Modem.


Pour le NPA et la Fédération, l’indépendance vis-à-vis de la gestion sociale libérale doit être assumée jusqu’au bout, et donc l’ensemble des élu-e-s issus de chaque formation partie prenante des listes unitaires refuseront de contracter des accords qui cautionneraient une politique sociale-libérale de gestion avec les dirigeants du PS ou de toute formation centriste (écologiste ou pas).


La réunion commune entre le NPA et le Parti de Gauche a proposé un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d’un rassemblement pour les régionales. La Fédération pour une alternative sociale et écologique prend aussi en compte la volonté, affirmée par les composantes du Front de gauche, de l’élargir et de l’ancrer, pour les luttes comme pour les élections, autour d’exigences sociales et écologiques élaborées et défendues en commun. Selon elle, il s’agit de créer les conditions, durablement, de l’unité de toutes les forces militantes, des organisations, courants, partis politiques rassemblées pour la transformation sociale et écologique.


Elle se tient prête à participer à des groupes de travail avec le NPA et le PG comme avec toutes les forces qui voudront s’y joindre. Cela doit permettre de dépasser les frontières trop habituelles des forces politiques. Le NPA et la Fédération soutiennent la création de collectifs unitaires localement afin de favoriser l’élaboration et l’action commune des forces militantes, citoyennes, associatives, syndicales et politiques.


A cette étape, des questions restent à régler mais elles n’empêchent pas la poursuite de la discussion. Pour le NPA et la Fédération, la rencontre d’aujourd’hui, apparaissant positive, n’est qu’une première étape. Des invitations réciproques à leurs universités d’été en seront une autre.

Paris, le 6 juillet 2009.

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 11:08


Alors que la crise du capitalisme s'accentue et que le pouvoir tente de la faire payer au monde du travail, le NPA cherche à favoriser les conditions d’une riposte, d’un mouvement d’ensemble pour infliger au patronat et à Sarkozy des défaites sur le plan social.


Après avoir éloigné des urnes l’essentiel des classes populaires et des jeunes, écœurés par le fonctionnement des institutions européennes, la droite tente de profiter d’un score obtenu grâce à l'abstention (l'UMP a seulement réuni 13% des inscrits), pour accélérer le rythme des attaques. Le plan de sauvetage mondial du capitalisme, auquel s’est associé le gouvernement français, présente désormais sa facture: la majorité de la population va devoir payer les pots cassés de l’enrichissement d’une minorité et de la préservation du système! Payer d’abord par l’allongement de la durée du travail, l’UMP voulant reculer l'âge de départ à la retraite à 67 ans. Sept ans de plus de travail pour payer la dette et des niveaux de pensions toujours plus détériorés…


Les 600000 jeunes qui vont se présenter sur le marché du travail cet automne, les 600000 licenciements annoncés par le gouvernement lui même, tout ceci montre l’urgence sociale et la nécessité impérieuse d’une riposte à la hauteur des enjeux. Que l’on ne se trompe pas: Sarkozy veut désormais cristalliser une modification en profondeur des rapports de forces dans la société française, au détriment des droits des travailleurs et des intérêts des classes populaires. Un bras de fer qu’il peut d’autant plus engager que l’opposition sociale et politique défaille. Le bilan des mobilisations enclenchées par les directions syndicales depuis janvier reste sans appel : le mouvement, que les confédérations ont contrôlé et canalisé au maximum, n’a produit aucun effet sur le pouvoir. Quant au PS, chaque jour apporte son lot de ralliements, d’incapacités à s’opposer sur le fond… et d'ambitions.


C’est l’ensemble de ces raisons qui nous conduisent, dès maintenant, à proposer le chemin de la riposte. Tous les leviers de mobilisation et de convergence des luttes (notamment celles des entreprises frappées par les licenciements) doivent être utilisés. Tout ce qui permet la confiance dans les capacités à agir, se rassembler, s’organiser, doit être favorisé. Nous savons tous qu’il n’y a pas de bouton magique pour déclencher des mouvements sociaux, mais nous savons également que l’unité du monde du travail et de la population est une condition nécessaire, déterminante pour l’action.


C’est pourquoi nous avons proposé aux forces syndicales et politiques de se rencontrer, afin d'organiser cette riposte, sur le fond et sur la forme. Aux forces de la gauche radicale,  dont les responsabilités sont fortes concernant la mise en place des mobilisations, nous proposons un pacte durable, dans la rue et dans les urnes, visant à offrir un débouché politique autour d’un programme anticapitaliste, d’une perspective indépendante du PS, mais dans la volonté claire de ne pas se tromper d’ennemi, de battre le camp réactionnaire au pouvoir.

Nous ferons prochainement un point complet sur les rencontres avec cette gauche radicale – et en particulier sur leurs positionnements aux élections régionales –, en affichant les convergences et les divergences maintenues à ce stade. Dans la clarté et la transparence, car, pour nous, le combat pour l’unité et le contenu de celle-ci ne font qu’un. 

Pierre-François Grond

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 18:23

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Dans l'Etat espagnol, la liste présentée par nos camarades d'Izquierda Anticapitalista (IA, Gauche anticapitaliste) obtient 25.246 votes (0,16%). Esther Vivas, qui était tête de liste (photo), et Josep Maria Antentas reviennent ici sur le résultat des élections et leurs perspectives.


 Lorsqu'au mois de décembre dernier à Izquierda Anticapitalista (IA) nous avons décidé de présenter une liste aux élections européennes, nous avions essentiellement comme objectif de faire un petit pas en avant dans la construction d'une alternative anticapitaliste dans l'Etat espagnol. Et de pouvoir diffuser, à une échelle relativement large, un discours anticapitaliste et de rupture.

Rétrospectivement, nous pensons que l'expérience a été positive et qu'elle a permis d'avancer dans cette direction. En définitive, il s'agissait pour nous d'utiliser le 7 juin pour être en bonne condition le 8 juin. Les européennes étaient la première échéance électorale à l'échelle du pays depuis le début de la crise et il nous semblait nécessaire d'affirmer une option radicale à cette occasion. Il aurait été négatif et décourageant que face à une situation de crise économique, sociale et écologique comme celle que nous vivons, aucun projet alternatif à la gauche institutionnelle et à la droite ne puisse être défendu.

Contours

Nous pensons que pour combattre ce système, il est nécessaire, ensemble avec les luttes et les résistances sociales, de construire une alternative politique, dont les contours commencent à peine à se dessiner et qui sera le résultat de la convergence entre beaucoup de monde et de leurs volontés. On ne peut laisser la représentation politique entre les mains de ceux qui la monopolise aujourd’hui. Nous ne pouvons pas nous résigner face à une gauche parlementaire totalement inutile comme instrument de transformation de la société.


Par la suite, à la candidature d'IA se sont ajoutées d'autres dans le camp de la gauche radicale, comme celle d'Iniciativa Internacionalista, élargissant ainsi le spectre des forces alternatives en présence. L'existence de différentes options dans la gauche radicale peut toujours susciter l'étonnement ainsi que des dynamiques de concurrence, mais nous pensons qu'il faut l'assumer comme l'expression de la pluralité de cette gauche qui répond à diverses opinions, expériences et projets de la part de ceux qui veulent changer ce monde ainsi qu'à la faiblesse de la convergence et de l'unité dans les luttes quotidiennes.


A Izquierda Anticapitalista, nous avons tenté de mener une campagne basée sur le respect mutuel et la bonne entente, sans nous tromper d'ennemi, afin d'affermir les bases pour une bonne relation future. Nous pensons avoir atteint cet objectif.


Les résultats électoraux d'IA, d'Initiativa Internacionalista et des autres listes confirment ce que nous savons tous: le terrain électoral, depuis longtemps monopolisé par les partis de la gauche institutionnelle, est un terrain difficile pour les options alternatives. Ouvrir des brèches est compliqué, mais il s'agit de continuer à pousser, d'initier une dynamique.


Beaucoup de personnes de gauche, par manque d'alternative crédible, ont préféré continuer à voter sans conviction pour les partis traditionnels, et de nombreux secteurs ont opté pour l'abstention. Mais, au moins, avec les différentes listes combatives nous avons commencé à briser, très modestement, le dilemme entre le vote instrumentalisé pour le « moindre mal » et rester dans une abstention sceptique ou résignée. Il est nécessaire de poursuivre dans cette voie.

Options droitières

A l'échelle européenne, la situation est très contradictoire pour la gauche anticapitaliste. Bien que la crise ouvre des espaces pour la critique radicale du système, si nous ne sommes pas capables d'articuler la résistance ou d'avancer dans la construction d'un projet crédible, cette opportunité peut se traduire en désillusion, en démoralisation ou en soutien à des alternatives réactionnaires, comme le démontre la croissance des options droitières ce 7 juin. Les résistances sociales ont été considérables dans quelques pays européens ces derniers mois, mais il existe de nombreuses difficultés, évidentes dans l'Etat espagnol, afin de traduire le malaise social en mobilisation d'ensemble et en auto-organisation par en bas.


Face à l'Europe du capital, « l'européanisation » des résistances et l'articulation d'une stratégie continentale pour la gauche anticapitaliste apparaît comme une nécessité urgente. Nous ne pensons pas que le processus actuel d'intégration dans l'Union européenne puisse se combattre à partir d'un projet qui reposerait sur les seules forces présentes dans l'Etat espagnol.


C'est pour cela qu'IA participe, depuis quelque temps, aux rencontres et conférences internationales mise en place par des organisations telles que le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) français et qui, peu à peu, tentent de constituer un pôle anticapitaliste européen composé par des forces très diverses telles que Sinistra Critica en Italie, le Parti Polonais des Travailleurs, le Bloc de Gauche portugais, le Parti Socialiste suédois, plusieurs organisations grecques (intégrantes des coalitions Syriza ou Enantia), le Parti socialiste écossais...


Le résultat du 7 juin traduit des situations très variées pour les forces anticapitalistes, fruit de contextes politiques et sociaux particuliers. La faiblesse politico-organisationnelle est dominante, avec quelques exceptions notables. Il n'y a pas d'automatisme mécanique entre la crise, le malaise social, les résistances, le discrédit de la gauche institutionnelle et la formation d'une alternative anticapitaliste. De ce panorama se détache les excellents résultats du Bloc de Gauche au Portugal, avec 10,7% ainsi que le score méritoire de 5% pour le NPA français, bien qu'il soit moindre qu'espéré du fait d'une abstention massive qui a touché les secteurs les plus proches de ce jeune parti.


Il n'existe aucune formule magique pour construire aujourd’hui une nouvelle force anticapitaliste, ni de raccourcis qui nous permettent de brûler les étapes. Il n'existe pas de modèle à copier, mais bien des expériences qui peuvent nous servir de stimulant et de référence à l'heure de chercher notre propre chemin. Il s'agit d'accumuler des forces dans un travail patient et quotidien dans les luttes et dans des expériences telles que notre campagne pour les élections européennes, et de continuer à tenter, par diverses voies, d'atteindre cette nouvelle alternative de gauche aujourd’hui plus nécessaire que jamais.


Le grand défi que nous avons devant nous est de constituer une référence politique attractive pour les syndicalistes de combat et les activistes sociaux qui sont aujourd’hui sceptiques sur la possibilité (ou la nécessité) de la réaliser. En d'autres termes, il s'agit de construire une gauche loyale aux luttes qui soit, comme le souligne notre camarade Daniel Bensaïd, « aussi fidèle aux intérêts des dominés et des dépossédés que la droite l'est avec les possédants et les dominants. Une gauche qui ne s'excuse pas d'être anticapitaliste et de vouloir changer le monde ». Cela ne nous semble pas un mauvais programme.

Esther Vivas et Josep Maria Antentas

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 18:19




Le 7 juin constitue un vrai tournant de la vie politique au Portugal. Le Parti socialiste, au gouvernement depuis février 2005 et disposant d’une majorité absolue de députés, a subi un échec historique en n’obtenant que 26,6 % des voix (44 % en 2004). Le taux d’abstention ayant à peine dépassé celui de 2004, cette chute représente une perte de presque 500 000 voix. Aujourd’hui, le problème du Parti socialiste n’est pas la victoire du parti libéral PSD (droite), qui, avec 31,7 % des voix, n’est pas loin de ses plus mauvais scores.


La nouveauté, c’est qu’il y a plus de 20 % de voix à la gauche du PS. Le PC fait un score de 10,66 % et obtient deux élus, comme en 2004. Le Bloc de gauche obtient 10,73 %, passe d’un élu (Miguel Portas) à trois (Miguel Portas, Marisa Matias et Rui Tavares) et devient la troisième force politique du pays. Pour chaque vote gagné par le PC par rapport à 2004, le Bloc en gagne trois, dépassant en nombre de voix (382 005) son meilleur score (364 971) obtenu aux élections législatives de février 2005.


Les raisons de cette faillite du PS et de la croissance du Bloc de gauche ne sont pas circonstancielles. Ces quatre dernières années, le PS a gouverné carrément à droite, prenant des mesures antisociales que le parti libéral PSD (au gouvernement de 2002 à 2005) n’avait pas osé prendre. La loi sur le travail facilite les licenciements, dans le public comme dans le privé. L’obtention d’une allocation chômage est devenue plus difficile. Aujourd’hui, parmi les 600 000 chômeurs, environ 200 000 n’ont pas d’allocation. Le PS a refusé la proposition faite par le Bloc de gauche au Parlement d’accorder la retraite à taux plein à tous ceux qui ont travaillé plus de 40 ans.


Il a attaqué fortement les services publics comme le service national de santé. La guerre a été déclarée aux enseignants du primaire et du secondaire, ce qui a entraîné des manifestations gigantesques (environ deux tiers des enseignants sont descendus dans la rue, à deux reprises).


La crise globale du capitalisme se fait sentir de façon très dure dans un pays dont le modèle reposait sur les bas salaires et où le salaire minimum n’est actuellement que de 450 euros. Le chômage (600 000 chômeurs pour un pays de seulement dix millions d’habitants) et la précarité vont croissants. Il y a plus de deux millions de pauvres dont un tiers travaille avec des salaires si faibles qu’ils n’arrivent pas à dépasser le seuil de pauvreté. La crise a aussi montré comment le PS se précipite pour sauver les banques et empêcher leur faillite tout en refusant de prendre des mesures de soutien aux chômeurs ou d’augmenter les pensions misérables de la plupart des retraités.


La campagne électorale s’est déroulée avec, pour toile de fond, la gigantesque fraude de la banque privée d’affaires BPN qui équivaut à environ 2 % du PIB, et pèse donc neuf fois plus dans l´économie portugaise que celle de Madoff dans l’économie américaine. Des personnalités importantes du parti de droite PSD sont liées à cette fraude. Le gouvernement du PS a « nationalisé » cette banque, ce qui a creusé un trou financier de deux milliards d’euros que les travailleurs portugais sont en train de payer.


Le résultat du Bloc de gauche est dû à son opposition active aux mesures du gouvernement PS, à sa capacité à le confronter au Parlement avec des propositions qu’il a fait largement connaître grâce à son contact permanent avec les travailleurs. En 2006, le Bloc de gauche a organisé une marche pour l’emploi qui a duré trois semaines et, en 2008, une marche contre la précarité. La campagne pour les élections européennes s’est déroulée sous le signe de la crise. Il s’agissait de faire comprendre aux travailleurs que les problèmes nationaux et ceux de l’Europe sont les mêmes parce que le modèle économique et financier est le même.


Un des slogans a été « Qui nous a mis dans la crise ne pourra jamais nous en sortir ». La campagne a été très active. Les trois élus avec le porte-parole du Bloc de gauche, Francisco Louça, d’autres dirigeants et députés ont parcouru tous le pays, en contact direct avec ceux qui sont plus touchés par la crise. Au niveau local, d’autres candidats et dirigeants ont aussi fait une campagne active.


Les élections européennes se sont déroulées dans un contexte particulier au Portugal car les élections législatives auront lieu en septembre et les élections municipales en octobre. Les votes obtenus pour le Bloc de gauche, le 7 juin, expriment la montée du refus des politiques des partis du centre et la confiance dans l’alternative que le Bloc de gauche représente. Le programme alternatif que le Bloc de gauche est en train de construire est aussi le résultat d’une discussion ouverte sur notre site Internet.


La campagne pour les élections législatives a déjà commencé. Au lendemain des élections européennes, le Bloc de gauche collait une affiche dans tout le pays disant : « 200.000 sans allocation chômage : ceux qui ont perdu l’emploi ne peuvent pas se passer de soutien ».


Alda Sousa est membre de la direction du Bloc de Gauche et de l'Association politique socialiste révolutionnaire (APSR), section portugaise de la IVe Internationale

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 18:15


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Une semaine après le coup d'État contre le président Manuel Zelaya, les mobilisations populaires se poursuivent et pourraient le mettre en échec. La solidarité internationale est nécessaire. 

Dimanche 5 juillet, une marée humaine a convergé vers l’aéroport de la capitale pour accueillir le président renversé. La police s’est retirée mais l’armée a tiré sur la foule, empêchant l’avion d’atterrir et faisant au moins quatre morts et de nombreux blessés.


Archétype de la « république bananière », le Honduras vit sous la domination d’une oligarchie intraitable organisée entre conservateurs et libéraux. A leur solde, une armée, équipée et aidée par les Etats-Unis et acquise à la doctrine de sécurité intérieure. Un modèle politique, issu de la Constitution de 1982, a été mis en place au sortir de plusieurs périodes de dictature brutales où tous les partis politiques étaient interdits. Mais la violence de classe perdure et des escadrons de la mort continuent à assassiner par centaines des militants de l’opposition. Le pays sert de base d’opération US contre les processus de libération en Amérique Centrale.

Aujourd'hui, la droite fascisante présente le président renversé Zelaya comme un dangereux radical alors que c’est un oligarque libéral qui a été forcé à des concessions dans un contexte d’une ébullition sociale devenu ingérable. En avril 2008, le peuple a manifesté massivement contre la hausse des prix. Face à celle du pétrole, Zelaya a signé un accord d’échange de produits agricoles contre du pétrole avec la Venezuela. Cette coopération lui a permis de financer des programmes sociaux, sans pour autant lui donner le soutien des trois centrales syndicales et des organisations populaires réunies dans le Bloc populaire du Honduras.


Le peuple hondurien est violemment touché  par les blocages d’une société profondément inégalitaire où la richesse nationale est accaprée par une minorité et concédée aux multinationales (ressources minières, pétrole, eau, forêts). Les paysans sans terre tombent sous les balles des nervis des grands propriétaires. Déjà miné par la pauvreté et la dépendance à l’économie des Etats-Unis, le pays ne s'est pas révélé du cyclone Mitch qui l'a dévasté en octobre 1998. Le traité de libre commerce, conclu en 2005 avec les Etats-Unis, parachève l’abandon de la souveraineté du pays.


Les mouvements sociaux défendent aujourd'hui l’idée d’une Constituante, idée inconcevable pour l’oligarchie et les Etats-Unis.

Aucune condamnation nette du coup d’Etat n’a été émise par les Etats-Unis, renvoyant dos à dos les deux camps. Les putschistes étaient en lien avec l'ambassade américaine pour faire échec à la consultation populaire. Si l'impérialisme yankee entend bien garder son influence dans ce bastion clé, l’administration Obama se trouve, avec ce putsch manifestement non prévu, face à une situation incontrôlée qui augure mal d'une refondation des relations avec l’Amérique Latine.


Ce coup d'État rappelle celui d’avril 2002 au Venezuela, avorté grâce à la mobilisation populaire, ou celui de Bolivie, en 2008, évité de justesse par la détermination des gouvernements latino-américains à ne pas voir émerger un nouveau Pinochet.


Le régime putschiste (patronat, oligarchie, hiérarchie de l'Eglise et armée) est acculé par l’isolement diplomatique total, privé de financements internationaux et du pétrole vénézuélien. Une partie du patronat cherche une sortie de crise négociée avec les Etats-Unis. Aucune marchandise ne passe les frontières grâce aux barrages populaires. Le coup d’Etat s’enferre mais ne semble pas pouvoir se maintenir. En jouant la carte de la menace de supposées invasions à la frontière nicaraguayenne soutenues par le Venezuela, les putschistes espèrent trouver un écho à l’intérieur du pays, via des médias totalement contrôlés, et justifier la répression. Dès lors, seules la résistance populaire au Honduras et la solidarité internationale déferont le putsch. 

Ana Maria Duarte
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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 17:11

ARRETONS LE BETONNAGE DU LITTORAL dans la bande des 100 mètres !
Destinataire : Commissaire-enquêteur et Préfet du Finistère

Le 2 juillet 2009 à Clohars-Carnoët, huit associations* concernées par la défense de l’environnement ont tenu une conférence de presse pour appeler à la mobilisation d’urgence contre la révision partielle du Plan d’Occupation des Sols (qui rendrait constructible une partie de parcelle classée en zone naturelle protégée « NDs » sur la rive gauche à l’entrée du pittoresque petit Port de Doëlan en Finistère Sud) … en émettant notamment l’idée d’une pétition sur Internet élargissant la consultation.

« L’affaire Abiven » comme on a pris l’habitude de la nommer est un long feuilleton médiatique et juridique qui dure depuis 10 ans. Elle est emblématique des tentatives de contournement de la Loi Littoral de 1986.

L’enquête publique est la dernière chance pour remettre en cause le déclassement de la parcelle, après avis du Préfet pour des raisons motivées, et donc d’EVITER UNE JURISPRUDENCE CATASTROPHIQUE avec la « porte ouverte » au mitage et au bétonnage des côtes.

On peut répondre à cette enquête publique quel que soit son lieu de résidence.

Alors, cloharsiens résidents ou de passage, amoureux du littoral de Clohars-Doëlan-Le Pouldu, n’hésitez pas à SIGNER et FAIRE SIGNER cette pétition.


Et peut-être à faire UN PAS DE PLUS en écrivant une lettre à M. le Commissaire-enquêteur (Terrain Abiven) à la Mairie de Clohars-Carnoët – Place du Général de Gaulle – 29360 CLOHARS-CARNOET.

Merci.

* Associations : Amis des Chemins de Ronde du Finistère, Cap-Action-Solidarité, Réseau Cohérence, Doëlan-Clohars-Environnement, Dre Ar Vinojenn, L’Eau et la Terre, Eau et Rivières de Bretagne, Union des Associations de Défense du Littoral. Et le soutien de : Amis du Pouldu, Rivière et Bocage du Bélon, Aruk.

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 09:01


ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITÉ
GROUPE DU PAYS DE CORNOUAILLE
Communiqué : Ouvrez les portes !


Un navire qui tentait d'apporter à Gaza une aide humanitaire vient d'être arraisonné, il y a quelques jours, par les Israéliens dans les eaux internationales. Les personnes qui se trouvaient à son bord, dont une lauréate du Prix Nobel de la Paix, ont été emprisonnées. Cela n'est pas tolérable.
Mais la situation des habitants de Gaza, qui vivent au nombre d'un million d'habitants dans une gigantesque prison à ciel ouvert, est encore plus intolérable. Depuis plus de deux ans, la bande de Gaza est soumise par les Israéliens à un blocus sévère, aux conséquences aggravées par l'attaque israélienne sur Gaza l'hiver passé. Le enfants souffrent de malnutrition, les malades ne peuvent disposer de médicaments, l'eau ne peut être purifiée, les matériaux de construction n'entrent pas.
Des voix s'élèvent pour la levée du blocus de Gaza: appel de 56 Prix Nobel et 200 députés européens le 9 juin, déclaration de l'ONU et de 38 ONG le 17 juin, rapport de la Croix-Rouge du 29 juin. Mais Israël maintient le blocus.
Le groupe du Pays de Cornouaille de l'Association France-Palestine Solidarité appelle à participer au piquet de la solidarité avec le peuple palestinien , le jeudi 9 juillet, à 18 h, rue Kéréon à Quimper, pour y exprimer la demande de la levée immédiate du blocus de Gaza .


Pour le groupe de l'AFPS du Pays de Cornouaille,
Yves Jardin

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 08:57


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Avec neuf semaines de grève, le mouvement de Radio France Internationale est le plus long dans l'audiovisuel depuis 1968. 

Les travailleurs de RFI luttent contre un plan de restructuration qui prévoit 206 licenciements (sur le millier de salariés que compte RFI), mais aussi et surtout contre le démantèlement à brève échéance de leur station, avec notamment la fermeture de six rédactions de langues étrangères.

La combativité des salariés de RFI n’a d’égale que l’arrogance d’une direction qui s’appuie sur des arguments financiers, dont l’intersyndicale FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT de RFI - majoritaire au comité d’entreprise (CE) - a montré qu’ils ne valaient rien (ce qu’un cabinet d’experts-comptables, missionné par le CE, a d’ailleurs confirmé).


Malgré une grève qui bloque jusqu’à 85% de l’antenne, la direction refuse toujours de négocier les revendications portées par le mouvement de grève, allant jusqu’à refuser la nomination d’un médiateur, réclamée depuis six semaines par les salariés de RFI. Ceux-ci ont pourtant raison de rappeler qu’en l’espèce, c’est l’État qui licencie, le même qui donne des milliards aux banques et aux multinationales et prétend que les caisses sont vides dès lors qu’il s’agit des services publics, des emplois et des salaires.


Ce plan de licenciements s’inscrit dans l’ensemble des attaques dont est victime le service public d’information (et, plus largement, l’ensemble des services publics, de La Poste à la santé, en passant par l’éducation nationale). Rappelons simplement que France Télévisions vient d’annoncer 900 licenciements étalés sur trois ans, que l’UMP fait planer depuis près de deux ans la menace d’une privatisation de l’Agence France-Presse (AFP), et que le président de la République a, depuis mars dernier, la possibilité de nommer directement le président de France Télévisions et de Radio France.


Enfin, cette attaque en règle contre RFI a beaucoup à voir avec la création de la holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF), dans le cadre de la loi de « modernisation de l’audiovisuel public », dont RFI est l’une des principales filiales (avec France 24 et TV5 Monde). Christine Ockrent a été nommée directrice générale de l’AEF en février, la tutelle étant assurée par son mari, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères. Les syndicats de journalistes et les salariés de RFI avaient protesté, à juste titre, contre un mélange des genres qui en dit long sur la volonté de la classe dirigeante de renforcer son contrôle sur les médias.


Le NPA s’élève contre toute ingérence et toute reprise en main de RFI par l’État français, ce que l’ampleur du traitement accordé à la mort d’Omar Bongo laisse craindre. Comme l’a noté l’intersyndicale : « Après avoir refusé pendant des décennies d'être la voix de la France, acceptons-nous d'être aujourd"hui la voix de la Françafrique ? Qu'avons-nous enterré ce mardi [16 juin] ? Omar Bongo, ou l"ambition d"une radio généraliste et universaliste qui parle au monde de la France et du monde ? »


Outre une manifestation le mardi 16 juin, en direction de l’Élysée (avec d’ailleurs d’autres salariés de l’audiovisuel public), les travailleurs de RFI ont créé, le mercredi 24 juin, de 12h à 19h, « la première radio de salariés en lutte », une radio « éphémère et autonome », donnant la parole aux grévistes. Cette résistance exemplaire est une très bonne nouvelle et le NPA la soutient pleinement.

Léo Carvalho
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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 08:54


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Le G8 devait se réunir le 8 juillet, en Italie.  L'occasion de masquer le manque de légitimité des dirigeants, en instrumentalisant l’émotion suscitée par le tremblement de terre de l'Aquila.


Il y a trois mois, un séisme faisait 300 morts à l’Aquila, en Italie. La décision d’y tenir le sommet du G8 vise notamment à réduire les risques de manifestation. Il se dit, en haut lieu, que les opposants n’oseront pas s’exprimer en un tel lieu. Le responsable de l’évènement, Guido Bertolaso, prétend que « ce sera un G8 solidaire ». Ce qui signifie seulement que les grands de ce monde honoreront de leur présence et de leurs dépenses une ville dans laquelle 50000 réfugiés vivent toujours sous des tentes…


Voilà qui en dit long sur le cynisme de ces dirigeants politiques et des grands patrons, dont ils ne font que reproduire le triste numéro. Alors qu’ils justifiaient leurs profits par « la prise de risque », ces derniers en appellent aujourd’hui à la solidarité et demandent aux plus modestes de se serrer la ceinture. Depuis le début de la crise, 25% des travailleurs américains ont vu leur salaire diminuer, sans compter ceux qui n’ont plus d’emploi. On observe déjà le même phénomène dans plusieurs pays d’Europe (Irlande, Hongrie, pays baltes…). Le risque de déflation n’est pas écarté.


En France, des entreprises comme Hertz, IBM, Osram ou HP tentent d’obtenir des baisses de salaire. Pourquoi se priveraient-elles, alors que le ministre du Travail refuse de légiférer pour interdire ce type de « proposition » ? Pour Brice Hortefeux, « c'est aux salariés de déterminer si les mesures proposées permettent ou non de préserver l'avenir de l'entreprise… en période de crise, l'effort doit être partagé ».


Effort partagé ? Ce sont pourtant toujours les mêmes qui trinquent. Ceux que l’on contraint à « travailler plus pour gagner moins » ou que l’on licencie. Ce sont souvent deux étapes d’un même processus, comme ce fut le cas à l’usine Continental de Clairoix.


Et le G8 n’y changera rien. Pour les travailleurs, la crise ne fait que commencer. Les licenciements actuels ne forment qu’une première vague, et les capitalistes vont de nouveau limoger pour restaurer la rentabilité de leurs capitaux. « La reprise de l’emploi sera beaucoup plus tardive que le retour à la croissance économique », prévient le secrétaire général de l’OCDE. D’ici fin 2010, plus de 57 millions de travailleurs seront privés d’emploi dans les pays de l’OCDE. Et le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn, reconnaît que le chômage va augmenter jusqu'en 2011. Certains États annoncent déjà de mauvais chiffres, comme le gouvernement suédois qui prévoit un taux de chômage de 11,7%... dans deux ans.


Dans les pays pauvres, notamment en Afrique, les conséquences seront plus dramatiques encore. Aussi, le G8 affichera-t-il un engagement pour lutter contre la faim dans le monde. Mais quelle est la crédibilité de cette annonce, alors que Berlusconi vient d’admettre « ne pas avoir tenu ses promesses », en ce qui concerne l'aide à l'Afrique ? A peu près la même que celle de l’appel de Sarkozy et Lula, en faveur d’un « ordre mondial plus démocratique, plus solidaire et plus juste ».


Comble du cynisme, au moment même où il tente de relancer un programme économique libéral, obligeant les travailleurs à trimer plus longtemps pendant que le chômage explose, Sarkozy écrit que la dimension sociale de la mondialisation est « prioritaire » et que le rôle de l'Organisation internationale du travail (OIT) doit être renforcé.

Philip Grieves

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 08:52

Régionales: les négociations se corsent

à la gauche du PS (Libération du 7 juillet)

Après la déclaration commune PG-NPA en faveur de listes communes au premier tour, le parti de Besancenot et les communistes se sont opposés sur la question de l'indépendance à l'égard des socialistes.

Après la soudaine éclaircie NPA-Parti de gauche, la semaine dernière, le ciel de la gauche radicale s'est assombri ce lundi. Alors que Jean-Luc Mélenchon, fondateur du PG, et Olivier Besancenot s’étaient accordés sur le principe de listes communes et indépendantes du PS au premier tour des régionales, les discussions se corsent avec l’entrée en jeu du PCF, second pilier du Front de gauche.

Le Nouveau parti anticapitaliste et les communistes n’ont pas réussi à s’entendre sur cette idée d’alliance électorale en vue de mars 2010. Sans surprise, les négociations ont achoppé sur l’attitude à adopter vis-à-vis du parti socialiste: le PCF défend des accords de gestion avec le PS, ce à quoi le NPA est, à l’évidence, allergique.

A l’issue d’une rencontre entre leurs deux délégations, Pierre Laurent, numéro deux communiste, a résumé le dénominateur commun: «Nous avons le souci les uns et les autres de battre la droite au second tour» des régionales.

«Mais nous, nous pensons que nous devons porter l’ambition d’aller à des majorités de gauche dans les régions. Et les conditions de ces majorités font débat entre nous», a ajouté Pierre Laurent, dont le parti aavait souhaité «élargir le Front de gauche» mis sur pied avec le PG aux européennes.

«Majorité bidouillée avec le PS»

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA arrivé derrière le Front de gauche, le 7 juin dernier, a, lui, fait de l’indépendance vis-à-vis du PS une «question-clef»: «C’est évident que si on fait une liste anticapitaliste unitaire, elle assumera son indépendance jusqu’au bout.»

Celui-ci s’était prononcé pour des «fusions techniques» avec le PS au second tour des régionales, ce qui permettrait à des élus d’extrême gauche de «garder [leur] liberté de parole, de propositions» et, le cas échéant, de ne pas voter le budget d’une majorité socialiste.

«On ne se voit pas, nous, au nom d’une majorité bidouillée avec le PS, voter des subventions publiques à des groupes qui licencient actuellement», a-t-il invoqué, assurant néanmoins «tout faire pour le rassemblement unitaire».

Un groupe de travail doit être constitué pour poursuivre les discussions sur une éventuelle alliance, qui ne sera pas tranchée avant octobre.

(Source AFP)

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