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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 09:50
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Le système de lutte contre la déforestation qui doit être mis en place à Copenhague causera un remplacement des forêts par des plantations et leur privatisation au détriment des populations indigènes.


La conférence de Copenhague sur le climat, en décembre, s’annonce comme le rendez-vous de tous les dangers. Parmi les enjeux figure la mise en place d’un mécanisme de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts – appelé REDD – qui fait l’objet d’âpres négociations dans un contexte où la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre est proclamée par tous et où chaque pays essaie d’échapper le plus possible à ses obligations.


De quoi s’agit-il? De comptabiliser au titre des réductions d’émissions la part correspondant à une réduction de la déforestation. La déforestation a un effet considérable sur le réchauffement climatique (20%), réduisant le stock de carbone piégé par les forêts et en dissipant par la combustion du bois. La déforestation donnerait lieu à l’octroi de crédits carbone pouvant être utilisés pour compenser d’autres émissions.


Pourquoi s’inquiéter? Parce que cette prise en compte de la déforestation dans la réduction des gaz à effet de serre a toutes les chances d’aboutir à des diminutions fictives de la déforestation accompagnées d’attaques sociales. REDD est un mécanisme ardemment promu par les pays du Nord. Il s’agit pour eux, dans le cadre notamment du mécanisme de développement propre (MDP) mis en place par le protocole de Kyoto, de pouvoir se défausser sur les pays du Sud de leur responsabilité.


Ce sont en effet les pays industrialisés qui sont responsables historiquement de la plus grande partie des émissions de gaz à effet de serre. En outre, les réductions de déforestation sont extrêmement difficiles à comptabiliser. Personne ne sait ainsi évaluer avec précision l’ampleur annuelle de la déforestation au Brésil ou en Indonésie. On voit donc mal comment la réduction de cette déforestation pourrait être exactement comptabilisée. Au-delà de cet obstacle technique majeur, le risque est celui d’un vaste mouvement d’appropriation des forêts du Sud par les multinationales en quête de crédits carbone à même de compenser la continuation de leur pollution au Nord.


Les dangers de ce mouvement d’appropriation privée sont politiques, sociaux et écologiques. Il se mettrait sur pied un mécanisme de contrôle néocolonial du patrimoine naturel au détriment des peuples qui vivent au sein de ces forêts, les entretiennent depuis de nombreuses générations et seraient menacés dans leur existence même. Cette appropriation constituerait une violation ouverte de la souveraineté de ces peuples sur leur territoire de vie.


Il n’existe aujourd’hui aucune distinction dans les projets entre forêt et plantation. L’appropriation pourrait se traduire alors par la destruction des forêts initiales et leur remplacement par des plantations d’eucalyptus (éventuellement génétiquement modifiés) comme au Brésil ou de palmiers à huile comme en Indonésie. Outre que cette substitution signifie une augmentation nette des émissions de CO2 puisque les forêts primaires stockent cinq fois plus de carbone que les plantations, elle implique aussi une destruction de la biodiversité sans équivalent des forêts tropicales. Et ceci au service de la production industrielle possible d’agrocarburants.


Face à la menace REDD, les peuples indigènes se mobilisent et alertent l’opinion publique mondiale. Nous devons nous battre àleurs côtés. Cet exemple illustre àquel point la bataille contre la crise climatique ne peut dissocier réponses sociales et écologiques. Partout sur la planète, la politique concrète des classes dominantes aboutit à combiner de fausses réponses écologiques avec de véritables attaques sociales. Seule la mobilisation internationale permettra de les arrêter.


Laurent Menghini

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 09:48
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Maintenant que le verrou irlandais a été levé, le Traité de Lisbonne devrait rentrer en application. Il aura des conséquences négatives sur la vie quotidienne des populations de l’Union européenne.


Après le «oui» irlandais, tout ce qui justifiait le rejet du Traité de Lisbonne qui n’était qu’un copier-coller du Traité établissant une Constitution pour l’Europe (TCE) va devenir réalité. Les millions de femmes et d’hommes qui ont dit « non » à une Europe des inégalités vont, dans un contexte aggravé par la crise du capitalisme, devoir maintenant en subir les effets.


Il n’est pas inutile de rappeler ce qui attend celles et ceux qui ne vivent que de leur travail – quand ils en ont. Il n’est pas non plus inutile de garder en mémoire l’appui qu’ont apporté à ce traité, aux côtés de la droite, les socialistes et les Verts.


Laïcité


« L'héritage religieux » est défini comme la « source de la démocratie, de l*fÉtat de droit et des libertés fondamentales » ; l’Union européenne (UE) reconnaît les Églises, mais pas la laïcité (le mot et la chose sont absent des textes). L’Europe des Lumières s’obscurcit dangereusement. Les droits des femmes à peine conquis sont directement menacés. Le Vatican triomphe.


Démocratie


Si quelques dispositions renforcent le poids du Parlement européen, il reste largement un Parlement croupion : il n’est pas l’unique législateur et ses pouvoirs de contrôle sont limités (pas de séparation des pouvoirs) ; il ne peut pas proposer ses propres textes. Le monopole de l’initiative reste à la toute puissante Commission européenne qui peut s’opposer aux attentes du Parlement et du Conseil des ministres, tous deux pourtant issus du suffrage universel. Le citoyen peut changer, par le suffrage universel, son maire, son député, son gouvernement, mais il est totalement impuissant face à une Commission européenne qui n’est pas comptable de ses actes. Le traité ne modifie pas le caractère opaque de la Commission européenne plus que jamais aux ordres des lobbies de la finance et du business. Il consacre un défaut de démocratie qui, lorsqu’il se constate ailleurs, provoque les condamnations indignées de l’Union européenne.


Droits sociaux fondamentaux.


La Charte des droits fondamentaux traduit un terrible recul par rapport à la Déclaration universelle des droits de l’homme, au Pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Il est en recul par rapport à la Charte sociale de Turin de 1961. Ni le droit à la santé, ni le droit au logement, ni le droit à un revenu minimum à une pension de retraite, à une allocation de chômage ni le droit à l’accès à un certain nombre de services (transports, poste, etc.), ni le droit à la sécurité sociale et à l’aide sociale, ne sont formellement garantis dans ce texte. Pire, ces droits, lorsqu’ils sont mis en œuvre dans certains États membres, sont désormais directement menacés.


Néolibéralisme des politiques européennes.


La disparition de la formule « concurrence libre et non faussée » ne change rien. Un article du traité rappelle le primat d’une « économie de marché ouverte où la concurrence est libre » et un protocole (même valeur que le traité) indique que « le marché intérieur comprend un système garantissant que la concurrence n*fest pas faussée ». La seule politique de l’UE, c’est de mettre en concurrence toutes les activités humaines. Angela Merkel l’a confirmé : en ce qui concerne le libéralisme des politiques, « rien ne va changer ». Ce texte rend impossible toute espoir d’Europe sociale.


Services publics.


L’UE ne protège pas les services publics. Ils sont soumis aux règles de la concurrence. En fait, « la liberté d*fétablissement et la liberté de circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services continuent de revêtir une importance capitale ». Le Traité de Lisbonne soumet comme jamais les services culturels, d’enseignement, de santé et sociaux à la logique du marché.


Mondialisation néolibérale.


Le texte renforce le poids des accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Il renforce les pouvoirs de la Commission européenne pour négocier à l’OMC. Les pouvoirs du Comité 133 sont renforcés. Son opacité demeure. La mise en œuvre de l’Accord général sur le commerce des services (AGCS), dont l’objectif ultime est la privatisation de toutes les activités de services – nationales, régionales ou municipales – en sera facilitée.


Subordination de la majorité des 27 États à l’Otan.


Le traité décide l’adhésion de l’UE à l’Otan, une organisation qui n’est pas européenne et dont la direction se trouve à Washington. « L*fOtan reste, pour les États qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l*finstance de sa mise en œuvre. » Les États se sont engagés à augmenter leur capacité militaire. Le traité met en place une Europe militaire, auxiliaire des gendarmes du monde.

« L*fEurope européenne fonctionne comme un leurre dissimulant l*fEurope euro-américaine qui se profile (Pierre Bourdieu) »

Raoul M. Jennar

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 09:44


Élections régionales : la discussion continue au sein de la gauche radicale
Lors de la 4ème réunion unitaire du mercredi 28 octobre réunissant les partis de la gauche radicale, le NPA a pris connaissance d'une nouvelle déclaration émanant du Front de gauche qui est de nature à relancer la discussion.
Si nous avions jugé négativement la prise de position du Conseil national du PCF du week end dernier, cette nouvelle déclaration présente quelques avancées.
Il reste encore des points importants à discuter et à préciser, en particulier le programme et les conditions de sa mise en application. C'est pour cela qu'une prochaine réunion unitaire aura lieu le lundi 2 novembre entre les diverses composantes de la gauche radicale.

Jeudi matin, depuis l'ile de la Réunion où elle effectue un voyage, Marie George Buffet a déclaré qu'il n'y aurait pas d'accord NPA/PCF aux régionales.

 A moins que cela ne corresponde à une décision unilatérale du PCF, le NPA dément donc formellement cette annonce intempestive.
Le NPA tiendra une réunion de son Conseil politique national (CPN) les 6 et 7 novembre prochain.

Cette instance analysera la situation et formulera des choix d'orientation qui seront ensuite soumis au vote des militantes et militants du NPA dans le cadre d'une consultation nationale. Avant cela, aucune décision définitive concernant les régionales ne sera prise dans un sens ou dans l'autre.
Comité Executif du NPA

Pour reconstruire une gauche radicale et indépendante 

Sarkozy et son gouvernement poursuivent leur feuille de route de contre-réformes contre la majorité de la population, confortés par les résultats des élections européennes et l'absence d'opposition institutionnelle. Il s'agit de nous faire payer la crise du capitalisme, la crise écologique.


Que ce soit le projet de privatisation de La Poste, la taxe carbone, la réforme territoriale, les retraites, les salaires, les licenciements, les coupes sombres dans les dépenses publiques, tout est fait pour nous faire comprendre que c'est aux travailleurs, aux jeunes, aux retraités, aux précaires, bref à la grande majorité de la population de payer leur crise.


La mobilisation autour de la votation citoyenne contre la privatisation de la Poste, les luttes et manifestations contre les licenciements de cet automne, l'impopularité manifeste de l'équipe gouvernementale et des principales mesures phares de celle-ci, montrent que le rapport de force peut être inversé. Mais il est vrai que l'absence de stratégie de confrontation de la part des principales directions syndicales pèse lourd dans la situation.


Face à cette situation, le PS semble plus intéressé par son rapprochement avec le Modem, rendu possible par un programme (et un bilan régional !) «socialiste» 100% compatible avec le libéralisme. Les socialistes ont l'œil rivé sur les élections présidentielles de 2012 plutôt que sur la nécessité de construire une véritable opposition à ce gouvernement et à la logique capitaliste.


La brutalité de la situationfaite à la population associée à la dérive accélérée du PS et aux tentatives de recomposition autour d'un centre-gauche exigent un rassemblement sur des bases claires.


C'est pourquoi le NPA a initié depuis cet été un processus de discussion entre différents partis politiques pour présenter ensemble des listes unitaires de la gauche radicale dans les 21 régions métropolitaines voulant regrouper autour d'un véritable projet de rupture avec la droite au pouvoir, mais aussi avec la gestion social-libérale régionale. Nous avons tenu depuis fin septembre plusieurs réunions et adopté une déclaration commune et une méthode de discussion pour nous mettre d'accord sur un rassemblement de la gauche radicale.


Pour nous, ces listes unitaires doivent en particulier défendre que l'argent public serve aux intérêts du plus grand nombre. Cela veut dire par exemple dans le cadre régional l'arrêt de toute subvention au secteur privé, aux entreprises, aux lycées privés, à la formation professionnelle contrôlée actuellement par le patronat, ou encore récupérer les fonds publics versés aux entreprises qui ont licencié.


Cet argent doit servir à développer le service public de formation professionnelle et les lycées publics, ainsi les réseaux de transports collectifs (bus ou ferré), et rendre gratuits les déplacements.

Au vu du bilan des 20 régions gérées depuis 2004 par les partis de gauche, socialistes en tête, cela exige une indépendance complète vis-à-vis du parti hégémonique, le Parti Socialiste, d'abord, évidemment, au premier tour. Mais la nécessité politique qui impose l'indépendance au premier tour ne disparaît pas au second!


Il faut certes battre la droite, nous en sommes convaincus, car une victoire électorale de Sarkozy dans quelques mois accentuerait le rouleau compresseur anti-social. Mais battre la droite, cela ne signifie pas obligatoirement comme on voudrait nous le faire croire, participer à des gouvernements de région avec le PS en position dominante mettant en œuvre des politiques contraires à ce que nous défendons. Car en effet, il existe bien deux gauches aux orientations incompatibles, dotées de programmes contradictoires qui interdisent de gérer ensemble.


Chacun à la gauche du PS en convient à sa manière en indiquant que la gestion commune est soumise à des conditions. Une discussion approfondie sur le contenu doit permettre de constater ensemble que ces conditions ne sont pas aujourd'hui réunies, ni du point de vue du bilan ni de celui du programme, sans même parler de l'affaire du MODEM.


L'enjeu des prochaines échéances électorales est bien plus élevé que de gagner quelques postes : il s'agit dès aujourd'hui de se donner les moyens d'inverser le rapport de force à gauche, de redonner confiance au monde du travail, aux jeunes, en lien avec les mobilisations populaires sociales et écologiques ; bref de permettre la reconstruction d'une gauche de combat contre la droite. Cela veut dire à cette étape rassembler toutes les forces disponibles autour d'une telle perspective : c'est le sens de la politique unitaire menée par le NPA.

Sandra Demarcq

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 09:00



 

 

30 octobre 2009 - Le Télégramme


La stratégie d'alliance à gauche du Parti communiste français va-t-elle priver Jean-Yves Le Drian de ses alliés, au premier tour des régionales? Pas si sûr...


Le week-end dernier, le Parti communiste français et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon tombaient d'accord pour partir ensemble aux régionales, comme ils l'avaient fait avec un certain succès aux européennes. Voilà évidemment qui ne fait pas les affaires de Jean-Yves Le Drian: déjà chagriné par la décision des Verts et de l'UDB de mener leur propre liste, en rêvant de rééditer le score d'Europe-écologie, le président peut craindre aujourd'hui de perdre ses solides alliés communistes.

«Ensemble de toute façon»


Ces derniers, qui reconnaissent volontiers que le gouvernement breton d'union de la gauche a excellemment fonctionné, ne semblent pas pressés de rompre les ponts avec le PS pour s'allier avec un Parti de gauche aujourd'hui peu présent et pas structuré en Bretagne. «Nous sommes en contact avec les représentants bretons de la Gauche unitaire (NDLR: proche du NPA d'Olivier Besancenot, mais favorable à une union de la gauche) et du Parti de gauche», commente le costarmoricain Gérard Lahellec, vice-président de la Région chargé des transports.


«Notre but est d'arriver à un projet pour la Bretagne qui soit à la fois ambitieux socialement, et capable de déboucher sur une stratégie unitaire des forces de gauche». Alors, une unité PS-PC-NPA dès le premier tour? «Il n'est pas interdit de penser que nous définissions un projet commun et une même stratégie», répond-il. «De toute façon nous serons ensemble au second tour, alors pourquoi pas au premier?»

En quête de convergences


Pour répondre à cette question, les communistes bretons ont établi un calendrier de rencontres. Le 7novembre, la centaine de délégués des fédérations PC, réunis en conférence régionale, établiront projet (s) et stratégie (s), qui seront soumis au vote des adhérents du 19 au 21novembre. «Dans la foulée, le 13décembre nous proposons une confrontation avec tous les partenaires de gauche afin de déterminer si des convergences sont possibles», poursuit Gérard Lahellec.


«Le PS viendra, la Gauche unitaire aussi, le Parti de gauche sera certainement représenté, les Verts et l'UDB sont invités mais n'ont pas encore répondu». En menant cette démarche, les communistes bretons désobéissent-ils à leurs instances nationales? «Non, il est admis qu'il puisse y avoir des exceptions», répond Gérard Lahellec.


«Ici, nous avons bien fait avancer les choses dans une réelle harmonie à gauche, et nous espérons être en mesure de? gauchir ?un programme d'union». Et puis, le vice-président de la Région ne le dit pas, mais le PC, qui pèse peu en Bretagne, n'a pas grand-chose à gagner à une alliance avec le Parti de gauche qui pèse encore moins.

 

 

Note:


La phrase en rouge nous dérange, nous la démentons chaque fois que nous pouvons. Elle semble mettre en évidence à une certaine complicité entre le PCF et une partie de la base du NPA, contre sa direction, qui n'existe pas. Maintenant, c'est sûr, venir "préciser" des faits qui nous semblent injustes, fait automatiquement de nous des gens inaudibles, partisans de la cuisine électorale, de la langue de bois etc.


La période de la Gauche Unitaire dans la Lcr a été particulièrement pénible en Bretagne. Voilà des gens, j'ai du mal à dire "camarades", qui avaient depuis des années une discipline interne, ce que nous appelons une "tendance", différente de celle de la LCR, ce qui faisait partie des statuts. Mais ils ont "poussé" les divergences plus loin. Leur dirigeant, permanent, ne participait plus depuis des années à l'animation de l'organisation commune  mais à son propre groupe. Ils se sont battus de toutes leurs forces contre la création du NPA. Ils ont créé des listes dissidentes aux élections.


Dans les nouveaux comités NPA, quand ils les ont rejoints, ils ont fait de l'obstruction. Désavoués largement au niveau national, exigeant pour ce qu'il faut bien appeler leur "fraction", des "postes" à l'exécutif, alors qu'il était question de "faire monter" les nouvelles générations, ils sont alors partis fonder leur propre "organisation" qui compte entre 50 et 100 membres au niveau national. Alors les classer comme "proches du NPA" cela ne rend pas compte des dégâts qu'ils nous ont infligés.


Au fond, pourquoi "tant de haine" direz-vous? La Gauche Unitaire veut créer (avec ses faibles forces) un parti où se fondraient tous les autres sauf le PS, comme Die Linke en Allemagne. Comme la LCR  s'est dissoute dans le NPA, ils croient naïvement que PG, PCF et autres vont faire de même. Le seul obstacle ce serait le "radicalisme" du NPA. Nous empêchons l'Unité telle qu'elle devrait être selon eux: la dissolution simultanée de tous les autres partis dans un seul parti "antilibéral" selon leur shéma! Et nous ne respectons pas ce shéma! 


Nous avons proclamé le "Messie" trop tôt! Nous devenons donc un obstacle à l'arrivée du vrai Messie, le leur.  Le "vrai" parti unique de la gauche radicale. où se dissoudrais ... même le PCF ! Car pour défendre leur politique, ils ont choisi l'alignement sur le parti qui a le moins envie de se dissoudre: le PCF!

Celui-ci "pèse" en effet, (sans compter les élus)  au moins 5 fois le NPA, 10 fois le PG, 1000 fois la GU... 


Nous n'avons que le tort d'avoir proclamé le "Messie" avant son arrivée réélle prévue par les textes ! Nous avons crée un blasphème. Bref,  nous devenons en bonne logique sectaire, l'ennemi principal, tout est de notre faute et tout est permis contre nous.


Des divergences en matière de proclamation du Messie je vous dis ...


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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 08:55
Un dirigeant du Parti travailliste du Pakistan tué dans une attaque suicide

Farooq Tariq



 



Un membre du LPP link, Khadad Khan a été tué à Peshawar le 15 octobre. Il se rendait à une réunion et passait devant une caserne quand un fanatique s'est fait sauter, tuant plusieurs personnes.


Son corps n'a pas été rendu à sa famille mais il a été reconnu par ses proches sur les photos de la presse locale du 18  octobre.  Il avait disparu le 15 octobre.


 Khudad était le vice secrétaire général du Pakistan Workers Confederation, un membre fondateur du  Bonded Labour Liberation Front ( contre l'esclavage) .  Le Pakistan Worker Confederation est le principal syndicat.


 

Khudad était dirigeant du Labour Party Pakistan (parti avec lequel le NPA a des relations fraternelles)  depuis son congrès fondateur en 2004.

 

C'est le second leader du LPP tué dans une attaque suicide. Abdullah Qureshi, a aussi été tué en 2007  à Matta, région du Swat par un fanatique religieux.

 

Note: Le LPP du Pakistan est un parti issu du CIO ( Comité pour une internationale ouvrière, Joe Higgins député européen  irlandais en fait partie,  la Gauche Révolutionnaire, sa section francaise fait partie du NPA).


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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 08:51



Quand tout va mal, en France, que fait-on ?


Quand le chômage explose, que les suicides se multiplient dans les entreprises, que les scandales se succèdent en haut lieu, que les mensonges d’État rendent incrédule la Terre entière, que la discorde s’insinue jusque dans les antichambres du pouvoir, que fait-on ?


Eh bien, on ouvre un « grand débat sur l’identité nationale ». Ou, si vous préférez, on s’en prend aux Arabes.


Je sais bien, il ne faut pas le dire ainsi, ni aussi crûment. D’autant plus que les « Arabes » sont aujourd’hui parfois maliens ou roms ou afghans… Mais, au fond, c’est bien de cela qu’il s’agit.


En annonçant, lundi, le prochain lancement d’un « grand débat » dont l’agora sera la préfecture et la sous-préfecture, Éric Besson entreprend une opération de diversion somme toute classique.


On se souvient de la douloureuse affaire du voile islamique en 2003 et 2004. Encore avait-on circonscrit l’offensive à l’école. L’entreprise, cette fois, est de plus grande ampleur.


Il ne s’agit plus de faire la leçon à quelques adolescentes, mais d’apprendre à être de bons Français à des femmes et des hommes de tous âges, et souvent éprouvés par la vie.


Le débat, nous dit-on, sera alimenté par un rapport parlementaire sur le « respect des symboles de la République ». Le ministère de M. Besson précise que la question « Qu’est-ce qu’être Français aujourd’hui ? » devra être posée « à chacun ».


L’opération ne serait pas à l’évidence motivée par des arrière-pensées aussi sordides, que notre curiosité serait mise en éveil. Oui, qu’est-ce qu’être Français aujourd’hui ?


Nous avons hâte de le savoir. Et de connaître celui qui va nous le dire avec assez de morgue pour croire en une réponse instituée. Comme il se doit dans tout bon débat national, « des propositions seront soumises, en particulier sur la place des symboles nationaux ».


Nous citons toujours ici le communiqué officiel du ministère, lequel nous fournit un début de réponse : il y aura par exemple« obligation pour l’ensemble des jeunes Français de chanter, au moins une fois par an, l’hymne national ».


Être Français, ce sera ça ! On pourra allégrement trahir ses amis, instrumentaliser le racisme, jouer avec les peurs et les fantasmes de ses contemporains, collaborer idéologiquement avec l’extrême droite, fouler au pied ses engagements de jeunesse, à condition de chanter une fois par an la Marseillaise.


Si l’on s’y prend bien, on peut, en une ou deux générations, construire une nation de parfaits salauds, dépourvus de toute morale personnelle, mais connaissant admirablement notre hymne national.


Et, bien plus vite que cela, la France peut devenir un fortin hérissé de chevaux de frise, une machine à expulser et à exclure, un pays gorgé de suffisance et de nationalisme.


Et que fera-t-on des « mauvais Français », ceux qui répondront mal aux interrogatoires identitaires ou qui chanteront fauxla Marseillaise ? Dans quelle catégorie administrative va-t-on les répertorier si, par malheur, ils ne peuvent être rien d’autre que français ?


M. Besson croit-il que les « collabos » de 1940 n’étaient pas instruits de ce civisme que l’on enseignait aux blouses grises de la Troisième République ? Croit-il que les tortionnaires de la bataille d’Alger ignoraient la Marseillaise ?


Ou bien les valeurs de la résistance, et parfois de l’insoumission, lui paraissent-elles inférieures à celles qu’il se pique d’imposer ? Évidemment, tout cela serait ridicule si ce n’était dangereux.


Le problème n’est pas que des historiens et des sociologues réfléchissent à la question. Inutile donc, pour mieux se vautrer dans le piège tendu par la droite, d’invoquer, comme le fait une certaine gauche, les mânes de Fernand Braudel ou de Marc Bloch.


Leur pouvoir d’historien était strictement d’analyse et de description. Ils n’étaient pas sous-préfets et n’affrétaient pas de charters. Le problème est, comme le dit Patrick Weil, lui-même historien, que « ce n’est pas au pouvoir politique de décréter ce qu’est être Français ».


Mais, me direz-vous, je me donne bien de la peine pour répliquer à une manipulation dont les ficelles sont énormes. La vérité du « grand débat » de M. Besson ne tient-elle pas dans son calendrier : lancement le 2 novembre, conclusion et « colloque de synthèse » début février ? Nous serons alors à un mois des régionales. Les musulmans auront été sommés d’abjurer quelques-unes de leurs croyances ou de leurs pratiques.


Le « communautarisme » aura été dénoncé. L’« autre » aura été jeté en pâture à l’opinion, qui aura réappris à avoir peur de tout ce qui ne lui ressemble pas.


Et si la mèche prend, on aura relégué à l’arrière-plan la crise et le chômage assez de temps pour franchir l’échéance électorale. On peut évidemment envisager le problème sous ce seul aspect. Celui du cynisme d’une équipe toujours prête à brûler son « Reichstag ».


Mais on peut aussi penser qu’il y a plus grave : un nationalisme de conviction qui hante une partie de la droite sarkozienne. Lorsqu’il affirme qu’il faut défendre « la douce France »créée par Charles Trenet en 1943, Frédéric Lefèbvre, porte-parole de l’UMP, ne se trompe ni de symbole ni d’époque.


 

 Par Denis Sieffert 
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 08:47

AFP

Aucun accord n'a pu être conclu entre le NPA et le PCF pour une alliance aux Régionales.


Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, vient de déclarer que le débat sur un éventuel accord au premier tour des régionales avec le NPA était "tranché".


Il n'y aura pas d'union de la gauche radicale au 1er tour des Régionales. La secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet a déclaré jeudi à la Réunion que le débat sur la stratégie des régionales était "tranché", constatant que "l'objectif du NPA ne correspond pas" à celui de son parti.


Elle a signalé que son parti a "appelé à un Front de gauche le plus large possible" auquel certains "partis ont répondu", citant le Parti de gauche, la Gauche unitaire et République et Socialisme (mouvement issu du Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement).


"J'espère que d'autres suivront" a-t-elle ajouté, lors d'un point-presse au Conseil régional de la Réunion où elle a rencontré le président Paul Vergès (Parti Communiste Réunionnais).


Interrogé sur la position du NPA à qui le Front de gauche a proposé mercredi de constituer des listes communes au 1er tour, elle a déclaré ne "pas avoir eu des nouvelles de cette réunion".


"L'objectif du NPA ne correspond pas" à celui du PCF


Le parti d'Olivier Besancenot, qui refuse tout accord de gestion des exécutifs avec le PS et Europe-Ecologie contrairement au Front de gauche, doit donner sa réponse le 10 novembre, deux jours après son Conseil politique national (parlement).


Le NPA a indiqué mercredi que la proposition du Front de gauche constituait une "avancée qui rouvre les discussions".


Mais, explique Marie-Georges Buffet, "les interviews que j'ai lues me laissent à penser que l'objectif des dirigeants du NPA qui est de construire la meilleure opposition à gauche ne correspond pas à notre objectif à nous, qui est de construire la meilleure majorité possible". "C'est quand même une ambition un peu différente" a-t-elle ajouté.

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 08:43

En raison des multiples restrictions et discriminations dont ils font l’objet, les palestiniens ne reçoivent pas suffisamment d’eau pour couvrir leurs besoins élémentaires, accuse Amnesty International. Entre 180 000 et 200 000 d’entres-eux survivent avec 20 litres par jour et par personne, alors qu’Israël, dont la consommation individuelle moyenne est de 300 litres, s’attribue 80% des ressources de l’aquifère de la Montagne, situé pour une grande partie en Cisjordanie.

Amnesty International, 27 octobre 2009


Amnesty International accuse Israël de refuser aux Palestiniens un droit d’accès à l’eau suffisant, en maintenant un contrôle total sur les ressources communes en eau et par l’application de politiques discriminatoires.


Ces mesures restreignent indûment l’accès à l’eau dans les Territoires palestiniens occupés (TPO) et empêchent les Palestiniens de développer un réseau d’eau adéquat.

« Israël autorise les Palestiniens à accéder à seulement une fraction des ressources communes en eau, qui sont situées principalement en Cisjordanie occupée, alors que les colonies israéliennes illégales bénéficient d’un accès pratiquement illimité. A Gaza, le blocus israélien a empiré une situation déjà désastreuse », déclare Donatella Rovera, d’Amnesty International, chargée des études en Israël et dans les TPO.


Dans son nouveau rapport, Amnesty International révèle l’étendue des politiques discriminatoire israélienne sur l’eau et les pratiques qui dénient aux Palestiniens leur droit d’accès à l’eau.


Israël utilise plus de 80 pour cent de l’eau de l’ « Aquifère de la Montagne », qui est la principale ressource souterraine en Israël et dans les TPO, tout en limitant la consommation des Palestiniens à seulement 20 pour cent.


Cet aquifère est la seule source d’eau pour les Palestiniens de Cisjordanie, alors qu’Israël en dispose de plusieurs et utilise également à son profit toute l’eau provenant du Jourdain.

 


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Source : Amnesty International

 


Alors que la consommation d’eau quotidienne palestinienne atteint à peine 70 litres par jour et par personne, cette consommation journalière est supérieure à 300 litres en Israël, soit quatre fois plus.


Dans certaines communautés rurales, les Palestiniens survivent avec à peine 20 litres par jour, ce qui représente la quantité minimum recommandée pour une utilisation domestique dans les situations d’urgence.


Entre 180 000 et 200 000 Palestiniens vivant dans les communautés rurales n’ont pas accès à l’eau courante et l’armée israélienne les empêche souvent de recueillir l’eau de pluie.

En revanche, les colons israéliens, qui vivent en Cisjordanie en violation du droit international, ont des fermes utilisant l’irrigation de façon intensive, ainsi que des jardins luxuriants et des piscines.


Dans la bande de Gaza, 90 à 95 pour cent de l’eau provenant de l’aquifère côtier, qui est son unique ressource, est contaminée et impropre à la consommation humaine. Israël n’autorise cependant pas de transférer à Gaza de l’eau en provenance de l’aquifère de la Montagne.

Les restrictions draconiennes imposées ces dernières années par Israël sur l’entrée à Gaza des matériels et équipements nécessaires à la réalisation et la réparation des infrastructures y ont entraîné une détérioration supplémentaire de l’approvisionnement en eau et des réseaux d’assainissement, qui ont atteint un point critique.


Pour faire face à ces pénuries d’eau et aux déficiences des réseaux de distribution, de nombreux Palestiniens doivent acheter l’eau, de qualité souvent douteuse, qui est distribuée par des camions-citernes mobiles moyennant un prix beaucoup plus élevé.


D’autres recourent à des mesures d’économie d’eau qui sont préjudiciables à leur santé et à celle de leur famille et qui entravent le développement socio-économique.


« En plus de 40 ans d’occupation, les restrictions imposées par Israël sur l’accès des Palestiniens à l’eau ont empêché le développement des réseaux d’eau et des installations dans les TPO, refusant ainsi à des centaines de milliers de Palestiniens le droit de vivre une vie normale, de disposer d’une nourriture suffisante, d’un accès adéquat au logement ou à la santé, et au développement économique », déclare Donatella Rovera.

En occupant les terres palestiniennes, Israël s’est approprié de vastes zones riches en eau et il empêche les Palestiniens d’y accéder.


Il a également imposé un système complexe de permis que les Palestiniens doivent obtenir de l’armée israélienne et des autres autorités pour dévlopper les infrastructures de l’eau dans les TPO. Les demandes de permis sont souvent rejetées ou subissent de longs retards.


Les restrictions imposées par Israël à la circulation des personnes et des biens dans les TPO aggravent les difficultés auxquelles les Palestiniens font face lorsqu’ils tentent de mener à bien des projets d’adduction d’eau ou d’assainissement, ou même simplement de distribuer de petites quantités d’eau.


Les citernes d’eau sont contraintes à de longs détours pour éviter les barrages militaires israéliens et les routes interdites aux Palestiniens, ce qui entraîne de fortes augmentations du prix de l’eau.


Dans les zones rurales, les villageois palestiniens luttent en permanence pour trouver assez d’eau pour leurs besoins de base, car l’armée israélienne détruit souvent leurs systèmes de récupération d’eau de pluie et confisque leurs citernes.

Dans le même temps, des champs situés dans les colonies israéliennes voisines sont irrigués sous le soleil de midi par des systèmes automatisés, gaspillant beaucoup d’eau, évaporée avant même d’atteindre le sol.


Dans certains villages palestiniens, l’accès à l’eau a été si sévèrement restreint que les agriculteurs sont incapables de cultiver la terre, ou même de faire pousser de petites quantités de nourriture pour leur consommation personnelle ou pour le fourrage destiné aux animaux et ont donc été contraints de réduire la taille de leurs troupeaux.


« L’eau est un besoin fondamental et un droit, mais pour de nombreux Palestiniens obtenir une eau de mauvaise qualité en une quantité qui se situe au niveau de subsistance est devenu un luxe qu’ils peuvent à peine se permettre », déclare Donatella Rovera.


« Israël doit mettre fin à ses politiques discriminatoires, lever immédiatement toutes les restrictions qu’il impose à l’accès à l’eau des Palestiniens, et assumer ses responsabilités en faisant face aux problèmes qu’il a créé, en permettant aux Palestiniens d’accéder à une part équitable de la ressource commune en eau ».

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 08:39
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La Couverture Maladie Universelle (CMU), créée voici 10 ans, n’a jamais été «universelle ».


De nouvelles conditions d’accès plus dures et les pratiques de certains médecins restreignent encore plus l’accès aux soins de nombreux précaires.


La CMU comprend deux volets : la CMU de base censée donner accès à l’maladie à celles et ceux qui n’ont pas les droits ouverts à la Sécu. À ce jour 1,7 millions de personnes en bénéficient gratuitement ou en payant une cotisation variable selon les revenus.


CMU complémentaire prend en charge le ticket modérateur (part restant à charge après remboursement, hors franchises et dépassement d’honoraires) de 4,2 millions de personnes. Son objet est de permettre l’accès aux soins de tous.


La CMU, et pour les sans-papiers l’Aide médicale d’État (AME) dont bénéficient 190 000 personnes, ont remplacé l’Aide médicale gratuite (AMG), une prestation d’assistance attribuée par les Conseils généraux.


Dans certains départements, le plafond de ressources donnant droit à l’AMG était plus élevé que le barème CMU, mais globalement un plus grand nombre de personnes a pu se soigner.


Cependant les conditions imposées – une résidence stable en France de trois mois et un plafond de revenus inférieur aux minima sociaux – n’ont pas permis de généraliser le droit aux soins.


De plus, deux dispositions spécifiques à la CMU étendues à toute la Sécurité sociale pourraient constituer un précédent dangereux: les remboursements CMU des soins dentaires, de l’optique et des appareils auditifs sont limités à un panier de soins. ésultat, les soins dentaires ne pas sont toujours appropriés, les malentendants souvent mal équipés.


Les bénéficiaires doivent choisir le gestionnaire de la CMU: CPAM, mutuelle, institution de prévoyance ou société d'assurance. Les assurances qui veulent concurrencer la Sécu et rembourser les malades «dès le premier euro » ’attendent que cela !


Depuis quelques années, de nouvelles règles accentuent les difficultés d’accès des précaires. Une déclaration sur l’honneur évitait des formalités, désormais il faut fournir des justificatifs.


La CMU était attribuée selon des critères objectifs, à présent elle dépend d’éléments d’appréciation de la Sécu concernant le train de vie ou le patrimoine, forcément arbitraires. L’accès à l’AME a été également durci depuis 2004. Il faut trois mois de résidence continus et fournir un justificatif de présence pour chacun de ces mois.


Conséquences, les CPAM mettent plusieurs mois pour instruire les dossiers, les malades sans couverture maladie se présentent à l’hôpital trop tardivement, avec des pathologies aggravées, plus difficiles à soigner, plus coûteuses. Le taux d’affections graves des précaires à âge identique, est deux à trois fois supérieur comparé à la population hors CMU.


Une fois la CMU accordée, l’accès aux soins n’est pas garanti pour autant. 25% des médecins à honoraires libres (secteur 2) refusent de recevoir ces patients, de pratiquer le tiers-payant, ou demandent un dépassement d’honoraires (interdit en cas de CMU). Pour plusieurs spécialités, il est souvent impossible de trouver des médecins qui respectent les tarifs (secteur 1).


Il n’est pas tolérable que 14% de la population renonce à des soins pour des raisons financières. Pour le NPA, l’accès aux soins doit être un droit inaliénable et sans discrimination. Il ne faut pas des Sécu spécifiques pour les pauvres et les étrangers, mais une Sécu universelle prenant en charge à 100 %tousles soins, pour toutes et pour tous.


Stéphane Bernard

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:35



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