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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 08:41
Communiqué NPA Cherbourg :

Cherbourg doit-il devenir le symbole d’un désastre écologique ? Après le nucléaire, c’est un terminal charbonnier que la CCI et Louis Dreyfus armement, veulent implanter sur notre région, avec le soutien d’élus locaux de droite comme de gauche. Or ce terminal est un marché de dupe, tant au niveau de l’emploi, de la santé, que de l’écologie.


On nous refait le coup du chantage à l’emploi, l'un des dirigeants de Louis Dreyfus armement menaçant d’aller «offrir» sa trentaine emplois ailleurs. La moitié de ces emplois sera en redéploiement, peut-on parler alors de création d’emploi pour le port de Cherbourg?


Au nom de ces emplois, nous devrions aussi accepter le risque sanitaire pour la population. Ce fossile, symbole d’un modèle énergétique polluant, produit des poussières très volatiles qui vont se répandre partout autour du terminal. Les bassins miniers et leurs souffrances sont là pour témoigner des dégâts du charbon.


Et enfin, comment accepter l’implantation de ce terminal qui va alimenter la filière la plus émettrice de CO2, à quelques jours du sommet des Nations Unies sur le climat qui doit se tenir à Copenhague, au mois de décembre.


Alors que les gouvernements internationaux devraient se fixer des objectifs drastiques afin de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre, alors que notre gouvernement essaye de nous vendre son grenelle de l’environnement et sa taxe carbone injuste socialement et inefficace écologiquement, comment le ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo, autorité de tutelle, pourrait-il valider un tel projet?


Le NPA réaffirme que les investissements doivent aller en direction des énergies renouvelables au service de tous, et non dans une industrie dépassée qui n’a pour but que d’enrichir ses actionnaires.


Parce qu’il est inconcevable que Cherbourg deviennent un dépotoir pour toutes les énergies polluantes, mobilisons nous tous ensemble,


le samedi 7 novembre à 14h30,

place Napoléon à Cherbourg, pour faire retirer ce projet.



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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 08:35

PARIS, 30 oct 2009 (AFP) -

 Olivier Besancenot (NPA) a salué vendredi le renvoi de Jacques Chirac devant la justice, tout en souhaitant que le "procès de Supermenteur" soit aussi celui de "l'immunité présidentielle".

Jacques Chirac a été renvoyé vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris - une première pour un ancien président de la République - pour une affaire d'emplois de complaisance lorsqu'il était maire de Paris.

Pour M. Besancenot, interrogé par l'AFP, "on attend que le procès de Jacques Chirac ne soit pas uniquement le procès de "Supermenteur" (la marionnette de l'ex-président dans les Guignols, ndlr) mais aussi le procès de l'immunité présidentielle".

La décision de la juge Xavière Simeoni "va dans le bon sens", a-t-il expliqué. Elle "donne l'espoir que le scandale des emplois fictifs puisse enfin aboutir" et "l'espoir d'une première brèche du système de l'immunité présidentielle", a-t-il ajouté.

Il faut que les présidents de la République, "que ce soit Jacques Chirac ou l'actuel président (Nicolas Sarkozy)", puissent être "jugés en temps et en heure, comme tout un chacun", a ajouté le porte-parole du NPA.
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 08:33

BASTIA, 31 oct 2009 (AFP)

 Un millier de personnes selon les organisateurs, 700 selon la police, ont défilé samedi à Bastia en soutien à quatre marins syndicalistes corses qui seront jugés en novembre à Marseille pour avoir détourné en 2005 un navire de la SNCM dont ils dénonçaient la privatisation.


Les responsables de tous les syndicats insulaires ont ouvert le cortège derrière l'unique banderole de la manifestation où il était inscrit "Non à la répression anti-syndicaliste", a constaté une journaliste de l'AFP.
Une quarantaine de syndicats, associations et personnalités politiques ont pris part au défilé, parmi lesquelles Olivier Besancenot (NPA), les eurodéputés Verts Michèle Rivasi et François Alfonsi ou bien encore l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni.

"Nous demandons la relaxe pour les quatre marins du Pascal Paoli et dénonçons la montée de la répression anti-syndicaliste un peu partout", a déclaré à l'AFP André Paccou, représentant en Corse de la ligue droits de l'Homme (LDH). "Pour nous, il y a un lien entre cette répression et la remise en cause des acquis sociaux", a-t-il ajouté.

"Passer en procès pour un acte syndical est une antinomie dans une société démocratique", a affirmé Alain Mosconi, secrétaire national du STC-marins, qui comparaîtra avec trois collègues les 19 et 20 devant le tribunal correctionnel de Marseille.

"Nous ne sommes ni des criminels, ni des délinquants, mais des syndicalistes", a-t-il poursuivi.

Interrogé sur les conséquences d'une éventuelle condamnation, M. Besancenot a déclaré: "quand on veut faire un exemple, soit vous passez en force et vous écrasez tout le monde, soit vous énervez un peu plus les gens et poussez les luttes à se radicaliser plus encore".

Alain Mosconi, ses deux frères Jean-Marc et Patrick ainsi qu'un délégué syndical STC de la SNCM, Félix Dagregorio, seront jugés pour séquestration de personnes lors du détournement en octobre 2005 du cargo mixte Pascal Paoli dans le port de Marseille, alors en grève contre la privatisation de la Société Nationale Corse Méditerranée (SNCM).

Des appels au calme ont été répétés tout au long de la marche, encadrée par un service d'ordre de marins de la SNCM. Les manifestants ont ainsi relié sans incident la place d'armes à la place Saint-Nicolas, certains portant un T-shirt blanc sur lequel était imprimé le bateau Pascal Paoli. A l'issue de la marche, les représentants des syndicats ont pris la parole.

"J'attends sereinement le procès car la mobilisation de l'ensemble de la société civile, des syndicats et des partis politiques démontre que le cercle tend à s'étaler. Si le gouvernement pensait que nous étions isolés, il se trompe", a alors déclaré M. Mosconi.
Le rassemblement s'est ensuite dispersé calmement.
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 08:31
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Lou Jatteau, ancien élève du lycée Jules Ferry (Paris 9e), est accusé d'avoir coincé le pouce de la proviseure au cours d'un blocage en 2008, ce qu'il nie (et que la plaignante n'a jamais pu prouver). Après avoir été exclu abusivement du lycée le 16 mai 2008, il comparaissait le 21 octobre devant le tribunal, risquant jusque trois ans de prison ! Une affaire absurde qui met en danger la liberté de protestation. Le jugement doit être rendu le 18 novembre.


Le 15 avril 2008, tu as participé au blocage du lycée Jules Ferry. Que s'est-il passé ?


Replaçons tout ça dans son contexte : depuis deux, trois semaines à Jules Ferry, comme dans des centaines de lycées de France, on se mobilise contre les mesures du ministre de l'Éducation de l'époque, Xavier Darcos; visant à supprimer notamment des dizaines de milliers de suppressions de postes. On organise des assemblées générales pour discuter et voir comment on peut lutter efficacement contre ces attaques. Et on distribue des tracts pour informer et inviter les élèves à faire grève pour, avec d'autres lycées, descendre dans les rues de Paris pour manifester.


Contrairement à d'autres bahuts déjà bloqués, parfois depuis des jours voire des semaines, nous n'avions pas véritablement bloqué le lycée depuis le début du mouvement. Mais à la veille du 15 avril, l'assemblée générale organisée à Jules Ferry avait voté majoritairement (j'avais voté...contre) pour le blocage le matin, pour ensuite partir en manif l'après-midi. Le mardi 15 avril, nous avons donc bloqué à plusieurs dizaines l'entrée principale du lycée (on laissait seulement entrer les collégiens et élèves de prépa), pour ensuite nous retrouver à plus d'une centaine devant le bahut, armée de slogans, de tracts et de banderoles.


Tout cela pour que nous n'ayons pas cours, donc pas sanctionnés par les absences, et pouvoir partir ensemble en manif l'après-midi. C'était donc un mouvement franchement légitime, et collectif.


Problème, quelques heures après le début du blocage, l'administration décide d'ouvrir une porte sur le côté du lycée pour faire rentrer tous élèves, et donc, casser le blocage. Nous avons donc décidé d'aller bloquer cette porte à plus d'une trentaine, et c'est là que la proviseure me met en cause. Elle explique que j'aurais, à un moment, décidé seul de fermer la porte volontairement... sur son pouce.


Ce qui est faux, puisque non seulement moi-même je n'avais pas poussé cette porte, mais personne ne savait qu'elle se trouvait derrière celle-ci, et la proviseure ne pouvait y voir personne à travers tellement les petites vitres étaient sales.


On voit bien que cela ne tient pas debout : je serais sorti du groupe par enchantement pour, au milieu de la foule, «fermer victorieusement» la porte sur elle !


C'était un acte collectif, loin d'être volontaire, dont les faits restent à déterminer, et tout ne reposait pas sur un «meneur» : «Je ne voyais que lui» a-t-elle dit au procès, ou plutôt «je ne voulais voir que lui...»


Comment expliques-tu l'acharnement de la proviseure ?


Franchement, il est difficile à expliquer. Elle m'avait déjà menacé quelques mois auparavant, lors du mouvement contre la LRU, on avait distribué un matin des tracts devant le lycée. Juste avant de les donner, elle est venue me voir moi et mes camarades, en me menaçant de ne pas me réinscrire l'année prochaine, que je risquais le conseil de discipline, si je continuais mon «action politique». Et avec le blocage et les manifs auxquelles on a participé, je pense qu'elle en a eu marre que ça bouge dans son lycée.


Elle avait une bonne réputation, Jules Ferry avait de meilleurs résultats et se mobilisait peu. Mais avec le mouvement contre Darcos, on avait réussi à être des centaines de JF dans les rues les jours de manif. Elle a donc voulu couper une des «têtes du mouvement», pour casser la mobilisation. C'est donc politique mais aussi je pense personnel.


Rien que le fait d'avoir relancé l'affaire, alors qu'elle avait été classée sans suite et que j'avais déjà été exclu définitivement du lycée, montre qu'elle avait des appuis bien placés et qu'on a affaire à une double peine se transformant en double injustice. Il faut aussi rappeler qu'elle était responsable pour Paris du syndicat majoritaire des proviseurs (SNPDEN) et avait participé à des réunions avec le ministère. Bref, elle était reconnue et avait une grande autorité.


Comment peut-on te soutenir en attendant le délibéré du 18 novembre ?

La procureur a requis 60 heures de travaux d'intérêt général, et l'avocat de la proviseure un euro symbolique de dommages et intérêts et mille euros de frais de justice. Il faut espérer pouvoir faire confiance en la justice, que toute cette affaire se termine en relaxe.


Pour me soutenir, il y a déjà un groupe de soutien sur Facebook qui atteint presque 900 membres, il faut donc le rejoindre et le faire tourner au plus de monde possible pour dépasser les 1000 membres. Mais aussi, essayer de venir au rassemblement qui aura lieu devant le Palais de Justice (16e chambre correctionnelle) le 18 novembre à 8 heures, pour, s'il y a condamnation, rejoindre le comité de soutien que nous formerons, avec le SNES, la FCPE, les syndicats lycéens, et tous ceux qui me soutiennent.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 08:29
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Après un an de lutte, les 24 grévistes de Plus-Net, entreprise spécialisée dans le nettoyage de chantiers insalubres ont fêté leur victoire le 23 octobre, avec de nombreux Montreuillois et les organisations* qui les ont soutenus pendant cette longue grève. Lors de cette soirée, Tout est à nous !a interviewé Oumar Bieng et Arouna.


Quelle est la raison de cette soirée ?


Nous fêtons une bataille menée avec détermination qui nous a conduits à la victoire. En janvier 2008, nous avons proposé à notre patron d’appliquer l’article 40 de la loi Hortefeux qui lui permettait d’obtenir notre régularisation. Nous lui avons même proposé de payer la taxe OMI (Office des migrations internationales). Nous avons négocié jusqu’en octobre 2008, mais devant son refus, nous avons pris la décision d’occuper les locaux.

Après 361 jours de grève et d’occupation, nous avons enfin obtenu les récépissés d’autorisation de séjour, en attendant la carte d’un an. Ce soir, nous avons donc invité les organisations qui nous ont soutenus et la population montreuilloise à fêter avec nous notre victoire.


Comment avez-vous tenu un an ?


Nous avons acquis beaucoup d’expérience dans cette lutte. Nous avons commencé avec les Griallet [d’autres salariés sans papiers en grève à Montreuil] qui ont gagné en décembre 2008 après six mois et demi de grève et qui se battaient contre un patron voyou comme le nôtre.

Pendant un an, nous sommes restés sans salaires et nous avons vécu grâce à la solidarité des Montreuillois et des organisations du collectif de soutien. Nous avons accueilli tout le monde, dans l’unité, et c’est ça qui nous a permis de tenir.


Aujourd'hui, il y a plus de 4 000 salariés sans papiers en grève. Quel message voulez-vous leur faire passer ?


Je voudrais dire à tous les grévistes que la grève n’est pas une chose facile. Mais il ne faut pas lâcher, il faut aller jusqu’au bout parce qu’en se battant, on peut obtenir quelque chose. Si on ne se bat pas, on n’obtient rien.

Je veux leur dire d’être courageux et déterminés. Ils travaillent ici, ils cotisent, ils payent des impôts et n’ont aucun droit social, cela n’est pas normal. C’est leur droit d’avoir des papiers. Il faut se battre pour les obtenir. Lutter ensemble, bâtir ensemble jusqu’au bout. Et bon courage !


Soutien : LDH, RESF, CGT, Solidaires, Fédération pour une alternative sociale et écologique, Parti communiste français, Parti socialiste, Gauche unitaire, Lutte ouvrière, Parti de gauche, Nouveau parti anticapitaliste, Comité des citoyens montreuillois, Les Verts, Montreuil vraiment, Comme vous émoi, Association des femmes maliennes.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 08:25
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Depuis le 12 octobre, à l’initiative du collectif formé par la CGT, la CFDT, Solidaires, la FSU, l’Unsa, RESF, la Cimade, la LDH, Femmes Égalité, Autre Monde, Droits Devant !!, un mouvement social sans précédent avec occupation de leur lieu de travail, de plus de 4 000 sans-papiers grévistes, dont de nombreux « travailleurs isolés » s’est développé. Il démontre que les sans-papiers sont résolus à défendre des droits qu’une économie mondialisée leur dénie.


L’exploitation d’une main-d’œuvre précarisée et fragilisée de sans-papiers est rendue possible par un gouvernement hypocrite et raciste, qui incite les patrons à transiger avec le droit du travail et à accuser l’immigration d’être à l’origine de la crise pour éviter d’en désigner les véritables responsables.


Comme l’explique Gary Diabate, sans-papiers en lutte de Vitry-sur-Seine « Notre lutte concerne tous les travailleurs. Les droits des travailleurs français reculent aussi, grâce à la pression vers le bas qu'exerce l'embauche de sans-papiers. Les sans-papiers n*font pas de salaire minimum. Cela aide les patrons pour baisser les salaires des Français ».


Malgré la pression policière sur les sites en grève, les tentatives d’expulsion et d’intimidation, leur détermination reste intacte. Le gouvernement fait tout pour affaiblir et diviser le mouvement. Il a violemment réprimé un syndicaliste CNT Porte-de-Charenton. Il a expulsé les sans-papiers qui occupaient l’agence d’intérim Synergie à Paris. Les grévistes se sont simplement répartis sur d’autres sites. Chaque jour un nouveau site est occupé : on est passé de 30 au début du mouvement à plus de 40 entreprises occupées en région parisienne actuellement.


Les sans-papiers de Vitry, qui ont choisi d’occuper un centre des impôts, veulent souligner la complicité de l’État qui perçoit en toute connaissance de cause impôts et cotisations sociales.


À nous de leur laisser la parole et de mener le combat pour construire la mobilisation unitaire la plus large possible contre une politique indigne. Dans les syndicats, les associations, à gauche, il faut développer le soutien le plus large, faire comprendre que « leur » lutte est notre lutte « à tous ». Notre solidarité de classe sera décisive pour stopper cette politique de la honte.

Paroles de sans-papiers :

Badiaga, Camara, Doukouré, Dramé, Gakou, Kouyaté, Siby, Sylla, délégués des grévistes de la Seni, entreprise du nettoyage au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), syndiqués à la CGT.


Nous, les délégués représentants des grévistes de la Seni, nous revendiquons la régularisation de tous les travailleurs sans papiers, et le plus vite possible. Nous ne sommes pas là pour détruire, nous nous battons pour nos droits. Nous travaillons sans papiers, sans sécu depuis tant d’années… Il est temps ! Nous sommes partis à 180 grévistes la semaine dernière, et nous sommes aujourd’hui 263.


Comment expliquez-vous cet élargissement ?


La lutte est partie de ceux qui sont actuellement sous contrat avec la Seni, mais nous avons parmi nous des camarades qui ont été embauchés par le passé pour des missions courtes.


Dans notre piquet de grève, quelques camarades ne sont pas actuellement employés par la Seni. Certains ont été licenciés, parfois depuis cinq ans. Parmi nous quelques-uns sont en cours de régularisation. Les préfectures ne donnent aucune réponse depuis six mois ou plus. Elles bloquent manifestement les dossiers, surtout celles du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis. La direction de la Seni dit avoir envoyé les dossiers et nous montre même des documents censés le prouver. Pourtant, des camarades se présentent en préfecture et s’entendent dire que leur dossier n’a pas été déposé. En fait, la direction et les préfectures nous mènent en bateau. Nous voulons que la direction débloque la situation. En attendant, nous resterons là. Nous sommes déterminés.


Le mouvement revendique une circulaire de régularisation...


Si une circulaire est gagnée, nous voulons qu’elle soit en notre faveur, qu’elle reconnaisse les sans-papiers qui vivent et travaillent ici, payent leurs impôts. Sans discrimination, même ceux qui n’ont travaillé qu’un an. Nous ne sommes pas en grève seulement pour nous. Nous voulons des papiers pour tous les travailleurs, même ceux qui travaillent au noir.


Qu’attendriez-vous de comités de soutien?


Nous attendons qu’ils nous aident à débloquer la situation. En faisant signer les pétitions, en collectant des fonds de solidarité, en participant nombreux à nos manifestations. Parmi nous, certains sont parents d’élèves : nous comptons sur le soutien du RESF, qui peut mobiliser les autres parents d’élèves et les enseignants.


Pourquoi la régularisation est-elle une revendication syndicale ?


Hier, avec la CGT, nous avons créé un syndicat des travailleurs de la Seni, avec ou sans papiers. Nous avons élu nos représentants. La lutte principale, c’est actuellement les papiers. À partir de là, nous voulons mettre en avant le droit au logement, l’augmentation des salaires, la reconnaissance du droit à la retraite, le respect de nos jours de repos, le droit aux congés maladie, la reconnaissance des accidents du travail… Toutes choses que les tôliers refusent aux sans-papiers. Nous voulons que tout le monde puisse vivre dignement dans cette terre des droits de l’homme.


Sadio Dianka a 41ans. Il est venu du Mali en 2000 et travaille dans les travaux publics. C’est avec les papiers d’un de ses cousins qu’il est employé en toute connaissance de sa situation par la Suburbaine, l’entreprise de construction du tramway parisien.


« Dès que le mouvement a été lancé, je m’y suis engagé, et j’irai jusqu’au bout. Depuis que je suis en grève, je n’ai plus peur, et je me bats pour mes droits et mon avenir. La présence des syndicats et des soutiens nous donne du courage. Même si nous sommes expulsés, nous sommes déterminés à occuper ailleurs ! Les patrons ont besoin de nous. Il y en a un qui a appelé cinq sociétés d’intérim sans trouver de main-d’œuvre à embaucher. Mais nous, grévistes, nous refusons de travailler dans la précarité, comme avant. Maintenant, ça suffit, nous voulons être régularisés.

C’est important de créer le contact avec les autres piquets de grève, c’est par l’unité que nous serons plus forts. Il faut également discuter avec nos camarades du ministère de la Régularisation, qui mènent une autre forme de lutte pour la même chose, vivre ici dans le respect et la dignité. Nous devons nous soutenir les uns les autres et nous entraider. »


Mamadou P. a quitté le pays Dogon pour venir en France. Il occupe, avec plus de 2 000 sans-papiers, le local de la CPAM, rue Baudelique à Paris depuis le 17 juillet 2009.

« J’ai exercé plusieurs métiers au Mali, dont instituteur et entraîneur de foot. Ma situation s’étant dégradée, j’ai décidé de tenter ma chance en France. Mais, ici, je n’ai eu droit qu’à des boulots pénibles qui ne correspondaient pas à mes aspirations. Actuellement, je travaille dans le secteur de la restauration pour un patron qui se doute certainement de ma situation. C’est ce qui m’a déterminé à rejoindre la lutte au sein d’un collectif de sans-papiers. À la fin de ma journée, je suis des cours pour passer mon brevet, puis, j’espère, mon bac. Je rentre ensuite au ministère de la Régularisation de tous les sans-papiers. C’est une lutte dure, qui se prolonge, il faut faire des efforts pour tenir le coup. La présence des soutiens est très importante. Je suis solidaire des travailleurs en grève. Nous avons un même but, et je pense que toutes les façons de se battre doivent se rejoindre si nous voulons voir une issue favorable au mouvement. »

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 08:45




En Irlande, le ministre de la justice vient de proposer que « toute personne qui publiera ou qui prononcera des propos blasphématoires sera reconnue coupable d’un délit et susceptible de verser une amende n’excédant pas 100 000 euros. »


 Le porte-parole du Labour a alors proposé .. . de réduire la peine maximale à 1000 euros.

(Source: La Raison citée par le Monde Diplo)
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 08:29
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240 salariés sanctionnés, 11 licenciements annoncés, des mises à pied, des rétrogradations avec pertes de salaires importantes, des blâmes, des menaces permanentes… voici la politique revancharde que le patronat d’EDF SA et de GDF/SUEZ mettent en œuvre en guise de réponse au mouvement social historique de ce printemps.


Au printemps, durant trois mois, des dizaines de milliers d’agents d’EDF SA et de GDF/SUEZ se sont battus sous différentes formes pour exiger un meilleur partage des richesses créées par leurs entreprises, pour la fin de la politique d’externalisation de nombre de leurs métiers et un plan d’embauche permettant de faire face aux missions de service public de leurs entreprises.


Les salariés en action n’ont pas manquéde faire le lien avec la libéralisation du secteur de l’énergie ou encore avec les pratiques managériales qui ne produisent que de la souffrance.


C’est tout cela que ce patronat ne peut supporter. Et leurs méthodes sont iniques, les conseils de discipline sont bâclés car les dossiers sont vides. D’ailleurs, devant le tribunal des Prud’hommes de Toulouse, par la voix de leur avocat, les directions ont affirmé que la convention européenne des Droits de l’homme et des libertés fondamentales n’avait aucune valeur dans les entreprises. On ne peut mieux dire.


L’objectif de cette répression est d’effrayer le personnel, le contraindre à accepter les effets de la libéralisation sans rechigner. C’est un niveau de répression jamais connu dans l’histoire de ces entreprises.


Le mouvement syndical est bien sûr visé, c’est le cas de la CGT dont de nombreux militants sont attaqués, ça l’est également de SUD Énergie. Un des motifs récurrents contre les militants visés est de n’avoir pas «usé de leur devoir de modération», le message du patronat est clair : «faites-nous un syndicalisme convenable d’accompagnement, ou sinon nous frappons».


À Toulouse, à Paris, en Normandie, les réactions sont fortes : mouvements de grève, manifestations. À l’évidence, après un moment de consternation, le personnel avec ses organisations syndicales redresse la tête et fait preuve d’une magnifique solidarité.


À Paris, pour soutenir le responsable du syndicat CGT, plusieurs centaines de salariés se sont regroupés dans l’unité. Comme à Toulouse de nombreuses personnalités politiques, dont Alain Krivine, sont venus apporter au nom de leur parti leur soutien militant.


En attaquant les salariés et le mouvement syndical à EDF- GDG/SUEZ c’est l’ensemble du mouvement syndical qui est attaqué, et au-delà ce sont toutes celles et ceux qui veulent faire vivre les libertés démocratiques qui sont provoqués.


Un appel des organisations politiques de la gauche de la gauche exige le retrait des sanctions contre les salariés d’EDF-GDF/SUEZ. Elles appellent également leurs militantes et militants à participer à toutes les formes de soutien proposées par leurs organisations syndicales. C’est urgent!


La Branche Énergie du NPA

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 09:59
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La rupture conventionnelle, qui permet àun patron de se débarrasser d’un salarié «à l’amiable» se révèle être un outil redoutable dans les mains du patronat.


Derrière les plans sociaux, déjà bien peu médiatisés, se cachent une multitude de licenciements qui ne font l’objet d’aucune publicité.


Les fins de mission des intérimaires et le non renouvellement des CDD en sont un exemple. Mais il existe, depuis l’été 2008, une autre procédure de licenciement, appelée «rupture conventionnelle». Ce nouveau dispositif légal est la transposition de l’accord interprofessionnel signé en janvier 2008 par la CFDT, la CFTC, la CGC, FO et le patronat. La CGT a refusé de signer sans pour autant s’opposer au principe du texte.


Le ministère du Travail vient de publier un premier bilan du dispositif. Depuis son entrée en vigueur, près de 150000 ruptures ont été validées par l’inspection du travail. Depuis le début de l’année 2009, elles ne cessent d’augmenter (13617 en mars, 18222 en juillet) et les refus de validation des inspecteurs sont en baisse (13% en moyenne).


La rupture conventionnelle s’insère dans un cadre de flexibilisation de la main d’œuvre. Le fonctionnement est simple. Un salarié et son employeur trouvent un accord pour mettre fin au contrat à durée indéterminée (CDI) qui les lient. Au cours d’une négociation, ils se mettent d’accord sur un calendrier et sur l’indemnité. Le salarié a la possibilité de se faire accompagner et dispose d’un délai de rétractation de quinze jours.


Ce délai épuisé, l’employeur envoie la demande à l’inspection du travail, qui valide ou non la démarche. L’inspection doit s’assurer qu’elle n’est pas le produit de pressions de l’employeur et que celui-ci ne tente pas de contourner ses obligations en termes de plan social par exemple.


Ce dispositif peut séduire des salariés excédés par leurs conditions de travail ou les pressions qu’ils subissent. Il leur permet de toucher une indemnité minimale de rupture (égale à l’indemnité légale de licenciement1) ainsi que des allocations chômage.


Pour les patrons, le système est tout bénéfice. En simplifiant les procédures, il leur permet de faire l’économie de plans sociaux, plus réglementés et plus coûteux et leur évite d’avoir à justifier le motif de séparation et tout recours judiciaire.


Mais ce système est en fait un véritable piège idéologique contre le salarié par lequel le patronat gagne à tous les coups.


D’une part, vu le nombre de demandes, il est impossible aux inspecteurs, trop peu nombreux et surchargés, de s’assurer de façon systématique du bien-fondé de chaque procédure. Seules les demandes les plus grossières sont rejetées.


D’autre part, ce dispositif fait partie d’une offensive coordonnée contre les fondements du code du travail. Il renforce l’individualisation de la gestion de la main d’œuvre – le rêve de toutes les directions des ressources humaines – et permet au patronat de saper à la base les possibilités de mobilisation collective.


Mais surtout, la rupture conventionnelle s’inscrit dans le cadre de contrat civil et non plus de contrat de travail. Elle enracine l’idée que le salarié et son employeur se trouvent dans la négociation sur un pied d’égalité. Et c’est bien là le cœur de cette réforme du marché du travail chère au gouvernement et au patronat.


Déjà, les avocats des patrons s’efforcent de plus en plus de se référer aux principes du contrat civil (égalité des contractants, qui permet de signer tout et n’importe quoi ou presque) opposé à ceux du contrat de travail (qui suppose une inégalité de position entre l’employeur et l’employé, entre celui qui possède les moyens de productions et celui qui loue sa force de travail). Si le patronat parvient à ses fins, les fondations du code du travail, déjà fortement ébranlées, s’écrouleront définitivement et lui laisseront les mains entièrement libres.


Henri Clément


1. un cinquième de mois de salaire par année d’ancienneté, auquel s’ajoutent deux quinzièmes de mois par année au-delà de 10 ans d’ancienneté.

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 09:57
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Malgré ses promesses électorales, le New Labour a décidé de privatiser la poste, Royal Mail.


Le syndicat CWU a lancé une grève nationale pour faire échouer le projet.

Les postiers britanniques se sont lancés dans une bataille décisive pour le futur de la poste (Royal Mail) comme service public, lorsque 120 000 d’entre eux se sont mis en grève les 22 et 23 octobre. Trois autres jours de grève sont prévus cette semaine.


Malgré ses promesses lors des dernières élections au Parlement, le New Labour a récemment tenté de privatiser Royal Mail.


Le syndicat Communication Workers Union (CWU) avait menacé de quitter le Parti travailliste si les gouvernements de Blair et Brown persistaient dans la privatisation. Ce projet fut abandonné l’an dernier parce que les « circonstances économiques n'étaient pas favorables ».


Mais pour le gouvernement et la direction de Royal Mail, il ne s’agissait que d’un repli temporaire, et depuis quelques mois, ils sont passés à l’attaque en harcelant les facteurs : les rondes sont allongées, les sacs alourdis et ils ne connaissent que très peu de temps à l’avance leurs périodes de travail. La justification de ces changements est la « nécessité » de moderniser Royal Mail pour qu’elle puisse entrer en compétition avec les postes privées, combler le déficit de la caisse de retraite des postiers et introduire un équipement et des pratiques modernes.


Le CWU n’est pas opposé à la modernisation, mais certainement pas au détriment des salaires et des conditions de travail. Le syndicat accepte certains changements mais exige que les sections syndicales donnent leur accord. C’est parce que ça n’a jamais été respecté que des grèves ont éclaté au niveau local depuis plusieurs semaines.


Évidemment le modèle d’une poste moderne pour la direction et le New Labour est celui d’une entreprise privée et non d’un service public. Mais, s’il existe une crise dans Royal Mail, ce ne sont pas les facteurs qui en sont responsables. Plus de 50 000 emplois ont été supprimés depuis 2002 ; pendant près de dix ans, Royal Mail n’a pas versé sa part des contributions patronales à la caisse de retraite, alors que rien que l’an dernier, son bénéfice a atteint 321 millions de livres (348,5 millions d’euros) !


Le plan de la direction de Royal Mail pour réduire l’influence du syndicat est à l’origine de la grève nationale. Son objectif est de réduire les relations avec le syndicat au minimum légal. Ainsi, les sections et les délégués ne pourraient plus négocier avec les directions des centres de tri et des groupes de concertation seraient créés pour contourner le syndicat.


Alors que la direction a annoncé l’embauche de 30 000 intérimaires pour tenter de briser la grève, les postiers sont en bonne position pour gagner. Ils sont très fortement syndiqués et ont voté – à bulletin secret – à 76 % pour la grève. Mais leur détermination au niveau local devra se traduire au niveau national, pour gagner cette bataille décisive pour le service public qui sera aussi une victoire contre les plans de privatisation de Royal Mail, qui risquent de revoir le jour après les élections générales l’an prochain.


Fred Leplat (Socialist Resistance)

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