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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 09:03
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Au lendemain du deuxième tour des élections régionales, chacun des camps y va de sa chanson.

La droite est bien obligée, cette fois-ci, de reconnaître que les résultats constituent un désaveu électoral du gouvernement et de sa politique. Ses ténors répètent que « le message a été entendu » mais pour ajouter que « les réformes continuent ». En d'autres termes, le gouvernement continuera à prendre de l'argent dans la poche de ceux qui en ont peu - salariés, chômeurs, retraités - pour donner à ceux qui en ont déjà beaucoup.

À gauche, ce sont des cris de victoire. Et déjà commencent les campagnes électorales suivantes : la présidentielle et les législatives qui s'enchaînent en 2012.

Mais, à part un court moment de satisfaction devant le désaveu électoral massif infligé au pouvoir en place, en quoi le résultat de ces élections pourrait-il changer le sort des travailleurs ?

Les Conseils régionaux seront dirigés dans leur quasi-totalité par la gauche ? Mais c'était déjà le cas auparavant, à une région près ! Et les Conseils régionaux n'ont pas été ces « boucliers » pour les plus pauvres que les dirigeants du Parti Socialiste décrivaient. Aucun Conseil régional n'a protégé les travailleurs contre les licenciements, l'envolée du chômage, et contre les mesures du gouvernement s'attaquant à l'emploi et à la protection sociale.

Et il n'y a pas de quoi se réjouir de cette « Gauche solidaire » en train d'émerger, agglomérant le Parti Socialiste, les écologistes et le Front de Gauche, évoquant déjà la perspective d'une victoire de la gauche à la prochaine élection présidentielle.

Droite, gauche, droite, gauche... l'écrasante majorité du monde politique est d'accord au moins sur une chose : faire marcher l'électorat populaire au pas, d'espoirs soulevés en espoirs déçus.

Car le souvenir de l'Union de la gauche sous Mitterrand et de la Gauche plurielle sous Jospin n'est pas vieux au point d'avoir fait oublier qu'à la satisfaction d'avoir renvoyé la droite haïe a succédé la déception de voir la gauche reprendre à son compte la politique de la droite. Et la désorientation avait nourri, déjà à l'époque, l'extrême droite antiouvrière du Front National qui retrouve aujourd'hui son électorat détourné un moment par Sarkozy.

Les élections finies, la crise continue et s'aggrave.

La grande bourgeoisie sait que, dans cette période de crise, elle ne peut assurer le niveau de ses profits qu'à condition d'aggraver l'exploitation dans les entreprises et d'obtenir du gouvernement qu'il détourne encore plus l'argent des services publics, de la retraite, de la protection sociale, afin de le consacrer toujours plus aux entreprises capitalistes. Cela promet plus de licenciements, plus de chômage, moins de paie, des conditions de travail plus difficiles.

L'État continuera à supprimer des emplois avec le non-remplacement de ceux qui partent à la retraite, quitte à aggraver tout à la fois le chômage et la dégradation des hôpitaux, des transports publics et de l'Éducation nationale.

Le prochain coup en préparation vise les retraites. En projetant de repousser l'âge de départ, le gouvernement aggrave une situation déjà aberrante, où on oblige de vieux travailleurs à s'user au travail toujours plus longtemps pendant que leurs enfants ne trouvent pas d'emploi.

Ce qui sera déterminant pour l'avenir, ce n'est pas le nom ou l'étiquette du futur président, c'est l'évolution de la crise et le rapport de forces entre le grand patronat et les travailleurs. La bourgeoisie ne laissera pas compromettre ses profits et ses revenus par un changement de majorité électorale. Et la « Gauche solidaire » n'osera pas plus affronter le grand patronat que ne l'ont osé l'Union de la gauche ou la Gauche plurielle.

Alors, le salut pour les classes populaires ne viendra pas des échéances électorales. Il viendra de notre capacité à réagir aux coups qu'on nous donne.

La journée du 23 mars a été l'occasion de manifestations importantes dans un grand nombre de villes, témoignant de l'étendue du mécontentement. Mais elle ne doit être qu'un début, car une telle journée ne suffira évidemment pas à changer le rapport de forces avec le grand patronat. Pour cela, il faudra une mobilisation croissante, entraînant de plus en plus de travailleurs, explosive au point d'inspirer aux classes possédantes une crainte salutaire pour leurs profits et même pour leurs capitaux.

C'est une telle mobilisation qu'il faut préparer, car elle seule pourra véritablement inverser le rapport de forces et obliger les capitalistes à faire eux-mêmes les frais de la crise qu'ils ont provoquée.

Arlette LAGUILLER

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 08:56
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Communiqué de presse Sortir du Nucléaire mercredi 24 mars 2010




Le nucléaire nuit gravement à la santé, à l'environnement... et à la démocratie !


Fin mars 2010 s'ouvre le débat autour de la construction d’un réacteur EPR à Penly, organisé par la Commission Particulière du Débat Public (CPDP), débat qui se déroulera jusqu'au 24 juillet 2010.


Le Réseau "Sortir du nucléaire" ne participera pas à ce débat bidon.


En effet, le Réseau "Sortir du nucléaire" considère que
cette procédure n’est qu’un simulacre de démocratie dont il n’y a malheureusement rien à attendre. Cette « consultation » ne fait que s’ajouter à la longue liste des débats bidons autour du nucléaire. Une fois de plus, les citoyens sont mis devant le fait accompli !

- A quoi bon débattre quand la décision de construire l’EPR à Penly en Haute-Normandie a déjà été prise un an auparavant par le président de la République [1], au mépris de la démocratie et des conventions internationales [2] ? On peut donc s'attendre à ce que les pouvoirs politiques tirent la conclusion du débat avant même qu’il ait commencé, comme ce fut le cas pour l'EPR de Flamanville [3].


- Lors du "débat" de 2005 sur le premier EPR de Flamanville dans la Manche, EDF s'était engagé à ne construire aucun autre réacteur EPR tant qu'elle n'aurait pas une "expérience d'exploitation" du premier [4]. Or, celui-ci n'est toujours pas en service : EDF trahit donc totalement cet engagement. De plus, les déboires du chantier de Flamanville démontrent à eux seuls que l'EPR est une impasse et devrait être annulé immédiatement.


- Ce prétendu débat constitue en fait un dispositif par lequel l'Etat cherche à canaliser les oppositions, pour obtenir l'acceptation du nucléaire par les citoyens. Pour la Commission qui l'organise, "l'important c'est de participer", mais certainement pas de tenir compte des avis des Français !


En dépit des appels à la participation des citoyens, au royaume de l’atome,
le nucléaire reste le fait du Prince ! Le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle à dénoncer ce déni de démocratie et rappelle les multiples raisons d’annuler le programme EPR.

- L’EPR est une technologie extrêmement dangereuse. Il comporte des défauts connus de longue date [5], et les autorités de sûreté nucléaire finlandaises, britanniques et françaises ont déjà émis de sévères réserves sur sa sûreté [6]. Récemment, le Réseau « Sortir du nucléaire » a révélé des documents internes à EDF attestant d’un risque d’accident grave [7]. Il faut donc arrêter immédiatement la construction de l'EPR à Flamanville.


- Nous rappelons les coûts faramineux de ce réacteur, entièrement à la charge des consommateurs.


- A l'instar de celui de Flamanville, l’EPR de Penly ne répondra à aucun besoin en électricité [8], puisque la France est déjà depuis longtemps en état de surproduction chronique. A investissement égal, les économies d’énergies et les renouvelables créeraient quinze fois plus d’emplois, pérennes et répartis sur tout le territoire [9], et permettraient de lutter de manière vraiment efficace contre le changement climatique.


- Enfin, rappelons que la construction d’un nouveau réacteur retardera la transition vers un système énergétique vraiment sobre et propre, perpétuera la dépendance énergétique de la France [10], accroîtra la probabilité d’un accident nucléaire et entraînera la production de nouveaux déchets, pour lesquels il n’existe aucune solution !


Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à l'organisation d'actions de protestation lors des réunions du débat pour dire non à l'EPR et pour dénoncer la politique nucléaire de la France.


Fédération regroupant 872 associations très diverses, le Réseau "Sortir du nucléaire" a toujours été attaché au pluralisme du mouvement antinucléaire : nous respectons donc la position de nos membres qui participeraient au débat public pour y faire valoir leurs arguments contre l'EPR.




Voir le dossier de presse sur la page :

 http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/debat-EPR.html


Notes :

[1]
http://www.elysee.fr/documents/index.php?lang=fr&mode=view&cat_id=8&press_id=2274

[2] La Convention d’Aarhus, dont la France est signataire, exige que les citoyens soient consultés avant toute décision !


[3] Pour rappel, le 21 octobre 2004, EDF annonçait que le réacteur EPR serait construit sur le site de Flamanville dans la Manche. Le 24 octobre 2005, M. De Villepin, Premier ministre, déclarait "Au vu des conclusions du débat public en cours, EDF construira le premier réacteur EPR à Flamanville."… et le 3 novembre, le débat public sur l'EPR débutait à Lyon !


[4]
http://www.debatpublic-epr.org/docs/pdf/dossier_mo/synthese_dossier_mo.pdf

[5] Les défauts techniques sur la sûreté du réacteur européen à eau pressurisée (EPR), Henrik Paulitz, IPPNW, 2003


[6]
http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=633

[7]
http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=670

[8] Réponse d’EDF à un intervenant lors du débat THT : « Vous avez par ailleurs raison lorsque que vous précisez que la construction du réacteur Flamanville 3, si le projet est confirmé à l’issue du débat public, n’a pas pour objectif premier de répondre à l’augmentation de la demande d’électricité. »
http://www.stop-tht.org/Les-contributions-pour-contre-l.html

[9] Courant Alternatif pour le Grand Ouest, les 7 Vents du Cotentin, 2006


[10] 100 % de l’uranium utilisé dans les centrales françaises est importé.
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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 08:46
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Le gouvernement sort affaibli des élections régionales. Rejeté par les classes populaires, Sarkozy est affaibli dans son propre camp. Son hégémonie sur l’UMP et la droite est fortement ébranlée, ce qui explique son souci de redonner à son gouvernement une assise plus large à droite. De même, l’extrême droite qu’il croyait avoir siphonnée a repris de la vigueur, redoublant la pression pour une politique raciste et sécuritaire.

La situation de crise à l’échelle européenne va se maintenir dans les mois qui viennent. La faible croissance, le  peu de dynamisme des marchés intérieurs vont amener les dirigeants capitalistes à accentuer les politiques de restructuration, de recherche de gains de productivité par des mécanismes déjà à l’œuvre : réduction d’effectifs par licenciements ou non remplacement des départs en retraite, blocage des salaires, délocalisation d’activités...

La politique menée par l’UE vis-à-vis de la Grèce  annonce ce que les dirigeants européens vont tenter d’appliquer à la majorité des pays d’Europe : une remise en cause plus radicale des budgets sociaux et des politiques de protection sociale, un démantèlement plus rapide des services publics. En France comme ailleurs, la pression quotidienne sur les salariés va s’accroître au prétexte de « la crise ».

Le 23 mars, premier succès


La journée de grève et de manifestations du 23 mars a été un succès. Au total, 800 000 manifestants étaient dans la rue pour dire que ce n'est pas aux salariés, aux privés d'emplois, aux précaires, aux  retraités, aux immigrés de payer la crise !

Malgré la claque qu’il a reçue aux élections régionales et malgré le succès de cette première mobilisation, Sarkozy, qui est enfin sorti de son silence, reste droit dans ses bottes. Il affirme vouloir continuer la « modernisation » du pays, ce pourquoi il aurait été élu.

 Il s'entête à ne rien proposer pour les 5 millions de chômeurs, pour les précaires, pour les salaires au moment même où les entreprises du CAC 40 viennent de verser à leurs actionnaires plus de 35,5 milliards d'euros. Il s'entête à vouloir « sauver » les retraites, autrement dit à vouloir augmenter la durée de cotisations et reculer l'âge légal de départ, bref à mettre à mal le système de répartition pour faire la part belle aux fonds de pensions et à baisser drastiquement le montant des retraites.

Mais l’expérience a montré que de simples journées d’action ne suffisent pas et que leur succession, sans plan de lutte ni objectifs clairs, peut même devenir contre-productive. Pour faire reculer ce gouvernement, il y a urgence à ce qu'un mouvement d'ensemble voit le jour !

L'anticapitalisme toujours d'actualité


 Il reste tout aussi nécessaire de tracer un cadre global de riposte aux attaques que subissent les travailleurs et la jeunesse, qu’elles viennent du patronat ou du gouvernement, qu’elles soient menées sur le terrain social, sécuritaire ou du racisme.

 C’est pourquoi nous continuons à défendre les mesures d’un plan d’urgence anticapitaliste centré sur la redistribution des richesses, la remise en cause des exigences des actionnaires et du pouvoir patronal, un autre choix de société correspondant aux besoins sociaux, à la satisfaction des  revendications des travailleurs, salariés ou chômeurs, actifs, retraités ou en formation. 

Sur ces objectifs comme sur chaque revendication partielle, le NPA travaillera à réunir les fronts unitaires les plus larges afin que ceux-ci reviennent autant de points d’appui pour développer la mobilisation.


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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 08:18
Pot-d-adieu (Affiche des apiculteurs)

Un collectif d’associations demande des mesures pour réduire l’utilisation de ces produits par les particuliers, les agriculteurs et les collectivités. Dans le cadre de la Semaine sans pesticides lancée par le Mouvement pour le droit des générations futures (MDGF), ces associations appellent les particuliers sensibles à la cause à venir marcher depuis la pointe de La Torche jusqu’à Tronoën soit un périple de 6,6 km.

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 21:03
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  Trégunc mercredi 31 mars

Conférence-débat
à 20 h 45 au Sterenn
avec
Danielle Mitterand, Présidente de France -Liberté
Jean-Luc Touly, président de A.C.M.E. (Association pour le Contrat
  Mondial de l'Eau) et membre du conseil scientifique d'Attac-France.
  Attac pays de Concarneau

Politique de l'eau. Trégunc accueille Danielle Mitterrand (Le Télégramme)

25 mars 2010


Présidente de la fondation France Libertés, Danielle Mitterrand animera, mercredi 31mars, à Trégunc, une conférence sur les «Politiques et gestions de l'eau». À ses côtés, Jean-Luc Touly, ancien cadre de Veolia et membre d'Attac.


Bien décidés à ouvrir le débat sur la gestion de l'eau, sujet majeur des années à venir, Attac du Pays de Concarneau et de nombreuses associations (*), en partenariat avec la ville de Trégunc, frappent un grand coup. Ils organisent, mercredi 31mars, en soirée au Sterenn, un rendez-vous d'information et de discussion sur ce thème autour de Danielle Mitterrand et de Jean-Luc Touly, un ancien cadre de Veolia aujourd'hui membre du conseil scientifique d'Attac.

 «Nous avons profité de leur venue, le 1er avril à Brest, pour leur proposer d'intervenir la veille à Trégunc: nous voulions depuis quelque temps créer un temps fort dans le cycle de conférences que nous organisons à Trégunc depuis 2008. C'était l'occasion», résume Youenn Le Flao, président d'Attac 29. Connue surtout pour la défense des droits des peuples, la veuve de l'ancien président de la République et sa fondation France Libertés défendent également le droit de chacun à disposer d'une eau gérée démocratiquement, en transparence et dans l'intérêt général.


40 l d'eau gratuits par jour et par personne?


«Par l'intermédiaire de ses multinationales, la France a une lourde responsabilité dans l'appropriation par le secteur privé de la conduite de la politique mondiale de l'eau», dénonçait-elle, par exemple, quelques semaines avant le sommet de Copenhague. Elle préconise un retour au service public décentralisé pour la distribution de l'eau et la gratuité de 40 l par jour par personne, nécessaires selon elle pour vivre dignement. Son intervention, comme celle de Jean-Luc Touly, portera sur tous les niveaux des politiques de l'eau, du mondial au local.

 «Dans les années à venir, de nombreux contrats d'affermage de production d'eau potable vont arriver à terme: il est temps d'informer le public et peser pour un retour en régie publique», indiquent les organisateurs de la soirée, qui ont invité tous les élus locaux. «En tant que citoyens, nous avons un droit de regard sur ce qui sort de notre robinet, en terme de qualité et de prix», ajoutent-ils. Le rendez-vous du 31mars pourrait être le point de départ d'une réflexion locale, dans des groupes de travail. Une exposition sera installée dans le hall du Sterenn, où le public trouvera également un bar à eau et des ouvrages sur le thème de la soirée.


Pratique Mercredi 31 mars, au Sterenn, à Trégunc. Exposition à partir de 20h, conférence-débat à 20h45. Entrée libre.

*ABC, Amicales laïques de Trégunc, Saint-Philibert et Concarneau, Bretagne Vivante, Eau et Rivières de Bretagne, Eau Secours 29, CLCV, Collectif Eau pure de Cornouaille, Glav a Ra, MJC Trégunc et Paresse.

 

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 15:36
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Encore une preuve de l'antisémitisme ( oser critiquer Israël !) de nos voisins britanniques, qui n'hésitent pas à expulser un diplomate israêlien. Ici on condamne plutôt ceux qui appellent au boycott suite à "Plomb durci" à Gaza !
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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 10:52



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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 10:39
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Par Ivan du Roy (24 mars 2010)


Cheminots et écologistes dénoncent ensemble le nouveau plan fret de la SNCF.


Ils reprochent à l’opérateur public de se désengager du fret ferroviaire « de proximité ». Cette activité, dite « wagons isolés », concerne le transport de marchandises pour des entreprises moyennes.


Elle nécessite de regrouper en convoi les « wagons isolés » affrétés par différents clients, puis de les acheminer par rail au plus près de leur point de destination, ce qui signifie disposer d’un maillage de gare de marchandises relativement dense. CGT, CFDT, France nature environnement, le Réseau action climat ou Les Amis de la terre critiquent, dans un communiqué commun du 19 mars, « l’abandon programmé de 60% » de cette activité, qui sera reportée sur le transport routier et les poids lourds.


Cet abandon est, pour les syndicats et les ONG, non seulement anti-écologique mais aussi anti-social. Le report de cette activité sur la route va générer 300 000 tonnes équivalents CO2 supplémentaires par an (soit l’équivalent de la pollution engendrée par la consommation de 30 000 personnes pendant un an), alors que les émissions de CO2 liées au transport routier ont augmenté de 27% en France depuis 1990.


Les syndicats craignent également que cet abandon ne menace 8 000 emplois à la SNCF et ne profite, dans la perspective de l’ouverture à la concurrence du fret, à des opérateurs privés « low cost contournant les standards sociaux, environnementaux et de sécurité actuels par dumping ».


En 2007, la SNCF avait déjà fermé 262 gares au transport de marchandises. L’activité fret a accumulé les déficits chroniques qu’est venue aggraver la crise. Précisons que son concurrent direct, le transport routier, bénéficie d’une exonération partielle de la taxe intérieure sur les produits pétroliers.


Et que les statuts, rémunérations et conditions de travail des conducteurs routiers sont, en général, plus précaires et défavorables. Il s’agit bien d’un choix de société : « le Fret ferroviaire de proximité, cette technique du wagon isolé, est stratégique pour relever le défi de la lutte contre le changement climatique et celui de l’aménagement du territoire. S’en désengager pour un opérateur public, comme la SNCF, est absurde et cela constitue une faute lourde pour la France », estiment écologistes et cheminots.


Une stratégie en rupture avec les décisions actées par le Grenelle de l’environnement. Avec l’abandon de l’idée de taxer les émissions de CO2, on commence à en prendre l’habitude.

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 10:28

Julien SALINGUE








Il y a tout d’abord eu ce mini-scandale diplomatique consécutif à l’annonce par le Ministère israélien de l’Intérieur, en pleine visite du Vice-Président des Etats-Unis Joe Biden, de la construction de 1600 nouveaux logements dans les colonies de Jérusalem. Il y a eu ensuite cette journée du 16 mars où, à Jérusalem et dans plusieurs villes de Cisjordanie, des manifestants palestiniens, pour la plupart très jeunes, se sont affrontés aux forces israéliennes.


Et soudain, certains semblent découvrir que la rhétorique diplomatique en vogue (« reprise des pourparlers », « relance du processus de paix », « retour à la table des négociations ») est en décalage flagrant avec la réalité. Le gouvernement Netanyahu n’avait-il pourtant pas promis qu’il ferait des concessions ? La population palestinienne ne bénéficie-t-elle pas d’une amélioration de ses conditions de vie, propice à une « reprise du dialogue » ?


Quiconque observe de près la situation en Israël et dans les territoires palestiniens n’est guère surpris des récents événements. En effet il ne s’agit pas d’un coup de tonnerre dans un ciel serein, mais bien du développement des deux logiques à l’œuvre dans la dernière période : un renforcement de l’emprise israélienne sur la Cisjordanie et sur Jérusalem ; une remontée significative de la mobilisation dans les territoires palestiniens.


Parlons, tout d’abord, de Jérusalem. 1600 nouveaux logements dans les colonies. Et alors ? Oublie-t-on que ce sont aujourd’hui environ 200 000 colons qui vivent à Jérusalem et dans sa périphérie ? Oublie-t-on les dizaines d’expulsions et de démolitions de maisons palestiniennes au cours de ces derniers mois ? Oublie-t-on que le « gel temporaire de la colonisation », annoncé par Netanyahu en novembre, ne concernait pas Jérusalem ? Les 1600 nouveaux logements ne sont pas un accident, ils s’inscrivent dans une logique revendiquée et assumée depuis 1967 : la judaïsation de Jérusalem et son isolement du reste des territoires palestiniens, pour contrer toute revendication de souveraineté palestinienne sur la ville.


Parlons, ensuite, de la Cisjordanie. Si l’afflux des aides internationales a permis à l’Autorité Palestinienne de Ramallah de payer les salaires des fonctionnaires et de relancer partiellement l’économie, il est très audacieux, comme le reconnaissent le FMI et la Banque Mondiale dans leurs rapports, de parler d’une reprise économique réelle. Si le PIB palestinien a globalement augmenté en 2009, il demeure inférieur de 35% à celui de 1999. En outre, cette augmentation globale dissimule mal des disparités flagrantes : le secteur du bâtiment a certes progressé de 24%, mais la production agricole est en chute de 17%...


Qui plus est les évolutions dans le domaine économique n’ont pas remis en cause le contrôle israélien sur la Cisjordanie : « L’appareil de contrôle est devenu de plus en plus sophistiqué et efficace quant à sa capacité à affecter tous les aspects de la vie des Palestiniens (…). L’appareil de contrôle comprend un système de permis, des obstacles physiques (…), des routes interdites, des interdictions d’entrée dans de vastes parties de la Cisjordanie, et de manière encore plus notable la Barrière de Séparation. Il a transformé la Cisjordanie en un ensemble fragmenté d’enclaves économiques et sociales isolées les unes des autres ». C’est la Banque Mondiale qui le dit, dans un rapport de février 2010.


Enfin, depuis son annonce d’un « gel temporaire » de la construction de colonies, le gouvernement Netanyahu a autorisé la mise en chantier de 3600 logements, poursuivant une politique de colonisation systématique qui a vu, l’an passé, le nombre de colons installés en Cisjordanie augmenter de 4.9% tandis que l’ensemble de la population israélienne ne croissait que de 1.8%. Last but not least, le 3 mars dernier Netanyahu déclarait que même en cas d’accord avec les Palestiniens, il était exclu qu’Israël renonce à son contrôle sur la vallée du Jourdain…


Parlons de Gaza, enfin. Coupée du monde et soumise à un blocus renforcé depuis qu’elle a été déclarée « entité hostile » par l’Etat d’Israël en septembre 2007, la Bande de Gaza connaît une situation de catastrophe économique et sociale sans précédent. En l’espace de 2 ans, ce sont 95% des entreprises qui ont fermé et 98% des emplois du secteur privé qui ont été détruits. La liste des produits interdits à l’importation est un catalogue à la Prévert : livres, thé, café, allumettes, bougies, semoule, crayons, chaussures, matelas, draps, tasses, instruments de musique… L’interdiction d’importer du ciment et de nombreux produits chimiques empêche la reconstruction des infrastructures détruites lors des bombardements de 2008-2009, qu’il s’agisse des maisons ou des stations de traitement des eaux usées, avec les conséquences sanitaires que l’on imagine.


Comment s’étonner, dès lors, que la colère monte chez les Palestiniens ? Les événements du 16 mars font suite à de nombreuses initiatives qui, bien que n’ayant guère eu d’écho médiatique, témoignaient d’une remobilisation de la population palestinienne. Entre autres : de multiples manifestations, dans les villages autour de Béthléem ou d’Hébron, contre les extensions des colonies et les confiscations de terres ; des défilés hebdomadaires, dans les villages de Ni’lin et Bi’lin, contre la construction du Mur et les expropriations ; 3000 manifestants à Jérusalem, le 6 mars, contre les projets de colonisation et les expulsions…


La répression contre cette remobilisation a fait un saut qualitatif au cours des derniers mois. Les manifestations ont été systématiquement dispersées à coup de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. Le nombre d’arrestations et d’incursions israéliennes dans les villes, villages et camps de réfugiés, a augmenté de manière spectaculaire depuis le début de l’année 2010. Les autorités israéliennes ont récemment décrété que les villages de Bi’lin et Ni’lin, symboles de la lutte populaire et non-violente, auraient dorénavant le statut peu enviable de « zones militaires fermées » chaque vendredi (jour de manifestation), et ce pour une durée de 6 mois.


Sommes-nous au début d’une « 3ème Intifada » ? Il est probablement trop tôt pour répondre à cette question, mais il est néanmoins évident que nombre de conditions sont réunies pour qu’une fois de plus les Palestiniens protestent de manière visible et massive contre le sort qui leur est fait. Ils ne se contenteront pas de « négociations indirectes », faisant l’impasse sur l’essentiel (l’occupation de la Cisjordanie, le blocus de Gaza, Jérusalem, les colonies, le sort des réfugiés, les prisonniers) menées par un Mahmoud Abbas décrédibilisé et inaudible. Les événements de ces derniers jours l’indiquent clairement : nul ne peut prédire avec certitude dans quels délais, mais la population palestinienne, composée à plus de 50% de jeunes de moins de 15 ans, se fera de nouveau entendre.


Julien Salingue


http://juliensalingue.over-blog.com/article-vers-une-troisieme-intifada-47161169.html


NB : Une version courte de cet article a été publiée dans l’Humanité du samedi 20 mars.

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Vers-une-Troisieme-Intifada.html
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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 10:18

par Solidaires

La journée unitaire de grèves et de manifestations du 23 mars a été un succès.

Plus de 600 000 personnes ont participé aux 177 manifestations dans les principales villes de France. Salariés du privé et du public, retraités, chômeurs, jeunes, côte à côte, ont exprimé leur colère face à une logique qui laisse la loi du profit piloter la politique économique et sociale.


Malgré ce désaveu et l’avertissement des élections régionales, le président de la République s’entête dans sa politique et se moque du monde avec un « réaménagement » ministériel homéopathique.


Rien n’est proposé pour résoudre les problèmes d’emploi, de pouvoir d’achat et de conditions de travail alors même que les entreprises du CAC 40 viennent de verser 35,5 milliards d’euros à leurs actionnaires. Pire, il persiste à vouloir mener à bien une nouvelle contre-réforme des retraites dont l’objectif avoué par certains est de rassurer les marchés financiers. C’est cette perspective qui est aujourd’hui refusée par la grande majorité de la population.


Le succès de la journée du 23 mars ne doit pas être sans lendemain.


Pour l’Union syndicale Solidaires, il faut une dynamique de mobilisation qui permette de gagner. Il s’agit donc d’amplifier et d’enraciner la mobilisation au plus profond du pays. Le bilan des mobilisations de 2009 impose une responsabilité aux organisations syndicales, celle de proposer, dans l’unité, un plan de mobilisation des salariés qui se situe dans la perspective d’une grève générale interprofessionnelle. C’est cette perspective que mettra en avant l’Union syndicale Solidaires lors de la réunion unitaire des organisations syndicales le 30 mars.


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Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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