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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 12:27

 



"Bugaled-Breizh" : un avocat affirme avoir identifié le sous-marin responsable du naufrage

Un avocat représentant la famille d'une des victimes du naufrage du Bugaled-Breizh affirme avoir formellement identifié le sous-marin qui aurait causé l'accident, où cinq marins avaient péri en janvier 2004. La responsabilité de plusieurs submersibles a été évoquée dès le naufrage du Bugaled, qui avait coulé en deux minutes au large du cap Lizard le 15 janvier 2004 alors que plusieurs marines européennes menaient des exercices dans la zone.

 

"Nous allons prochainement demander à rencontrer les juges pour leur demander la mise en examen du commandant du sous-marin responsable du naufrage", a déclaré, mercredi, Dominique Tricaud, l'avocat d'une famille des victimes.

"Nous en réservons la primeur aux juges d'instruction", a-t-il expliqué. "Nous n'en sommes pas au stade des preuves mais des indices concordants qui justifient une mise en examen", a-t-il relevé, sans vouloir en dire davantage. Son client, Thierry Le Métayer, a affirmé que son avocat détenait les preuves de l'implication du sous-marin britannique de la Royal Navy Le Turbulent, rapporte jeudi Le Télégramme. Il avait déjà mentionné à plusieurs reprises le nom du sous-marin britannique qui, selon l'enquête, était à quai pour réparation le jour du naufrage.

Par ailleurs, selon Me Tricaud, "il va être difficile de ne pas redemander une audition de Michèle Alliot-Marie", ministre de la défense au moment des faits.


Il y a "une sorte d'association de malfaiteurs des marines, la France n'est pas forcément coupable, mais à tout le moins complice", a accusé l'avocat, indiquant que les juges d'instruction devraient le recevoir "probablement en juillet" et "au pire" en septembre.

 

En octobre 2010, Dominique Tricaud avait réclamé la mise en examen pour "complicité", du commandant du Dolfjin, un sous-marin néerlandais qui se trouvait à proximité du Bugaled le jour du naufrage. "Avec les monstrueux moyens dont il disposait, il ne peut pas ne pas avoir entendu — lorsque le bateau a coulé — l'implosion de la cale aux poissons", avait alors déclaré l'avocat qui avait également émis la conviction que cet officier "ne dit pas la vérité". Des soupçons ont également été portés à plusieurs reprises par les parties civiles sur d'autres submersibles.

Les déclarations de Dominique Tricaud interviennent après qu'un nouvelle expertise a relancé la controverse sur l'implication d'un sous-marin dans le naufrage. Selon ce rapport, dévoilé vendredi par l'hedomadaire Le Marin, la présence de titane, un composé chimique entrant dans la peinture de certains submersibles, sur les câbles tirant le chalut du navire (funes), ne serait pas un "indice" déterminant, ce même titane entrant dans la composition des peintures recouvrant les chalutiers. "La détection de titane dans la fune babord du Bugaled-Breizh n'est pas véritablement significative de l'implication d'un sous-marin dans le naufrage", a estimé Dominique Salles, ancien officier sous-marinier en retraite, dans ses conclusions. Selon ce dernier, les traces de titane retrouvées sur les funes du Bugaled pourraient provenir du frottement de ces câbles contre la coque du navire ou lors de manœuvres sur les quais.

 

Ces conclusions ont été remises en cause mercredi par Michel Kermarec, l'avocat du propriétaire du navire. "Le rapport du commandant Salles est une vraie entourloupe. Il [le rapport] pèche par un manque d'indépendance et par la dénaturation des pièces du dossier", a déclaré Me Michel Kermarrec. Pour Me Kermarrec, le rapport de M. Salles, qui n'est pas "un spécialiste de la peinture et de la construction navale", "bafoue" une expertise des funes de juin 2007 menée par le Laboratoire national de métrologie et d'essais de Trappes (Yvelines). "Elle [l'expertise de 2007] révèle la déformation des funes et le dépôt de matière sur celles-ci et aboutit à des conclusions qui écartent l'hypothèse d'une croche. Elle met en évidence la présence de titane, élément déterminant qui accuse un SNA (sous-marin nucléaire d'attaque)", a-t-il affirmé.

 

Michel Kermarec précise que les analyses menées en 2006 par deux experts du Laboratoire national d'essai et de métrologie ont montré que la présence de titane correspondait à des parties déformées et abîmées de ces câbles, dégradations pouvant avoir été causées par un sous-marin. L'avocat a indiqué avoir demandé de nouvelles expertises aux deux juges nantais chargés de l'enquête. Selon Dominique Salles, seuls le revêtement et les appendices extérieurs des sous-marins nucléaires d'attaques (SNA) français comporteraient du titane sous forme de dioxyde "entrant dans la composition d'un primaire" [peinture]. Les sous-marins nucléaires d'attaque des marines britannique et américaine pourraient avoir le même revêtement, dit également l'expert, qui fait en outre état de trois sous-marins russes ayant des coques en titane. "Il ne sait plus comment sortir de son expertise, il est en service commandé pour exonérer les sous-marins français ou anglais alors que nous ne pensons pas exclure ces sous-marins", a ajoute Me Kermarrec.

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 12:00

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Le vote des militantEs du PCF vient de confirmer mais à une majorité plus restreinte que lors de la Convention nationale, le choix de Mélenchon pour représenter le Front de gauche.

À l’issue de la consultation des adhérents du PCF, sans surprise, Jean-Luc Mélenchon a été élu candidat du Front de gauche pour 2012 par 59,12% des votants. Une conclusion mal acceptée par bien des militants qui y voient l’affaiblissement et l’effacement de leur parti.


Ce vote confirme celui de la Convention nationale (avec alors 63,6% des voix), le 5 juin dernier. Pierre Laurent y voit un « choix clair, net et massif ». Mais les deux candidats opposés à Mélenchon, André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, et Emmanuel Dang Tran, responsable d’une section PCF parisienne, opposé au Front de gauche, obtiennent respectivement 36,82% et 4,06%. Dans certaines régions, la contestation s’est exprimée plus fortement. André Chassaigne avait reçu le soutien d’André Gerin, candidat dit « orthodoxe », pour mettre en échec le Front de gauche. Il obtient la majorité absolue dans dix-sept fédérations et devance Mélenchon dans cinq des principales fédérations du parti, le Nord, le Val-de-Marne, le Pas-de-Calais, le Rhône ou la Seine-Maritime. Par ailleurs, sur les 138 000 adhérents dont se revendique le PCF, seuls 69 227 étaient à jour de cotisation et pouvaient participer à la consultation. 48 636 l’ont fait.


La direction du PCF tente de faire bonne figure pour resserrer les rangs autour de l’ancien ministre socialiste. « À Jean-Luc, désormais notre candidat, je veux dire la valeur de notre engagement et de celui de tous les communistes », a déclaré Pierre Laurent. « Je sais que tu mesures la responsabilité qui est la tienne, tu peux compter sur nous [...] pour une grande et belle bataille unitaire, rassemblée, nous y veillerons ensemble ». André Chassaigne a appelé les contestataires à jouer le jeu : « Quel qu’ait pu être notre choix pour la désignation du candidat du Front de gauche, entrons et participons sans retenue à la bataille qui s’engage. » C’est tout l’intérêt de l’appareil du parti et de ses élus. L’accord sur le nom de Mélenchon pour la présidentielle était assorti d’un accord sur les législatives lui réservant près de 80 % des circonscriptions. Est-il besoin de rappeler que l’élection d’éventuels députés passe nécessairement par un accord avec le PS ?


Ce pacte donnant-donnant permet à la direction du PCF de justifier auprès des militants son choix mais il ne suffit pas à masquer la réalité d’un rapport de forces qui ne cesse de se dégrader pour un parti très affaibli, contraint de s’effacer.

Déclin

 
Il faut remonter à 1974 pour trouver une présidentielle sans candidat PCF. Ce dernier avait alors fait le choix de sacrifier ses propres intérêts sur l’autel de l’Union de la gauche. Depuis, ses scores n’ont cessé de reculer, dégringolade accélérée par ses deux participations gouvernementales, sous Mitterrand d’abord, puis sous Jospin. Si en 1981, Georges Marchais obtenait 15,3%,  André Lajoinie 8,6% en 1988, puis Robert Hue 3,37% en 1995 et 2002, Marie-George Buffet, en 2007, s’effondrait à 1,93 %.


Grâce au Front de gauche, le PCF espère sauver l’essentiel pour lui, ses élus. Mais il ne peut en fait qu’accentuer son déclin. Mélenchon, loin d’être son sauveur, refait le coup de son mentor, Mitterrand, une OPA qui n’a d’autre objectif que de servir ses ambitions personnelles. Il ne peut être un candidat pour regrouper les anticapitalistes, pas plus que le Front de Gauche ne peut leur offrir un cadre politique. Il ne représente en rien une alternative indépendante du PS dont ils auront besoin pour les élections législatives. Leur stratégie s’inscrit dans la perspective d’une nouvelle union de la gauche, leur programme dans la « révolution par les urnes ».


Nous regrettons le choix de la Fédération pour une alternative sociale et écologique, la Fase, de rejoindre le Front de Gauche et de soutenir Mélenchon.

 

Dans les élections à venir, comme tous les jours dans les quartiers et les entreprises, nous voulons continuer notre bataille pour regrouper les anti­capitalistes, aider à l’unité du monde du travail et de ses organisations, porter ses aspirations et ses exigences, le refus de payer les frais de la crise, l’annulation de la dette au nom de laquelle les banques et les États étranglent les peuples.

Yvan Lemaitre

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 11:55

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Les gouvernements français et allemand viennent de conditionner le déblocage de 60 milliards de prêt supplémentaires à la Grèce à des privatisations gigantesques et à des nouvelles mesures d’austérité pour la population.

 

La Grèce doit prendre « des décisions difficiles », a déclaré Barroso, le président de la Commission européenne. Selon lui, « il n’y a pas d’autre choix ». Il a même ajouté : « Ce n’est pas le moment de faiblir » ! Quand le remède
aggrave le mal, doublez la dose ! Telle est la recette de l’Union européenne, du FMI, des grandes banques et des spéculateurs de tout genre !


Les intérêts des banquiers et des marchands de canons...


C’est Sarkozy qui est monté au créneau pour s’opposer à tout allègement de la dette grecque. Il a défendu ainsi avec succès les banques françaises très impliqués dans la dette grecque puisqu’elles en détiennent 41 %, ce qui équivaut à environ 60 milliards d’euros. Et les marchands d’armes hexagonaux, Dassault notamment, seront aussi de la fête.

 

Une des conditions du prêt est le maintien des juteux contrats d’armement passés avec la France. L’objectif n’est pas de résoudre la « crise grecque », qui n’est que l’une des facettes de la crise économique mondiale. Les Etats riches d’Europe apportent une nouvelle fois leur soutien aux grandes banques qui ont poussé l’Etat grec au bord de la faillite. Ils leur apportent la garantie qu’ils ne laisseront pas celui-ci faire faillite et que sa dette sera remboursée rubis sur l’ongle malgré les intérêts d’usurier pratiqués... Et c’est à la population grecque que le gouvernement dirigé par le socialiste Papandréou se dépêche de présenter la facture !


La Grèce ne pourra pas rembourser mais le refus d’annuler cette dette permet d’offrir le secteur public grec aux multinationales américaines et européennes à des prix bradés. Un plan de privatisation inédit est annoncé pour faire rentrer 50 milliards d’euros d’ici 2015 : ports, aéroports, poste, chemins de fer, télécoms, électricité, distribution de l’eau... tout ce qui peut être rentable pour des capitaux privés y passera. De nouvelles augmentations de la TVA, de nouvelles baisses des salaires, des licenciements dans la fonction publique, une diminution des dépenses de santé publique sont également prévus !


…. et ceux des travailleurs et des peuples !


La population a décidé de ne pas se laisser faire. Depuis un mois, les places du pays sont occupées par des jeunes, des travailleurs et des chômeurs, qui ont repris le flambeau des Indigné-e-s de l’Etat espagnol. Le 15 juin, la grève générale a été massive : plus de 20 000 manifestants ont entouré le Parlement pour empêcher les députés de discuter du nouveau plan d’austérité. Les salariés de la Compagnie nationale d’électricité ont déclenché une grève de 48 heures dimanche. Notre solidarité avec la jeunesse et les travailleurs de la Grèce est évidente parce que ceux qui leur font les poches sont ceux qui nous exploitent ici.

 

Mettons l’Europe toute entière à l’heure de l’annulation de la dette !

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 10:57

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Myriam Martin & Christine Poupin. Enseignante et technicienne, ces deux militantes remplacent le facteur comme porte-parole du NPA.

 

Par LILIAN ALEMAGNA

 

«Il fallait deux femmes pour faire un homme.» La réflexion commence à les gonfler sévère… Depuis début avril, Myriam Martin, 43 ans, et Christine Poupin, 53 ans, remplacent Olivier Besancenot, 37 ans, qui occupait seul, depuis une décennie, le poste de porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), devenue en 2008 Nouveau parti anticapitaliste (NPA).

 

Cette blague, même lancée sous forme de boutade, «on nous l’a fait je ne sais combien de fois», fait mine de sourire, quoiqu’agacée, la plus jeune des nouvelles figures de la formation d’extrême gauche. «Le sexisme se fait souvent sur le ton de la boutade…», grince sa camarade. Mais s’il ne faut pas deux femmes pour faire un homme, il fallait bien deux militant(e)s, quel que soit leur sexe, pour faire un Besancenot. Surdoué politique, le facteur a tué le job. Double candidat à la présidentielle, lassé de la personnalisation autour de sa pomme, il a fini par réussir à refiler le mégaphone. Sans l’avoir souhaité, Martin et Poupin en ont hérité. Le NPA avait annoncé la parité : faute de mec qui fasse l’affaire, on a choisi une deuxième nana. «Autant deux hommes ça nous aurait choqués. Autant deux femmes non», dit Martin.

 

On a rencontré les deux femmes séparément. Pour Martin, c’était un mardi, dans une brasserie de la place Daumesnil dans le XIIe arrondissement de Paris, à quelques centaines de mètres d’un des locaux du NPA. Elle commande un suprême de poulet au curry. Cheveux noirs attachés par une barrette, yeux verts, veste en jean, collants blancs et minijupe noire, Myriam Martin est d’abord mal à l’aise, se grattant régulièrement en bas du cou et fuyant le regard avant de sourire, plus détendue. Avec Christine Poupin, c’était un lundi, dans un café place de la Nation. Chemisier orange, pommettes saillantes qui laissent échapper de jolies rides de cinquantenaire. «Non-professionnelle de la politique» revendiquée, elle se méfie, comme sa camarade, de l’exercice proposé.

 

Au moins, le NPA n’aura pas fait de la parité un simple prétexte. Les nouvelles porte-voix ont un brevet d’anticapitalistes confirmées. Issue d’une famille d’ouvriers de l’Aude dans le textile, d’un grand-père antifranquiste réfugié en France, Myriam Martin est professeure de lettres et d’histoire-géographie dans un lycée professionnel de Toulouse. Elle a fait ses classes en 1986, en pleines manifestations étudiantes contre la loi Devaquet, chez les Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR), à la faculté du Mirail. Mis à part une parenthèse entre 1997 et 2000 pour désaccords avec la ligne du parti, elle a toujours milité à la LCR, pour finir tête de liste dans sa région à chaque élection.

 

Trajectoire similaire pour Christine Poupin. D’une famille de gauche vendéenne avec des parents gérants d’un petit commerce, elle rejoint le petit groupe d’extrême gauche «Révolution», à son entrée à la fac de Nantes, avant de prendre sa carte à la Ligue en 1981. Elle déménage ensuite sur Rouen, travaille comme technicienne dans une boîte d’informatique industrielle, et finit, comme Martin en Midi-Pyrénées, chef de file LCR-NPA en Normandie où elle a été un temps élue conseillère municipale d’opposition dans sa ville de Sotteville-lès-Rouen.

 

Particularité : l’une et l’autre sont les seules têtes d’affiche d’un parti français à vivre et travailler loin de la région parisienne. Elles se voient tous les lundis sur la capitale. «On se répartit les tâches dans le temps et la géographie», explique Poupin. Points communs familiaux : elles ont toutes les deux un fils de 16 ans, un mari rencontré à la Ligue et se sont mariées «pour les impôts». Points communs politiques : les deux dames sont bien rouges. Toutes deux syndicalistes. On leur renvoie un SMS pour être sûr qu’elles sont bien à la CGT ?

 

Elles répondent en même temps : «Oui.» Toutes deux ont aussi été marquées par le tournant de la rigueur de Mitterrand en 1983 après avoir voté pour lui, péché originel pour des anticapitalistes hérissées par toute rose tendue. «On n’a pas compris que c’était la fin de quelque chose», dit Poupin. Au sein de la LCR, toutes deux ont été membres de la minorité «R», la même que Besancenot. La plus rude. Elles s’y rencontrent en 1994. «On les a bien écrabouillées. Elles étaient un peu trop à gauche…», rigole Frédéric Borras, autre Toulousain qui appartient à la direction du NPA. C’est lui qui recrute la jeune Martin et sa sœur jumelle à leur arrivée sur le campus. «La militante que j’ai connue à la fac avait une vraie sensibilité sur les combats de terrain, dit d’elle la communiste Marie-Pierre Vieu, ancienne leader de l’Unef à Toulouse et aujourd’hui conseillère régionale Midi-Pyrénées. C’est une fille honnête. Elle cogne. Elle a un côté suffragette, un peu psychorigide, mais c’est une fille bien.» Quant à Poupin, «c’est une militante sincère, bosseuse», poursuit Borras.

 

Discret sur ses deux remplaçantes, Besancenot dit juste qu’elles sont «d’excellentes porte-parole» et qu’il a «promis à l’une et à l’autre d’être autant que possible leur délégué du personnel dans le parti». On n’en saura pas plus… La stature acquise par le facteur colle aux basques des deux femmes. «On souffre forcément de la comparaison, dit Martin. Mais ce n’est pas un modèle. Je ne peux pas parler comme Olivier. Je ne sais pas faire.»«Je n’ai pas l’impression de succéder à Besancenot. Sa place dépasse le rôle de porte-parole», complète Poupin. Le deal entre elles et lui devait être : «Ok pour prendre la suite mais tu y retournes en 2012.»

 

Pour faire avancer un NPA bloqué, il les a laissées en plan, risquant de tout faire exploser. La candidature à la présidentielle ? Martin ? En traînant les pieds, elle aurait accepté le challenge mais fait aujourd’hui partie de la minorité du parti. Pourtant, «elle est d’une génération qui incarne plus le renouvellement que Christine, elle est plus en capacité d’aller dans les médias, les meetings», vante Frédéric Borras. Poupin ? Très peu pour elle… «J’aimerais bien qu’on trouve encore quelqu’un d’autre», dit-elle. Du coup, ce pourrait être… un homme. Philippe Poutou, 44 ans et ouvrier dans l’automobile. Le choix doit être entériné ce week-end.

 

L’équilibre compliqué trouvé avec Martin et Poupin illustre les difficultés de naissance du NPA. Sur le foulard, elles sont d’avis opposés. Martin juge le symbole contraire à ce que défend son parti. Poupin pense que seule la représentation aux élections d’une candidate portant un bout de tissu pose problème. Sur la stratégie, c’est l’inverse… Poupin estime que discuter avec le PCF et Mélenchon est une perte de temps. Martin craint, elle, un NPA «replié» sur ses éléments les plus révolutionnaires. Si les deux femmes réussissent à éviter la comparaison avec Besancenot, elles ne couperont pas aux dissonances de leur porte-voix.

En 4 dates

17 mars 1968 Naissance de Myriam Martin à Lavelanet (Ariège).

9 septembre 1957 Naissance de Christine Poupin à Cholet (Maine-et-Loire).

Avril 2011 Deviennent porte-parole du NPA.

26 juin 2011 Désignation du candidat NPA à la présidentielle.

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NPA QUIMPER - dans NPA
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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 10:38

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Une institutrice du privé, sanctionnée en Espagne, pour avoir porté un t-shirt, favorable à l'école publique "Escuela de tod@s para tod@s". Ci-dessus, la campagne unitaire des syndicats pour encourager les parents à inscrire (matricular) les enfants dans le public.

Les couleurs des posters affichent clairement leurs opinions républicaines, utilisant le mauve contrairement au drapeau monarchiste. Manif:  "Moins d'austérité, plus d'école publique". Au Pays Basque, des parents s'organisent pour boycotter la religion obligatoire.

 

http://www.publico.es/espana/383585/una-profesora-sancionada-por-defender-la-escuela-publica

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 10:04

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Avant

 

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Maintenant


(...)
La transformation du monument n'était pas, de surcroît, son "américanisation" comme j'ai pu le lire ici ou là. La démarche est complètement ironique. Il s'agit d'opposer deux systèmes idéologiques et deux sociétés de consommation avec leurs héros d'opérette. L'ouvrier et la paysanne croyant à l'avenir radieux et le clown sardonique faisant la réclame d'une nourriture riche en cholestérol. Cette ironie s'adresse aussi bien aux "libérateurs" d'antan qu'aux "leaders du monde libre", ainsi qu'à ceux qui se prosternent devant eux. Bravo à son auteur en tout cas ! Quelqu'un avait suggéré que cette œuvre était le fait du mythique Banksy lui-même. Mais je ne crois pas qu'un Britannique puisse faire une telle chose, tout comme je ne crois pas que Good bye, Lenin ! aurait pu être réalisé par quelqu'un qui n'est pas allemand ou que quelqu'un d'autre qu'un Tchèque puisse repeindre en rose un char soviétique et le mettre au centre de Prague [allusion à David Cerny]. Cette ironie n'est pas seulement salutaire, mais thérapeutique pour notre société. "L'humanité se sépare de son passé en riant." C'est Marx qui l'a dit.

 

 

http://www.courrierinternational.com/article/2011/06/23/les-nouveaux-habits-de-l-armee-rouge

 

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 09:54

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Note: Il est intéressant de connaïtre l'opinion du journal de la bourgeoisie suisse sur Mélenchon.

 

Le 18 juin, l'ancien socialiste a été investi candidat du Front de gauche pour la présidentielle de 2012. Piètre démocrate, il ferait du bien à la démocratie s'il parvenait à faire barrage à Marine Le Pen, argumente la Tribune de Genève.

23.06.2011 | Jean-Noël Cuénod | Tribune de Genève

 

L’Histoire tourne souvent à la farce cruelle. L’un des derniers vestiges du stalinisme européen, le Parti communiste français (PCF), vient de se donner pour candidat à l’élection présidentielle de 2012 un ancien militant trotskiste [et ancien membre du Parti socialiste (PS)], Jean-Luc Mélenchon, sous la bannière du Front de gauche. Voilà donc Lev Davidovitch Bronstein, alias Trotski, vengé septante et un an après son assassinat, ordonné par Staline. Que le PCF soit contraint de se faire représenter par le dirigeant d’une autre formation – en l’occurrence le Parti de gauche – en dit long sur le déclin de ce stalinisme à la française qui a dominé pendant des décennies la classe ouvrière, dictant même l’agenda culturel des intellectuels. Toutefois, il faut se méfier des apparences. Le PCF demeure la formation d’extrême gauche la mieux organisée et la plus implantée localement. D’ailleurs, en contrepartie de leur soutien à Jean-Luc Mélenchon, les communistes ont obtenu du Parti de gauche 80 % des circonscriptions à conquérir lors des législatives qui suivront la présidentielle.

L’extrême gauche sera donc représentée par un seul candidat sérieux en 2012, qui développe dans sa propagande les thèmes du populisme sur une musique marxiste. Excellent orateur, Jean-Luc Mélenchon n’a pas son pareil pour ironiser sur les "belles personnes" et stigmatiser la connivence politico-médiatique. Son slogan préféré : "Qu’ils s’en aillent tous" doit sonner comme du Rouget de Lisle aux oreilles des électeurs du Front national (FN). C’est d’ailleurs en cela que la candidature de Mélenchon est une bonne nouvelle pour la démocratie. Cela ne signifie certes pas que le patron du Parti de gauche soit devenu un grand démocrate. Il sacrifierait volontiers la démocratie sur l’autel de la lutte anticapitaliste, répétant ainsi la tragique erreur de Lénine. Mais à la gauche d’un PS dont le programme est d’une fadeur toute gouvernementale, Jean-Luc Mélenchon peut attirer vers lui une partie de ces classes populaires qui se sentent aussi méprisées par le PS que par l’Union pour un mouvement populaire (UMP).

Le monde est secoué par le frisson de l’indignation, du ras-le-bol devant l’impuissance politique vis-à-vis des agences de notation et autres spéculateurs sans visage. En France, cette indignation augmente chaque jour de volume. Or il est malsain qu’elle ne soit captée que par l’extrême droite dont le programme se limite à la haine de l’autre. Les quelques pourcentages de voix que prendrait Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen empêcheront peut-être la candidate frontiste de figurer au second tour de l’élection présidentielle.
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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 09:21

 

 

Rock Grec (avec un peu de retard):

 

 

Strauss Kahn you tell us that Greeks have debts

Sure they do... Since politics jerk off

Strauss Kahn get someone else to get his money

You don't have a clue

Strauss Kahn You want to transform us to Pakistan

Strauss Kahn Greeks don't have money to eat.

 

Rien de lié à l'affaire!

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 08:27

 

  

 

 

Si les sous-titres n'apparaissent pas, chercher "CC" en rouge en bas à droite ou cliquez sur you tube.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 13:37


 

Ceci n'est pas une reprise d'article, mais une analyse personnelle:

 

Cette "violence" comme on dit , serait différente de celle des autres années.

 

Si on veut bien mettre de côté les termes religieux de "catholiques" et "protestants", il serait plus parlant de parler de "pieds noirs" ou de colons" pour les protestants, qui se vivent comme tels et de "nationalistes" qui veulent la réunification de l’île.

 

Les autres années, depuis sa "réinvention" assez récente pour les besoin de la cause protestante, on célébrait le 12 juillet, la victoire des protestants sur les catholiques en 1600 et quelques. Date qui n’avait jamais été célébrée les siècles précédents, pas plus que la marche des "apprentis" à Derry. Ce n’est qu'une résurgence opportuniste afin de respecter une grande tradition anglaise dans ses colonies (Chypre, Palestine, Inde etc) : diviser pour régner, chercher à opposer deux communautés,  favoriser l’une d’entre elles, afin de rester sur place "pour "séparer" les tribus sanguinaires qui sans nous s'étripperaient. Or plus ils restent et plus on s'étrippe. Cherchez l'erreur! 

 

En Irlande du Nord, ce folklore artificiel hyper british, avec chapeau melons, triste différenciation de la millénaire culture gaêlique, est pitoyable et fait gerber l’anglais moyen.

 

Au non de la "suprématie blanche", comme un Ku-klux-klan, les "loges" protestantes réclament le droit de "parader" le 12 juillet dans les quartiers nationalistes. Ceux-ci refusent le passage. La police et l'armée (neutres, hein!) viennent donc défendre les droits démocratiques des protestants à défiler où bon leur semble. D'où émeutes. Des milliers d’Irlandais viennent passer le week end au Sud.

 

Mais cette année, il paraîtrait que des victimes des groupes paramilitaires auraient déposé des plaintes. Or il a eu 3000 morts de civils par des civils dans ce conflit. Les gens de l’IRA semblent avoir bénéficié des accords de cessez-le-feu, mais on cherche encore des corps disparus, enterrés secrètement par elle.

 

Des protestants ont-ils eu peur d’être seuls à devoir rendre des comptes?

 

Les actes de l’Ira, armée disciplinée, ont eu généralement des motivations politiques. En général. Mais il y a eu aussi des meurtres non politiques, d’abord de groupuscules dissidents qui s’en sont pris à des protestants, mais il y a eu aussi des actes de vengeance, des exécutions de mouchards qui n’en étaient pas, comme cette mère de famille qui avait accueilli un soldat anglais etc

 

Les loyalistes protestants eux, n’ont jamais fait de détail : ils n’ont jamais mis en place un système d’espionnage de l’IRA, leur soi-disant objectif. Ils tuaient des catholiques au hasard, et surtout selon des listes de cibles qui leur étaient fournies par leur membres dans police et l’armée anglaises, "neutres" soi-disant.  Ou par décisison des plus hautes autorités. D’où encore plus de bavures et de meurtres "non politiques".

 

Les émeutes actuelles seraient donc une façon de mettre la pression afin d’échapper au châtiment de crimes qui n’avaient rien de politique et qui échapperaient aux accords, mais que les protestants ne jugent "pas pire que le camp d’en face".

 

Le vrai scandale de ces procès, longtemps après les fait, comme celui de "Bloody Sunday" (1972), c'est que ce sont des lampistes qui prennent. Or c'est au plus haut de l'establishment politico-militaire que se prenaient les décsisions, que s'organisaient les meurtres ciblés et même l'exfiltration de tuerus en hélicoptères de l'armée. Les "pauvres" protestants risquent de se trouver dans le rôle de "harkis" qui leur va si bien, abandonnés par les chefs qui leur donnaient leurs cibles.

 

Pour en savoir plus: le film de ken Loach "Hidden Agenda", sélection de l'IRA au festival de Cannes, selon la presse de droite britannique.

 

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hidden_Agenda

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Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

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diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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st nnonon

 

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