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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 11:43

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Hollande avait promis le droit de vote pour les résidents étrangers aux élections locales pendant sa campagne.

 

Comme Mitterand en 1981. Mais déjà l’offensive est engagée au sein du PS contre l’instauration de ce droit élémentaire. M. Valls en première ligne trouve que ce n’est pas « une revendication forte » de la société.

 

Cela sent tellement la reculade que 75 députés socialistes se sont crus obligés de rappeler cette promesse de campagne du candidat au président élu.

 

Ce n’est pas le moment ? Depuis 1981 cela n’a jamais été le moment ?

 

Le droit de vote est un droit fondamental qui doit être instauré au plus vite, en dehors de tout calcul de tactique électorale. Il faut juste un peu de courage politique.


Le NPA continuera à se battre aux côtés de toutes celles et ceux qui refusent les discriminations, exigent des droits égaux et réclament logiquement le droit de vote à toutes les élections pour celles et ceux qui vivent ici.

 

http://www.npa2009.org/content/droit-de-vote-%C3%A0-toutes-les-%C3%A9lections-pour-celles-et-ceux-qui-vivent-ici

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NPA QUIMPER - dans NPA
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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 11:27

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Communiqué de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine.

 

Les parlementaires européens se prononceront le 18 septembre sur un important accord commercial entre l’Union européenne et Israël. Sans garantie que cet accord ne concernera pas les produits des colonies, sans prendre en compte les violations du droit par Israël, celui-ci, s’il est approuvé, sera un permis délivré aux autorités israéliennes pour poursuivre leur politique de colonisation.

 

Dans quelques jours, tous les yeux seront tournés vers le Parlement européen. En effet, la Commission du commerce international du Parlement européen (INTA) doit se réunir le 18 septembre 2012 pour procéder à un vote sur le « protocole relatif à l’évaluation de la conformité et l’acceptation des produits industriels » mieux connu sous l’acronyme « ACAA ». Cet accord représente une intensification importante des relations de l’Union européenne avec Israël, et marque une première entrée d’Israël au sein du marché unique, en prévoyant le libre accès de produits industriels sur le marché respectif des deux parties.

 

Il n’existe pas de garantie que cet accord ne concernera pas les produits des colonies.

 

Lors de son allocution devant la commission INTA le 3 juillet 2012, le commissaire De Gucht a échoué à donner des garanties suffisantes qui limiteraient le champ de compétence de l’autorité certificatrice israélienne au territoire israélien reconnu internationalement. Cela signifie clairement qu’aussi longtemps que cette grave lacune juridique ne sera pas prise en compte, les membres de la commission INTA ne peuvent approuver l’ACAA entre l’UE et Israël.

 

Il s’agit enfin de faire comprendre à Israël que celui-ci ne peut poursuivre sa politique de colonisation sans en payer les conséquences.

 

Or depuis juin 2009 et la décision de l’UE de geler le rehaussement des relations avec Israël, l’UE n’a cessé de contredire son discours officiel en concluant des accords de coopération avec Israël. En juillet 2012, l’UE a ainsi offert de mettre en œuvre à court ou à moyen terme 60 nouvelles activités de coopération dans 15 domaines différents. La mise en œuvre de ces activités n’a été conditionnée à aucune amélioration de l’action d’Israël en matière de droits de l’homme.

 

La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine a pour objectif général de contribuer activement à l’établissement d’une paix juste entre Palestiniens et Israéliens fondé sur le droit international, en agissant sur deux leviers ; par l’information et la mobilisation de la société française et des forces politiques françaises ; le soutien au développement de la société civile palestinienne pour appuyer la mise en place d’un Etat démocratique.

 

http://www.ldh-france.org/UE-Israel-un-accord-commercial.html

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 10:36

Les-agrocarburants

Par Sophie Chapelle (18 septembre 2012)


Nourrir les êtres humains ou faire rouler les voitures ? Selon un rapport de l’organisation Oxfam, les agrocarburants utilisés dans les voitures européennes auraient pu servir à fournir du blé, du maïs ou du soja à 127 millions de personnes pendant un an. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll vient de décréter une « pause » dans la politique de soutien à la filière agro-industrielle.

 

Les cours du blé, du maïs et du soja ont atteint des niveaux record cet été.

 

Entre mi-juin 2012 et fin juillet, le prix du blé a bondi de 50 %, celui du maïs de 45 %. Quant au soja, il a grimpé de 30 %. La sécheresse n’est pas seule en cause. « Les politiques européennes de soutien aux agrocarburants jouent un rôle central dans la hausse des prix alimentaires », assure Oxfam. L’ONG révèle dans un nouveau rapport [1] que la surface agricole nécessaire pour alimenter les voitures européennes en agrocarburants en 2008 aurait pu permettre de produire assez de blé et de maïs pour nourrir... 127 millions de personnes pendant un an ! « C’est simple : si les gouvernements européens ne renoncent pas à leurs politiques de soutien aux agrocarburants, ils mettent en péril le droit à l’alimentation de millions de personnes », poursuit Oxfam.


Au niveau européen, la Directive énergies renouvelables impose que 10 % de l’énergie utilisée dans les transports soit produite à partir de sources renouvelables d’ici à 2020. Ces énergies renouvelables sont quasi-exclusivement (à 90%) des agrocarburants de première génération, c’est-à-dire produits à partir de matières premières agricoles (soja, colza, tournesol, huile de palme, maïs, blé...), ajoutés aux carburants traditionnels.


L’appétit croissant de l’Europe pour les agrocarburants pourrait continuer de faire grimper les prix de certaines denrées alimentaires de 36 % supplémentaires d’ici à 2020, souligne Oxfam. Une inquiétude que partage plusieurs agences des Nations Unies [2], qui ont lancé le 4 septembre un appel conjoint intitulé : « Affronter les causes profondes de la hausse des prix alimentaires et de la faim dans le monde ».


Vers la fin des agrocarburants ?


Face à ces dramatiques effets pervers, la Commission européenne envisagerait de réviser ses objectifs d’incorporation d’agrocarburants à la baisse, en baissant le seuil de 10 à 5 % d’ici 2020. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a également déclaré vouloir marquer une pause dans le développement des agrocarburants entrant en concurrence avec les cultures à vocation alimentaire. Selon le plan d’action pour l’agriculture présenté le 12 septembre, le taux d’incorporation d’agrocarburants serait limité à 7 %. Rappelons qu’en France, les subventions aux agrocarburants, via des incitations fiscales, se sont élevés, entre 2005 et 2010, à 3 milliards d’euros.

Cette pause dans le soutien aux agrocarburants est une bonne nouvelle a priori. Sauf que dans le cas de la France comme de l’Union européenne, ces limitations ne concernent que les agrocarburants de première génération. L’un comme l’autre désirent encourager les agrocarburants de deuxième génération. Ceux-ci proviennent de matière organique n’entrant pas en apparence en conflit avec l’alimentation : l’éthanol est par exemple produit à partir de lignine et de cellulose, et l’agrodiesel à partir d’algues. Mais le risque demeure d’une concurrence avec la production vivrière pour l’accès aux terres ou à l’eau, déplorent plusieurs organisations environnementales.


Lire aussi :


Quand l’agriculture sert à nourrir les machines aux dépens des humains

Agrocarburants : bienvenue dans l’enfer vert

Notes

[1] Télécharger le rapport « Les semences de la faim »

[2] L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM)

 

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En savoir plus

Voir le site de la campagne : les agrocaburants, ça nourrit pas son monde.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 09:32

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Par Boris Thiolay, publié le 20/04/2010 à 17:02, mis à jour le 08/08/2012 à 11:56

 

Soupçonné d'avoir dénoncé des résistants en 1944, en Bretagne, le fondateur du groupe de grande distribution fut emprisonné pendant six mois après la Libération. L'Express dévoile des documents montrant sa proximité avec une unité allemande de sinistre mémoire. Révélations. 

 

 

Une belle cérémonie, en présence de responsables politiques et de personnalités du monde économique. Le 14 décembre dernier, à l'Elysée, Nicolas Sarkozy remettait les insignes de chevalier de la Légion d'honneur à Edouard Leclerc, le fondateur du groupe de grande distribution, ainsi qu'à son épouse, Hélène. Cette décoration intervenait à l'occasion du soixantième anniversaire de l'ouverture de la première boutique de "l'épicier de Landerneau", devenue entre-temps la première enseigne de France, avec un chiffre d'affaires de 29,4 milliards d'euros en 2009. 

Aujourd'hui, la remise de la rosette à cet homme de 83 ans suscite des interrogations. Et une indignation sourde parmi les associations d'anciens combattants et les connaisseurs de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale dans le Finistère. Car, depuis soixante-six ans, un bruit - un chuchotement, plutôt - hante les rues de Landerneau (14 900 habitants) : "Edouard a collaboré", "Leclerc aurait donné des gens"... 

Le 5 mars, la famille de François Pengam - un résistant de 19 ans dénoncé, arrêté, torturé puis fusillé par les Allemands le 27 mai 1944 - a adressé un courrier à la chancellerie de la Légion d'honneur pour exprimer "son profond désarroi" à la suite de la cérémonie de l'Elysée. Dans cette lettre, elle rappelle deux points importants.  

La Cour de Justice du Finistère déclare Edouard Leclerc "irresponsable de ses actes" en février 1945. Cliquez ici pour voir le document en grand.

La Cour de Justice du Finistère déclare Edouard Leclerc "irresponsable de ses actes" en février 1945. Cliquez ici pour voir le document en grand.

DR

"Examiné au point de vue mental", il bénéficie d'un non-lieu

D'abord, le fait qu'Edouard Leclerc "fut incarcéré plusieurs mois [après la Libération] pour atteinte à la sécurité extérieure de l'Etat". Ensuite, le fait que "le père de François Pengam, voulant connaître l'issue de la procédure engagée contre Edouard Leclerc", fut informé par le procureur de la République, dans une lettre du 19 février 1945, que le suspect avait bénéficié d'un non-lieu. Avec l'explication suivante : "Examiné au point de vue mental, il a été reconnu irresponsable de ses actes." Sans porter d'accusations contre l'inventeur de la grande distribution, la famille Pengam se demande si "la justice a véritablement fait la lumière sur ses agissements pendant la guerre". 


Exhumé par un journaliste rennais, Bertrand Gobin, le document évoquant l'"irresponsabilité" d'Edouard Leclerc a ravivé le doute. Mais d'autres archives, révélées ici par L'Express, apportent des précisions inédites sur son attitude pendant l'Occupation. Et éclairent la manière dont il a parfois récrit sa propre histoire au fil des décennies... 

Pour bien mesurer le poids de ce passé à Landerneau, il faut d'abord revenir aux années 1970. A l'époque, le Cidunati, un syndicat de petits commerçants, diffuse des tracts accusant Leclerc, la célébrité locale, d'avoir "vendu des patriotes" en 1944. L'intéressé engage des poursuites en diffamation et obtient la condamnation de ses détracteurs. Il profite aussi de son autobiographie, Ma vie pour un combat. Stop à l'inflation (Belfond, 1974), pour relater, à sa façon, les faits reprochés.  

Dans cet ouvrage où il minore son âge - il avait 17 ans et demi en avril 1944, et non 16 ans, comme il l'écrit - l'entrepreneur reconnaît ainsi avoir été arrêté après la Libération, puis "incarcéré pendant six mois". Il évoque même le motif de cette arrestation : ses relations avec un sous-officier allemand, Herbert Schaad. Leclerc précise qu'il se rendait "assez fréquemment" à la Kommandantur de Landerneau pour "porter des colis" à deux de ses frères, franciscains, "déportés à Dachau et à Buchenwald". C'est ainsi qu'il aurait fait la connaissance de Schaad, avec lequel, assure-t-il, ses conversations ne "quittèrent jamais le terrain de la banalité".  

Dans ce livre, il écrit également à propos de ce même Schaad: "Je n'ai su que par la suite [après la guerre] qu'il avait commis des actes de répression contre des groupes de résistants ou de maquisards." C'est pourtant la fréquentation de cet Allemand qui lui a valu d'être soupçonné d'avoir dénoncé un ou plusieurs résistants.  

Le Kommando de Landernau traque les résistants

Qui était donc ce sous-officier dont il assure aujourd'hui encore "ne pas connaître la carrière" ? D'abord interprète à la Kommandantur, Herbert Schaad devient le responsable des opérations du sinistre Kommando IC 343 de Landerneau, créé en avril 1944 et dirigé par le lieutenant Krüger. Cette unité d'une vingtaine d'hommes n'appartient pas à la Gestapo, mais ses méthodes n'ont rien à lui envier. "Sa mission spécifique était de traquer les résistants et de les éliminer, éventuellement de les arrêter pour les faire parler", confirme un historien spécialiste de la collaboration en Bretagne.  

Schaad, qui parle parfaitement le français, s'appuie sur une douzaine de collaborateurs, dont certains seront condamnés à mort après la guerre, et des indicateurs locaux. Entre avril et août 1944, les hommes de son groupe sèment la terreur dans les maquis bretons, tuant, torturant ou livrant au peloton d'exécution plusieurs dizaines de personnes. Les résistants sont "cuisinés" au siège du Kommando, le manoir de Colleville, une maison de deux étages construite au XVIIIe siècle, en plein centre de Landerneau. "Aucun habitant ne pouvait ignorer ce qui s'y passait", estime le même historien. 

Le 21 mai 1944, dans la nuit, le Kommando arrête six jeunes, membres du patronage catholique des Gars d'Arvor. Parmi eux, François Pengam, qui appartient aussi à un groupe de Francs-tireurs et partisans (FTP). Quelques heures plus tôt, cette nuit de printemps, son père, qui travaille à l'Office central (une coopérative) et porte le même prénom, a également été arrêté - peut-être du fait de cette homonymie - et libéré peu après. Tous les jeunes du patronage seront relâchés. A une exception : le fils Pengam, fusillé six jours plus tard. 

Quel rôle a pu jouer Edouard Leclerc à Landerneau durant cette période terrible ? Etait-il trop bavard, ou trop naïf pour ne pas comprendre ce que faisaient Schaad et ses sbires ? A-t-il, par ses fréquentations, mis le doigt dans un engrenage dont il ne pouvait plus s'extirper ? L'essentiel de la réponse se trouve dans des documents inédits, dont L'Express publie des extraits. 

En septembre 1944, Edouard Leclerc est arrêté

Procès-verbal de l'audition d'Edouard Leclerc en septembre 1944. Pour agrandir le document, cliquez ici.

Procès-verbal de l'audition d'Edouard Leclerc en septembre 1944. Pour agrandir le document, cliquez ici.

DR

Le plus important d'entre eux est un procès-verbal d'audition d'Edouard Leclerc par un responsable de la Résistance, à Landerneau. Après la Libération, le jeune Edouard est en effet arrêté le 3 septembre 1944, par Jean Sizorn, chef du groupe FTP auquel appartenait le fils Pengam. A plusieurs reprises, le "suspect" est interrogé par les services de renseignement de la Résistance. Dans le PV de sa première audition, le 4 septembre, il indique que ses "relations avec Schaad [...] remontent à cinq mois environ", ce qui correspond à la date de création du Kommando. Tout en minimisant les faits, il admet, noir sur blanc, avoir "donné" plusieurs noms d'habitants de Landerneau. "J'ai été questionné par Schaad [...], précise-t-il, je lui ai donné la liste des chefs directeurs de l'Office central, parmi lesquels se trouvaient Messieurs H..., B..., Pengam, L...". 

Dans la suite de sa déposition, il avoue également : "Par mes paroles imprudentes, je reconnais que Le L... du patronage a été arrêté sur mes informations à Schaad. Il fut relâché un jour après." Leclerc confesse encore, entre autres choses, avoir "signalé un Espagnol [...] qui était supposé communiste. Cet individu ne fut pas relâché mais il devait rester persona grata (sic) à la Gestapo". Pour sa défense, Edouard Leclerc affirme avoir fait libérer plusieurs personnes arrêtées par les Allemands ; ce qui dénoterait, pour un mineur, une étonnante influence auprès de l'occupant. 

Un dossier classé sans suite

En conclusion, il résume ainsi ses actes: "J'ai, pendant cinq mois, louvoyé avec Schaad, dont je ne pouvais me débarrasser." Aucun doute: la déposition est signée E. Leclerc. Et l'on est bien loin de son récit autobiographique... Lui aurait-on extorqué ces aveux par la violence? En 1974, dans l'ouvrage précité, Edouard Leclerc écrivait : "Mes gardiens ont été extrêmement gentils avec moi [...] C'était vraiment folklorique." 

Un autre document, daté cette fois de la fin d'octobre 1944, montre qu'il est détenu à Landerneau, en compagnie de plusieurs membres du Kommando, dont Herbert Schaad en personne. Accusé "d'atteinte à la sécurité extérieure de l'Etat", le jeune Breton est ensuite transféré, toujours avec eux, à Quimper, afin d'être jugé, comme le relate le journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, dans son édition du 28 novembre 1944. Il a encore été détenu près de quatre mois aux côtés de Herbert Schaad, avec qui "il a beaucoup discuté", comme il l'a d'ailleurs précisé, plus tard, dans son livre. Et cela, jusqu'au classement sans suite du dossier, en février 1945. 

Sollicité sur toute cette affaire, Edouard Leclerc n'a pas souhaité recevoir L'Express, mais il a accepté de s'expliquer au téléphone. "Ces choses sont tellement lointaines. A l'époque, on a accusé faussement, on a confondu les gens, répète-t-il. Tout ceci a été classé, parce qu'il n'y avait rien dans le dossier." Aujourd'hui, il est la seule personne habilitée à demander l'ouverture de son dossier datant des années 1944 et 1945.

Déclaré "irresponsable" en février 1945

Dans Ma vie pour un combat. Stop à l'inflation, son livre autobiographique paru en 1974, Edouard Leclerc expliquait avoir été lavé des accusations de délation qui l'avaient visé à la Libération. "Grâce à un travail d'archives, on s'est aperçu que je n'en étais pas l'auteur", écrivait-il. En réalité, Edouard Leclerc a été relâché sans être jugé. En février 1945, il a bénéficié d'un non-lieu, après avoir été "examiné au point de vue mental" et déclaré "irresponsable de ses actes". Il a en fait obtenu un certificat médical de complaisance, grâce à un ami de son propre père. Cet homme, qui organisait l'aide alimentaire à la population de Brest, a fait jouer ses relations auprès du comité départemental de libération du Finistère, afin de soustraire Edouard Leclerc à un procès.

François Pengam, pour mémoire

Où repose François Pengam, ce résistant de 19 ans, qui fut dénoncé, arrêté le 21 mai 1944 à Landerneau, puis fusillé six jours plus tard ? C'est l'une des zones d'ombre qu'espère éclaircir, grâce à son site Internet, la famille du jeune homme. Engagé dans la Résistance dès novembre 1942, "Francic", comme on le surnommait, intègre rapidement un groupe de choc FTP (Francs-tireurs et partisans). A son actif : opérations de sabotage, distributions de tracts, renseignement. En mai 1944, il est pris par le Kommando de Landerneau, spécialisé dans la traque des maquisards. A la Libération, son père se démènera sans compter pour confondre les responsables. En vain, même s'il avait des soupçons. Aujourd'hui, "sans esprit de revanche", sa famille souhaite "honorer la mémoire" de ce jeune homme qui reçut à titre posthume la croix de guerre avec palmes et la médaille de la Résistance. Depuis 1946, une rue de Landerneau porte son nom.

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-passe-trouble-d-edouard-leclerc_886250.html

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 09:15

 

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Le Monde.fr avec AFP | 17.09.2012 à 10h

Jusqu'à sept juges du tribunal de commerce de Quimper, dont la compétence a été contestée dans la liquidation du volailler Doux, se trouvent en situation de conflit d'intérêts "potentiel" dans ce dossier, selon une enquête du quotidien régional Le Télégramme parue lundi

Le tribunal a été vivement critiqué, notamment par les syndicats, après sa décision, au début d'août, de rejeter une offre de reprise globale du groupe de Châteaulin (Finistère) déposée par Sofiprotéol et surtout de séparer, comme le souhaitait la famille Doux, le pôle frais, déficitaire, des autres activités du groupe.


Or, selon Le Télégramme, dans une article intitulé "Des juges sous pression[s]", sur les seize juges consulaires du tribunal quimpérois, au moins deux se trouvent en conflit d'intérêts "flagrant" au vu de leurs liens avec le groupe, tandis qu'un soupçon de conflit "potentiel" pèse sur cinq autres. Le tribunal de commerce compte dans ses effectifs un haut dirigeant du volailler, son directeur juridique. Le groupe a assuré dans un communiqué que ce responsable n'était plus juge mais, relève le journal, "sur le site du greffe du tribunal de commerce, le nom de ce dirigeant figure toujours parmi les juges en activité".

 

UN CONFLIT D'INTÉRÊTS "MANIFESTE"


Le Télégramme révèle par ailleurs le cas d'un "cogérant d'un cabinet d'expertise comptable en lien direct avec le volailler". "Les deux cogérants de ce cabinet sont, en fait et depuis vingt ans, les principaux commissaires aux comptes du groupe Doux", souligne le journal, pointant un conflit d'intérêts "manifeste".


Parmi les cinq autres juges pour lesquels le journal croit déceler un conflit d'intérêts potentiel, quatre "dirigent, ou ont dirigé, des entreprises en lien avec l'industrie agroalimentaire et même, parfois, directement avec la filière volaille". Le Télégramme déplore que les juges consulaires ne soient pas tenus de déposer de déclaration publique d'intérêts et que "toutes nos sollicitations, répétées et appuyées (...) sont restées vaines".


Le journal ne relève cependant, parmi les juges consulaires évoqués, qu'un seul cas où l'un d'eux aurait "directement participé aux décisions engageant l'avenir du volailler". Le tribunal de commerce et le parquet de Quimper n'ont pas souhaité commenter ces informations.

 

"PROXIMITÉ DU TRIBUNAL DE QUIMPER AVEC CHARLES DOUX"


En juillet, plusieurs élus locaux, dont le député UMP Marc Le Fur, la conseillère régionale UMP Bernadette Malgorn et la maire UMP de Châteaulin Gaëlle Nicolas, avaient exhorté le tribunal à rejeter l'offre de Sofiprotéol, au profit de la famille Doux, rappelle Le Télégramme. A la fin d'août, Xavier Beulin, président de la FNSEA et candidat malheureux à une reprise globale de Doux avec Sofiprotéol, avait douté de la "capacité" du tribunal de Quimper à traiter ce dossier et souhaité qu'il soit tranché "à un autre niveau".

 

Raymond Gouiffès, délégué central CGT du groupe, avait déploré "la proximité du tribunal de Quimper avec Charles Doux et sa famille" et dénoncé "beaucoup d'imbrications". Le tribunal de commerce a validé le 10 septembre des offres de reprise partielle du pôle frais de Doux avec la reprise de seulement 700 emplois sur 1 700. Pour le reste de la société Doux, que la famille du même nom, épaulée par la banque Barclays, veut continuer à exploiter, la période d'observation a été prolongée jusqu'au 30 novembre, comme le souhaitaient ses dirigeants.


Groupe Doux : la reprise de cinq sites confirmée par la justice

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/09/17/doux-conflit-d-interets-potentiel-pour-sept-juges-du-tribunal-de-quimper_1761138_3234.html

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 08:46

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11 septembre 2012 à 16h35

 

Quatorze associations bretonnes qui s’opposent à la pollution des eaux de mers avec l’algue verte et des eaux des rivières avec l’algue bleue, se sont réunies dans un groupement appelé «   Coordination Verte et Bleue   ».


Cette nouvelle association se veut force de proposition, contre ce phénomène, en s’appuyant sur les études scientifiques et les expériences de terrain.

Dans cet objectif elle organise les premières Rencontres Vertes et Bleues, les 22 et 23 septembre à Trémargat, en Centre-Bretagne. Autour du thème «   Un nouveau modèle breton sans marées vertes et bleues   », des conférences, tables rondes et randos natures sont proposées, avec un fest-noz en clôture.

Voyage au pays du futur


Samedi
, de 14   h   30 à 16   h   30, Jean-Claude Pierre, cofondateur d’Eau et Rivières de Bretagne et du Réseau Cohérence, animera une conférence intitulée Voyage au pays du futur. Avec la participation de Pierre Huonnic, réalisateur du film «   L’Engrenage de l’algue   ». J-C Pierre dédicacera ses livres dont le nouveau   : «   L’Appel de Gaïa   ».

De 17   h à 20   h, table ronde   : Pour un nouveau modèle agricole breton, avec René Louail conseiller régional, Thierry Thomas, de la Confédération paysanne, Jean-Claude Pierre et Pierre Huonnic.

Découverte du village


Dimanche
, de 10   h à 12   h, une découverte de Trémargat, village écocitoyen, est organisée pour petits et grands, avec trois propositions au choix   : rando naturaliste avec Michel Sibéril, animateur nature, autour de la retenue d’eau de Kerne Uhel, réservoir d’eau potable pour un quart des Côtes d’Armor   ; visite de la ferme pédagogique de François Salliou   ; ou balade avec Alain Païs, de la Compagnie des Ânes de Trémargat.


De 12   h à 14   h   30, un grand pique-nique animé se tiendra sur la cour et pelouse de la salle des fêtes. En après-midi, à partir de 14   h   30 fest-deiz, avec S. Sibéril et C. Le Bozec, «   Re An Are   » avec G. Cadoudal, M.Poulmarc’h et I.Guillou, «   Les dix Daïes   » avec S. Robin, J-L Carel & D. Mariette, M.Large et A.Le Brigant, J-J Baillard & A.Rüest, Y. Miossec et J-Y Renard Pratique Pour la rando du dimanche matin rendez-vous sur la place de l’église.

Participation   : 5 €, 2 € pour les petits budgets, gratuit pour les enfants. Le fest-deiz se tient à la salle des fêtes. Entrée   : 6 €. Inscriptions au 02.96.36.63.63

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/tremargat-premieres-rencontres-de-la-coordination-contre-les-algues-vertes-et-bleues-11-09-2012-1834480.php

 


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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 08:22

salaire

Une date à retenir sur vos agendas : le 25, avec la venue de Bernard Friot au Sterenn à Tregunc.

Mardi 25 septembre à 20h

au Sterenn à Trégunc

Bernard FRIOT, sociologue.  


L'enjeu du salaire

Patronat et banquiers pratiquent le chantage à l’emploi et à la dette pour réduire les droits sociaux. Les gouvernants de droite et de gauche, loin de leur résister, s’évertuent à leur envoyer des « signaux » qui les incitent à réclamer davantage. Est-il possible de briser cette soumission ?

Oui, répond Bernard Friot, qui propose de porter plus loin les institutions qui sont nées des luttes pour le salaire, et dont nous faisons à grande échelle l’expérience de l’efficacité : la qualification personnelle et la cotisation.
La qualification personnelle peut faire disparaître le marché du travail, à condition d’attribuer à chacun, à sa majorité, une qualification et donc un salaire. Et contre les projets de remplacer la cotisation sociale par la CSG, la TVA ou les mutuelles, il faut au contraire l’étendre en créant une cotisation économique pour un financement de l’investissement sans crédit et donc sans dette.

L’enjeu du salaire, c’est la disparition du marché du travail, et donc du chantage à l’emploi, ainsi que la suppression du crédit lucratif, et donc du chantage à la dette. Ce n’est ni d’une réforme fiscale ni d’une plus grande régulation étatique dont nous avons besoin, mais de plus de pouvoir populaire sur l’économie et sur le travail.  
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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 15:06

 

 

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NPA QUIMPER - dans NPA
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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 14:52

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Déclaration des socialistes révolutionnaires d'Egypte

 

Le Mouvement des socialistes révolutionnaires affirme son rejet de toute attaque de site religieux, qu'ils soient chrétiens ou musulmans.  Cela renforce le sectarisme et la polarisation; divisant les rangs de la masse des paysans et des ouvriers. De telles attaques affaiblissent les luttes de masse et leur unité,  empêchant le développement de la consciense et l'auto-organsiation dans la bataille contre le gang d'exploiteurs qui gouverne et contrôle la vie et le destin de millions de gens.

 

Pour nous, la vraie bataille des révolutions arabes est la bataille contre l'impérialisme américain, pas celle contre d'autres cultures ou contre la liberté d'expression. Cette bataille ne sera gagnée que par les luttes radicales des travailleurs et des opprimés contre leurs exploiteurs partout où ils se trouvent.

 

Cette bataille contre l'impérialisme US ne peut être réduite à un "choc des civilisations". La violence d'un petit groupe contre les ambassades et les bases US en Lybie, Egypte et Yemen, ne doit pas se substituer aux luttes de masse par en bas, pour l'indépendance et la libération nationale.

 

Au même moment où ils allument le feu contre l'Amérique, les leaders des Frères musulmans et des salafistes insistent beaucoup pour le maintien des relations diplomatiques, économiques et militaires avec les USA. Ils n'ont aucune intention d'arrêter la coopération avec l'impérialisme ou de revenir sur le honteux traité avec Israël qui limite notre indépendance nationale. Ils se sont lavés les mains des massacres qu'ils ont commis dans le Sinaï et ont fermés les tunnels qui permettent à Gaza de survivre, avec le soutien d'Israël et des Etats Unis et ont renforcé leur collaboration avec eux.

 

Ces incidents représentent en fait une tentative d'étouffer les revolutions arabes au niveau de leurs valeurs collectives et démcratiques. C'est un coup contre la solidarité des peuples du monde pour la liberté contre la tyrannie, qui commençait à prendre forme avec ces révolutions, inspirant des mouvements mondiaux de protestation.

 

La façon de décrire le rôle des USA dans la région comme une agression culturelle et religieuse entre musulmans et chrétiens , ou entre ouest et est , ne sert qu'à diriger la rage des peuples, y compris ceux influencés par la rhétorique des islamistes contre l'impérialisme, dans une direction chauvine et sectaire complètement fausse. Cela donnera la possiblité aux mêmes courants islamistes de traiter avec les USA et Israêl sans avoir de comptes à rendre.

 

Aussi le Mouvement des Socialistes Révolutionnaires appelle les masses à mobiliser leurs forces et à s'organiser pour mettre la pression sur les autorités élues pour:


_ Rejeter l'aide militaire américaine et arrêter toute coopération avec les USA.

_ Annuler une bonne fois pour toutes les Accords de camp David.

_ Soutenir la Résistance palestinienne de toutes les manières possibles.

 

The Revolutionary Socialists, Friday 14 September 2012

 

http://www.internationalviewpoint.org/spip.php?article2747

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 13:19

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Éliminer l’OLP


Après la guerre de 1973, les États arabes semblent reconnaître l’OLP.

 

La montée en puissance des pays pétroliers et du Maghreb est un moyen de pression pour les Palestiniens sur les États arabes riverains. Ceux-ci - l’Égypte, la Jordanie et la Syrie - sont directement concernés par la question palestinienne, alors qu’a contrario cette dernière est un moyen d’une solidarité arabe « à peu de frais » pour les États arabes lointains, du Golfe persique ou du Maghreb.

 

Lors du sommet arabe de Rabat tenu en octobre 1974, l’OLP est ainsi reconnue par tous les pays arabes comme le seul et légitime représentant du peuple palestinien sur tout territoire libéré. Il ne s’agit donc plus de réaliser l’unité arabe avant de réaliser l’indépendance palestinienne.


Ces années consacrent l’habileté diplomatique d’Arafat.

 

Fort de son poids dans les opinions arabes, il peut jouer des divisions du monde arabe et monter les différents blocs arabes les uns contre les autres. Cela lui permet de rechercher l’autonomie de décision vis-à-vis des gouvernements. Cette campagne pour une reconnaissance régionale s’élargit à la scène internationale à la suite du fameux discours de Yasser Arafat à la tribune des Nations unies en novembre 1974.


Cette reconnaissance n’exclut pas cependant certains États arabes, comme la Jordanie ou le Maroc du roi Hassan II, de poursuivre une diplomatie secrète avec Israël.

 

Cela n’empêche pas non plus la question palestinienne de rester une question marginale pour les États arabes, malgré le soutien de leurs opinions publiques. La question de Palestine n’est pas le but de guerre des Arabes en 1973, ce n’est pas elle qui entraîne l’Égypte, la Syrie dans la guerre contre Israël en octobre 1973. Si l’Égypte et la Syrie entrent en guerre, ce n’est pas pour libérer la Palestine mais bien pour libérer les territoires syriens et égyptiens occupés par l’État hébreu. Les états-majors syriens et égyptiens ne prévoyaient d’ailleurs aucune offensive au nord du Sinaï.


Le monde musulman montre les mêmes ambiguïtés vis-àvis de la question palestinienne depuis la création de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) après l’incendie de la mosquée d’Al-Aqsa en 1969 par un Australien pro-israélien. L’OCI s’intéresse à la Palestine mais essentiellement à la question de Jérusalem et ne cherche pas à défendre le droit des Palestiniens à une patrie indépendante. Au-delà des discours diplomatiques ou à l’égard de leurs opinions publiques, les États arabes cherchent donc à contrôler ou à écarter, si ce n’est à éliminer l’OLP.


Les États arabes, en particulier les États riverains de la Palestine, cherchent à prendre le contrôle du mouvement palestinien.

 

Cela accompagne la radicalisation idéologique du Baas qui prend le pouvoir dans ces années-là en Syrie et en Irak. En Syrie, s’est constituée la Saïka. Des groupuscules, plus ou moins révolutionnaires, sont aidés par la Syrie afin de contrer la domination du Fatah au sein de l’OLP. Le groupe d’Abu Nidal, Fath-Conseil révolutionnaire, est ainsi manipulé à la fois par l’Irak, la Syrie et la Libye, par opposition à Yasser Arafat. Se constituent donc des organisations vassales aussi bien que des projets d’élimination physique des dirigeants de l’OLP. Certains d’entre eux sont assassinés, comme le représentant de l’OLP à Paris, Ez. Kalak, assassiné en 1978 par le groupe Abu-Nidal inspiré par l’Irak.


L’hypocrisie des États arabes se cache aussi derrière les malheurs palestiniens.

 

L’exemple le plus criant est celui de la chute du camp de Tall al-Zatar au Liban en 1976 après un siège terrible. La guerre du Liban a montré la volonté d’éliminer l’OLP. Lors de l’offensive israélienne de 1982, tout le monde s’oppose au Fatah, contre ce qu’on a appelé le « Fatahland », c’est-à-dire l’emprise de l’OLP dans le sud du pays, Israël en premier, mais aussi les États arabes coalisés de manière tacite contre l’OLP.

 

La question palestinienne est évidemment au cœur de la guerre civile libanaise déclenchée en 1975, bien que ce ne soient pas les Palestiniens qui aient déclenché la guerre. Les facteurs politiques, sociaux et économiques internes ont en effet été décisifs dans une société fragilisée par le conflit régional. Depuis 1975, les forces « palestino-progressistes » affrontent les Kataëb.

 

De facto, en 1982, les maronites de Bechir Gemayel se sont alliés à Israël en faveur d’un Liban chrétien contre les Palestiniens.

 

L’épisode de Sabra et Chatila se comprend ainsi. L’État libanais, qui n’est plus qu’une fiction et qui est contrôlé par les Kataëb, tente de liquider la résistance palestinienne. Avec le siège de Beyrouth-Ouest conduit durant l’été 1982, il cherche aussi à liquider la présence palestinienne au Liban. Il ne s’agit plus seulement des fedayin, qui sont obligés de quitter le Liban, mais aussi de la population civile avec le massacre, le 14 septembre 1982, de Sabra et Chatila.

 

Tout se passe avec la passivité la plus complète des dirigeants arabes.


Cette tentative de liquidation se poursuit avec la guerre des camps. La Syrie utilise une dissidence palestinienne, apparue en mai 1983 et dirigée par Abu Moussa, pour chercher à inféoder le mouvement palestinien. La Syrie lance les dissidents palestiniens à l’assaut des camps de l’OLP, dans ce qu’on a appelé la « bataille inter-palestinienne » de Tripoli à la fin de l’année 1983.

 

C’est la Syrie et non Israël qui pousse Yasser Arafat hors du Liban en 1983.

 

Cette bataille des camps se poursuit à Beyrouth en 1987. Ce ne sont pas alors les Israéliens qui assiègent les camps palestiniens, ni même les chrétiens. Ce sont les chiites libanais, d’abord ceux du parti Amal soutenu par la Syrie, puis le Hizbollah. Rappelons que le siège des camps de Beyrouth a fait plus de huit mille morts !


Faut-il donc s’interroger sur le pragmatisme ou la « trahison » des pays arabes ?

 

Il ne faut cependant pas oublier le poids de la pression américaine, comme le montre le plan de Fès adopté en 1982. Sous les pressions des États-Unis, les États arabes reconnaissent alors pour la première fois la coexistence de deux États en Palestine. La question de Palestine avait été le grand oubli des accords de Camp David. Un deuxième accord-cadre prévoyait pourtant de fixer le sort de la Cisjordanie et de Gaza dans de futures négociations à mener avec la Jordanie et l’Égypte, mais n’envisageait qu’une simple autonomie des territoires palestiniens.

 

En fait, cet accord- cadre n’a même pas été appliqué, car les Égyptiens ne se considèrent pas liés par le volet palestinien, la priorité de Sadate étant de libérer le Sinaï. De toute façon, les Palestiniens se montrent hostiles à cet accord-cadre tout comme les États arabes opposés à une négociation sur la Cisjordanie, les États arabes alliés de l’URSS en premier lieu. L’URSS, ignorée dans le processus de négociation ouvert par Sadate, récuse en effet toute négociation avec Israël.


La défection de l’Égypte reste un coup dur pour l’OLP.

 

Elle marque la rupture de la solidarité arabe. Pour l’OLP, elle représente surtout la perte d’un allié précieux, d’un médiateur auprès des États-Unis. Elle livre enfin pieds et poings liés l’OLP à la Syrie. Cette dernière apparaît comme la championne des intérêts arabes et va utiliser l’OLP à sa convenance. On pourrait évoquer la presse égyptienne au lendemain du voyage de Sadate lancée dans une diatribe contre l’OLP et même contre les Palestiniens « qui ne méritent pas une terre qu’ils ont vendue aux sionistes ».


Dans ces années 1980, l’OLP ne garde que des soutiens marginaux, de la part de la Tunisie, où elle est installée depuis 1982, du Yémen, du Soudan, de l’Algérie ou de la Libye. Elle conserve également l’appui permanent de l’Irak. L’Irak étant le frère ennemi de la Syrie, ce secours est néanmoins coûteux et provoque des pressions accrues de la Syrie sur le Fatah. Tout cela explique finalement le rapprochement de l’OLP avec la Jordanie en 1984, même si celui-ci est interrompu dès 1986, la Jordanie voulant aussi se présenter comme la garante de la cause palestinienne.

À la veille de la première Intifada, le mouvement palestinien est dans une impasse.

 

La Jordanie réaffirme ses ambitions sur la Cisjordanie et présente un plan de développement économique, visant à une coopération économique israélo-jordanienne sur les Territoires occupés. Le royaume hachémite prévoit même d’intégrer au Parlement jordanien les habitants de Cisjordanie et des camps de réfugiés palestiniens et de prendre sous son patronage les immigrés palestiniens du Golfe. Les Arabes se désengagent de la question palestinienne, celle-ci n’est même pas à l’ordre du jour du somment arabe d’Amman en 1987.

 

L’OLP, qui ne peut rien sans la solidarité arabe, se retrouve donc dans une impasse. En même temps, la solidarité arabe se montre tout à fait impuissante si bien que le mouvement national palestinien ne va trouver son salut que dans la société des Territoires occupés. La lutte s’est déplacée de l’extérieur vers l’intérieur.

 

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