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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 12:27

rom-copie-1

avr 05 2013
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Brest les migrant-e-s et leurs affaires jeté-e-s sur le parvis de la mairie.
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Aujourd’hui, vendredi 5 avril, un groupe de plus de 40 personnes, majoritairement composé de personnes migrantes à la rue, ont occupé la mairie de Brest pour réclamer des logements.

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L’action avait pour but d’interpeller les pouvoirs publics pour qu’ils rappellent à l’Etat son obligation de loger les personnes en demande d’asile.

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Vers 17 heures 30, les personnes ont été violemment expulsées par la police. A cette occasion, une femme migrante enceinte de 7 mois a du être emmenée d’urgence à l’hôpital.

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Une personne soutenant les demandeur-euse-s d’asile a été arrêtée par la police. Elle a été libérée vers 20 heures, alors que 30 personnes se rassemblaient devant le commissariat pour exiger sa libération.


Quelques personnes migrantes ont obtenu des nuits d’hôtel jusqu’à lundi.


Tant que nous n’aurons pas obtenu des logements pour toutes et tous, avec ou sans-papiers, nous continuerons les actions.


Le casss-papiers.

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http://www.galeresdebrest.fr/2013/04/05/brest-migrants-communique-envoye-a-la-presse/

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 10:15

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Santé vendredi 05 avril 2013
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La cour d’appel de Rennes a rendu sa décision, hier, concernant 45 anciens salariés de la Fonderie de Bretagne, ex-SBFM, à Caudan.

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Les retraités de la fonderie se battaient pour obtenir une prime d’anxiété, après avoir été exposés à l’amiante pendant leur activité professionnelle. La cour d’appel a confirmé le jugement du conseil des Prud’hommes de Lorient, qui avait ordonné le paiement d’une prime de 7 500 €.


«Cette décision va faire jurisprudence»


Les retraités se voient également octroyer une somme globale de 850 € de frais de justice. « En 2011-2012, 20 salariés ont été reconnus contaminés par l’amiante. C’est un combat de longue haleine, mais cette décision va faire jurisprudence », indiquent les représentants de la CGT-retraités de la SBFM.


D’autres anciens salariés de l’entreprise, placée en liquidation judiciaire, attendent également que leur dossier soit étudié par la cour d’appel.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Lorient.-Amiante-les-indemnisations-confirmees-en-appel_40811-2180623------56121-aud_actu.Htm

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 09:59

dir fin

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6 avril 2013 à 14h29

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L'appel à la grève lancé par les syndicats CGT, CFDT et FO a été suivi par 40 salariés, ce samedi matin, à l'abattoir châteaulinois. Soit près du tiers des 150 personnes attendues en production.

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FO, qui s'attendait à ce que le mouvement soit bien suivi, se satisfait de cette mobilisation : "Pour un samedi, on a rarement vu une telle participation", relève Yannick Guéhenneux. Le représentant du syndicat regrette toutefois que la production du jour ait pu âtre assurée. "Grâce au recours à du personnel de l'encadrement et des intérimaires, les 151.000 poulets prévus ont pu être abattus. En ce sens, c'est un échec".

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Cet appel à la grève faisait suite à l'échec des tentatives de renégociation des conditions de rémunération du samedi travaillé.

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http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/chateaulin/chateaulin-doux-une-quarantaine-de-grevistes-a-l-abattoir-06-04-2013-2061289.php

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 09:51

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6 avril 2013 à 17h12

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Ce matin, vers 11h, à Belle-Ile-en-mer, une trentaine de personnes dont des élus, avaient répondu à l’appel du syndicat CGT du Conseil général du Morbihan et l'Union locale.

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Rassemblés au débarcadère du Palais, les manifestants protestaient contre la fermeture du Centre d'exploitation des routes départementales de l'île prévue le 1er juin prochain. Les trois postes seront transférés à Crach (56). Le syndicat s'interrogeait sur les réponses qui seront données sur l’île et s'inquiétait de la fermeture possible du Trésor public insulaire.

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http://www.letelegramme.com/local/morbihan/vannes-auray/belleile/lepalais/belle-ile-en-mer-rassemblement-contre-la-disparition-des-services-publics-06-04-2013-2061309.php

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 08:59

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Pour le PCF, l’année 2012 aura été celle de l’alliance stratégique dite du Front de Gauche (FDG). Quant à 2013, la position du PCF est moins marquée Front de Gauche. Il navigue entre ni participation au gouvernement ni opposition réelle à celui-ci. Et pour cause, la campagne des élections municipales est désormais ouverte. De tous les partis de la 5èmerépublique, le PCF est le 3ème parti municipal, en termes d’élus municipaux et de maires. Or, l’existence de ce capital fondant comme neige au soleil est aujourd’hui le résultat d’une alliance stratégique avec le PS. Capital qui est aujourd’hui la principale des recettes de fonctionnement du PCF.

 

Dans cet article, nous interrogerons les alliances et les stratégies du PCF dans la perspective des prochaines municipales, au regard des présidentielles et municipales de 2012. Méfiant quant aux prédictions électorales, nous n’oublierons pas qu’à l’issue des présidentielles de 2007 la droite était hégémonique, le PS affaibli, le PCF décédé et dépassé par la LCR, enfin le FN et les écologistes marginalisés.

 

Le Front de gauche de 2009 à 2011

 

Le Front de Gauche  est une alliance de diverses formations dont la citation exhaustive n’a pas d’intérêt ici. Il convient juste de souligner que les 2 principaux partenaires ou poids lourds sont le PCF et le Parti de Gauche. Ce front  « s'inscrit dans le meilleur des traditions du mouvement ouvrier, des combats républicains, des mouvements sociaux et de l'écologie politique. Il vise à rassembler l'ensemble des forces qui entendent promouvoir une véritable politique de gauche, les acteurs et actrices du mouvement syndical, social, altermondialiste et associatif qui sont disposés à s'engager dans cette démarche, les citoyens et citoyennes qui partagent cette ambition. ».

 

En 2009, il a essuyé ses 1ers plâtres électoraux lors des européennes avec 6,5%, 1 114 000 suffrages et 5 élus. L’année suivante aux régionales, le FDG enregistre 6,95% dans 17 régions, 170 000 voix de plus qu’aux européennes, avec 97 élus, dépassant le Modem et le NPA.

Cette stratégie se poursuit lors des présidentielles et législatives de 2012.

 

Les présidentielles de 2012

 

Quelques jours seulement avant le 1er tour des élections présidentielles de 2012, Jessica Sainty, docteure en Science politique écrivait un article intitulé « Le PCF entre ancrage local et déclin national : le cas d’Échirolles », pour la revue Métropolitiques. Elle y soulignait que l’offre partisane du PCF ne fait plus sens pour une large majorité des électeurs lors des consultations nationales. Il ne s’agit d’ailleurs pas là d’une lecture iconoclaste. Le journal le Monde du 4 juillet 2007 s’interrogeait ainsi « Le Parti communiste serait-il en train de devenir un parti de militants sans électeurs ? ». Il ajoutait « Selon une étude interne de l’historien Roger Martelli, les dernières élections – tant présidentielle que législatives – confirment une baisse quasi généralisée des scores du PCF. Et une « dénationalisation du vote communiste », soit une perte d’influence nationale, comme l’explique l’historien communiste ».

 

Or, au lendemain du 1er tour de la présidentielle de 2012, le Figaro écrivait que « le Front de gauche s’affirme en force incontournable à gauche ». Rappelons-nous qu’en 2007, le PCF avait obtenu 1,93 % des suffrages et seulement 707 327 voix, soit un passage sous la barre fatidique du million.

 

Un mandat de Sarkozy plus tard, le PCF principal actionnaire du FDG en termes de militants et d’élus réalise dans le cadre de cette alliance stratégique 11%, un score à deux chiffres, et rassemble 4 millions d’électeurs. C’est là une véritable résurrection christique autour d’un homme ou plus exactement un phénomène médiatique construit, remplaçant lui-même celui qui avait en 2007 cette fonction, Olivier Besancenot. Rôle que son poussif successeur officiel, mais néanmoins sympathique, Philippe Poutou, ne pouvait endosser faute de charisme personnel.

 

Le FDG est ainsi personnifié par le Georges Marchais de 2012, Jean-Luc Mélenchon ancien trotskyste de l’OCI (comme Alexis Corbière secrétaire national du PG) et ancien du PS dont-il a été ministre et sénateur. Au-delà, du personnage, l’aventure est collective. C’est celle du FDG qui comme le reconnait Roland Muzeau, ancien Président du groupe communiste à l’Assemblée nationale, « a réussi à faire entendre notre discours durant la présidentielle ».

   

Il s’agit bien d’une percée. Entre 17 % et 21 % des 18/24 ans, de 19 % à 21 % des ouvriers, de 12 % à 16 % des professions intermédiaires, de 12 % à 15 % des cadres, 21 % des habitants en HLM et 39 % des sympathisants de la CGT auraient voté Front de gauche. Les plus grands espoirs sont donc permis pour les législatives qui se profilent.

 

Les législatives de 2012

 

Au soir du 1ER tour, le FDG atteint 1 780 000 voix et 7%. Pour beaucoup, un sentiment de gueule de bois s’installe, au regard des espoirs nés des résultats des élections présidentielles. Entre les deux scrutins le FDG a perdu plus de 2 millions d’électeurs et 4 points. Roland Muzeau, précité, constate avec amertume. « C’est profondément injuste (…) On a réussi à faire entendre notre discours durant la présidentielle, mais tout s’est évaporé trois semaines plus tard. (…) nous avons été broyés face à n’importe quel “candidat du président” ».

 

Las du sarkozysme, les électeurs sont tombés dans le piège du PS et ont voulu lui donner une large majorité pour mettre en œuvre sa « promesse » très évasive et vague de changement. Mais les électeurs ont également « voté utile » ou  plus exactement « crédible ». Ils ont apporté leur soutien à ceux qui avaient le plus de chance d’être élus au sein d’une majorité présidentielle et dont la formation politique participe au gouvernement.

 

L’offre du FDG aux présidentielles portée et personnifiée par un tribun contestataire, construit comme un produit médiatique, n’est pas celle du même au FDG aux législatives. Même des élus locaux installés depuis longue date comme Braouzec et Brard en paient le prix, celui de leur fauteuil de député. Philippe Subra souligne note ainsi qu’avec « 10 membres, lors de cette nouvelle législature, le PCF - et son allié du Parti de gauche - est revenu aux basses eaux de 1958. Pour former un groupe parlementaire (15 membres, selon les dernières règles que s'est fixée l'Assemblée), il va s'allier avec des députés d'outre-mer » (« De la banlieue rouge à la banlieue rose. 2012, année paradoxale pour le PCF », Métropolitiques, 02/07/2012).

 

L’alliance stratégique du FDG se traduit une nouvelle fois par une perte d’élus pour le PCF : 50% de ses députés. Aux régionales, la même stratégie avait conduit à la perte de 83 conseillers régionaux communistes du fait de la rupture de l'alliance avec le PS au premier tour dans une majorité de régions. Autre parallèle à établir, celui entre la vague Mitterrand de 1981 et la vague Hollande de 2012 qui toutes deux mettent à mal le communisme municipal. Toutefois en rester à ce niveau de lecture serait insuffisant.

 

Des législatives et des présidentielles ne sont pas comparables. Comparons donc les législatives de 2007 à celles de 2012. En 2007, le PCF avait recueilli 6% pour 1 115 719 voix. En 2012, il atteint dans le cadre du FDG 7% et 1 780 000 voix. Le nombre de ses électeurs augmente de 50%. Il progresse dans 90% des circonscriptions. Tandis qu'en 2007 l'essentiel des circonscriptions étaient en-dessous des 5%, seul un cinquième d'entre elles l'est cette fois-ci. Le Front de gauche accroche 11% des jeunes diplômés principalement au détriment du NPA/LCR, 9% des ouvriers, 7% des professions intermédiaires et 6% des cadres, sans pour autant mordre sur les abstentionnistes.

 

Ainsi à la lumière des alliances stratégiques nouées par le PCF depuis 2008, il apparait ceci :

-          L’existence d’un nombre important d’élus locaux communistes procède d’une alliance avec le PS.

-          Le renouveau électoral du PCF procède d’une alliance nouée au sein du FDG, principalement avec le PG, qui se traduit par une progression électorale en termes de nombre de suffrages recueillis et en pourcentage, pour des élections équivalentes, mais aussi paradoxalement par une réduction du nombre d’édiles communistes. Voilà le cadre dual et schizophrénique dans lequel le PCF s’apprête à s’engager dans une voire plusieurs formes d’alliances pour les municipales de 2014.

 

Les municipales de 2014

 

Les municipales de 2014 constituent pour le PCF un enjeu vital et une croisée des chemins. Il est le 3ème parti en termes d’élus locaux. Sur ses 130 000 adhérents, 13 000 seraient des élus locaux, soit 10% de ses effectifs. Sur le plan strictement municipal, il dirige 28 villes de plus de 30.000 habitants et 50 villes de 10.000 à 30.000 administrés. 791 des 36 000 maires sont communistes.

 

Mais plus que tout, ces élus locaux rapportent 15,9 millions d’€ au PCF contre seulement 4 millions pour les financements publics, 3 millions pour les cotisations de ses membres. 50% de ses recettes proviennent donc du communisme municipal. Le PCF peut-il s’en priver quitte pour les préserver à vendre son âme au PS à l’échelon base de la démocratie de base bourgeoise qu’est la commune ? D’autant que ce capital rentier se réduit comme une peau de chagrin à travers un processus de lente désagrégation comme le note Martelli, dans l’Archipel communiste reposant sur l'arrêt de l'expansion du groupe ouvrier, sa base sociologique, la chute de l’URSS, l'apparition d'une concurrence protestataire (NPA, FN), le phénomène abstentionniste, son incapacité à mobiliser le nouveau prolétariat immigré.

 

Pour Sainty (précitée) l’hypothèse d’un vote d’adhésion aux idéaux communistes, qui serait appuyé sur l’affiliation partisane et sur la structuration de l’espace politique local par le parti, semble donc désormais largement remise en cause. Elle constate dans ce sens que les relais locaux du parti se sont effrités au cours des années 1980 et 1990 dans de nombreuses villes communistes sous les effets conjugués de la professionnalisation des élus, des transformations de la sociabilité locale et de la précarisation de fractions croissantes des classes populaires. Le résultat est là.

 

Le PCF ne contrôle plus de ville de plus de 100 000 habitants. Il a perdu le Conseil général de Seine-Saint-Denis au profit du PS alors qu'il était dirigé par le PCF depuis sa création en 1968. Ce cas d’espèce exemplifie le mécanisme de cannibalisation de l’espace municipal ou territorial communiste par le PS. Aux municipales de 2008, il passe de 806 maires à 791, de 13 000 élus locaux à 11 600 officiellement. Mais l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) comptabilise seulement 6 849 élus communistes. Le cumul des données fournies par les  Associations Départementales des Elus Communistes et Républicains (ADECR) totalise 9 483. Depuis 1977, le PCF a perdu 75% de ses élus locaux.

 

Pour préserver sa principale source de recettes (16 millions d’€), le PCF est donc impliqué dans une alliance stratégique avec le PS. Lors de son 36e congrès, début février 2013, le chef de la délégation du PS, le n° 2 du parti de la rue de Solférino, Guillaume Bachelay, a été clair : « Nous avons une culture commune de gestion des collectivités locales. Il serait dommageable de brader ce qui marche. Il faut s'inspirer de ce qui marche au plan local pour l'appliquer au plan national ».

 

16 millions d’€, les recettes tirées de l’alliance stratégique avec le PS

 

Les membres du PCF serait inspirés de lire l’article de Philippe Subra « De la banlieue rouge à la banlieue rose. 2012, année paradoxale pour le PCF » (Métropolitiques, 2 juillet 2012). En effet, il y pose une question extrêmement pertinente : « Le « communisme municipal » semble encore résister dans certaines communes de la banlieue rouge, mais cette expérience politique est-elle compatible avec la radicalité du projet de contestation sociale porté par le Front de gauche ? La recomposition du PCF peut-elle se faire au prix du « sacrifice » de ses élus locaux ? »

 

Le PG a certes déjà tranché en annonçant des listes autonomes du PS dans 60 grandes villes. Mais le PG, et ses 12 000 membres (10 fois moins que le PCF) n’a pas grand-chose à perdre puisqu’il ne dirige que 8 communes de plus de 3.500 habitants. Pour le PCF, il est temps de mettre fin à une posture schizophrénique (ou dite du cul entre deux chaises). La question est la même que celle posée en décembre 1920, celle de la rupture avec les sociaux – traitres, pour faire vivre l’idée révolutionnaire et son incarnation dans une organisation de lutte des classes, contre la forme que le capitalisme revêtait au 20ème siècle.

 

Sans pour autant aller jusqu’à l’explosion en vol qui permettrait à un Mélenchon opportuniste (la matrice intellectuelle et le conditionnement psychique imposés par l’OCI à un esprit ne s’effacent jamais entièrement) prêt à ramasser et rassembler les décombres pour rebâtir sur nos ruines.

Quelques jours après l’élection présidentielles, Pierre Laurent déclarait « Nous avons multiplié durant la campagne présidentielle les appels pour que soient prises en compte nos propositions. Mais la réponse a toujours été que les socialistes s’en tiendraient au seul projet présidentiel... Les conditions de notre participation ne sont donc pas réunies ».

   

En le paraphrasant, nous pouvons conclure qu’aujourd’hui, le PCF peut multiplier durant la campagne des municipales les appels pour que soient prises en compte ses propositions. Mais la réponse sera toujours que les socialistes s’en tiendront à leur  projet, à savoir l’austérité étendue désormais aux collectivités (réduction des dotations d’Etat, acte III de la décentralisation, extension des intercommunalités, casse des services publics locaux). Les conditions de la participation des communistes à des exécutifs majoritairement socialistes ne sont donc pas réunies.

   

L’heure est à la rupture politique complète. Son coût est ridicule 16 millions d’€. Ce n’est rien face aux valeurs d’émancipation que représente le communisme face au capitalisme du 21ème siècle générateur de violence et de souffrance économique et sociale sans précédent. Si le PCF ne saisit pas cette chance, d’autres, notamment le FN (1erparti ouvrier et 2ème parti fonctionnaire sur le plan électoral), capteront la colère qui monte et la pervertiront.

   

Socialisme (Communisme) ou barbarie, le slogan demeure d’actualité.

 

http://gauchebdo.over-blog.org/article-municipales-2014-les-alliances-et-strategies-du-pcf-a-l-epreuve-116872338.html

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 14:30

Publié par Alencontre le 4 - avril - 2013
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Par Eric Beynel

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Il est d’usage, dans les milieux patronaux, de critiquer l’épaisseur de Code du travail

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et d’en appeler à un code de vingt pages, ainsi que cela a pu s’entendre de la bouche de certains de leurs représentants lors de rencontres organisées par l’actuel ministre du Travail [Michel Sapin : ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social], à la recherche d’une caution pour porter un coup décisif à l’inspection du travail.


Si la remarque sur l’épaisseur du Code du travail n’est pas sans fondement, la critique, elle, est bien mal venue de la part des représentants du patronat.

 

L’accroissement vertigineux de ce code au court des dernières années, et plus encore la complexification du droit, résulte essentiellement de l’intégration dans la loi des accords interprofessionnels signés par les syndicats patronaux et, au premier rang, par le Medef [Mouvement des entreprises de France].


La création de la période de mobilité volontaire sécurisée dans le tout récent Accord national interprofessionnel – ANI de son petit nom ou «accord sur l’emploi» — est, à cet égard, exemplaire.

 

Changer temporairement d’entreprise


L’accord prévoit en effet que le salarié qui justifie d’une ancienneté minimale de deux ans dans une entreprise de 300 salariés et plus peut, à son initiative et avec l’accord de son employeur, mettre en œuvre une période de mobilité lui permettant de découvrir un emploi dans une autre entreprise.


Autrement dit, il peut demander à changer temporairement d’entreprise — parce qu’il a envie de voir ailleurs, parce que c’est une période creuse dans son activité, ou pour tout autre raison —, ou son employeur peut le lui proposer, et ils en discutent. Or, il existe, parmi le très grand nombre d’articles regroupés dans le chapitre 2 du titre IV du livre premier de la troisième partie (!) du Code du travail, un passage donnant droit à un congé sabbatique.


Ce texte permet depuis près de 30 ans de suspendre son contrat de travail. Il permet même plus: l’employeur ne peut s’opposer, contrairement à ce qui est prévu pour la période de mobilité volontaire de l’ANI, au départ du salarié. Au plus peut-il reporter de six ou neuf mois, selon la taille de l’entreprise, son départ.


Autrement dit, la période de mobilité contenue dans l’ANI, dès lors, n’apporte aucun droit nouveau au salarié.

 

Elle ne crée aucune obligation à charge de l’employeur, puisque cette période repose exclusivement sur la négociation entre les parties au contrat de travail. Enfin, si on avait voulu modifier les conditions d’exercice de ce droit, on aurait pu faire évoluer celles qui existent d’ores et déjà pour le congé sabbatique.

 

Une simple redondance?


Les cinq nouveaux articles du Code du travail dédiés aux congés de mobilité sécurisée sont en conséquence, du strict point de vue juridique, dénués de tout sens. Il n’en demeure pas moins qu’ils sont chargés d’un sens, mais d’une tout autre nature.


Le retour à l’accord national permet de le dévoiler pleinement.

 

Les dispositions correspondantes stipulées dans son article 7 se situent dans le titre dénommé «Créer de nouveaux droits pour les salariés afin de sécuriser les parcours professionnels». Si cela commence dans ces termes: «Afin de développer leurs compétences, les salariés souhaitent de plus en plus pouvoir changer d’emploi, mais peuvent y renoncer faute de sécurisation adaptée», la réalité dans toute sa crudité s’énonce plus bas dans ces termes:

«En cas de démission du salarié au terme de la période de mobilité […] l’entreprise est exonérée, à l’égard du salarié concerné, de l’ensemble des obligations légales et conventionnelles qui auraient résulté d’un licenciement pour motif économique.»


Un moyen de faciliter le licenciement


On voit ainsi que la période de mobilité est pensée comme s’inscrivant dans le cadre de la gestion des effectifs de l’entreprise, comme moyen de contourner les dispositions relatives aux licenciements économiques.[1] Il ne s’agit de rien d’autre que d’une mesure de reclassement externe en cas de réduction des effectifs, ayant pour objet d’échapper à l’ensemble des règles protectrices des salariés, tant collectives (information du comité du comité d’entreprise, établissement d’un plan de sauvegarde de l’emploi), qu’individuelles (versement des indemnités de licenciement, etc.).


Et, parce que cette période se négocie avec chaque salarié·e, cette mesure ouvre la porte à un traitement différencié de ceux-ci, voire discriminatoire, sans contrôle possible des représentants du personnel.

Les ruptures conventionnelles furent elles aussi présentées comme une plus grande liberté pour les salarié·e·s. Quatre ans plus tard, elles s’avèrent être surtout un outil facile de licenciement pour les entreprises.

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siteoff0

 

Eric Beynel est porte-parole d’Union Syndicale Solidaires. Cette tribune a été publiée le 3 avril 2013 sur Rue 89. Titre de A l’Encontre.


[1] En droit français le licenciement pour motif économique, donc non inhérent à la personne du salarié, doit trouver son origine et être justifié par des difficultés économiques sérieuses, par des changements technologiques qui mettent en cause la survie de l’entreprise, la cessation de l’activité de l’entreprise, une mise en cause importante de ladite compétitivité de l’entreprise. Cela implique, entre autres, que c’est une mesure de dernier recours. Le motif du licenciement doit être indiqué, avec précision, dans la lettre de licenciement. En cas de litige, le conseil de prud’hommes doit vérifier la valeur intrinsèque des explications données dans la lettre de licenciement. Les salarié·e·s ont le droit d’avoir recours à l’aide d’un bureau de conseil en la matière.

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http://alencontre.org/europe/france/france-le-licenciement-facilite-au-nom-de-securisation-de-lemploi.html


 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 14:12

2013-03-28-20130328huff

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Communiqué LDH

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Le Sénat vient, à la quasi-unanimité, de voter un projet de loi porté par l’UMP qui priverait les familles, dont les enfants sont placés auprès des services de l’Aide sociale à l’enfance, des deux tiers des allocations familiales de la totalité de la prime de rentrée scolaire. Ce serait alors les départements qui percevraient ces allocations.

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La Ligue des droits de l’Homme considère que cette décision est discriminante au sens où certains bénéficiaires ne seront plus à égalité de droits et qu’elle est socialement inique puisque, la plupart du temps, les familles concernées sont pauvres ou très pauvres, souvent monoparentales.

Cette mesure est de surcroît inutile puisque les magistrats peuvent suspendre ou retirer les allocations familiales, ou encore prononcer une tutelle aux prestations sociales. La LDH rappelle que la décision prise par le Sénat est contraire à la réglementation qui stipule que l’autorité parentale reste la règle, sauf décision de justice.
De ce fait, les parents – selon l’article L28-1 du code de l’action sociale et des familles – sont tenus de subvenir aux besoins d’entretien et d’éducation de leur enfant même en cas de placement à l’Aide sociale à l’enfance, comme c’est le cas pendant les fins de semaine ou les vacances.

La LDH considère que le retrait d’allocations relève de la punition morale et pas du traitement social.

 

Cet aspect est particulièrement visible en matière de logement. Alors que l’augmentation du nombre de placements est directement liée à l’aggravation de la crise, l’accès à un logement décent et stable est l’un des problèmes majeurs des familles, à fortiori quand elles sont parmi les plus pauvres.

 

Il n’est guère possible de croire que la privation d’allocations – puisque les familles à la rue subissent le placement de leurs enfants – soit le début d’un règlement de leur situation. Où l’on voit que la vengeance sociale se cache sous le manteau du souci des enfants.


La LDH refuse la fausse idée qui fait de la fraude le comportement explicatif de la protection sociale. A cette aune, les chômeurs le seraient volontairement, les allocataires seraient des assistés sociaux et les pauvres les responsables de leur pauvreté. La Ligue des droits de l’Homme attend de la représentation nationale qu’elle fasse que la loi ne fragilise pas encore plus des familles en détresse.

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Paris, le 3 avril 2013

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http://www.ldh-france.org/Privation-d-allocations-familiales.html

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Le Texte: http://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppl11-640.html 

 


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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 14:02

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C'est sans aucun réel motif, autre que leur engagement communiste, que les époux Rosenberg ont été exécutés en juin 1953...


Le 19 juin 1953, l'opinion mondiale était traumatisée par l'annonce de l'exécution des époux Rosenberg. La nouvelle "Affaire Dreyfus", comme on l'appelait alors, était abondamment commentée dans tous les pays.
De quoi s'agissait-il ? Ethel et Julius Rosenberg avaient été condamnés à la chaise électrique le 5 avril 1951. Motif : vol du secret de la bombe atomique en 1945 au profit de l'URSS. Tous leurs pourvois furent rejetés et les présidents Truman puis Eisenhower refusèrent la grâce.


L'accusation reposait sur un unique témoignage, celui du frère d'Ethel, David Greenglass, arrêté le 15 juin 1950. Celui-ci avait travaillé de 1944 à 1946 comme mécanicien dans l'un des ateliers de Los Alamos, où se fabriquait la bombe A. D'après sa déposition, lui, qui n'avait aucune formation scientifique, aurait dessiné de mémoire "une coupe de la bombe atomique" et "rédigé un texte de douze pages pour en expliquer le fonctionnement". Le tout aurait été remis aux Rosenberg et Ethel aurait tapé le texte à la machine.


C'est donc uniquement au hasard de quelques conversations, sans jamais avoir pu disposer de documents, ni pris aucune note, que Greenglass se dit en possession d'une "assez bonne description de la bombe atomique" et qu'il a pu en dessiner le schéma pour le remettre à Julius Rosenberg.


Un dossier vide


En dehors de cette affirmation abracadabrante, le dossier était vide. L'accusation avait cité 118 témoins, comprenant les savants et les militaires qui avaient dirigé les travaux de fabrication de la première bombe atomique étasunienne. Aucun d'entre eux ne figurera parmi les 23 témoins qui comparaissent à la barre et dont cinq seulement connaissent les Rosenberg. Ils ne seront que deux, David Greenglass et son épouse, à les accuser directement. On comprend pourquoi l'accusation a préféré ne pas faire venir les savants, cités au départ, tels qu'Oppenheimer ou Urey, ce même Urey qui avait déclaré en 1946 au New York Times : "Des données détaillées sur la bombe atomique [...] demanderaient 80 à 90 volumes imprimés serrés, et que seul un scientifique ou un ingénieur serait capable de lire."

 

Ce n'était pas le cas de Greenglass qui n'avait fait que des études secondaires moyennes et avait reconnu, au cours du procès, avoir quelques difficultés avec l'orthographe... Mais on est en pleine guerre froide, le sénateur Mac Carthy anime une violente campagne anticommuniste et il est essentiel que la "chasse aux sorcières" soit rentable. Les Rosenberg se présentaient comme "progressistes" et pouvaient être catalogués comme communistes, donc espions au service du Kremlin. Les deux seules "pièces à conviction" produites lors du procès ont été un tronc pour la collecte de fonds au profit des enfants des républicains espagnols, trouvé dans leur appartement, et une liste de pétition en faveur d'un candidat communiste (d'ailleurs élu) au conseil municipal de New York : cette liste comprenait 50 000 signatures, dont celle d'Ethel Rosenberg. Elle datait de 1941...


L'Affaire devait faire grand bruit en dehors des USA. Le PCF hésita un peu avant de s'en emparer : ce n'est qu'après les prises de position de Jean-Paul Sartre, du Monde et de quelques autres que l'Huma en parla pour stigmatiser "l'impérialisme américain".

 

Ensuite, ce fut un véritable déferlement : François Mauriac, le Pape, l'Eglise réformée, etc. Des "comités pour la défense des Rosenberg" furent créés et de nombreux pays furent touchés (Italie, Belgique Grande-Bretagne, etc). Seules deux grandes nations restèrent discrètes : les Etats-Unis, où le mouvement ouvrier demeura singulièrement indifférent, et l'URSS, où l'on n'en parla qu'au moment de l'exécution des condamnés.


Les Rosenberg refusèrent toujours de reconnaître aucun des faits qui leur étaient reprochés et déclarèrent préférer la mort à des confessions mensongères. Cette attitude courageuse leur valut l'admiration des milieux les plus divers.

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http://orta.dynalias.org/archivesrouge/article-rouge?id=4243

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 13:49

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Le 5 avril 1951, deux citoyens américains, Julius et Ethel Rosenberg, étaient condamnés à la peine capitale au terme d’un procès à charge et inéquitable. Malgré une très large protestation mondiale, ils ont été exécutés par électrocution le 19 avril 1953.

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Aux Etats-Unis, la peine de mort reste toujours pratiquée ou au moins légale. Dans les couloirs de la mort, des hommes, au terme de procès uniquement à charge, sont condamnés à cette inacceptable négation des droits, tels Mumia Abu Jamal, Hank Skinner… Pourtant, l’espoir existe puisque tout récemment, un dix-septième Etat américain, le Maryland, a décidé d’un processus législatif qui aboutira à l’abolition sur son territoire.


La Ligue des droits de l’Homme rappelle son attachement à ce que toute justice soit rendue dans des circonstances où les droits des personnes, leur présomption d’innocence, la présentation publique de preuves et leur étude contradictoire soient respectées, et son refus de tout secret dû à un supposé « intérêt supérieur ».

 

Or, dans le cas de l’ « affaire » Rosenberg − euphémisme qui atténue les responsabilités politiques du gouvernement américain de l’époque −, Ethel et Julius Rosenberg ont subi les méfaits d’une justice aux ordres et d’une conception archaïque de la punition.


La Ligue des droits de l’Homme rappelle son opposition totale à tout traitement inhumain, et singulièrement à la peine de mort. C’est l’un de ses engagements majeurs, car aucune cause, aucune politique, aucune situation internationale ne justifient le recours à l’exécution capitale.


Conformément aux décisions prises avec l’ex-Association pour le réexamen de l’affaire Rosenberg, la LDH a pris l’initiative d’une rencontre de débat et de mémoire le 15 juin 2013 pour que l’on se souvienne du soixantième anniversaire de l’exécution des Rosenberg, pour une justice équitable, pour l’abolition universelle de la peine de mort.

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http://www.ldh-france.org/2013-soixante-ans-apres-l.html

Ethel et Julius Rosenberg : un assassinat politique(Mrap)

Les 6 et 9 août 1945, alors que la guerre est presque terminée, les Etats-Unis lancent sur Hiroshima et Nagasaki 2 bombes atomiques juste pour tester cette arme nouvelle. Le résultat : 200 000 morts. Le gouvernement US est certain d’avoir la maîtrise du monde pour les 20 ans à venir. Or, en 1949, l’Union Soviétique fait exploser sa première bombe atomique expérimentale. Panique et fureur aux Etats-Unis, il faut trouver et punir les traîtres qui ont livré le secret aux russes et il faut que ces espions soient américains.


Le FBI a constitué une liste de 100 «suspects» possibles : des progressistes, des communistes, des juifs, des partisans de la paix…

 

On a trouvé dans la liste de « suspects » l’espion idéal : Julius Rosenberg est un ingénieur électricien, un scientifique ; de plus il est juif et communiste. Le FBI lui demande des noms de collègues ou connaissances qui auraient été des «complices» ; s’il le fait il aura droit à l’indulgence des tribunaux.. Julius refuse ce chantage : il est innocent, il ne sait rien. On arrête même sa femme Ethel. Il continue à refuser d’inventer des « complices ».


Le procès se déroule du 6 mars au 5 avril dans un climat d’hystérie entretenu par les juges et le par le gouvernement. Ce procès est truqué de A à Z : témoins téléguidés par le FBI. Aucune preuve. Il se terminera par deux condamnations à mort. Admirables de courage et de dignité jusqu’à la fin, Julius et Ethel subiront le supplice de la chaise électrique le 19 juin 1953, malgré une protestation mondiale d’une ampleur rarement égalée.


Depuis cette date des faits nouveaux ont démontré le trucage de ce procès. C’est le MRAP qui a pris l’initiative de créer en France un Comité de défense pour convaincre l’opinion de l’innocence de ce jeune couple sacrifié sur l’autel de la guerre froide pour avoir refusé de «confesser son crime ». Les activités du comité étaient multiples : pétitions, délégations de protestations à l’ambassade des Etats-Unis, meetings, manifestations, y compris un rassemblement de plus de 200 000 personnes à la Nation, le 17 juin 1953. L’exécution eut lieu le 19 juin.


En 1975, l’affaire refait surface sur les écrans de télévision avec une émouvante dramatique : Les Rosenberg ne doivent pas mourir, de Stellio Lorenzi et Alain Decaux. Les Etats-Unis n’ont pas cessé de faire la sourde oreille à tous les appels de révision. Mais la lutte continue encore aujourd’hui ; le mouvement d’opinion pour le réexamen et la révision du procès de 1953 est encore vivant en France. Il a été relancé en 1993 par un «groupe d’initiative», devenu, en 1995, «Association pour le réexamen de l’affaire Rosenberg ». Cette association déploie depuis sa création une activité incessante.

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http://www.mrap.fr/international/peine-de-mort/ethel-et-julius-rosenberg-un-assassinat-politique

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 13:43

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Leçon 1: Celle-là, oui, elle doit aller en prison!

 

Le Yéti voyageur à domicile Publié le 05/04/2013 à 16h33

Le Monde, associé à l’opération Offshore Leaks, annonce détenir 130 noms de Français impliqués dans cette vaste opération d’escroquerie de riches. Mais à ce jour, seul le premier d’entre eux, Jean-Jacques Augier, proche de François Hollande, a véritablement été rendu public.

Anne Michel, journaliste du Monde, prévient :

« Et, jusqu’où aller dans la révélation des noms ? Le gros entrepreneur régional qui cache ses plus-values aux Caïmans vaut-il autant que le responsable politique à qui la charge confère un devoir d’exemplarité ? Que disent nos recherches du visage de l’évasion fiscale de la société et du rapport à l’impôt ? »

Au nom de la loi

Etrange pudeur ! Sauf à y voir une opération commerciale de communication visant à étendre les révélations dans le temps pour faire durer le suspens et vendre un peu plus de papier, on peut légitimement se demander ce qui motive cette étrange rétention d’informations.

On a connu nos médias beaucoup moins scrupuleux quand il s’agissait de livrer en pâture le nom de tel ou tel voleur de poules présumé.

Eh bien, figurez-vous que le motif officiel de ce silence pudique serait précisément la « légalité » invoquée par certaines des « victimes » expiatoires pour justifier leurs actes. Jean-Jacques Augier :

« Je n’ai rien fait d’illégal. »

Cerise sur le gâteau du « légalisme », le trésorier de campagne indélicat n’aurait à l’écouter ni tiré, ni cherché le moindre avantage fiscal de ses opérations. D’ailleurs initiées presque à l’insu de son plein gré par d’obscures partenaires chinois. On se demande vraiment quelle peut bien être la motivation de toutes ces gesticulations financières tordues.

Secret défense ?

Que monsieur l’ex-fonctionnaire à l’inspection des finances nous pardonne de nous interroger légitimement sur la légitimité des lois dont il se réclame. Enfin quoi, ne nous avait-on pas dit déjà il y a quelques temps que ces horreurs de paradis fiscaux, c’était « fini », qu’ils devaient être mis « au ban de la communauté internationale » ?

En attendant, très peu de noms ont à ce jour filtré parmi les dizaines de milliers de fraud... optimisateurs fiscaux figurant sur les 2,5 millions de fichiers fuyards. Le Monde annonce son attention de dévoiler bientôt « une dizaine de noms ». Dix sur cent trente, ça n’est tout de même pas bézef ! Secret défense ? Wikileaks au moins publiait ses documents bruts.


Au bout du compte, à quoi sert donc une aussi vaste enquête, si c’est pour entendre les enquêteurs du microcosme nous dire qu’ils savent ce que nous ne saurons pas ? Le grand public est-il voué à demeurer dans la même ignorance crasse que l’ineffable président Hollande ?

« Je ne connais rien des investissements de Jean-Jacques Augier. »

Bon, me direz-vous, celui-là ne savait pas non plus que la crise allait être aussi dure et si longue. Et ignorait superbement (dit-il) « l’outrage » de son ministre Cahuzac. Sait-il encore, au moins, qu’il est toujours (mais pour combien de temps au juste ?) président de la République française ?

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http://blogs.rue89.com/yeti-voyageur/2013/04/05/offshore-leaks-ces-etranges-pudeurs-denqueteurs-230052

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