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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 12:23
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l'émission du vendredi 15 mars 2013

Oui… enfin, c’est plus un pronostique bien informé qu’une certitude officielle.

 

Vous vous souvenez que devant la contestation menée par les écologistes, des agriculteurs et des militants de mouvements alternatifs et après les heurts avec les gendarmes en novembre dernier, le gouvernement avait décidé d’installer une commission du dialogue en gelant les travaux pendant six mois.

 

Nous y sommes presque et le président de cette commission, s’est exprimé dans Le Monde il y a quelques jours de façon assez surprenante. Monsieur Chérau (c’est le nom du président de la commission) dit qu’il n’a été convaincu, ni par les arguments des pros, ni par ceux des antis Notre-Dame-des-Landes. Or c’est bien connu, quand on hésite à doubler un camion… il ne faut pas le doubler.

 

Le but de la commission du dialogue n’était pas d’aboutir à un avis pour ou contre, pourtant son président se permet d’affirmer ceci : « Tout dossier qui attend une trentaine d'années perd beaucoup de ses possibilités de conviction. […] Les arguments justifiant sa construction ont beaucoup varié dans le temps. Certains datent, d'autres sont devenus moins prioritaires », fin de citation.

 

La commission pourrait préconiser de nouvelles études d’impact. Ce qui aurait l’effet de retarder un projet dont cette même commission semble déjà considérer qu’il est trop ancien pour rester pertinent. C’est exactement ce qu’il convient de rendre comme avis quand on veut signifier au pouvoir politique que le mieux serait d’arrêter les frais.

 

Surtout que l’Europe s’en mêle et pose un sacré verrou à la construction de Notre-Dame-des-Landes.

 

Oui, Bruxelles rappelle qu’il existe une directive européenne qui prévoit que lorsqu’un Etat membre construit une telle structure sur une zone humide, il doit s’engager à la compenser par l’irrigation d’une zone deux fois plus importante dans le même bassin versant. C’est assez compliqué mais dans le cas du site de Notre-Dame-des-Landes, ça paraît géographiquement impossible.

 

Il y a aussi, sur le terrain, une implantation de militants alternatifs qui préparent pour cet été, un grand rassemblement, un happening façon Larzac. La contestation anti Notre-Dame-des-Landes mobilise tout un tas de mouvement autonomes, anarchistes, écologistes et décroissants. Ils interrompent toutes sortes de manifestations politiques et culturelles à travers le pays et bien des responsables PS trouvent que le projet fétiche de Jean-Marc Ayrault commence à être politiquement assez encombrant et coûteux alors qu’on leur demande toutes sortes d’efforts financiers.

 

Il y a déjà assez de dossiers économiques et sociaux qui séparent le PS et la gauche de la gauche comme ça ! Les membres de la délégation des écologistes qui ont été reçus à l’Elysée à la fin de l’année dernière ont été agréablement surpris d’entendre le Président leur expliquer qu’il avait demandé au Premier ministre de prendre un peu de distance personnelle vis-à-vis de ce projet nantais.

 

A Paris, Jean-Marc Ayrault semble bien le dernier responsable vraiment convaincu que Notre-Dame-Des-Landes doit être construit… mais déjà Matignon dit pouvoir envisager qu’un nouveau calendrier puisse être établi après la remise du rapport. « Un nouveau calendrier » pour une décision politique c’est un peu comme quand un couple commence à se dire qu’il faut prendre du champ, du recul, s’accorder du temps… généralement ça veut dire que c’est mal barré !

 

http://www.franceinter.fr/emission-l-edito-politique-notre-dame-des-landes-ne-se-fera-pas

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 11:40

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16 mars 2013 


À la suite du débat de mercredi (Le Télégramme du 14 mars) le Collectif de défense laïque du collège public Charles-Le Goffic appelle à la mobilisation « pour un collège public moderne, neuf ou rénové, en centre-ville de Lannion ! ».

Fermement opposé à l'idée d'un déménagement du collège Le Goffic à Ker-Huel, le collectif de défense laïque du collège public (*), dans une tribune, rappelle d'emblée que « la solution de la démolition et reconstruction sur site (dans la partie basse en l'occurrence) a déjà été mise en oeuvre dans le département au collège La Grande Métairie, de Ploufragan, et au collège Le Braz, au centre-ville de Saint-Brieuc ». Un précédent qui, aux yeux du collectif, montre que la relocalisation hors centre-ville n'est pas la seule solution envisageable.

Promesses oubliées ?

Expliquant agir « dans l'intérêt des élèves du collège public et le respect de la laïcité », le collectif réitère son « étonnement face au manque d'information et de démocratie dans le processus qui a conduit aujourd'hui au reniement de la promesse de 2006 du conseil général, à savoir : rénover sur place. Ce revirement précipité n'a fait l'objet ni de concertation, ni d'aucun débat public.

 

Cela pose un premier problème, d'autant plus étonnant qu'Alain Gouriou, maire de Lannion, avait déclaré dès 2006 que : « Le collège public nécessite une rénovation urgente », et que Denis Mer, conseiller général, a reconnu que la réflexion a été mal menée en 2006 et qu'il ne voulait pas renouveler le même genre d'erreur (...). Il serait par ailleurs question d'un projet immobilier sur le site du collège (éco-quartier), sauf que cela n'a fait l'objet d'aucune discussion ».

 

« Sur le fond, poursuit le collectif, il serait préjudiciable que la ville de Lannion soit la première à décider de rompre l'équilibre public-privé du centre-ville, hérité de l'Histoire, au seul profit de l'enseignement privé confessionnel catholique. Ce serait un très mauvais coup porté à l'enseignement public laïque secondaire. Mauvais coup d'autant plus incompréhensible que, le 17 mars 2009, le maire de Lannion déclarait : "Le collège public doit rester à proximité du centre-ville"». Alors que le maintien en centre-ville offre, selon le comité, la proximité qui convient avec le Centre d'information et d'orientation (CIO) et les ressources culturelles du centre-ville, le collectif craint qu'un déménagement ne provoque une fuite des élèves vers le privé.

Audience, pétition, manif

C'est pourquoi, une demande d'audience « auprès de conseillers généraux et de maires des communes environnantes » a été décidée. Une pétition va également circuler « afin de faire entendre notre revendication et obtenir gain de cause ».

 

Le Collectif a également décidé d'appeler la population à se rassembler devant l'entrée du collège (celle située en bas), jeudi, à partir de 17 h (le conseil d'administration du collège devant se réunir à 17 h 30) pour soutenir notre demande, seule à même de répondre tant à l'urgence de la situation qu'à l'impérieuse nécessité de respecter la laïcité. La prochaine réunion du Collectif se tiendra le mercredi 27 mars, à 18 h, au centre Savidan ».

* Alain Prigent est remplacé à la coprésidence par Jean-Pierre Lecoq qui rejoint Hervé Chuberre en compagnie de onze nouveaux membres.

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http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/college-le-goffic-rassemblement-jeudi-16-03-2013-2036699.php

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 11:28

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16 mars 2013 

 

La scénariste Delphine Le Lay et le dessinateur Alexis Horellou viennent de signer « Plogoff » chez Delcourt, une BD consacrée à la lutte contre la centrale nucléaire. Un livre témoignage très documenté.

Delphine Le Lay est née en 1979, à Quimper. Elle a découvert les événements de Plogoff grâce aux récits qu'en faisait sa famille. « Nous habitions Douarnenez. Personne n'était réellement impliqué dans les manifs. Mais tout le monde suivait ça de très près. Pour moi, Plogoff ça a toujours été le pot de terre contre le pot de fer ». Cette lutte contre le projet de centrale nucléaire à la pointe bretonne est ressurgie clairement après Fukushima. Delphine Le Lay en a parlé à Alexis Horellou, son compagnon, un dessinateur originaire de Pau, formé à l'école d'Angoulême. « En plus du nucléaire, Plogoff représente pour nous une forme inhabituelle de mobilisation sociale. Celle de gens qui, à l'origine, n'étaient pas prédisposés à s'engager dans ce type de révolte ».

L'aide précieuse de Nicole et Félix le Garrec

Dès lors, le couple s'immergera dans cette période de l'histoire du Cap-Sizun. Après avoir visionné « Des pierres contre des fusils », le long-métrage réalisé par Nicole et Félix Le Garrec. « La violence des combats nous a laissés sans voix. Nous sommes allés à la rencontre du couple de cinéastes. Ils nous ont beaucoup aidés. En nous ouvrant leurs archives mais aussi en nous mettant en relation avec certaines personnes qui avaient pris part activement à cette lutte. Nous sommes allés sur place en repérage. On a pris un maximum de photos ».

Une BD très réaliste

Le résultat est là. Car « Plogoff » est une BD extrêmement réaliste, bien documentée, où la fiction n'a pas droit de cité. Un livre témoignage - préfacé par Nicole et Félix Le Garrec - que Delphine Le Lay qualifie de « piqûre de rappel ». On y reconnaît tout de suite Porz Loubous, le site retenu pour y construire la centrale. Mais aussi les rues de Plogoff, la salle du bar chez Céline où les opposants se réunissaient, la baie des Trépassés. Ou encore les colonnes et les marches du palais de justice de Quimper où des opposants à la centrale ont été jugés en mars1980. Les deux auteurs ont su donner à ce livre un rythme étonnant. N'hésitant pas, parfois, à supprimer sur trois pages les dialogues pour mieux mettre en avant les planches noir et blanc d'Alexis Horellou au style clair et dépouillé. « C'est comme dans la vie. On ne parle pas tout le temps. Les mots qui suivent les silences ont alors plus de poids », conclut Delphine Le Lay. Les auteurs qui dédicaçaient hier leur livre à Dialogue à Brest, seront présents cet après-midi, de 16 h à 19 h, à la librairie Ravy, 10, rue de La Providence à Quimper et le samedi 6avril, en matinée, à la librairie Ar Vro à Audierne. A un jet de pierre de Plogoff...

  • Didier Déniel

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/plogoff-une-bd-sur-l-histoire-de-la-lutte-16-03-2013-2036583.php

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 11:15

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16 mars 2013

FUKUSHIMA, DEUX ANS DÉJÀ,

PLUS JAMAIS ÇA!


Le 11 mars 2011, plusieurs réacteurs de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima-Daïchi explosaient sous les coups d’un tremblement de terre suivi d’un raz-de-marée…


DEUX ANS APRÈS, la situation n’est toujours pas maîtrisée : la centrale de Fukushima continue d’émettre une très forte radioactivité, l’effondrement de la piscine de combustibles fortement radioactifs du réacteur N°4 pourrait survenir au cours du prochain séisme.


On ne sait rien de la contamination du Pacifique, de son extension, des conséquences sur la chaîne alimentaire.


DEUX ANS APRÈSles populations vivent toujours sur des territoires radioactifs. Les mesures de décontamination y sont dérisoires. Les effets de la radioactivité sont minimisés, voire niés. Les autorités essaient de transférer la responsabilité de la gestion impossible des conséquences sanitaires sur les victimes qui doivent apprendre à vivre avec de la radioactivité.


DEUX ANS APRÈS,le nombre de travailleurs envoyés sur place au péril de leur vie semble relever du secret-défense, un secret gardé par un système de sous-traitance en cascade. Les robots ne marchent guère mieux qu’il y a 26 ans à Tchernobyl, par contre les clans mafieux de Yakusas ont remplacé la nomenklatura de l’ex-URSS pour recruter des « volontaires » à sacrifier.


DEUX ANS APRÈS,des élus opposés aux politiques de « gestion » de la catastrophe sont contraints au silenceou à la démission et les opposants antinucléaires japonais sont en butte à une répression et à des pressions inacceptables visant à museler leur opposition à cette technologie mortifère,


DEUX ANS APRÈS, la catastrophe continue dans un silence médiatique qui englobe aussi la région de Tchernobyl, touchée il y a 27 ans. Loin des chiffres de l’OMS (50 morts et 4000 cancers de la thyroïde), l’Académie des Sciences de New York estime le nombre de décès en 20 ans à près d’un million. Le sarcophage fuit et doit être réparé. Malgré les évacuations, la situation sanitaire reste déplorable: augmentation des cancers, maladies du cœur et des vaisseaux, maladies du foie, des reins, de la thyroïde, altérations du système immunitaire, mutations génétiques..


Personne ne sait, ni ne peut « bien gérer » une catastrophe nucléaire! Ainsi, à défaut de maîtriser la technique, on contraint la population, on lui ment et on l’intimide. Le nucléaire implique à une gestion antidémocratique voire totalitaire pour imposer une vie prétendument normale en territoire contaminé.

 

Il n’y a donc qu’une revendication raisonnable dans ce domaine:

ARRÊTONS DÉFINITIVEMENT LE NUCLÉAIRE TOUT DE SUITE,

AVANT ET PAS APRÈS LA PROCHAINE CATASTROPHE…

au JAPON comme en FRANCE ,

comme partout ailleurs !

 

http://www.stop-nucleaire56.org/2013/03/samedi-16-mars-2013-rassemblement-a-16-h-place-aristide-briant-a-lorient/


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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 11:08

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16 mars 2013 à 07h04

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Aujourd'hui à 16 h, la fédération antinucléaire de Bretagne, marquera le second anniversaire de Fukushima. Une première action symbolique qui en appelle d'autres pour cette nouvelle structure régionale.

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Mutualiser les différentes associations et groupes qui militent pour l'arrêt du nucléaire... tel est l'objectif de la fédération antinucléaire de Bretagne, qui a été créée l'automne dernier. « Dans le passé, nous avons su mobiliser pour des actions ponctuelles. Mais après l'événement, nous n'avons jamais su rebondir et amplifier l'action régionale », reconnaît l'un des porte-parole de la fédération, Alain Rivat.

 

Regroupant aujourd'hui une dizaine de structures des cinq départements de la Bretagne historique, la fédération entend désormais « générer de nouvelles dynamiques et perspectives ». Lors d'une réunion qui vient de se tenir à Pontivy, les représentants du mouvement ont bien évidemment tenu à réaffirmer leur volonté d'un arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire. « Nous souhaitons un arrêt avant une possible catastrophe, affirment-ils. Nous ne voulons pas, comme cela s'est passé au Japon, attendre qu'elle se produise pour commencer à agir ».

 

Et pour eux, l'action doit être immédiate. « En stoppant les exportations, en investissant dans les énergies renouvelables et en réduisant notre consommation d'énergie, nous pouvons immédiatement fermer les deux tiers du parc de centrales nucléaires », affirment-ils.

Manifestation samedi à 16 h

Ce message, la fédération et tous les groupes qui la composent, entend le populariser par des actions de communication sur le terrain. Alors forcément, il n'était pas question de laisser passer la commémoration du second anniversaire de la catastrophe de Fukushima.

 

Samedi, à 16 h, des rassemblements sont ainsi programmés en Bretagne, afin « d'afficher une solidarité avec tous les Japonais, victimes de cette catastrophe nucléaire ». C'est le souvenir d'une autre catastrophe nucléaire, que les militants entendent également commémorer, le 28 avril prochain, celui de Tchernobyl.

 

À cette occasion, un grand rassemblement régional est programmé sur le site de la centrale de Brennilis. Avant ce rendez-vous, une action symbolique sera par ailleurs menée « pour symboliser la problématique du démantèlement et du transport des déchets radioactifs ».

 

De Brennilis, un bidon de déchets (terre, cailloux, bétons...), sera chargé dans un camion qui va sillonner la Bretagne, le samedi 13 avril. Après quelques arrêts à Quimper, Lorient et Vannes, le chargement devrait être déposé devant la préfecture de Nantes.

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http://www.letelegramme.com/local/morbihan/pontivy/ville/antinucleaire-des-actions-pour-la-nouvelle-federation-15-03-2013-2036139.php

 

 

Lien: http://www.stop-nucleaire56.org/

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 10:55

 

 

15 mars 2013 à 14h11 

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Le 16 mars 1978 à 22 h, l'Amoco Cadiz, qui achemine vers Rotterdam 227.000 tonnes de pétrole brut, provoque une gigantesque marée noire. [Le dossier du Cèdre]

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Le pétrolier libérien, tombé en panne de gouvernail le matin, à 9 h 45, au nord d'Ouessant (29), après un retard provoqué par des tergiversations avec les assureurs, fait l'objet d'une tentative de remorquage avec le remorqueur allemand Pacific. Le vent plein ouest de force 8 à 10, fait dériver les deux navires vers le continent. À 16 h 18, la remorque casse. Après plusieurs tentatives, une seconde remorque est passée. C'est trop tard. Dans la tempête, à 22 h, le pétrolier de 334 m s'échoue sur les rochers de Portsall. Une heure plus tard, les 43 membres d'équipage sont hélitreuillés. Plusieurs citernes s'étant déchirées, le pétrole envahit la côte.  

 

340 km de littoral

 
Commence pour les Bretons, la plus grande catastrophe écologique de son histoire. En quinze jours, les 227.000 tonnes vomies par l'Amoco souillent 340 kilomètres de littoral jusqu'en baie de Saint-Brieuc. Sept mille bénévoles et autant de militaires vont nettoyer à la main, au jet à haute pression, rochers et plages durant des semaines. Les Bretons sont sous le choc. La France entière aussi. Quinze mille tonnes de pétrole sont ramassées et trois fois plus de sable et de déchets. Envahis par les tracteurs, engins et camions, le littoral, les dunes et les routes vont longtemps garder les traces. Bilan : 40.000 oiseaux morts, 6.400 tonnes d'huîtres détruites, 1.300 pêcheurs, de Brest à Paimpol, à terre, des conséquences incalculables sur l'estran, une saison touristique anéantie.  


Plus jamais ça


C'est le cri des Bretons. Dans la rue, les médias, à Paris. La colère est entendue. Le gouvernement met en place un nouveau plan Polmar (lutte contre les pollutions marines accidentelles). Un nouveau rail de navigation, pour séparer navires montants ou descendants, ou transportant des produits dangereux, est créé. On affecte à Brest deux puissants remorqueurs de haute mer - les Abeilles -, prêts à intervenir 24 heures sur 24. Le Cedre - Centre de documentation, de recherches et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux - voit le jour à Brest, en 1979.


14 ans de procès

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Il faudra attendre 14 années de procédure pour que le pollueur soit condamné à Chicago. Les Bretons, autour d'Alphonse Arzel, maire de Ploudalmézeau, commune dont dépend Portsall, se sont montrés pugnaces. 

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35 ans après, toujours des marées noires...

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http://www.letelegramme.com/ig/dossiers/amoco/amoco-cadiz-la-plus-grande-maree-noire-de-l-histoire-30-12-2008-184811.php

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 10:46

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Luttes Écologistes dans le Finistère 1967-1981
Les chemins bretons de l'écologie

Tudi Kernalegenn

Préface de Gaby Cohn-Bendit


Ces slogans familiers résonnent encore dans nos oreilles, témoins d'une époque qui a vu naître les luttes écologistes, mémoire d'une décennie de luttes qui fait désormais partie de la mythologie de la Bretagne.

 

Victimes des catastrophes environnementales (marées noires à répétition, remembrements abusifs, pollutions destructrices ...) les Bretons ont été aussi acteurs, devenant fer de lance de la mouvance écologiste.


C'est ce que raconte ce livre en prenant le cas du Finistère, concentré de Bretagne. Commençant avec les origines du mouvement naturaliste (SEPNB), Tudi Kernalegenn montre que les naturalistes puis les environnementalistes évoluent peu à peu vers l'écologie politique poussés par des agressions extérieures.

 

1967-1981 : ce sont 14 années clés, scandées par des dates charnières :


1967 et la première grande marée noire de l'histoire – celle du Torrey Canyon -
1974 et la découverte d'un projet de centrale nucléaire en Basse-Bretagne (Erdeven, Ploumoguer, etc.)
1978 et la marée noire de l'Amoco Cadiz mais aussi le choix de Plogoff pour construire la future centrale nucléaire en Bretagne
1981 et la victoire d'un peuple : Plogoff ne se fera pas !


Par une analyse approfondie et très concrète des différents groupes (APPSB, Terroir breton, les CLINS…) et des différentes thématiques, l'auteur s'applique à cerner comment naissent une nouvelle mouvance activiste et une idéologie politique. Ce livre est donc indispensable pour comprendre comment est née l'écologie – combat si central en ce début de XXIè siècle – et comment les Bretons ont commencé à être sensibilisés à ces valeurs. Ce livre est aussi essentiel pour comprendre la Bretagne des années soixante-dix et les changements fondamentaux qui l'ont alors traversée.


Outre une préface de Gaby Cohn-Bendit, ce livre comprend un cahier spécial présentant de nombreuse affiches, des tracts et des autocollants qui illustrent l'ambiance de cette période militante.


Tudi Kernalegenn, a été chargé de cours en science politique à l'université de Rennes 2 Haute-Bretagne. Il est membre du CRAPE (Centre de Recherche sur l'Action Politique en Europe), laboratoire au sein duquel il a mené sa thèse de doctorat sur les luttes sociales des années soixante-dix en Bretagne, Ecosse, Galice. Actuellement, il est attaché parlementaire à Bruxelles.

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http://www.yoran-embanner.com/hst-lutte-ecologiste-finistere.php

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 09:04

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Présenté comme le porte-voix des déshérités, le pape François est originaire du continent sud-américain, qui a vu naître la théologie de la libération.

Ce courant de pensée théologique chrétienne, qui s'est assorti d'un mouvement socio-politique d'inspiration marxiste, est apparu dans les années soixante en réponse à la pauvreté. Théorisée par Gustavo Gutierrez, dans un ouvrage paru en 1972, la théologie de la libération prône la libération des peuples et entend notamment rendre dignité et espoir aux pauvres et aux exclus et les libérer d'intolérables conditions de vie. Les adeptes de ce courant de pensée se sont engagés contre les dictatures militaires conservatrices en place dans plusieurs pays d'Amérique latine.

Les relations du cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio, premier pape originaire des Amériques, à la théologie de la libération, font débat. Mgr Bergoglio n'a cessé de dénoncer le néolibéralisme, la corruption, le clientélisme politique et la pauvreté. Il se dit par ailleurs très influencé par l'archevêque de San Salvador Oscar Romero, assassiné le 24 mars 1980 pour ses prises de position contre l'armée salvadorienne et en faveur des droits de l'homme. Toutefois, ses conceptions sociales et son absence d'engagement contre la dictature militaire argentine (1976-1983) le placent hors de ce courant.


Michael Lowy, sociologue et bon connaisseur de l'Amérique latine, analyse les relations du pape François à la théologie de la libération.


On reconnaît au pape François un engagement marqué auprès des pauvres et en faveur d'un rôle social de l'Eglise. En quoi ses conceptions sociales divergent-elles toutefois de la théologie de la libération ?


La position de Jorge Mario Bergoglio est celle, traditionnelle, de l'Eglise : les pauvres sont considérés comme un objet d'attention, de compassion et de charité. La conception catholique traditionnelle du pauvre se traduit en actes de charité, par l'assistance sociale et par des aides diverses aux plus démunis. Cela peut aller jusqu'à une critique des conditions économiques qui sont responsables de la pauvreté. On retrouve de telles critiques chez Jean Paul II et aussi chez le cardinal Bergoglio.


Pour la théologie de la libération, les pauvres doivent être les sujets de leur propre libération, les acteurs de leur propre histoire.

 

La différence est évidente avec la conception traditionnelle de l'Eglise. Pour la théologie de la libération, il s'agit de participer, à travers les communautés de base et à travers des pastorales populaires (pastorale de la terre, pastorale ouvrière...) aux luttes et à l'auto-organisation des pauvres (ouvriers, chômeurs, paysans sans terre, indigènes...) pour leur libération. L'émancipation des pauvres implique un changement radical de société. La théologie de la libération implique donc aussi la dénonciation des violations des droits de l'homme et des dictatures militaires, pouvant aller jusqu'au soutien et à l'aide à ceux qui les combattent, comme cela a été notamment le cas en Amérique latine au cours des années 1970 et 1980.

A la différence de cet engagement politique marqué de la théologie de la libération, le clergé conservateur peut tout au plus intervenir en privé auprès des dictateurs pour demander de la clémence. Jorge Mario Bergoglio prétend ainsi avoir demandé et obtenu de la dictature militaire en Argentine la libération de deux jésuites emprisonnés et torturés.


La controverse enfle sur le rôle joué par Jorge Mario Bergoglio durant la dictature argentine. Pour beaucoup, il est coupable d'avoir fermé les yeux, au même titre que l'Eglise argentine, sur les crimes de la dictature, certains allant jusqu'à dire qu'il a lui même été impliqué dans la répression. Qu'en pensez-vous ?


A l'époque de la dictature militaire en Argentine, qui a fait de 1976 à 1983 des dizaines de milliers de morts et de disparus — dix fois plus que sous la dictature militaire d'Augusto Pinochet au Chili—, Jorge Mario Bergoglio s'est distingué par une grande discrétion. Il n'a émis aucune condamnation ni même aucune critique de la dictature. Pire, Jorge Mario Bergoglio était le supérieur de l'ordre des jésuites et a, à ce titre, retiré, en mai 1978, la licence religieuse à deux jésuites qui avaient pris des positions très engagées sur les droits des pauvres. Peu après, ces deux jésuites, ayant perdu la protection de l'Eglise, ont été arrêtés et torturés dans la sinistre école militaire ESMA. On a accusé Bergoglio d'avoir dénoncé ses deux anciens collaborateurs aux militaires, mais il a toujours réfuté cette accusation. Le fait reste qu'en retirant le soutien de l'Eglise, il a permis aux militaires d'intervenir.


Pour certains, cette neutralité affichée tient à sa volonté de conserver l'unité des jésuites, taraudés par la théologie de la libération. Il avait ainsi pour mot d'ordre de "maintenir la non-politisation de la Compagnie de Jésus". Cette position est-elle compréhensible ?


Non seulement les jésuites, mais tout le clergé, sont censés ne pas prendre de positions politiques. Bien entendu, cela n'a jamais empêché l'Eglise et les jésuites de prendre des positions conservatrices, et de soutenir des régimes monarchiques, des dictatures... La nouveauté a été l'apparition de la théologie de la libération, avec des religieux, des religieuses, des jésuites ou des prêtres – et parfois même des évêques – qui ont pris position en faveur de luttes sociales, de syndicats ouvriers ou paysans, ou même en faveur de mouvements révolutionnaires.


De même, l'appartenance à la Compagnie de Jésus n'a pas empêché de nombreux jésuites de s'engager pour l'émancipation des pauvres, pour les droits de l'homme ou contre les dictatures. Ignacio Ellacuria, le grand théologien jésuite (1930-1989) a pris position pour la paix au Salvador dans les années 1980 et fut assassiné par le régime militaire de ce pays.


Jorge Mario Bergoglio lui-même n'a pas hésité à s'engager dans une bataille politique contre le gouvernement argentin de gauche de Cristina Kirchner, en opposition à une loi autorisant le mariage des homosexuels. Cette opposition frontale du cardinal Bergoglio au gouvernement de Cristina Kirchner sur des questions comme l'avortement ou le mariage gay est elle aussi politique.


Propos recueillis par Hélène Sallon

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/03/14/le-pape-francois-a-une-conception-traditionnelle-du-pauvre_1848793_3214.html

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 08:50

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C’est toute l’année qu’il faut interdire les expulsions du logement !

 

Le gouvernement vient de décider de reporter la date fatidique de la fin de la trêve hivernale au 30 mars. Difficile de faire autrement, l’hiver ayant, lui aussi, décider de reporter sa date de fin. 15 jours de gagnés pour toutes celles et ceux qui sont menacés par une décision de justice d’être expulsés de leur logement.

 

Encore faut-il qu’ils ne soient pas squatters ou Rroms, parce que dans ces cas il n’y a pas de répit.

 

Valls d’ailleurs annonce, dans la grande tradition sarkozienne, la poursuite du démantèlement des bidonvilles, politique indigne qu’il habille d’humanité, confortant sur le dos des Rroms son image de fermeté.


Quelle pratique barbare que l’expulsion du logement, du squat, du bidonville.

 

Comme si ceux qui sont contraints d’y vivre étaient responsables de la crise, du chômage, de la précarité des revenus, de la pénurie des logements. 230 000 foyers ont vu leurs contrats d’électricité ou de gaz résiliés en 2012.

 

La violence s’ajoute à la violence.


Le report de la date des expulsions n’est pas une avancée. Il ne devrait pas y avoir de date. C’est toute l’année que les expulsions doivent être interdites. Le droit au logement est un droit fondamental qui devrait être inaliénable. Comme le droit à l’énergie, à l’eau. Ce qui implique évidemment d’oser remettre en cause le droit de propriété.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 12:08

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 186 (14/03/13)

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Plus arrogant que jamais, Manuel Valls, premier flic de France, indiquait dimanche que « la justice allait être saisie »

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à la suite des heurts qui se sont produits la semaine passée devant le siège social de Goodyear à l’occasion de la réunion du Comité central d’entreprise dont l’ordre du jour portait sur la suppression de 1 173 postes. Depuis, quatre policiers ont même déposé plainte contre les manifestants.


Comment les salariéEs en lutte pour le maintien de leur emploi ne pourraient-ils pas tous se sentir visés par de tels propos qui, au-delà du personnel de Goodyear, concernent l’ensemble des salariéEs des entreprises touchées par des plans sociaux ?

 

Ces paroles ne peuvent être comprises par toutes celles et tous ceux qui font les frais de la politique ultralibérale du gouvernement que comme une déclaration de guerre à qui aurait l’impudence de s’opposer aux diktats du Medef.

 

Finies les promesses et les gesticulations du marchand de sable, l'agitateur de carottes Arnaud Montebourg,  curieusement muet depuis deux semaines, c’est la politique du bâton qui s’imposera face aux mobilisations. Car la répression est bien là, et s’installe un peu plus chaque jour comme principale politique de gestion de la crise.
Chasse aux sans-papiers, expulsions de Roms, pression policière à chaque rassemblement ou manifestation, condamnations exorbitantes pour de simples collages ou tags…


Ce gouvernement entend imposer l’ordre des patrons et des actionnaires.

 

L’heure n’est plus à tergiverser ni à attendre des lendemains électoraux qui chantent, elle est au rassemblement de notre camp social, à la convergence des luttes et à l’organisation de la riposte. Celle-ci passe par une solidarité sans faille contre la répression, qu’elle touche les Goodyear, les PSA, les sans-papiers, les antifascistes ou les occupants de Notre-Dame-des-Landes… Elle nécessite un positionnement clair de toutes les organisations, et un investissement qui dépasse les simples déclarations d’intention.


Il n’y a que deux côtés à une barricade, les anticapitalistes ont depuis longtemps choisi le leur.


Alain Pojolat

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